La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

GERVAIS de ROUVILLE Guy alias Guy de Rouville, alias Pol Roux,

Guy GERVAIS de ROUVILLE, dit Guy de Rouville, alias « Pol Roux », né le 12 juin 1915 à Castres (Tarn), mort le 13 janvier 2017 à Vabre (Tarn), français.

Ingénieur de l’École centrale de Paris, chef du secteur CFL 10 des Forces françaises de l’intérieur dans le Tarn, organisateur et commandant des maquis de Vabre, figure majeure de la Résistance protestante tarnaise.

Guy Gervais de Rouville naît à Castres dans une ancienne famille protestante implantée depuis plusieurs générations dans le massif de Vabre, où son père dirige une importante entreprise textile. Son enfance se déroule dans cet environnement industriel et rural qui jouera un rôle déterminant dans son futur engagement clandestin. Les ressources économiques de la famille, son implantation locale et les nombreux contacts entretenus dans la montagne tarnaise constitueront, pendant l’Occupation, des atouts essentiels pour l’organisation des maquis.

Après des études au collège Jean-Jaurès de Castres puis à l’École des Roches, il suit les classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand avant d’intégrer l’École centrale des arts et manufactures, dont il sort diplômé en 1939. Sportif accompli, engagé dans les associations étudiantes, il acquiert très tôt des qualités d’organisateur et de chef qui marqueront profondément son activité résistante. Plusieurs de ces éléments proviennent de sources mémorielles locales et sont cohérents avec les données biographiques disponibles, même si tous ne sont pas documentés par des archives administratives primaires.

Mobilisé à la déclaration de guerre, il sert comme chef de section antichar dans l’armée française avant la démobilisation de l’été 1940. De retour à Vabre, il reprend une activité industrielle liée notamment à la fabrication de gazogènes au charbon de bois, tout en conservant une grande liberté de déplacement grâce à ses fonctions dans l’organisation de la Jeunesse et des Sports. Cette mobilité favorisera bientôt ses activités clandestines.

Engagement dans la Résistance

L’engagement de Guy de Rouville intervient très tôt. Dès 1942, puis surtout au début de 1943, il transforme progressivement le pays de Vabre en une véritable zone de refuge destinée à accueillir des réfractaires au Service du travail obligatoire, des résistants recherchés, des aviateurs alliés, des Juifs persécutés et des jeunes issus des Éclaireurs israélites de France.

Sous le pseudonyme « Pol Roux », il participe à l’organisation des Mouvements unis de la Résistance (MUR) dans le Tarn et reçoit le commandement du Corps franc de Libération n° 10 (CFL 10), correspondant au secteur montagneux de Vabre.

Son rôle dépasse largement celui d’un simple chef militaire : il organise les structures administratives, le ravitaillement, l’encadrement, les liaisons, les services sanitaires et les relations avec les autorités départementales clandestines. Cette conception très complète du commandement lui vaut rapidement le surnom de « préfet du maquis », expression reprise par de nombreux témoins et historiens.

Le Musée de la Résistance en ligne confirme son rôle fondateur en indiquant qu’avec son père il fit de Vabre « l’un des tout premiers foyers de la Résistance tarnaise ».

Appartenance à un réseau ou mouvement

Guy de Rouville appartient successivement aux Mouvements unis de la Résistance, puis aux Forces françaises de l’intérieur.

À partir de mars 1943, il commande officiellement le secteur CFL 10, couvrant la montagne tarnaise autour de Vabre. Lorsque les maquis sortent de la clandestinité après le débarquement du 6 juin 1944, son unité est homologuée comme formation FFI sous l’appellation de « Maquis Pol Roux », rattachée administrativement à l’Armée secrète pour la période du 1er décembre 1943 au 23 août 1944.

Missions et actions

Sous le pseudonyme de « Pol Roux », Guy Gervais de Rouville transforma progressivement le secteur de Vabre en l’un des principaux centres de résistance du Tarn. Sa première mission consista à mettre en place une organisation territoriale capable d’assurer simultanément l’accueil des réfractaires au Service du travail obligatoire, la protection des personnes poursuivies par les autorités d’occupation et la préparation d’une future action militaire. Les ressources industrielles de sa famille, l’implantation protestante traditionnelle du pays de Vabre et la solidarité de la population locale favorisèrent cette organisation clandestine.

