Célestin LAINÉ, né en 1908 à Nantes (France), mort en 1983 en Irlande
Célestin Lainé est un militant nationaliste breton, formé comme ingénieur chimiste. Les bases documentaires consultées le décrivent comme un acteur de l’activisme breton dès l’entre-deux-guerres, avant d’évoluer vers l’organisation de structures paramilitaires.
Son parcours intellectuel et militant est attesté par l’existence d’archives identifiées et décrites dans des catalogues patrimoniaux (fonds et inventaires) et par une base de données universitaire spécialisée sur l’histoire du mouvement breton.
Engagement dans la Résistance
Célestin Lainé se situe clairement du côté de la collaboration armée, notamment par son rôle dans la formation connue sous le nom de Bezen Perrot (Unité Perrot), officiellement nommé Der bretonische Waffen-Verband der SS, rattachée aux services allemands.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Célestin Lainé est rattaché au mouvement nationaliste breton et à ses structures militantes et paramilitaires. Il fonde et anime des organisations successives présentées comme des cadres de préparation militaire et d’action (notamment Kadervenn, puis Bezen Perrot). Cette trajectoire est explicitement indiquée dans des notices d’orientation archivistique et dans la base du CRBC (Centre de recherche bretonne et celtique), qui mentionne ses fonctions de fondateur et des périodes d’activité.
Missions et actions
Les sources consultées attribuent à Célestin Lainé un rôle central d’organisateur et de dirigeant dans la formation Bezen Perrot, décrite comme une unité de collaboration, intégrée au Sicherheitsdienst (SD) allemand.
Un article de synthèse publié sur le site “Mémoire Vive de la Résistance” (MVR) évoque l’Unité Perrot comme une formation en uniforme Waffen-SS, rattachée au SD, engagée dans des actions de répression et de ratissages en Bretagne durant l’été 1944, et indique qu’elle est dirigée par Célestin Lainé.
Le catalogue patrimonial du CCFR (BnF) résume une trajectoire structurée en plusieurs étapes : création d’une organisation armée (Gwenn ha Du) dans les années 1930, constitution d’une unité paramilitaire (Kadervenn / “Service spécial”), puis participation à la création du Bezen Perrot pendant la Seconde Guerre mondiale, décrit comme une troupe intégrée au SD.
La base PRELIB du CRBC documente également ses fonctions (fondateur de Kadervenn, membre du Conseil national breton, fondateur du Bezen Perrot) et renvoie à des archives (correspondances, brouillons, pièces datées) conservées dans un cadre institutionnel, ce qui atteste la réalité et la traçabilité de son activité militante et organisationnelle.
Les éléments disponibles dans les bases consultées indiquent des condamnations (condamné à mort par contumace ) et une situation judiciaire à la Libération et un exil en Irlande après condamnation à mort par contumace.
Retour à la vie civile
Les sources consultées indiquent un exil durable en Irlande après la Libération. Le CCFR signale explicitement l’exil en Irlande après condamnation à mort par contumace.
Décorations
Aucune décoration française ou étrangère attribuée à Célestin Lainé n’a été confirmée dans les bases officielles consultées.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (rue, établissement, plaque) portant le nom de Célestin Lainé n’a été identifié de manière fiable dans les bases officielles consultées pour cette recherche.
Références bibliographiques
Le Bezen Perrot : 1944, des nationalistes bretons sous l’uniforme allemand, Kristian Hamon, Yoran Embanner, 2004.Cet ouvrage est une étude centrée sur l’unité Perrot et ses membres, avec un effort d’identification prosopographique, de description des structures, des itinéraires et des opérations. Le lecteur y trouve un cadre chronologique serré, l’analyse du recrutement et des pratiques, ainsi que la place de l’unité dans l’appareil de répression. Il est utile pour comprendre le rôle de direction attribué à Célestin Lainé dans cette formation.
Breiz Atao ! Mordrel, Delaporte, Lainé, Fouéré : une mystique nationale (1901-1948), Sébastien Carney, Presses universitaires de Bretagne, 2015.Ce livre propose une histoire politique et culturelle du nationalisme breton, en suivant plusieurs figures et en replaçant leurs choix dans une “mystique nationale” et des stratégies militantes. Le lecteur peut y attendre une contextualisation large, des trajectoires individuelles, et une mise en perspective des organisations et scissions qui jalonnent la période.
