Pierre Charles Jean Joseph Clerdent, né le 29 avril 1909 à Liège, mort le 10 juin 2006 à Chaudfontaine
Pierre Clerdent suit des études de droit et devient avocat à Liège. Très tôt inséré dans les milieux catholiques sociaux et dans les réseaux de sociabilité de la province, il dispose, au moment de l’invasion de 1940, d’un ancrage local solide qui comptera dans son entrée en clandestinité.
Engagement dans la Résistance
Dès la fin de 1940, il s’engage dans l’action clandestine à Liège. Il participe à la mise en place de l’Armée de la Libération (A.L.), mouvement qui combine collecte de renseignements, opposition aux organisations collaborationnistes et préparation d’actions armées. Sa trajectoire le place rapidement au centre des arbitrages entre clandestinité, sécurité des hommes et efficacité opérationnelle.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est l’un des fondateurs de l’Armée de la Libération dans la région de Liège, aux côtés notamment d’Antoine Delfosse, de René Wéra, de Jules Malherbe et de Joseph Fafchamps. L’A.L. édite et diffuse le journal clandestin La Vérité et structure progressivement une organisation militaire.
Missions et actions
Son rôle attesté recouvre d’abord l’organisation et la consolidation du mouvement dans la province de Liège. La documentation d’archives souligne que l’A.L. mène une activité de renseignement (collecte et transmission d’informations variées utiles aux recoupements alliés), tout en assumant des formes d’action directe.
La lutte contre l’UTMI, syndicat collaborationniste, constitue un axe important, de même que la diffusion de la presse clandestine et des actions de sabotage évoquées dans les synthèses de référence.
Après l’arrestation de cadres en 1942 et le départ de dirigeants, Pierre Clerdent prend la tête du mouvement, sous le pseudonyme « Max », tandis que l’organisation militaire provinciale est confiée à d’autres responsables. Cette prise de direction, dans un contexte de répression accrue, implique des décisions de compartimentation et de discipline clandestine, caractéristiques des mouvements cherchant à limiter les risques d’arrestations en chaîne.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, évasion ou déportation n’a été retrouvée dans les bases consultées pour Pierre Clerdent, pour la période 1940-1944, au niveau de certitude exigé par la présente fiche.
Camarades de combat
Dans les cadres provinciaux évoqués par les synthèses sur l’A.L., figurent notamment Charles Bartholomé (structure militaire), Marcel Lantin (sous-secteur), Joseph Dawans (commandement provincial militaire) ainsi que, à Verviers, Jules Poncelet et Armand de Hagen.
Retour à la vie civile
Après-guerre, Pierre Clerdent mène une carrière publique de premier plan en province de Liège, notamment comme gouverneur, et reçoit un titre nobiliaire (baron) dans la Belgique d’après-guerre, il fut fait comte en 1995.
Décorations
- Grand-croix de l’ordre de la Couronne
- Grand-croix de l’ordre de Léopold II
- Grand officier de l’ordre de Léopold avec rayures d’or
- Croix civique de première classe 40-45
- Chevalier commandeur de l’ordre royal de Victoria
- Officier de l’ordre de l’Empire britannique
- Silver Star
- Grand-croix avec étoile et ruban en sautoir de l’ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne
Décorations Françaises Source Wikipédia
- Croix de Guerre 40-45 avec palme Source Wikipédia sans date de décret
- Médaille de la Résistance Source Wikipédia sans date de décret
- Grand officier de la Légion d’honneur Source Wikipédia sans date de décret
- Croix de Guerre 1939-1945 avec palme (France) Source Wikipédia sans date de décret
NOTA : Aucune décoration française (Compagnon de la Libération, Médaille de la Résistance, Légion d’honneur, autres décorations militaires françaises) n’a été trouvée, à son nom, dans les bases françaises obligatoires consultées pour cette fiche.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (rue, place, établissement) portant son nom n’a été confirmé dans les bases consultées au niveau de preuve exigé ici.
Références bibliographiques
Libération. Nos libertés retrouvées. La mémoire, Francis Balace (direction et contributions), Liège, 1994. Ouvrage collectif centré sur la Libération et la mémoire en région liégeoise. Le lecteur y trouvera un cadre de compréhension des mouvements clandestins locaux, de leurs structures et de leurs figures, ainsi que des repères utiles sur l’Armée de la Libération dans la province.
Aspects de la résistance en province de Liège, Francis Balace, (article cité dans les synthèses archivistiques), Liège, 1994. Texte de contextualisation sur les formes de résistance dans la province (presse clandestine, renseignement, sabotage, structuration militaire). Il éclaire le rôle stratégique de la région et les dynamiques d’organisation des mouvements.
Pierre Clerdent (instrument de recherche et notice biographique d’archives), Archives de l’État en Belgique, inventaire EAD, s.d. (mise en ligne). Instrument de recherche donnant un récit structuré du contexte et de l’activité résistante, et permettant d’orienter vers des dossiers et pièces utiles pour approfondir la trajectoire et les réseaux.
Références internet
Resistance in Belgium – State Archives Base de données des Archives de l’État belge sur la Résistance, utile pour repérer des responsables, des affiliations et, lorsque disponibles, des identifiants d’archives (dossiers SRA, inventaires). Elle sert ici à situer l’Armée de la Libération et ses cadres. https://data.arch.be/
Belgium WWII (CEGESOMA) – Armée de la Libération Article de synthèse sur la genèse, l’implantation et les modes d’action de l’Armée de la Libération, avec un focus sur la structuration liégeoise et verviétoise. Donne un cadre clair pour interpréter les responsabilités locales. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/armee-de-la-liberation.html
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Observations
L’orthographe « Clerdent » est stable dans les bases consultées. Une divergence existe sur le lieu précis du décès (Liège ou Chaudfontaine selon les notices) ; la date du 10 juin 2006 est convergente, mais le lieu a été retenu ici selon la notice biographique la plus directement centrée sur la personne.
Aucune photo d’époque n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.
Suivi de recherche
Sources consultées le 14 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (aucune notice trouvée au nom de Pierre Clerdent).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation.
- Musée de la Résistance en ligne : absence confirmée après consultation.
- Mémoire des Hommes / site Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation.
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne / site : absence confirmée après consultation.
- Ordre de la Libération (Compagnons / Médaille de la Résistance) : absence confirmée après consultation.
- Base Léonore (Légion d’honneur) : absence confirmée après consultation.
- Gallica (BnF) : absence confirmée après consultation au niveau nominatif utile.
- SHD : aucune cote d’homologation nominative identifiée pour cette fiche (contexte belge).
- Archives de l’État en Belgique (AGATHA) : consultation d’un instrument de recherche détaillant l’Armée de la Libération et le rôle de Clerdent.
- Belgium WWII (CEGESOMA) : consultation de la synthèse sur l’Armée de la Libération (structuration régionale).
- Resistance in Belgium (data.arch.be) : consultation pour repérage des acteurs et cadres du mouvement.
- Mémoire Vive de la Résistance : non exploité ici pour Clerdent (page consultée portant surtout sur un autre cadre régional).