À partir de 1943, il constitua le Corps franc de Libération n° 10 (CFL 10), dont il assura le commandement. Cette unité couvrait un vaste secteur montagneux comprenant notamment Vabre, Lacaze, Berlats, Espérausses, Gijounet et les communes voisines. Sous son autorité furent progressivement créés plusieurs camps et points d’appui destinés à disperser les effectifs afin de limiter les risques en cas d’attaque allemande. Le commandement reposait sur une organisation militaire rigoureuse, mais également sur un important réseau de ravitaillement, de liaisons, de renseignements et d’assistance médicale.

L’une des caractéristiques majeures de son action fut l’accueil des Éclaireurs israélites de France (EIF) et de nombreux jeunes Juifs français ou étrangers recherchés par les autorités de Vichy et l’occupant allemand. En accord avec Robert Gamzon, dit « Castor », il facilita l’installation de la compagnie Marc Haguenau, qui devint l’une des principales unités combattantes juives de la Résistance intérieure française. Cette coopération entre résistants protestants et résistants juifs constitue aujourd’hui l’une des singularités historiques les plus remarquables des maquis de Vabre.

Guy de Rouville joua également un rôle essentiel dans l’organisation des parachutages alliés. Les terrains aménagés dans le secteur permirent la réception d’armes, de munitions, d’explosifs, de postes radio et de matériel destinés non seulement au CFL 10 mais également à d’autres formations du Tarn. Ces opérations exigeaient une préparation minutieuse, la sécurisation des zones de réception et une coordination permanente avec Londres et les états-majors clandestins régionaux.

Après le débarquement allié du 6 juin 1944, le CFL 10 participa activement aux opérations destinées à désorganiser les communications allemandes. Les unités commandées par Guy de Rouville effectuèrent des sabotages, des destructions d’axes de circulation, des embuscades et des opérations de harcèlement destinées à ralentir les mouvements des troupes allemandes dans le sud du Massif central. Les archives disponibles montrent que ces actions furent conduites en liaison avec les autres secteurs FFI du Tarn.

L’épisode le plus dramatique survint au début du mois d’août 1944 lors de l’offensive allemande contre les maquis de Vabre. Le 8 août 1944, une importante opération ennemie visa notamment les secteurs du terrain de parachutage « Virgule » et plusieurs positions occupées par les compagnies du CFL 10. Au cours de ces combats tombèrent plusieurs chefs de premier plan, notamment Gilbert Bloch, alias « Patrick », commandant de section de la compagnie Marc Haguenau. Malgré ces pertes, l’organisation mise en place par Guy de Rouville permit d’éviter l’anéantissement du dispositif et de préserver l’essentiel des effectifs combattants.

Après l’échec de cette offensive, les unités du secteur reprirent rapidement l’initiative. Elles participèrent à la libération progressive du Tarn durant le mois d’août 1944 et contribuèrent au rétablissement des autorités françaises dans la région. L’organisation clandestine élaborée depuis près de deux années permit une transition rapide entre les structures de Résistance et les nouvelles autorités issues de la Libération.

Arrestation / évasion / déportation

Contrairement à plusieurs de ses principaux collaborateurs, Guy Gervais de Rouville échappa à l’arrestation pendant toute la durée de l’Occupation.

Les services allemands et la Milice recherchèrent activement le chef du secteur CFL 10, mais la dispersion des maquis, la connaissance du terrain montagneux et l’appui constant de la population locale lui permirent de poursuivre son commandement jusqu’à la Libération.

Aucune période de détention, de déportation ou d’internement n’a été retrouvée dans les sources consultées.

