Le maquis de la forêt de Chaux se développe dès 1943 dans le Jura, France. Implanté dans l’un des plus vastes massifs forestiers du pays, il est initialement composé de petits groupes de l’Armée Secrète et de Francs-Tireurs et Partisans Français. Son objectif est de contrôler les accès vers Dole et Besançon.
La forêt de Chaux, Jura, France, est découpée en secteurs où chaque groupe occupe des baraquements de bûcherons. La coordination est assurée par des agents de liaison qui traversent la forêt à pied ou à vélo. L’organisation interne est marquée par une grande autonomie des chefs de camps.
Les maquisards mènent de nombreux sabotages sur la ligne de chemin de fer Dijon-Besançon. En juin et juillet 1944, ils engagent des combats de guérilla pour ralentir les mouvements des convois allemands. Le maquis sert également de zone de réception pour des parachutages d’armes importants.
Le maquis collabore avec le réseau Brick et les services de renseignement britanniques du SOE. Il participe à l’unification des maquis du Jura au sein des FFI au printemps 1944.
Chefs et figures marquantes
Le commandant VERNET, de son vrai nom Jean-Pierre de LASSUS SAINT-GENIÈS, coordonne les actions militaires dans le secteur.
André JEANNET assure la liaison entre les différents camps forestiers.
De nombreux résistants sont capturés lors des rafles allemandes en forêt de Chaux, Jura, France. Certains sont fusillés à la citadelle de Besançon. Les combats de la Libération en septembre 1944 causent également des pertes dans les rangs des maquisards.
Henri GIRARD survit aux engagements et devient une figure de la mémoire résistante jurassienne. La plupart des survivants s’engagent dans la 1re Armée française pour la campagne d’Alsace.
Fin du maquis
Le maquis est dissous lors de la libération de Dole en septembre 1944. Les unités forestières sont alors regroupées pour former des bataillons de marche intégrés à l’armée régulière.
Conséquences et mémoire
La maîtrise de la forêt de Chaux a empêché l’ennemi de circuler librement entre le Doubs et le Jura. Plusieurs stèles, notamment au Vieil-Abergement, Jura, France, rappellent le sacrifice des hommes de la forêt.
Références bibliographiques
La Résistance dans le Jura par André Jeannet, Éditions de l’Aube, 1991. Une étude complète par un témoin direct des événements.
Histoire de la forêt de Chaux par Collectif, Éditions du Belvédère, 2012. Contient un chapitre détaillé sur l’occupation et la résistance forestière.
Références internet
Anacr Jura Site de l’association locale détaillant les lieux de mémoire du département. http://anacr-jura.fr/