Nicolas HOBAM, né à une date et en un lieu non retrouvés lors des présentes recherches, mort à une date et en un lieu non retrouvés, français.
L’état civil, la formation et la profession de Nicolas Hobam avant la guerre n’ont pas pu être établis avec certitude.
Une source secondaire locale le présente comme employé d’une entreprise d’épicerie ou de distribution appelée la Sanal, dont il aurait utilisé les stocks de papier d’emballage pour les besoins de la propagande clandestine. Cette information n’a pas été recoupée par une source institutionnelle suffisamment précise pour être retenue comme définitivement établie.
Engagement dans la Résistance
Nicolas Hobam appartint au mouvement Lorraine et fut ultérieurement présenté comme l’un de ses responsables. Son rôle est principalement documenté par son propre ouvrage, publié en 1946, consacré à quatre années de lutte clandestine en Lorraine.
Il participa à la collecte et à la conservation de témoignages et de documents sur le mouvement, contribuant ainsi très tôt à la construction de sa mémoire.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Nicolas Hobam appartint au mouvement Lorraine. Il se présenta dans son ouvrage comme le « créateur » du mouvement, affirmation qui ne correspond pas exactement à la plupart des synthèses historiques, lesquelles attribuent la fondation de mai 1942 à Marcel Leroy.
Il convient donc de le considérer comme un responsable et un témoin important de Lorraine, sans lui attribuer avec certitude la qualité de fondateur unique ou principal.
Missions et actions
Le rôle opérationnel précis de Nicolas Hobam demeure insuffisamment documenté dans les sources ouvertes. Son témoignage apporte toutefois des informations détaillées sur la fabrication et la diffusion d’un insigne clandestin du mouvement Lorraine.
Cet insigne associait un « V » de la victoire, une croix de Lorraine et la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », découpée dans une pièce de vingt-cinq centimes. Selon Hobam, il avait été dessiné par un artiste nancéien et fabriqué par un commerçant de Toul nommé Lamontagne. Les exemplaires étaient vendus afin de financer l’aide aux familles de résistants arrêtés et l’envoi de colis aux détenus.
Cette activité illustre une forme de propagande matérielle et de financement clandestin, mais les sources ne permettent pas d’établir que Nicolas Hobam ait personnellement conçu ou fabriqué l’insigne.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune information certaine concernant une arrestation, une évasion, une détention ou une déportation de Nicolas Hobam n’a été retrouvée.
La publication de son ouvrage en 1946 établit qu’il survécut à la guerre.
Camarades de combat
Son activité le plaça dans l’environnement de Marcel Leroy, René Fallas et des autres membres du mouvement Lorraine. Les sources consultées ne permettent toutefois pas de dresser la liste de ses compagnons d’action directs.
Son témoignage mentionne également le commerçant Lamontagne, qui aurait participé à la fabrication de l’insigne clandestin.
Retour à la vie civile
En 1946, Nicolas Hobam publia Quatre années de lutte clandestine en Lorraine, ouvrage dans lequel il rassembla de nombreux témoignages et documents relatifs au mouvement.
Son parcours professionnel, associatif ou politique postérieur n’a pas été retrouvé.
Décorations
Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Nicolas Hobam n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.
Lieux de mémoire
La mémoire de Nicolas Hobam est principalement conservée par son ouvrage de 1946 et par les objets et documents du mouvement Lorraine auxquels il consacra son témoignage.
Le Musée de la Résistance en ligne reproduit la couverture de son livre et mobilise son récit pour analyser l’insigne clandestin du mouvement.
Références bibliographiques
Nicolas Hobam, Quatre années de lutte clandestine en Lorraine. Historique du mouvement Lorraine, Nancy, Berger-Levrault, 1946. Cet ouvrage testimonial constitue la principale source nominative sur Nicolas Hobam. Il rassemble de nombreux souvenirs d’acteurs du mouvement et des reproductions de documents, mais ses affirmations doivent être confrontées aux archives et à l’historiographie postérieure.
Laurent Pardieu, « Lorraine », journal clandestin de la zone interdite, 1942-1944, mémoire de maîtrise, Université de Nancy, 1991. Ce travail permet de replacer l’ouvrage de Hobam dans l’histoire documentaire du mouvement et du journal clandestin.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. La notice « Pourquoi les résistants fabriquent déjà des “pins” » utilise les mémoires de Nicolas Hobam pour documenter l’insigne du mouvement Lorraine, sa fabrication et son usage financier et symbolique.
https://museedelaresistanceenligne.org/media8663-Pourquoi-les-rsistants-fabriquent-dj-des-pins
Numilog. L’extrait de l’étude consacrée au journal Lorraine signale que Nicolas Hobam se présentait comme « créateur du mouvement Lorraine » et souligne la juxtaposition de nombreux témoignages dans son ouvrage.
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote de dossier d’homologation ou de reconnaissance résistante n’a été retrouvée.
Observations
Une variante orthographique « Hobtam » apparaît dans le texte du Musée de la Résistance en ligne ; elle semble constituer une coquille, la forme « Hobam » étant celle portée par l’ouvrage publié en 1946.
L’affirmation de Nicolas Hobam selon laquelle il aurait été le créateur du mouvement Lorraine entre en tension avec les sources attribuant sa fondation à Marcel Leroy. Cette divergence ne permet pas de nier son rôle, mais impose de ne pas lui attribuer la fondation principale sans preuve archivistique complémentaire.
Indice de fiabilité Niveau C — L’appartenance de Nicolas Hobam au mouvement Lorraine, son rôle de témoin et d’auteur et sa connaissance de l’insigne clandestin sont établis par plusieurs sources concordantes. Son état civil, ses fonctions exactes et son parcours opérationnel demeurent toutefois insuffisamment documentés.
Chronologie
| Date | Événement |
| Pendant l’Occupation | Activité au sein du mouvement Lorraine. |
| À partir de 1942 | Connaissance ou participation à la diffusion de l’insigne clandestin du mouvement. |
| 1946 | Publication de Quatre années de lutte clandestine en Lorraine. |
Sources consultées
Le Musée de la Résistance en ligne, notice « Pourquoi les résistants fabriquent déjà des “pins” », a fourni les renseignements sur l’insigne du mouvement Lorraine, sa fabrication, sa vente et le témoignage publié de Nicolas Hobam.
https://museedelaresistanceenligne.org/media8663-Pourquoi-les-rsistants-fabriquent-dj-des-pins
Numilog, extrait de l’étude Un journal clandestin de la zone interdite : “Lorraine”, a signalé la revendication de Nicolas Hobam comme « créateur » du mouvement et le caractère testimonial de son ouvrage.