Marcelle Marguerite HENRY est née le 7 septembre 1895 à Angers (Maine‑et‑Loire) . Son père était inspecteur départemental du Travail. Suite à son décès, elle devient chef de famille. Elle suit ses études à Limoges, puis à Paris (lycée Victor-Duruy), où elle obtient une licence de lettres et de droit en 1915. Elle enseigne ensuite l’anglais avant d’entrer en 1919 au ministère du Travail, où elle devient chef de bureau en 1931 puis sous-directrice en 1937 .
Opposée dès 1940 à la collaboration, elle initie un climat de résistance au sein du ministère : stockage et distribution de tracts, encouragement de ses collègues résistants, accueil de réfugiés et d’évadés à Athis-Mons .
En septembre 1943, elle intègre les Forces françaises combattantes via le BCRA (DGER), devenant agent de liaison P.1 (puis P.2), et participe au circuit d’évasion « VIC » sous la direction d’Henri Levin, prenant en charge la cache et l’hébergement d’officiers français et alliés .
Elle organise et supervise la cache et l’hébergement d’évadés à Paris dès novembre 1943 .
Arrestation / déportation
Arrêtée le 4 juillet 1944 à son domicile parisien par la Gestapo, elle résiste fermement aux interrogatoires, ne cédant que pour protéger ses collaboratrices . Internée à Fresnes, promue sous-lieutenant FFC, elle est condamnée à mort début août 1944, mais échappera à l’exécution.
Déportée par le convoi I.264 le 15 août 1944, elle est acheminée vers Ravensbrück et transférée à Torgau (Buchenwald). Elle refuse de travailler pour l’industrie allemande, ce qui aggrave ses conditions .
Libérée le 9 avril 1945, rapatriée le 14 avril, elle meurt à l’hôpital de Paris le 24 avril 1945 et est inhumée à Bagneux .
Camarades de combat
Elle travaille avec des agents du BCRA : Henri Levin (chef du réseau VIC) et le commandant Jacques Mitterrand alias « Julien ». Leur existence est confirmée, mais aucun témoignage d’action directe commune n’est requise selon vos directives .
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur (à titre posthume).
- Compagnon de la Libération au 27 avril 1945 (à titre posthume).
- Croix de guerre 1939‑1945 avec palme,
- Officier du Mérite social posthume .
Rues ou lieux de mémoire
- Une passerelle Marcelle-Henry dans le 17e arrondissement de Paris, inaugurée en mai 2017 .
- Plaque inaugurée le 12 octobre 2022 au lycée Léonard-Limosin de Limoges .
- Rue Marcelle Henry à Athis-Mons, lieu de son logement-réseau de 1940 .
Références bibliographiques
- Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, 2010. Résumé : Notice détaillée sur les Compagnons, dont Marcelle Henry, avec contexte Résistance et décorations.
- Les femmes Compagnon de la Libération, Guy Krivopissko & Christine Levisse‑Touze, Tallandier, 2009. Résumé : Chapitre consacré à Marcelle Henry, analyse de son parcours et portrait.
- The Rise of Professional Women in France, Linda L. Clark, Cambridge University Press, 2004. Résumé : Contexte professionnel des femmes comme Henry, mention de son ascension.
Références Internet
- Wikipédia – – biographie complète de Marcelle HENRY ; mention de son rôle au BCRA, de son arrestation, de sa déportation et de ses distinctions.
- Ordre de la Libération – détail du dossier, de la promotion et des décorations posthumes.
- Chemins de mémoire – fiche officielle, confirmation des dates, grades, activités et lieux de mémoire.
- Memoresist – synthèse de son parcours, déportation, promotions et hommages.