La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

L’expression « groupe des Cordeliers » désigne un groupe de combat FTP actif à Lyon en 1943-1944.

Son existence est attestée par des notices prosopographiques du Maitron (base « Fusillés et exécutés 1940-1944 » et Maitron Résistance) qui mentionnent explicitement « le groupe des Cordeliers (3e compagnie FTP-Ville) » à Lyon et citent Antoine FONLUPT comme responsable du groupe à partir de septembre 1943.

La même appartenance est recoupée par la notice Wikipédia d’Antoine Fonlupt, étayée par les notices du Maitron, et par une plaque commémorative posée à l’angle de la place des Terreaux et de la rue Puits-Gaillot à Lyon.

Une seconde notice du Maitron (Robert TATI) confirme l’existence du groupe et l’y rattache en mars 1944.

Aucune entrée dédiée n’a été trouvée dans les répertoires généraux de la Fondation de la Résistance, du Musée de la Résistance en ligne, du SHD ou de Mémoire des hommes sous la dénomination « groupe des Cordeliers » ; dans les sources officielles, ce groupe apparaît donc comme une unité locale FTP identifiée par son secteur géographique, rattachée à la « 3e compagnie FTP-Ville ».

Variantes et alias relevés : « groupe des Cordeliers », « 3e compagnie FTP-Ville, groupe des Cordeliers ».

Le groupe émerge à Lyon à l’automne 1943. Les notices du Maitron situent la prise de responsabilité d’Antoine FONLUPT sur le « groupe des Cordeliers (3e compagnie FTP-Ville) » en septembre 1943.

Le contexte est celui du basculement d’une partie de la Résistance lyonnaise vers l’action armée après les grandes rafles de 1943 et l’extension de la répression, les FTP structurant des groupes de ville par quartiers. L’intitulé « Cordeliers » renvoie au secteur urbain autour des Cordeliers/Presqu’île.

Le « groupe des Cordeliers » relève des Francs-tireurs et partisans (FTP), branche de la Résistance communiste.

Les sources consultées le décrivent comme un groupe de la « 3e compagnie FTP-Ville » de Lyon, avec Antoine FONLUPT pour responsable à partir de septembre 1943.

Actions menées pendant la Résistance

Les notices concordantes signalent des sabotages ferroviaires et électriques, ainsi que des actions de récupération de matériel allemand menées par le groupe sous la direction d’Antoine FONLUPT à l’automne-hiver 1943-1944.

La notice Robert TATI (Maitron) situe une opération de police le 7 mars 1944 au café Renée, 13 quai… à Lyon, impliquant des membres du groupe des Cordeliers.

 Le 18 mars 1944, Antoine FONLUPT est arrêté par des hommes de la LVF lors d’un guet-apens à proximité de la place des Terreaux, puis abattu d’une balle alors qu’il tente de s’évader ; les sources divergent légèrement sur le libellé précis du lieu (« place des Terreaux » ou « rue Puits-Gaillot », angle de la place), tous deux se situant au même carrefour.

Une plaque commémorative apposée à l’angle de la place des Terreaux et de la rue Puits-Gaillot rappelle cet assassinat et confirme la date. Aucune autre action « emblématique » distinctement attribuée au groupe n’est isolée dans les bases officielles consultées.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le groupe relève de l’organisation FTP à Lyon. Les sources exploitées ne documentent pas de coordination formalisée spécifique du « groupe des Cordeliers » avec d’autres mouvements identifiés, au-delà de l’appartenance générale des FTP lyonnais à la nébuleuse de la Résistance urbaine.

Aucune source consultée ne mentionne une intégration nominative du groupe au sein des FFI sous cette appellation au moment de la Libération.