L’Hermine et la croix gammée : le mouvement breton et la collaboration, Georges Cadiou, Éditions Apogée, 2006.L’ouvrage examine les relations entre certaines composantes du mouvement breton et l’Occupation, en traitant des engagements, des réseaux, des médias et des formes de collaboration. Il aide à comprendre les logiques politiques et les interactions avec l’appareil allemand, tout en donnant des repères sur les groupes armés et leurs fonctions dans la répression.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance (MVR) Page thématique sur les auxiliaires français de la répression dans le Morbihan, mentionnant l’Unité Perrot/Bezen Perrot comme formation rattachée au SD et dirigée par Célestin Lainé, ainsi que des éléments de contexte sur ses actions en 1944. Cette page n’est pas une fiche nominative dédiée à Célestin Lainé ; elle apporte surtout un cadrage sur la formation et ses missions. https://mvr.asso.fr/les-auxiliaires-francais-de-la-repression-dans-le-morbihan/
CCFR – Catalogue collectif de France (BnF) Notice descriptive de fonds indiquant un résumé biographique : profil d’ingénieur chimiste, étapes militantes (Gwenn ha Du, Kadervenn) et rôle dans la création du Bezen Perrot, présenté comme intégré au SD, puis condamnation et exil en Irlande. Source patrimoniale utile pour des repères factuels et la traçabilité archivistique.
https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/006FRFONDS-290192210-960
Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) – PRELIB Fiche de personne donnant des fonctions/qualités (fondateur, membre d’instances) et un inventaire d’archives associées (correspondances, brouillons) consultables au CRBC. Cette source est particulièrement utile pour attester l’existence d’un corpus archivistique et préciser des responsabilités (Kadervenn, Conseil national breton, Bezen Perrot). https://crbc.huma-num.fr/prelib/personne/379/
Wikipédia Page biographique fournissant des détails narratifs et des dates précises (jour et mois) ainsi qu’une photographie d’époque. Ces éléments ne sont pas repris ici comme certitudes quand ils ne sont pas recoupés par les bases officielles consultées ; la page reste néanmoins utile comme piste de travail, notamment pour orienter vers d’autres fonds et bibliographies. https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_Lain%C3%A9
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Aucun dossier d’homologation de faits de Résistance à son nom n’a été identifié dans le cadre de cette recherche, ce qui est cohérent avec les sources consultées qui le situent du côté de la collaboration armée.
Observations L’orthographe retenue est Célestin LAINÉ (accent sur le “é” et le “î”), conforme à l’usage majoritaire des sources consultées. Les bases institutionnelles consultées (CCFR, CRBC/PRELIB) confirment l’existence, l’identité générale (1908–1983), le profil (ingénieur chimiste) et le rôle dans des organisations paramilitaires, ainsi que l’exil en Irlande après condamnation à mort par contumace. Elles ne donnent pas, dans les extraits consultés, le détail des dates (jour/mois) de naissance et de décès ; ces précisions existent sur Wikipédia mais ne sont pas confirmées ici par les bases officielles consultées, et ne sont donc pas intégrées comme faits établis dans l’en-tête.
Sources consultées le 25 février 2026
- Mémoire Vive de la Résistance (MVR) : page thématique mentionnant l’Unité Perrot/Bezen Perrot, son rattachement au SD et la direction attribuée à Célestin Lainé ; pas de fiche nominative dédiée trouvée pour lui sur ce site.
- CCFR (BnF) : notice de fonds avec résumé biographique et jalons (Gwenn ha Du, Kadervenn, Bezen Perrot, condamnation, exil).
- CRBC / PRELIB : base universitaire listant des fonctions (fondateur, membre d’instances) et des pièces d’archives datées ; utile pour confirmer des responsabilités et l’existence d’un fonds documentaire.
- Wikipédia : consulté comme source complémentaire pour détails biographiques et pistes ; informations non recoupées avec les bases officielles non retenues comme certitudes dans ce portrait.
- Ordre de la Libération (sections Compagnons / Médaille de la Résistance) : recherche par requêtes web ciblées, aucune attribution identifiée à son nom dans le cadre de cette recherche.
- Base Léonore (Légion d’honneur) : recherche par requêtes web ciblées, aucune notice identifiée à son nom dans le cadre de cette recherche.
- Maitron Résistance / Fondation de la Résistance / Mémoire des Hommes / Musée de la Résistance en ligne / Musée de Champigny : recherches par requêtes web ciblées ; aucune notice nominative directement exploitable à son nom n’a été retrouvée dans le cadre de cette recherche (les résultats renvoyaient surtout à des pages générales ou à des homonymes).
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