Camarades de combat

Parmi les principaux résistants ayant combattu sous son autorité ou en étroite coopération figurent notamment :

  • Robert Gamzon, alias « Castor », fondateur de la compagnie Marc Haguenau des Éclaireurs israélites de France ;
  • Roger Cahen, qui prit le commandement de cette compagnie après Robert Gamzon ;
  • Gilbert Bloch, alias « Patrick », tué le 8 août 1944 ;
  • Jacques Lazarus, officier des Éclaireurs israélites de France ;
  • Pierre Dunoyer de Segonzac, responsable régional de l’Armée secrète ;
  • les officiers et responsables des différents secteurs FFI du Tarn.

Mais il faut aussi signaler, Bernard Schlumberger ( cousin de son épouse) du DMR de la R4, ayant un PC sur les hauteurs de Vabre (Bourion) et protégés par les maquisards de Vabre.

ainsi que Maurice Redon, avec qui il eut l’idée du coup de bluff adressé à la garnison allemande Castres et qui in fine contribua à sa reddition sans coup de feu (4.500 prisonniers). Et le chef saboteur de la R4, André Jamme, qu’il a initié/entraîné l’équipe de sabotage du Maquis Pol Roux.

Retour à la vie civile

Après la Libération, Guy Gervais de Rouville reprit la direction de l’entreprise textile familiale à Vabre tout en poursuivant un engagement civique important dans le département du Tarn.

Il participa activement au travail de mémoire consacré aux maquis de Vabre, soutint les associations d’anciens résistants et contribua à la préservation des archives et des témoignages relatifs à la Résistance locale. Son action permit notamment la création d’un important ensemble documentaire consacré au maquis Pol Roux.

Il crée l’Amicale des Maquis de Vabre en janvier 1945, dans le but d’entretenir le contact entre les anciens maquisards, et de faciliter l’entraide d’après-guerre. Ce n’est que bien plus tard qu’elle poursuivra aussi un but mémoriel, rendu possible par les contacts maintenus et la contribution de ces maquisards. C’est ainsi qu’est né le livre “De la chouette au merle blanc, le chargeur n’a que 20 balles” édité en 1994 puis 1999.

Il est aussi le créateur originel du Musée des maquis de Vabre, à Vabre, et l’initiateur des stèles de granit dispersées sur l’ancien territoire du maquis. Il est aussi à l’origine des commémorations qui se déroulèrent à Vabre. Le travail de mémoire a aussi été largement organisé par son épouse, Odile de Rouville, et par Marc Schoenenberger (dit Colibri).

Jusqu’à un âge très avancé, il participa aux cérémonies commémoratives organisées à Vabre et dans les communes voisines. Il s’éteignit le 13 janvier 2017 à Vabre, où il demeurait l’une des dernières grandes figures historiques de la Résistance tarnaise.

Décorations

Les recherches permettent de confirmer plusieurs distinctions attribuées à Guy Gervais de Rouville.

  • Médaille de la Résistance française avec rosette, attribuée par décret du 3 août 1946, publié au Journal officiel du 13 octobre 1946. Cette distinction est confirmée par la base des Médaillés de la Résistance française de l’Ordre de la Libération.
  • Croix de guerre 1939-1945 avec trois citations. Cette décoration est mentionnée de manière concordante par la notice de la Mémoire Vive de la Résistance, les avis de décès et plusieurs sources mémorielles. Les textes des citations n’ont toutefois pas été retrouvés lors des présentes recherches.
  • Officier de la Légion d’honneur. Cette qualité est attestée par plusieurs sources biographiques et mémorielles. Les recherches effectuées n’ont cependant pas permis de retrouver avec certitude le décret correspondant ; cette distinction est donc mentionnée sur la base de sources concordantes.
  • Mérite agricole (avec rosette selon plusieurs sources). Cette distinction est mentionnée dans les notices biographiques et les avis de décès, mais le décret nominatif n’a pas été retrouvé lors des présentes recherches.

Lieux de mémoire

Le nom de Guy Gervais de Rouville demeure étroitement associé au maquis de Vabre, dont il fut le principal organisateur et commandant.

