L’épisode est historiquement attesté. Les sources emploient plusieurs désignations : maquis du Laverq, maquis Lorrain, groupe Lorrain et compagnie Lorrain. Ces appellations désignent, selon les phases de son histoire, le groupe constitué autour de la famille Lippmann dans le massif du Laverq, progressivement intégré à l’Organisation de Résistance de l’Armée, puis engagé comme unité combattante dans le Haut-Verdon et enfin dans les Alpes-Maritimes. Il ne s’agit donc pas d’une unité entièrement nouvelle créée lors du repli de juin 1944, mais de la continuation et de la réorganisation du maquis formé en 1943 autour de Jean LIPPMANN, dont le pseudonyme « Lorrain » devient l’appellation du groupe.
Circonstances
Jean LIPPMANN, huissier de justice niçois, ancien combattant de la Première Guerre mondiale et déjà engagé dans la Résistance, quitte Nice, Alpes-Maritimes, France, avec plusieurs de ses enfants après l’installation des forces allemandes dans l’ancienne zone d’occupation italienne en septembre 1943.
Les Lippmann gagnent les Basses-Alpes et rejoignent le secteur du Laverq, dans la vallée de l’Ubaye. Le groupe s’installe durablement dans cette région montagneuse et reçoit des réfractaires au Service du travail obligatoire. Le Journal de marche de la Résistance en Ubaye situe la formation de ce second maquis en septembre 1943 et identifie son responsable comme Lippmann, alias capitaine Lorrain.
Le maquis est intégré à l’Organisation de Résistance de l’Armée. Jean LIPPMANN en assure initialement le commandement avec l’aide de ses fils Jacques et Claude. Le groupe, réduit à quelques hommes à ses débuts, augmente progressivement ses effectifs durant l’hiver 1943-1944 et le printemps 1944. Jean LIPPMANN est appelé en mars 1944 à l’état-major régional de l’ORA ; Jacques LIPPMANN prend alors une responsabilité directe dans le commandement du maquis.
L’unité s’insère dans le dispositif de la région R2 de la Résistance. Le plan d’opérations de l’ORA considère le Haut-Var, le Haut-Verdon et l’Ubaye comme une zone alpine stratégique. Les maquis doivent y contrôler les vallées, gêner les communications allemandes entre le littoral méditerranéen et les Alpes et préparer la prise de contrôle du territoire lorsque les circonstances militaires le permettront.
Déroulement de l’opération
Au début de juin 1944, l’ordre de déclenchement de la guérilla généralisée atteint la région R2. Dans l’Ubaye, les résistants tentent de prendre le contrôle de la vallée. Le maquis du Laverq, désormais couramment désigné comme groupe ou maquis Lorrain, participe au dispositif établi à l’ouest de Barcelonnette. Le groupe commandé par Jacques LIPPMANN est renforcé par des habitants de Méolans et reçoit pour mission de tenir le secteur du Pas-de-la-Tour, sur la commune du Lauzet-Ubaye, Basses-Alpes à l’époque, aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence, France.
Le 9 juin 1944, une colonne allemande venant de Gap est arrêtée dans le secteur du Pas-de-la-Tour. La source consacrée à l’ORA dans la région R2 attribue explicitement cette action au groupe Lorrain. Les combats dans la vallée se poursuivent durant plusieurs jours tandis que d’autres forces allemandes convergent vers Barcelonnette.
Les résistants ubayens ne disposent cependant pas des moyens nécessaires pour défendre durablement la vallée. Une offensive allemande plus importante intervient à partir du col de Vars. Malgré un important parachutage d’armes dans la nuit du 12 juin, le commandant Bureau ordonne le 13 juin à 17 heures le décrochage général. Une partie des résistants se replie vers Restefond et les Fourches, tandis qu’une autre gagne le Haut-Verdon par le vallon du Laverq. Ce repli constitue la transition entre les opérations de l’Ubaye et la poursuite des activités du groupe Lorrain dans le Haut-Verdon.
