Pierre Louis Jean GRÉGOT, né le 14 janvier 1922 à Saint-Amour (Jura), mort le 3 juillet 1944 à Saint-Amour (Jura), français.
Pierre Grégot naquit à Saint-Amour le 14 janvier 1922. Les sources accessibles ne permettent pas de reconstituer son milieu familial, sa formation ni sa profession avant son engagement résistant.
Engagement dans la Résistance
En 1944, Pierre Grégot rejoignit le groupe de Résistance d’Henri Clerc à Saint-Amour. Les éléments disponibles le situent parmi les combattants locaux engagés dans les opérations armées de l’été 1944 contre les forces allemandes.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources mémorielles locales le rattachent au groupe ou maquis Henri Clerc de Saint-Amour, formation liée au dispositif local travaillant avec le Special Operations Executive. Son statut administratif précis au sein des Forces françaises de l’intérieur n’a pas été établi dans les documents accessibles.
Missions et actions
Le 3 juillet 1944, le groupe d’Henri Clerc attaqua un train blindé allemand à Saint-Amour. Pierre Grégot participa à cette action. Le récit commémoratif publié par Le Progrès indique qu’il fut atteint par une sentinelle allemande au cours de l’attaque ; Georges Jouffroy fut grièvement blessé dans le même combat.
Arrestation / évasion / déportation
Pierre Grégot ne fut pas déporté : il fut mortellement atteint au combat à Saint-Amour le 3 juillet 1944 lors de l’attaque du train blindé allemand. Le dossier individuel conservé par le Service historique de la Défense confirme la date de son décès.
Camarades de combat
Il combattit au sein du groupe d’Henri Clerc. Georges Jouffroy est nommément cité comme grièvement blessé au cours de la même attaque du 3 juillet 1944. Les autres membres du groupe local comprennent notamment Yvonne Clerc et des chefs de section tels qu’Henri Desroches, sans que les sources retrouvées permettent d’établir la composition exacte du détachement engagé ce jour-là.
Retour à la vie civile
Pierre Grégot mourut à vingt-deux ans, le 3 juillet 1944, au cours d’une opération armée de la Résistance à Saint-Amour.
Décorations
Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Pierre Grégot n’ait reçu aucune distinction à titre posthume, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.
Lieux de mémoire
Une stèle à Saint-Amour entretient la mémoire de Pierre Grégot à l’endroit associé à sa mort ; elle fait l’objet de cérémonies commémoratives locales. Son nom figure également sur le monument de Saint-Amour recensé par les bases mémorielles contributives.
Références bibliographiques
M. R. D. FOOT, **Des Anglais dans la Résistance. Le Service secret britannique d’action (SOE) en France 1940-1944**, Tallandier, 2008. L’ouvrage permet de replacer le groupe Clerc dans l’environnement des réseaux et groupes français soutenus par le SOE, même si Pierre Grégot n’y fait pas l’objet d’une biographie individualisée retrouvée lors des présentes recherches.
Références internet
Service historique de la Défense. La fiche du dossier individuel de personnel de Pierre Louis Jean Gregot, cote AC 21 P 196827, confirme la naissance le 14 janvier 1922 à Saint-Amour et le décès le 3 juillet 1944. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/es/node/734790
Le Progrès. L’article commémoratif du 7 juillet 2014 indique que Pierre Grégot fut tué le 3 juillet 1944 par une sentinelle allemande lors de l’attaque du train blindé par le groupe du maquis Henri Clerc. https://www.leprogres.fr/societe/2014/07/07/soixante-dix-ans-apres-le-souvenir-demeure
Musée de la Résistance en ligne. La base nominative comporte une entrée « Pierre Grégot », confirmant son inscription dans le corpus mémoriel de la Résistance. https://www.museedelaresistanceenligne.org/
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense, dossier individuel de personnel de GREGOT, Pierre Louis Jean, cote AC 21 P 196827, conservé à Caen. La notice d’inventaire en ligne a été consultée ; le dossier physique n’a pas été dépouillé pièce par pièce.
Observations
La graphie du nom est « GREGOT » dans la notice du Service historique de la Défense et « Grégot » dans la presse locale. Des index secondaires de Mémoire des Hommes présentent des variantes manifestement fautives ou issues de transcription ; l’identité retenue repose sur le dossier SHD AC 21 P 196827. Le protocole transmis indiquait qu’il mourut des suites de blessures reçues lors de l’attaque ; la presse locale formule plus directement qu’il fut « tué » par une sentinelle allemande. Ces formulations ne sont pas nécessairement contradictoires sur le fond, mais la source contemporaine de commémoration est retenue pour décrire l’action.
Indice de fiabilité de la notice
Niveau B — Fiabilité bonne. L’identité et les dates sont confirmées par une source institutionnelle du Service historique de la Défense ; les circonstances de la mort au combat sont établies par une source mémorielle locale concordante. Le reste du parcours demeure peu documenté.
Chronologie
| Date | Événement |
| 14 janvier 1922 | Naissance à Saint-Amour (Jura). |
| 1944 | Rejoint le groupe de Résistance d’Henri Clerc. |
| 3 juillet 1944 | Participe à l’attaque d’un train blindé allemand à Saint-Amour et est mortellement atteint. |
| après-guerre | Sa mémoire est entretenue localement par une stèle et des commémorations à Saint-Amour. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
| Graphie du nom | SHD : GREGOT | Presse locale : Grégot | GREGOT dans l’identification normalisée ; Grégot admis comme graphie usuelle. |
| Circonstances du décès | Objet de recherche transmis : mort des suites de blessures | Le Progrès : tué par une sentinelle allemande pendant l’attaque | Mortellement atteint lors de l’attaque du 3 juillet 1944 ; formulation prudente retenue. |
Sources consultées
Service historique de la Défense. Notice du dossier AC 21 P 196827 : identité Pierre Louis Jean Gregot, naissance le 14 janvier 1922 à Saint-Amour, décès le 3 juillet 1944. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/es/node/734790
Le Progrès. Article « Soixante-dix ans après le souvenir demeure » : attaque du train blindé du 3 juillet 1944, mort de Pierre Grégot, blessure de Georges Jouffroy et existence d’une stèle commémorative. https://www.leprogres.fr/societe/2014/07/07/soixante-dix-ans-apres-le-souvenir-demeure
Musée de la Résistance en ligne. Répertoire nominatif : présence d’une entrée Pierre Grégot dans la base des résistants. https://www.museedelaresistanceenligne.org/