À Vabre (Tarn), plusieurs lieux de mémoire rappellent aujourd’hui son action :

  • le Musée du Maquis de Vabre, auquel il apporta son soutien et son témoignage pendant de nombreuses années ;
  • les stèles commémorant les combats d’août 1944 ;
  • les monuments élevés à la mémoire des combattants du Corps franc de Libération n° 10 (CFL 10) ;
  • les anciens terrains de parachutage et emplacements des maquis de la montagne tarnaise.

Sa mémoire est également entretenue par l’Association des Maquis de Vabre, la Mémoire Vive de la Résistance, Mémoire et Espoirs de la Résistance ainsi que par plusieurs collectivités territoriales du Tarn.

Références bibliographiques

De la chouette au merle blanc, le chargeur n’a que vingt balles, Amicale des Maquis de Vabre, Société de l’Imprimerie Artistique, 1994, rééd. 1999, 256 p. Ouvrage collectif de référence consacré aux Maquis de Vabre, dont Guy de Rouville, alias « Pol Roux », fut le principal organisateur et le chef du secteur 10 des Corps francs de la Libération. Il rassemble récits, témoignages et documents sur la constitution des maquis, leur organisation, les parachutages, les combats de l’été 1944 et la Libération. La bibliographie officielle de l’Amicale le présente comme l’un des ouvrages fondamentaux sur l’histoire locale de la Résistance.

De la chouette au merle blanc. Récits de Résistance dans la montagne tarnaise, Odile Paul-Roux [Odile de Rouville], auto-édition, Albi, 1944-1945, 39 p. Rédigé immédiatement après les événements par l’épouse de Guy de Rouville, ce témoignage constitue l’une des sources imprimées les plus anciennes sur les Maquis de Vabre. Odile de Rouville emprunte pour le signer le pseudonyme clandestin de son mari, « Paul Roux ». Le récit évoque notamment l’organisation résistante de Vabre, les maquisards et les parachutages annoncés par les messages de Radio Londres.

Résistance à ciel ouvert, combats pour nos libertés, Amicale des Maquis de Vabre, actes du colloque tenu à Vabre, 2004, 23 p. Ces actes abordent l’histoire et la mémoire de la Résistance dans le secteur de Vabre et permettent de replacer l’action de Guy de Rouville dans l’organisation locale des MUR, des CFL et des FFI. Ils constituent un complément aux récits des anciens maquisards en confrontant histoire locale, témoignages et transmission mémorielle. L’ouvrage figure dans la bibliographie officielle de l’Amicale des Maquis de Vabre.

Vabre, Village des Justes, Michel Cals, Un Autre Reg’Art, 2019, 272 p. L’ouvrage retrace l’attitude de la population de Vabre pendant l’Occupation, l’accueil des personnes persécutées et l’engagement d’habitants dans la Résistance. Le rôle des réseaux protestants, du scoutisme et des Maquis de Vabre permet d’y replacer l’action de Guy et Odile de Rouville dans un environnement de refuge, de sauvetage et de lutte clandestine. Il constitue une référence importante pour comprendre le contexte humain dans lequel s’est développé le secteur dirigé par « Pol Roux ».

La Résistance sans héroïsme, Charles d’Aragon, Seuil, 1977, 217 p. Charles d’Aragon fut un acteur majeur de la Résistance dans le Tarn et participa à la structuration du mouvement Combat puis des Mouvements unis de la Résistance. Son témoignage éclaire le milieu clandestin avec lequel Guy de Rouville entra en relation avant de prendre la responsabilité du secteur montagnard autour de Vabre. Il permet ainsi de replacer l’organisation du maquis Pol Roux dans le contexte départemental et politique de la Résistance tarnaise.

De l’étoile jaune à la Résistance armée (1942-1944) : combat pour la dignité humaine, Léon Nisand, Éditions Cêtre, 2004, 195 p. Léon Nisand fut engagé dans la Résistance juive et dans les Maquis de Vabre. Son témoignage retrace le passage de la persécution et de la clandestinité à la lutte armée et éclaire particulièrement l’intégration des jeunes résistants juifs dans l’organisation militaire placée sous l’autorité de Guy de Rouville. L’ouvrage est donc particulièrement utile pour comprendre la compagnie Marc-Haguenau et la diversité des combattants du CFL 10.

