La forme principale retenue par les sources est « L’Avenir ». Les recherches consultées le présentent comme un journal clandestin de propagande et d’organisation lié à l’Organisation civile et militaire des jeunes OMCJ.
Sa création est située en 1943, dans le milieu parisien étudiant et lycéen de l’OCMJ. Une source mémorielle liée à Georges Barral indique que le journal existe déjà en juillet 1943, tandis qu’une autre source consacrée à l’imprimeur Pierre Virol mentionne douze numéros publiés d’octobre 1943 à août 1944 ; ces éléments montrent une phase de lancement au second semestre 1943.
Organisation interne
Les sources disponibles décrivent L’Avenir comme un organe clandestin de l’OCMJ, servant à la propagande, à la cohésion militante et au recrutement. Une notice sur Jacques Briffaut lui attribue, avec Claude Desjardins, Pierre Jeancart et Charles Verny, un rôle fondateur dans le journal ; Claude Desjardins y apparaît comme directeur de publication. L’impression clandestine est assurée par des imprimeurs liés à l’OCMJ, notamment Pierre Virol après Blondin à Paris. Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer une hiérarchie rédactionnelle complète pour toute la durée de parution.
Actions menées pendant la Résistance
L’Avenir relève d’abord de la presse clandestine et de la propagande résistante. Les sources le présentent comme un journal de lutte contre le STO et sa propagande, destiné à structurer la jeunesse résistante parisienne et à soutenir l’extension de groupes d’action et de renseignement de l’OCMJ. La notice sur Georges Barral confirme son emploi dans le service de propagande de l’organisation ; la notice sur Jacques Briffaut précise un tirage prévu comme bimensuel et une diffusion allant de 10 000 à 50 000 exemplaires selon les numéros, pour seize numéros entre le 15 août 1943 et août 1944. Une divergence existe donc entre les sources sur le nombre total de numéros publiés.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Les sources rattachent L’Avenir à l’Organisation civile et militaire des jeunes. Cette organisation entretient ensuite des liens avec des structures d’action plus militarisées ; plusieurs de ses membres passent du travail de propagande à des corps-francs ou à des maquis.
La création d’Essor en décembre 1943 correspond à une spécialisation étudiante au sein du même ensemble militant. Les sources consultées ne permettent pas d’établir que L’Avenir ait constitué un mouvement autonome séparé de l’OCMJ.
Chefs et figures marquantes
Claude Desjardins apparaît comme directeur de la publication dans une source mémorielle tardive relative à l’OCMJ ; son rôle de direction du titre est donc retenu avec prudence.
Jacques Briffaut est présenté comme l’un des fondateurs du journal ; il est arrêté en avril 1944, puis déporté à Buchenwald et meurt à Neu-Stassfurt le 21 mars 1945.
Charles Verny est également cité parmi les fondateurs ; il est arrêté puis déporté en août 1944 selon la même source.
Pierre Jeancart est mentionné comme cofondateur, mais les sources consultées n’ont pas permis de reconstituer ici son parcours complet.
Georges Barral participe à la propagande de l’OCMJ autour de L’Avenir avant de rejoindre ensuite l’ensemble Essor ; il est tué en action le 15 juillet 1944 à Richarville.
Victimes et morts
Les sources consultées permettent d’identifier au moins Jacques Briffaut, mort en déportation en mars 1945, et Georges Barral, mort en action en juillet 1944, parmi les résistants liés à l’environnement militant de L’Avenir. Elles ne permettent pas d’établir une liste exhaustive des morts du journal comme structure spécifique.
Survivants identifiés
Pierre Virol, imprimeur clandestin de L’Avenir, est arrêté en août 1944, déporté à Buchenwald puis survivant. Les sources consultées signalent aussi la survie de certains cadres de l’OCMJ liés à la presse clandestine, mais sans permettre ici une liste complète et certaine pour L’Avenir seul.
Fin du réseau
L’Avenir cesse de paraître en 1944, dans le contexte de la répression croissante frappant l’OCMJ, ses imprimeurs et ses cadres, puis du basculement d’une partie de ses membres vers l’action armée et les maquis à l’été 1944. Les sources consultées ne permettent pas d’identifier un acte formel de dissolution ; la fin du titre paraît liée aux arrestations, à la clandestinité plus lourde et à la Libération.