La période comprise entre le 18 juin et le 17 juillet 1944 est consacrée à la réorganisation et au renforcement des maquis. Dans le Haut-Verdon, la présence de la compagnie Lorrain est directement attestée le 14 juillet 1944 à Colmars-les-Alpes, Basses-Alpes à l’époque, aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence, France.
La compagnie participe ce jour-là à une manifestation patriotique : les résistants présentent les armes devant le monument aux morts décoré des couleurs alliées et des lettres « R.F. ». Jacques LIPPMANN prononce une allocution annonçant la prochaine libération du territoire. Une photographie conservée par le Musée de la Résistance Azuréenne documente cet événement.
La présence résistante et les opérations menées dans le Haut-Verdon entraînent une réaction allemande. Au cours des journées suivantes, les forces allemandes remontent la vallée. Quatre gendarmes de Colmars-les-Alpes, qui avaient maintenu des relations avec les résistants, sont arrêtés : Marcel BÉAL, Sébastien BRACCO, Alexandre AIMAR et Adrien DAUMAS. Leurs corps sont ensuite retrouvés dans la carrière du Pont d’Ondres. Les sources mémorielles relient leur exécution à l’aide apportée par la brigade à la Résistance locale.
Dans la seconde moitié de juillet, les forces allemandes déclenchent plusieurs opérations simultanées contre les maquis des vallées du Verdon, de l’Asse et de la Bléone et contre ceux de la Tinée, du Cians et du Daluis dans les Alpes-Maritimes. La situation conduit à un renforcement de la coordination entre les maquis des Basses-Alpes et ceux des Alpes-Maritimes. Les groupes appliquent principalement une tactique de guérilla, se repliant lorsque la pression allemande devient trop forte avant de reprendre position.
Le 28 juillet 1944, les principaux responsables des maquis de la région R2 sont convoqués dans le secteur des Eaux-Chaudes, commune de Prads-Haute-Bléone, Basses-Alpes à l’époque, aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence, France, afin d’examiner la situation militaire. Jean LIPPMANN et son fils Jacques se rendent à cette réunion. Dans la nuit suivante, le site est attaqué par les forces allemandes. Jacques LIPPMANN et plusieurs responsables réussissent à s’échapper, mais Jean LIPPMANN est capturé.
Le Maitron fixe l’exécution de Jean LIPPMANN au 30 juillet 1944 à Prads-Haute-Bléone. La plaque commémorative des Eaux-Chaudes indique également que le site fut incendié le 30 juillet et que Jean LIPPMANN fut arrêté puis fusillé avec d’autres maquisards. Le Musée de la Résistance en ligne donne cependant la date du 31 juillet 1944. Cette divergence doit être conservée. La date du 30 juillet 1944 est retenue ici car elle est corroborée par le Maitron et la documentation commémorative locale.
Après la mort de son père, Jacques LIPPMANN prend le commandement de la compagnie Lorrain. L’unité poursuit alors son déplacement et son engagement vers les Alpes-Maritimes. Cette évolution correspond également au rapprochement opérationnel des maquis du Haut-Verdon, du Haut-Var et des Alpes-Maritimes prévu dans l’organisation régionale de l’ORA.
Après le débarquement allié de Provence du 15 août 1944, l’action résistante s’intensifie dans les Alpes-Maritimes. La compagnie Lorrain participe aux opérations dans le secteur de Levens et de Plan-du-Var. Une étude historique consacrée aux opérations militaires de la Résistance dans les Alpes-Maritimes confirme la présence de la compagnie Lorrain à Plan-du-Var, aux côtés d’autres forces résistantes du secteur de Levens.
Le Musée de la Résistance en ligne établit que Jacques LIPPMANN participe avec la compagnie Lorrain à la libération de Levens et de Plan-du-Var. L’unité poursuit ensuite sa progression vers Nice, Alpes-Maritimes, France. Jacques LIPPMANN entre dans Nice le 29 août 1944, au lendemain de l’insurrection niçoise du 28 août. Cet épisode marque l’aboutissement du parcours commencé dans les montagnes du Laverq et poursuivi par le Haut-Verdon vers les Alpes-Maritimes.