Les Eaux Claires : journal 1940-1944, Robert Gamzon, Éclaireurs israélites de France, 1981, 167 p. Robert Gamzon, fondateur des Éclaireurs israélites de France et acteur de la Résistance juive, commanda la compagnie Marc-Haguenau rattachée aux Maquis de Vabre. Son journal permet de suivre l’évolution des mouvements de jeunesse juifs vers la clandestinité puis la lutte armée. Il apporte ainsi un témoignage de premier plan sur l’une des composantes de la force placée sous l’autorité générale de Guy de Rouville.

Les terroristes de l’espérance. Chronique de la Résistance dans le Tarn, Yves Benazech, Les Presses Midi-Pyrénées, 1985, 219 p. Cette chronique couvre l’histoire de la Résistance dans le Tarn et constitue une référence de contexte pour les mouvements, réseaux et maquis du département. Elle permet de situer les Maquis de Vabre, le secteur CFL 10 et leur chef Guy de Rouville au sein de l’ensemble des forces résistantes tarnaises. L’ouvrage est expressément retenu dans la bibliographie historique de l’Amicale des Maquis de Vabre.

Vichy, les Juifs et les Justes. L’exemple du Tarn, Jacques Fijalkow, Privat, 2003, 303 p. Cette étude analyse la persécution des Juifs dans le Tarn, mais aussi les comportements de secours, d’accueil et de résistance qui se développèrent localement. Elle constitue un cadre essentiel pour comprendre le rôle de Vabre comme lieu de refuge et l’intégration ultérieure de nombreux résistants juifs aux maquis. Elle éclaire donc directement le contexte dans lequel Guy de Rouville organisa son secteur de Résistance.

De la paix aux résistances. Les protestants de France (1930-1945), Patrick Cabanel, Fayard, 2015, 432 p. Cette étude replace les engagements protestants pendant l’Occupation dans leur contexte religieux, social et politique. Elle permet de comprendre l’environnement protestant particulièrement important dans le Tarn, à Vabre et dans les mouvements de jeunesse dont Guy de Rouville était responsable. Cette dimension est essentielle pour saisir les réseaux de solidarité, d’accueil des persécutés et de passage à la Résistance qui contribuèrent à la formation des Maquis de Vabre.

Références internet

Guy de Rouville (1915-2017) – Amicale des Maquis de Vabre. Notice biographique spécifiquement consacrée à Guy de Rouville, alias « Pol Roux ». Elle retrace sa formation, son engagement, son rôle de chef du secteur CFL 10 et son activité après-guerre dans la conservation de la mémoire du maquis ; elle mentionne également son homologation FFI, ses décorations et de nombreuses pages de l’ouvrage Le Chargeur n’a que vingt balles où il est cité. https://maquisdevabre.fr/quelques-acteurs/guy-de-rouville/

DE ROUVILLE Guy Gervais alias Pol-Roux – Mémoire Vive de la Résistance. Notice nominative consacrée au résistant, donnant sa naissance à Castres en 1915, sa formation d’ingénieur, son service militaire, son retour dans le Tarn et son engagement clandestin. Elle documente également son rôle dans le scoutisme protestant, les actions de secours aux Juifs, son pseudonyme « Pol Roux » et sa responsabilité au sein des MUR et des FFI du Tarn. https://mvr.asso.fr/de-rouville/

GERVAIS de ROUVILLE – Mémoire Vive de la Résistance. Seconde notice de la base Mémoire Vive consacrée à Guy Gervais de Rouville. Elle rassemble des éléments biographiques et militaires, rappelle son rôle dans l’organisation du maquis de Vabre et fournit des renseignements sur ses décorations, notamment la Médaille de la Résistance française avec rosette. Elle signale également une cote de dossier individuel et fournit des références bibliographiques sur le résistant et les maquis tarnais. https://mvr.asso.fr/gervais-de-rouville/

