La prison militaire de Furgole est attestée comme lieu de détention à Toulouse dans plusieurs sources mémorielles et institutionnelles portant sur la répression. Une ressource de la Fondation de la Résistance mentionne explicitement que, outre la prison Saint-Michel, la prison militaire de Furgole a servi de lieu de détention à Toulouse pendant la période considérée.
La prison militaire de Furgole est décrite comme un lieu d’enfermement relevant des dispositifs répressifs, en parallèle d’autres lieux de détention dans le département. Une ressource patrimoniale départementale présente Furgole comme une prison militaire ayant participé à l’atmosphère de répression et comme une antichambre possible de la déportation, en l’articulant aux camps de Noé et du Récébédou et à la prison Saint-Michel.
Des sources biographiques institutionnelles établissent que Pierre BERTAUX est arrêté à Toulouse en décembre 1941 et incarcéré à la prison militaire de Furgole, où il retrouve des membres du groupe Bertaux.
Personnalités internées,
Pierre BERTAUX, fondateur du réseau dit « Bertaux », est mentionné comme détenu à Furgole après son arrestation de décembre 1941.
Jean CASSOU est mentionné comme incarcéré à Furgole après son arrestation de décembre 1941, puis condamné à un an de détention en juillet 1942, avec une activité d’écriture mémorielle au secret signalée par une source institutionnelle.
Fernand BERNARD est cité dans une notice du Musée de la Résistance en ligne comme interné à Furgole après la vague d’arrestations de fin novembre 1941 démantelant le groupe Bertaux.
Victimes / morts
Les sources consultées décrivent la sévérité de la répression et des condamnations, mais ne fournissent pas, pour la seule prison de Furgole, une liste vérifiée et exhaustive de morts, exécutés ou déportés directement liée à ce lieu. Aucune liste nominative de victimes n’est donc intégrée dans cette fiche.
Survivants identifiés
Les sources institutionnelles consultées permettent d’identifier des détenus ayant survécu et repris une activité résistante. Jean CASSOU est décrit comme libéré en juin 1943 et reprenant aussitôt du service dans la Résistance. Pierre BERTAUX est décrit comme libéré en décembre 1943 après internement et entrée en clandestinité.
L’usage mémoriel est documenté par l’installation, après-guerre, d’un musée dans l’ancienne prison militaire de Furgole, inauguré en 1977, puis déménagé en 1982.
Conséquences et mémoire
La mémoire de Furgole est entretenue par des dispositifs patrimoniaux et muséaux départementaux. Une ressource du site « Musées et patrimoine de Haute-Garonne » rattache Furgole à un ensemble d’itinéraires de souffrance et de répression dans le département, et un autre contenu du même site documente l’inauguration en 1977 d’un musée de la Résistance et de la Déportation dans l’ancienne prison militaire de Furgole, montrant la transformation du lieu en support de transmission.
Références bibliographiques
Les 33 sonnets composés au secret Jean CASSOU, Éditions de Minuit, 1944. Ouvrage mentionné comme composé de mémoire au secret lors de l’incarcération à la prison militaire de Furgole, constituant un témoignage littéraire directement rattaché à l’expérience de détention.
Jeanine MORISSE, souvenirs recueillis par Marie-Hélène ROQUES, Empreinte, 2008. Témoignage d’une résistante et déportée, cité dans une ressource patrimoniale départementale à propos de la prison Furgole, utile pour contextualiser l’expérience carcérale et les trajectoires menant à la déportation.
Références internet
Ordre de la Libération, « Pierre BERTAUX ». Notice biographique indiquant l’incarcération à la prison militaire de Furgole à Toulouse en décembre 1941 et le contexte des arrestations du groupe. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-bertaux
Ordre de la Libération, « Jean CASSOU ». Notice biographique indiquant l’arrestation de décembre 1941 et l’incarcération à la prison militaire de Furgole, ainsi que la condamnation et des éléments de production au secret. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-cassou
Musée de la Résistance en ligne, « Jean Cassou ». Notice biographique décrivant l’intégration au réseau Bertaux, le coup de filet de décembre 1941, l’incarcération à Furgole et la condamnation de juillet 1942. https://museedelaresistanceenligne.org/media1284-Jean-Cassou
Musée de la Résistance en ligne, « Pierre Bertaux ». Notice biographique indiquant l’arrestation de décembre 1941, l’internement à la prison Furgole et la condamnation de juillet 1942. https://museedelaresistanceenligne.org/media1285-Pierre-Bertaux
Musée de la Résistance en ligne, « Fernand Bernard ». Notice indiquant l’internement à Furgole après la vague d’arrestations de fin novembre 1941 et la dimension répressive de la détention. https://museedelaresistanceenligne.org/media1420-Fernand-Bernard
Fondation de la Résistance, document PDF mentionnant Furgole comme lieu de détention à Toulouse. https://www.fondationresistance.org/wp-content/uploads/2025/05/Doc00125.pdf
Musées et patrimoine de Haute-Garonne, « La prison Furgole ». Page patrimoniale situant Furgole dans l’appareil répressif départemental et citant un témoignage de Jeanine MORISSE. https://haute-garonne-patrimoine.fr/mdrd/mdrd_hlm_poi9/
Musées et patrimoine de Haute-Garonne, « Un musée à l’image de ses fondateurs, 1975-1994 ». Page décrivant l’inauguration en 1977 d’un musée dans l’ancienne prison militaire de Furgole et son déménagement en 1982. https://haute-garonne-patrimoine.fr/mdrd/exp_temp_poi9/
Archives départementales de la Haute-Garonne, notice mentionnant des « registres d’écrou » pour la prison Furgole (1943-1946), utile comme piste archivistique sans exploitation de contenu nominatif dans cette fiche. https://archives.haute-garonne.fr/archive/fonds/FRAD031_CP_TLSE-SEYSSES_EV/vtaa7c65a1aaacefe78
Sources consultées : Date de vérification : 6 février 2026
Maitron Résistance, recherche par mots-clés « Furgole », « prison Furgole », résultats non intégrés faute de notice exploitée directement dans cette session.
Fondation de la Résistance, consultation d’un document PDF mentionnant Furgole comme lieu de détention à Toulouse, intégré à la fiche.
Musée de la Résistance en ligne, notices biographiques mobilisées pour attester l’incarcération à Furgole et le contexte répressif.
Mémoire des Hommes, non mobilisé ici faute de cible nominative unique et de besoin de fiche individuelle.
Ordre de la Libération, notices biographiques utilisées comme sources institutionnelles de parcours.
Gallica (BnF), recherche non concluante dans cette session sur « prison Furgole » sans référence précise d’ouvrage numérisé.
SHD, non consulté directement en ligne dans cette session.
Sites patrimoniaux locaux institutionnels, Haute-Garonne Patrimoine utilisé pour la dimension mémorielle et la contextualisation départementale.
Archives départementales de la Haute-Garonne, consultées pour repérer l’existence de registres d’écrou relatifs à Furgole.
Wikipédia (recoupée), consultée pour repérage toponymique et historique général, non utilisée comme base principale de faits dans cette fiche.