Jean LIPPMANN, alias « Chrono II » puis « Lorrain », est le fondateur et le premier chef du maquis qui prend son pseudonyme comme appellation. Ancien officier et résistant niçois, il rejoint l’état-major régional de l’ORA en mars 1944 et joue également un rôle dans les relations avec la Résistance italienne. Il est capturé aux Eaux-Chaudes puis exécuté le 30 juillet 1944 selon le Maitron et les sources commémoratives locales ; le Musée de la Résistance en ligne retient le 31 juillet.
Jacques LIPPMANN, lieutenant et fils aîné de Jean LIPPMANN, commande le maquis du Laverq lorsque son père rejoint l’état-major régional de l’ORA. Il dirige l’unité pendant les combats du Pas-de-la-Tour, prend la parole à Colmars-les-Alpes le 14 juillet 1944, échappe à l’attaque des Eaux-Chaudes et prend définitivement le commandement de la compagnie Lorrain après la mort de son père. Il participe ensuite à la libération de Levens et Plan-du-Var et entre à Nice le 29 août 1944.
Claude LIPPMANN, fils de Jean LIPPMANN, appartient au noyau familial du maquis et exerce les fonctions de médecin du groupe. Montagnard expérimenté, il participe également à l’entraînement physique et aux déplacements en montagne des maquisards pendant l’hiver 1943-1944.
Eva LIPPMANN rejoint son père et ses frères dans la clandestinité en 1943. Elle appartient au groupe familial engagé au Laverq et demeure liée à la mémoire du maquis après la guerre par son témoignage.
Jacques LÉCUYER, alias « Sapin » ou « Perpendiculaire », est le chef régional de l’ORA pour la région R2. Il élabore le plan d’opérations comprenant l’Ubaye, le Haut-Verdon et le Haut-Var et coordonne les principaux chefs de maquis de la région. Il échappe à l’attaque allemande des Eaux-Chaudes et joue ensuite un rôle important dans la coordination avec les forces alliées après le débarquement de Provence.
Victimes
Jean LIPPMANN est la principale victime directement liée au commandement de la compagnie Lorrain pendant cette phase. Capturé lors de l’opération allemande contre le rassemblement des Eaux-Chaudes, il est exécuté à Prads-Haute-Bléone le 30 juillet 1944 selon le Maitron.
Marcel BÉAL, Sébastien BRACCO, Alexandre AIMAR et Adrien DAUMAS, membres de la brigade de gendarmerie de Colmars-les-Alpes, sont arrêtés après les opérations résistantes du Haut-Verdon. Ils sont exécutés par les Allemands en raison de l’aide qu’ils avaient apportée aux résistants de la région. Leur mort relève des représailles liées à l’activité résistante dans laquelle la compagnie Lorrain avait joué un rôle visible à Colmars.
Les sources consultées ne permettent pas d’établir une liste exhaustive des morts appartenant strictement à la compagnie Lorrain pour l’ensemble des combats de juin à août 1944. Il serait donc incorrect d’attribuer à cette seule unité les pertes générales de la Résistance ubayenne ou du Haut-Verdon.
Survivants
Jacques LIPPMANN survit aux combats de juillet 1944 et conduit la compagnie Lorrain jusque dans les Alpes-Maritimes. Sa présence à Nice le 29 août 1944 est directement attestée.
Claude LIPPMANN survit à la période du maquis. Les sources consacrées à la famille Lippmann et aux travaux mémoriels postérieurs confirment son parcours au sein du groupe, mais les documents consultés pour cette fiche ne permettent pas de reconstituer de manière suffisamment précise chacune de ses opérations entre juillet et août 1944.
Eva LIPPMANN survit également à la guerre. Son témoignage ultérieur constitue une source importante sur la vie quotidienne du maquis, le départ de son père pour les Eaux-Chaudes et la mort de celui-ci.