Maquis Pol Roux – Mémoire Vive de la Résistance. Cette fiche explique que « Maquis Pol Roux » ne désigne pas un maquis distinct, mais l’appellation sous laquelle le Maquis de Vabre fut rattaché à l’Armée secrète, « Pol Roux » étant le pseudonyme de Guy de Rouville. Elle documente son rôle de chef du secteur CFL 10 et décrit l’organisation interne du maquis, avec ses compagnies et ses services spécialisés. https://mvr.asso.fr/maquis-pol-roux/

1943-1944 : naissance et organisation des maquis – Amicale des Maquis de Vabre. Cette chronologie détaillée permet de suivre très précisément l’action de Guy de Rouville : activités dans le scoutisme protestant, aide aux Juifs, rapprochement avec Combat et les MUR, prise en charge du secteur montagnard n° 10 et relations avec les responsables militaires régionaux. Elle constitue l’une des ressources en ligne les plus riches pour comprendre la progression qui conduit de l’aide clandestine à l’organisation militaire des Maquis de Vabre. https://maquisdevabre.fr/organisation/maquis-nes-et-organises-sur-place/

De l’accueil des réfugiés au CFL 10 – Amicale des Maquis de Vabre. Cette étude retrace les origines de la Résistance vabraise depuis 1940 et documente directement Guy de Rouville comme ingénieur, ancien officier antichar, responsable des mouvements de jeunesse puis organisateur de la Résistance locale. Elle décrit l’accueil de jeunes Juives, les maquis d’attente, son adhésion aux MUR en janvier 1943 et l’adoption progressive du pseudonyme « Paul Roux », puis « Pol Roux ». https://maquisdevabre.fr/organisation/de-laccueil-des-refugies-au-c-f-l-10/

Résistance – Commune de Vabre. La page officielle de la commune présente Guy de Rouville, alias « Pol Roux », comme l’une des figures autour desquelles s’organisa la Résistance locale. Elle rappelle qu’il prit la responsabilité du secteur 10 des Corps francs de la Libération et replace son action aux côtés de Pierre Dunoyer de Segonzac et Maurice Redon. Elle constitue une source institutionnelle locale utile sur l’importance du maquis dans l’histoire de Vabre. https://www.vabre.fr/resistance

Histoire – Commune de Vabre. Cette présentation historique municipale revient sur l’organisation des trois compagnies des Maquis de Vabre, leurs quelque 450 résistants, la présence de la compagnie Marc-Haguenau et la protection du poste de commandement du délégué militaire régional. Guy de Rouville y apparaît comme chef du secteur CFL 10 et acteur central de l’organisation locale jusqu’aux opérations de Libération. https://www.vabre.fr/histoire

Le Tortillard fait de la Résistance – Commune de Vabre. Cette page décrit le rôle du chemin de fer départemental dans les communications et les transports clandestins de la Résistance. Elle signale notamment l’existence d’un réseau téléphonique clandestin installé sous la maison de Guy de Rouville, « Pol Roux », qui permettait d’alerter le maquis des mouvements de troupes allemandes stationnées à Castres. Elle apporte donc un éclairage concret sur l’infrastructure clandestine du secteur. https://www.vabre.fr/le-tortillard

Le Maquis de Vabre – Mémoire Vive de la Résistance. Cette synthèse retrace l’histoire de la formation commandée par Guy de Rouville, depuis son organisation jusqu’aux combats de l’été 1944 et à la poursuite de la guerre par une partie des maquisards dans le Corps franc Bayard. Elle cite plusieurs combattants tombés au cours des opérations et fournit également des références bibliographiques directement consacrées aux Maquis de Vabre et à la Résistance juive. https://mvr.asso.fr/le-maquis-de-vabre/

Le terrain de parachutage « Virgule » – Musée de la Résistance en ligne. Cette ressource très documentée traite du terrain de parachutage utilisé par les Maquis de Vabre et de l’attaque allemande du 8 août 1944. Elle s’appuie notamment sur des documents du Service historique de la Défense, des Archives nationales et des National Archives britanniques et reproduit des télégrammes du délégué militaire régional. Elle permet d’étudier l’un des principaux dispositifs alliés auxquels l’organisation dirigée par Guy de Rouville était associée. https://www.museedelaresistanceenligne.org/media11288-Le-terrain-de-parachutage-Virgule

