Mala KRIEGEL, née Ehrlischster, née le 15 septembre 1912 à Varsovie, Pologne, morte le 27 août 1944 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.
Mala Kriegel, chirurgienne-dentiste d’origine polonaise, arrive en France dans les années 1930 pour étudier à Strasbourg. Elle milite dans les milieux communistes et antifascistes, puis vit à Paris avant de rejoindre Marseille. Cette partie peut être développée car une notice Wikipédia relativement fournie existe et a été recoupée avec des sources mémorielles.
Engagement dans la Résistance
Militante communiste, elle entre dans la Résistance intérieure française à Marseille. Les sources la montrent distributrice de La Marseillaise, organe du Front national, et active dans le cadre des FTP-MOI, notamment au sein du groupe Marat selon les sources mémorielles et le Maitron.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées la rattachent aux Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée, au groupe Marat de Marseille et à la diffusion de La Marseillaise du Front national. Aucune cote SHD n’a été retrouvée dans cette recherche.
Missions et actions
Elle assure la diffusion du journal clandestin dans Marseille et ses quartiers populaires. Les sources consultées ne permettent pas de lui attribuer un rôle de fondatrice au sens organisationnel strict du journal, mais elles établissent clairement sa place dans l’équipe de distribution résistante et dans la mouvance FTP-MOI marseillaise.
Arrestation / évasion / déportation
Le 26 août 1944, alors qu’elle diffuse La Marseillaise avec Victor Fantini et d’autres camarades dans les quartiers nord de Marseille, le groupe tombe dans une embuscade allemande boulevard Oddo. Grièvement blessée, Mala Kriegel meurt le lendemain, 27 août 1944, à l’hôpital.
Camarades de combat
Les sources la placent aux côtés de Victor Fantini, Merotte et Dufour lors de l’attaque mortelle d’août 1944. Elles la relient également à Hermann Burkhardt dans l’environnement clandestin de La Marseillaise.
Retour à la vie civile
Mala Kriegel est morte avant la fin des combats de la Libération de Marseille.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées.
Lieux de mémoire
Une plaque commémorative est apposée dans le hall du journal La Marseillaise à Marseille et une autre au boulevard Oddo, lieu de l’embuscade. Son nom est également associé à la mémoire photographique de la Libération de Marseille par Julia Pirotte.
Références bibliographiques
Grégoire Georges-Picot, L’innocence et la ruse. Des étrangers dans la Résistance en Provence 1940-1944, Tirésias, 2011. Ouvrage de référence cité par le Musée de la Résistance en ligne pour les FTP-MOI et pour la place des étrangers dans la Résistance provençale, contexte indispensable pour situer Mala Kriegel.
Références internet
Wikipédia. Notice biographique détaillée sur Mala Kriegel, utile pour l’état civil, le parcours de jeunesse et les circonstances de sa mort ; plusieurs éléments ont été recoupés avec des sources mémorielles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mala_Kriegel
Musée de la Résistance en ligne. Notice « Plaque en mémoire de Mala Kriegel » donnant les circonstances de l’embuscade et du décès. https://museedelaresistanceenligne.org/media11715-PLAQUE-EN-MEMOIRE-DE-MALA-KRIEGEL
Maitron. Notice « Kriegel Mala [née Ehrlischster Mala] », utile pour l’inscription dans les FTP-MOI et la Résistance marseillaise. https://maitron.fr/kriegel-mala-nee-ehrlischster-mala/
Observations
La littérature militante et mémorielle la qualifie parfois de fondatrice ou de cofondatrice de La Marseillaise ; les sources ouvertes les plus sûres consultées établissent surtout son rôle de distributrice et de résistante FTP-MOI. J’ai retenu cette formulation plus prudente.
Sources consultées le 31 mars 2026
Wikipédia, notice « Mala Kriegel » : état civil, parcours, circonstances de la mort, hommages.
Musée de la Résistance en ligne, notice « Plaque en mémoire de Mala Kriegel » : embuscade d’août 1944, décès, mémoire.
MVR, fiche « Groupe FTP-MOI de Marseille » : mention de Mala Kriegel comme membre du groupe Marat ; il s’agit d’une fiche de groupe et non d’une notice individuelle.
Maitron, notice « Kriegel Mala » : confirmation de l’appartenance FTP-MOI.