Aucune liste exhaustive des membres survivants de la compagnie Lorrain n’a été retrouvée dans les ressources numériques consultées.
Conséquences
Le parcours de la compagnie Lorrain illustre la continuité entre les maquis constitués pour accueillir des clandestins et réfractaires au STO en 1943 et les unités FFI engagées dans la libération militaire du territoire à l’été 1944. Le groupe du Laverq est d’abord une petite formation clandestine de montagne, devient une unité combattante de l’ORA en juin 1944, poursuit son action dans le Haut-Verdon après le repli de l’Ubaye puis prend part aux opérations de libération des Alpes-Maritimes.
La mort de Jean LIPPMANN n’entraîne pas la disparition du groupe. Le commandement transmis à Jacques LIPPMANN assure au contraire la continuité de la compagnie. Celle-ci participe à la reprise du secteur de Levens et Plan-du-Var avant d’atteindre Nice le 29 août 1944.
L’épisode s’inscrit également dans la stratégie plus large de l’ORA en région R2. Après le débarquement du 15 août, la zone alpine contrôlée ou parcourue par les maquis facilite la progression et les liaisons entre forces résistantes et forces alliées. L’ensemble de la région R2 est presque entièrement libéré à la fin du mois d’août 1944, à l’exception de quelques secteurs frontaliers.
Mémoire et lieux commémoratifs
À Colmars-les-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, France, le monument aux morts devant lequel la compagnie Lorrain présente les armes le 14 juillet 1944 constitue un lieu directement associé à l’événement. Une photographie de Jacques LIPPMANN y prenant la parole est conservée dans les collections du Musée de la Résistance Azuréenne et diffusée par le Musée de la Résistance en ligne.
À Colmars-les-Alpes, une stèle commémore Marcel BÉAL, Sébastien BRACCO, Alexandre AIMAR et Adrien DAUMAS, les quatre gendarmes exécutés après avoir aidé la Résistance.
Aux Eaux-Chaudes, commune de Prads-Haute-Bléone, Alpes-de-Haute-Provence, France, une plaque rappelle l’attaque allemande du 30 juillet 1944, l’incendie du site, l’arrestation de Jean LIPPMANN et son exécution avec plusieurs autres maquisards.
Dans le Laverq, une plaque commémorative rappelle l’existence du maquis constitué autour de la famille Lippmann et l’aide apportée par les habitants de la vallée. Des cérémonies mémorielles y sont encore organisées par les associations locales liées à la mémoire de la Résistance en Ubaye.
La mémoire de Jean LIPPMANN est également présente dans les Alpes-Maritimes et en Italie, en raison de son rôle dans les relations entre résistances française et italienne. Les accords conclus au printemps 1944 avec les responsables des formations partisanes piémontaises constituent une dimension importante de son action régionale.
Divergences et précautions
La principale divergence documentaire concerne la date de l’exécution de Jean LIPPMANN. Le Maitron, MemorialGenWeb et plusieurs sources familiales ou mémorielles retiennent le 30 juillet 1944. Le Musée de la Résistance en ligne indique le 31 juillet 1944. La date du 30 juillet est retenue dans la présente fiche tout en conservant explicitement la divergence.
Les expressions « maquis du Laverq », « maquis Lorrain », « groupe Lorrain », « troupe Lorrain » et « compagnie Lorrain » ne doivent pas être interprétées comme désignant cinq organisations distinctes. Les sources montrent l’évolution d’un même noyau combattant, dont l’appellation et le statut varient selon la période et les auteurs.
Fiabilité A. L’existence de la formation Lorrain, son origine au Laverq, son rattachement à l’ORA, son engagement dans le secteur du Pas-de-la-Tour, sa présence à Colmars-les-Alpes, la mort de Jean LIPPMANN, la reprise du commandement par Jacques LIPPMANN et la progression ultérieure vers Levens, Plan-du-Var et Nice sont établies par plusieurs sources indépendantes et concordantes, dont le Maitron, Mémoire Vive de la Résistance et le Musée de la Résistance en ligne. La seule divergence significative porte sur la date exacte de l’exécution de Jean LIPPMANN.