Odile Paul Roux, De la Chouette au Merle Blanc. Récits de Résistance dans la montagne du Tarn – Musée de la Résistance en ligne. Cette fiche donne accès à la présentation du récit rédigé par Odile de Rouville au lendemain de la Libération. Le musée précise qu’elle signa l’ouvrage en utilisant le nom clandestin de son mari, « Paul Roux », et que cette source fut imprimée à Albi en 1945. La ressource permet ainsi d’identifier précisément l’une des sources primaires essentielles sur Guy de Rouville et son maquis. https://museedelaresistanceenligne.org/media8836-Odile-Paul-Roux-iDe-la-Chouette-au-Merle-Blanc-Rcits-de-Rsistance-dans-la-montagne-du-Tarn-i

Bibliographie – Amicale des Maquis de Vabre. Cette bibliographie spécialisée recense les principales publications consacrées aux Maquis de Vabre, aux résistants qui y combattirent, à la Résistance juive, au Tarn sous l’Occupation et à l’histoire générale de la Résistance. Elle répertorie notamment les ouvrages de l’Amicale, d’Odile de Rouville, Charles d’Aragon, Robert Gamzon, Léon Nisand, Yves Benazech, Jacques Fijalkow et Patrick Cabanel. Elle constitue une excellente base de contrôle pour prolonger les recherches bibliographiques sur Guy de Rouville. https://maquisdevabre.fr/bibliographie/

Témoignages filmés de Guy et Odile de Rouville – Amicale des Maquis de Vabre. La rubrique audiovisuelle de l’Amicale répertorie des témoignages filmés de Guy et Odile de Rouville réalisés autour de 2005. Elle signale notamment deux entretiens conservés dans les collections du United States Holocaust Memorial Museum, comportant des témoignages de Guy de Rouville ainsi que des images et objets relatifs aux Maquis de Vabre. Cette source est particulièrement intéressante pour accéder à la parole directe du chef du maquis. https://maquisdevabre.fr/temoignages/temoignages-filmes-sur-dautres-sites/

31 août 1944 : fête de la Libération de Vabre – Amicale des Maquis de Vabre. Cette page présente plusieurs photographies historiques de la cérémonie organisée après la Libération. Guy de Rouville y apparaît explicitement comme capitaine et chef de secteur, notamment lors du dépôt d’une gerbe avec Henri Combes devant le monument aux morts. Le document permet de visualiser l’état-major, la section administrative et plusieurs acteurs des Maquis de Vabre à la fin des combats. https://maquisdevabre.fr/documents/fete-de-la-liberation-de-vabre-31-aout-1944/

Ancien résistant, Guy de Rouville s’en est allé – La Dépêche du Midi, 13 janvier 2017. Cet article publié le jour de son décès revient sur le parcours de Guy de Rouville, mort à Vabre à l’âge de 101 ans. Il rappelle ses origines familiales, son activité d’industriel, son service comme officier antichar en 1939-1940 et surtout son rôle, à partir de 1943, dans l’organisation et le commandement des Maquis de Vabre sous le pseudonyme « Pol Roux ». https://www.ladepeche.fr/article/2017/01/13/2495972-ancien-resistant-guy-de-rouville-s-en-est-alle.html

Mission du 80e anniversaire de la Libération – Hommage au Maquis de Vabre – Préfecture du Tarn / ONaCVG. Cette page institutionnelle consacrée aux commémorations de la Libération présente Guy de Rouville comme l’une des grandes figures de la Résistance dans les Monts de Lacaune et rappelle son nom de guerre « Pol Roux ». Elle décrit également les actions mémorielles consacrées au maquis : conférences, parcours sur les lieux de parachutage, stèles et lieux de commandement. https://www.tarn.gouv.fr/Services-de-l-Etat/ONaCVG/Mission-du-80-anniversaire-de-la-Liberation

Dossier d’homologation consulté

La Mémoire Vive de la Résistance mentionne l’existence d’un dossier individuel coté 1 O 55804, correspondant à Guy Gervais de Rouville. Cette cote constitue le principal dossier nominatif actuellement identifié dans les sources accessibles.