Chefs et figures marquantes

Antoine FONLUPT. Responsable du groupe des Cordeliers (3e compagnie FTP-Ville) à partir de septembre 1943. Tué le 18 mars 1944 à proximité de la place des Terreaux, Lyon 1er, lors d’une tentative d’évasion après arrestation par des membres de la LVF Légion des volontaires français contre le bolchevisme. Une plaque commémorative rappelle le lieu et la date.

Robert TATI. Membre du groupe des Cordeliers à Lyon sous les ordres d’Antoine FONLUPT ; impliqué dans un épisode de répression policière le 7 mars 1944. Les bases consultées ne précisent pas ici son sort ultérieur dans le cadre du groupe.

Victimes / morts

Antoine FONLUPT. Boulanger de formation, militant FTP, « Mort pour la France ».

Arrêté le 18 mars 1944 par des hommes de la LVF lors d’un guet-apens près de la place des Terreaux, il est abattu d’une balle lorsqu’il tente de s’évader. La mention du lieu varie selon les sources entre « place des Terreaux » et « rue Puits-Gaillot » ; une plaque commémorative est posée à l’angle de ces deux voies.

Fin du réseau
Après la mort d’Antoine FONLUPT le 18 mars 1944 et la multiplication des arrestations de mars-avril 1944 à Lyon, le groupe n’apparaît plus nominativement dans les bases sous cette dénomination.

Conséquences et mémoire

L’assassinat d’Antoine FONLUPT, responsable du groupe, illustre la répression visant les unités FTP de centre-ville à Lyon début 1944. La mémoire locale s’incarne notamment dans la plaque commémorative posée à l’angle de la place des Terreaux et de la rue Puits-Gaillot, rappelant l’exécution du 18 mars 1944. Une rue de Lyon porte son nom depuis 1946.

Références bibliographiques

  • Résistance et contre-résistance à Lyon et en Rhône-Alpes
    Marcel Ruby, Horvath, 1995. Ouvrage de synthèse majeur sur la Résistance et la répression à Lyon et dans la région. Il restitue le contexte organisationnel des FTP lyonnais, les dynamiques de la clandestinité urbaine en 1943-1944 et la violence des contre-opérations, éclairant le cadre d’action de groupes de ville comme celui des Cordeliers.
  • Résistants à Lyon, Villeurbanne et aux alentours – 2824 engagements
    Bruno Permezel, BGA Permezel, 2003. Répertoire prosopographique local abondamment sourcé qui recense des parcours individuels de résistants dans l’agglomération lyonnaise. Utile pour croiser des appartenances à des groupes de ville FTP et identifier des pistes nominatives liées au secteur des Cordeliers.
  • Lyon dans la guerre, 1939-1945 Isabelle Doré-Rivé, Joël Vivier (dir.), CHRD / Lugd, 2012. Catalogue scientifique du CHRD proposant un panorama des acteurs, lieux et temporalités de la Résistance à Lyon. Contextualise l’ancrage des groupes FTP en centre-ville, la topographie de la répression et les événements de 1943-1944.
  • La Résistance à Lyon Collectif (articles de synthèse), notices en ligne régulièrement mises à jour. Présente l’évolution des mouvements lyonnais, les principales structures (Combat, Franc-Tireur, FTP) et les basculements vers l’action armée, permettant de situer les groupes de ville dans l’ensemble résistant.

Références internet

Nota bene – divergences et limites documentaires Les bases croisées confirment l’existence du « groupe des Cordeliers » comme unité FTP de ville à Lyon et en précisent le responsable en 1943-1944. Les informations sur l’organisation interne détaillée, la liste des membres et les modalités de fin du groupe ne sont pas documentées en ligne dans les référentiels consultés ; ces points restent donc non établis à partir des seules sources ouvertes et vérifiables ci-dessus. Les sources divergent sur le toponyme précis du lieu d’exécution d’Antoine FONLUPT (« place des Terreaux » ou « rue Puits-Gaillot ») ; la plaque commémorative située à l’angle des deux voies permet d’en fixer l’emplacement au carrefour.

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