Références bibliographiques
Résister. Vie et mort d’un maquis de montagne, Gérard Guerrier, Chamonix, Guérin-Paulsen, 2017, 308 pages. L’ouvrage retrace spécifiquement l’histoire de la famille Lippmann et du maquis constitué dans les Alpes du Sud. L’auteur s’appuie sur des archives, des photographies, des correspondances familiales, les travaux de Jean-Marie Guillon et Jean-Louis Panicacci ainsi que sur des témoignages recueillis localement. Il constitue l’ouvrage le plus directement consacré au groupe Lorrain.
Du ghetto au maquis, 1705-1944, Mireille Lippmann-Provansal, Nice, Les Éditions Ovadia, 2018, 236 pages. L’ouvrage retrace l’histoire de la famille Lippmann sur plusieurs générations et permet de comprendre le parcours familial qui conduit Jean LIPPMANN et plusieurs de ses enfants dans la Résistance. La dernière partie concerne directement la période du maquis et apporte un éclairage familial complémentaire aux travaux historiques.
Méfiez-vous du Toréador, Jacques Lécuyer, alias Sapin, et collaborateurs, Toulon, AGPM, 1987, 448 pages. Jacques LÉCUYER fut le chef régional de l’ORA pour la région R2 et travailla directement avec Jean LIPPMANN. L’ouvrage permet de replacer le groupe Lorrain dans l’organisation régionale de l’ORA, les combats de juin-juillet 1944 et les opérations précédant le débarquement de Provence.
Les Alpes-Maritimes de 1939 à 1945, Jean-Louis Panicacci, Nice, Serre Éditeur, 1989, 440 pages. Cette synthèse régionale constitue un ouvrage de référence pour l’occupation, les organisations de Résistance et la Libération des Alpes-Maritimes. Elle permet notamment de replacer la progression finale de la compagnie Lorrain vers Levens, Plan-du-Var et Nice dans le contexte des combats d’août 1944.
Journal de marche de la Résistance en Ubaye, Amicale des maquisards et résistants du secteur Ubaye, Imprimerie départementale administrative, 1979. Ce document mémoriel, repris par Mémoire Vive de la Résistance, retrace l’organisation militaire de la vallée, la constitution des maquis, les combats de juin 1944 et le repli vers le Haut-Verdon. Il constitue une source essentielle pour situer le maquis du Laverq et le groupe Lorrain dans l’ensemble de la Résistance ubayenne.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance – La Résistance en Ubaye présente le développement de la Résistance ubayenne, la création du maquis du Laverq autour de Lippmann dit « capitaine Lorrain », les combats du début de juin 1944 et le décrochage vers le Haut-Verdon décidé le 13 juin. Adresse : https://mvr.asso.fr/la-resistance-en-ubaye/
Mémoire Vive de la Résistance – L’ORA dans la région R2 décrit l’organisation régionale de l’ORA, son plan d’opérations, l’action du groupe Lorrain au Pas-de-la-Tour, les combats de juin et juillet 1944 et la coordination ultérieure avec les maquis des Alpes-Maritimes. Adresse : https://mvr.asso.fr/lora-dans-la-region-r2-par-boris-de-gueyer/
Musée de la Résistance en ligne conserve et décrit la photographie de Jacques LIPPMANN prenant la parole devant le monument aux morts de Colmars-les-Alpes le 14 juillet 1944. La notice retrace également l’origine du maquis Lorrain, la mort de Jean LIPPMANN, la reprise du commandement par Jacques et la progression de la compagnie jusqu’à Nice. Adresse : https://museedelaresistanceenligne.org/media1464-Prise-de-parole-de-Jacques-Lippman-du-maquis-Lorrain-de-lORA