Conséquences et mémoire
L’Avenir s’inscrit dans l’histoire de la presse clandestine de jeunesse et dans la montée en puissance de l’OCMJ en 1943-1944. Son importance tient moins à une autonomie institutionnelle qu’à son rôle d’outil de propagande, de formation politique et de liaison entre jeunes résistants.
Sa mémoire est surtout conservée à travers les notices biographiques de ses rédacteurs, diffuseurs et imprimeurs, plutôt qu’au moyen d’un lieu mémoriel spécifique au journal lui-même.
Références bibliographiques
François d’Humières, écrits et documentation relatifs à l’Organisation civile et militaire des jeunes et à la presse clandestine étudiante. Les sources institutionnelles consultées montrent que le parcours de François d’Humières est central pour comprendre le passage de la propagande clandestine de l’OCMJ vers Essor et, plus largement, le rôle des journaux de jeunesse comme L’Avenir dans l’organisation militante.
Bruno Durand, “Georges Barral, le résistant inconnu mort en 1944 à Richarville”, Bulletin de la société historique de Dourdan en Hurepoix, n° 66, décembre 2013. Cet article, cité par le Musée de la Résistance en ligne, est utile pour replacer L’Avenir dans le service de propagande de l’OCMJ et suivre le parcours d’un de ses jeunes militants les mieux documentés.
Raymond de Lassus Saint-Geniès et Philippe Wacrenier, Si l’écho de leurs voix faiblit… suivi de Le réseau Vélite et le corps-franc Liberté. Bien que centré sur un autre ensemble clandestin, cet ouvrage aide à replacer le milieu des jeunes résistants parisiens, des corps-francs et des journaux clandestins dans le contexte général de 1943-1944.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. Le site ne comporte pas de fiche autonome consacrée à L’Avenir, mais plusieurs notices y mentionnent indirectement le journal à travers les parcours de résistants ou d’ensembles connexes ; cette absence de fiche spécifique a été vérifiée avant rédaction. https://mvr.asso.fr/
Musée de la Résistance en ligne. La notice sur Georges Barral indique explicitement qu’il participe au service de propagande de l’OCMJ autour du journal clandestin L’Avenir, ce qui confirme le rattachement du titre à cette organisation. https://museedelaresistanceenligne.org/media5315-Stle-la-mmoire-de-Georges-Barral
Ordre de la Libération. Les notices individuelles de résistants issus du même milieu étudiant, notamment François d’Humières et Philippe Bernard, permettent de suivre l’évolution du dispositif clandestin de l’OCMJ de la propagande vers Essor et les maquis. https://www.ordredelaliberation.fr/
Association Buchenwald-Dora. La notice consacrée à Pierre Virol apporte des informations précises sur l’impression clandestine de L’Avenir, sur sa chronologie de parution et sur la répression subie par les imprimeurs liés à l’OCMJ. https://asso-buchenwald-dora.com/pierre-virol/
Résistance 60. Cette base mémorielle fournit des indications nominatives sur Jacques Briffaut et attribue à L’Avenir un rôle de journal de lutte contre le STO, avec des données sur ses fondateurs et son tirage ; ces informations sont utiles mais doivent être maniées avec prudence comme source associative. https://www.resistance60.fr/1944-08-17
Sources consultées
Sources consultées le 18 mars 2026 : Mémoire Vive de la Résistance, vérification d’absence de fiche spécifique ; Musée de la Résistance en ligne, résultat utile ; Ordre de la Libération, résultats utiles pour le contexte OCMJ-Essor ; Mémoire des Hommes, recherche non concluante pour le journal comme entité ; Fondation de la Résistance, recherche non concluante en accès direct pour une fiche spécifique ; Gallica, non exploitée directement ici pour un exemplaire numérisé certain ; Service historique de la Défense, pas de dossier consulté directement ; sites associatifs mémoriels Résistance 60 et Association Buchenwald-Dora, résultats utiles ; Wikipédia, consultée seulement en complément de contexte, non utilisée comme source principale.