Maitron – Dictionnaire des fusillés et exécutés consacre une notice détaillée à Jean Gustave Raphaël Léon LIPPMANN, dit « Chrono II » et « Lorrain ». Elle documente son engagement, ses responsabilités dans l’ORA et fixe son exécution à Prads au 30 juillet 1944. Adresse : https://maitron.fr/lippmann-jean-gustave-raphael-leon-pseudonymes-dans-la-resistance-chrono-ii-lorrain/
Musée de la Résistance en ligne – Stèle des quatre gendarmes de Colmars-les-Alpes documente la répression allemande dans le Haut-Verdon et identifie Marcel BÉAL, Sébastien BRACCO, Alexandre AIMAR et Adrien DAUMAS comme les quatre gendarmes arrêtés et exécutés pour leur aide à la Résistance. Adresse : https://museedelaresistanceenligne.org/media10968-Stle-la-mmoire-des-quatre-gendarmes-de-la-brigade-de-Colmars-les-Alpes-Alpes-de-Haute-Provence
Sources consultées —
Mémoire Vive de la Résistance, recherches « Lorrain », « Jean Lippmann », « Jacques Lippmann », « Laverq », « Haut-Verdon » et « ORA région R2 ». Résultats positifs dans les notices thématiques consacrées à la Résistance en Ubaye, à l’ORA dans la région R2 et aux accords franco-italiens. https://mvr.asso.fr/
Maitron Résistance / Dictionnaire des fusillés, recherches consacrées à Jean LIPPMANN et aux gendarmes de Colmars. Résultats positifs pour Jean LIPPMANN, Marcel BÉAL, Alexandre AIMAR et Adrien DAUMAS. https://maitron.fr/ et https://fusilles-40-44.maitron.fr/
Fondation de la Résistance, vérification effectuée à travers ses ressources documentaires et le Musée de la Résistance en ligne, développé par son département AERI. Aucun dossier autonome intitulé « compagnie Lorrain » n’a été identifié en dehors des notices et documents diffusés par le Musée de la Résistance en ligne. https://www.fondationresistance.org/
Musée de la Résistance en ligne, résultats positifs pour la compagnie Lorrain, Jacques LIPPMANN, Colmars-les-Alpes et la stèle des quatre gendarmes. https://www.museedelaresistanceenligne.org/
Mémoire des Hommes, recherches effectuées sur Jean LIPPMANN, Jacques LIPPMANN et les appellations « Lorrain » et « Laverq ». Aucun dossier thématique directement exploitable sur la compagnie Lorrain n’a été identifié dans les résultats consultés. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération, recherches sur Jean LIPPMANN, Jacques LIPPMANN et l’ORA en région R2. Aucun dossier autonome consacré à la compagnie Lorrain n’a été identifié dans les résultats consultés. https://www.ordredelaliberation.fr/
Gallica – Bibliothèque nationale de France, recherches « maquis Lorrain », « Jean Lippmann », « Laverq » et « Haut-Verdon Résistance ». Aucun document numérisé directement consacré au déroulement complet de l’épisode n’a apporté d’élément supérieur aux sources archivistiques et mémorielles retenues. https://gallica.bnf.fr/
Service historique de la Défense, vérification des ressources et instruments de recherche relatifs aux FFI et à l’ORA. Aucun dossier numérisé autonome portant le titre « compagnie Lorrain » n’a été identifié dans les ressources accessibles en ligne au cours de cette vérification. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Association du Laverq, documentation locale consacrée à la famille Lippmann, au maquis Lorrain, à Jean LIPPMANN et aux lieux de mémoire du Laverq et des Eaux-Chaudes. https://www.laverq.net/
MémorialGenWeb, consultation de la plaque commémorative des Eaux-Chaudes indiquant l’incendie du site le 30 juillet 1944 et l’arrestation puis l’exécution de Jean LIPPMANN. https://www.memorialgenweb.org/
Wikipédia, consulté uniquement à titre complémentaire pour les pages géographiques relatives à Colmars-les-Alpes et Plan-du-Var ; aucune information historique provenant exclusivement de Wikipédia n’a été retenue dans la fiche.