Les recherches effectuées dans les bases librement consultables n’ont pas permis d’identifier avec certitude une cote SHD GR 16 P correspondant à son dossier individuel de résistant.

Observations

Les sources utilisent indifféremment les pseudonymes « Pol Roux » et « Paul Roux ». La graphie « Pol Roux » est aujourd’hui la plus largement retenue par les travaux historiques consacrés aux maquis de Vabre et a été adoptée dans la présente notice.

Plusieurs éléments relatifs à sa formation, à sa carrière professionnelle après la guerre et à certaines distinctions honorifiques reposent principalement sur des sources mémorielles et biographiques secondaires. Ils sont cohérents entre eux mais n’ont pas tous pu être vérifiés à l’aide d’archives administratives primaires.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A —   L’identité, le parcours résistant, les responsabilités exercées au sein du CFL 10, les principales opérations militaires, le rôle joué dans les maquis de Vabre et plusieurs décorations sont établis par des sources institutionnelles, archivistiques, mémorielles et bibliographiques concordantes. Seuls quelques éléments secondaires de sa carrière civile et certaines références de décrets demeurent partiellement documentés.

Chronologie

DateÉvénement
12 juin 1915Naissance à Castres (Tarn).
1939Diplômé de l’École centrale ; mobilisation.
Août 1940Démobilisation et retour à Vabre.
1942Début de l’organisation clandestine du secteur de Vabre.
1943Création du CFL 10 ; adoption du pseudonyme « Pol Roux ».
Juin-août 1944Commandement des maquis de Vabre ; parachutages ; combats de la Libération.
Août 1944Participation à la libération du Tarn.
Après la LibérationEngagement avec le Corps franc Bayard puis le 12ᵉ régiment de dragons jusqu’en Allemagne.
3 août 1946Décret de la Médaille de la Résistance française avec rosette.
13 janvier 2017Décès à Vabre (Tarn).

Sources consultées

Mémoire Vive de la Résistance. La notice individuelle « Guy GERVAIS de ROUVILLE », alias « Guy de Rouville », alias « Pol Roux », a fourni les éléments d’état civil, les pseudonymes, le parcours résistant, l’appartenance aux Mouvements unis de la Résistance puis aux Forces françaises de l’intérieur, le commandement du secteur CFL 10, les principales opérations conduites dans les maquis de Vabre, les décorations confirmées, la cote du dossier individuel (1 O 55804), ainsi qu’une bibliographie et plusieurs références archivistiques utiles à la rédaction de la présente notice.
https://mvr.asso.fr/gervais-de-rouville/

Musée de la Résistance en ligne – Fondation de la Résistance. La notice nominative consacrée à Guy Gervais de Rouville a confirmé son identité, son pseudonyme « Pol Roux », son activité dans le département du Tarn, son rôle dans l’organisation de la Résistance autour de Vabre, son homologation au sein des Forces françaises de l’intérieur ainsi que plusieurs éléments concernant ses responsabilités militaires.
https://museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=46069

Association des Maquis de Vabre. Les pages consacrées à Guy de Rouville, à l’organisation militaire du Corps franc de Libération n° 10 (CFL 10), aux responsables du maquis, aux compagnies, aux terrains de parachutage et aux combats d’août 1944 ont permis de documenter son action comme chef de secteur, l’organisation des unités combattantes, les relations avec les Éclaireurs israélites de France, les parachutages alliés, les combats de la Libération ainsi que l’administration clandestine du secteur de Vabre.
https://maquisdevabre.fr/quelques-acteurs/guy-de-rouville/
https://maquisdevabre.fr/organisation/organisation-militaire-du-c-f-l-10/
https://maquisdevabre.fr/

Association des Maquis de Vabre – Registre des Maquis de Vabre. Le registre nominatif des maquisards a été consulté afin de contrôler les effectifs du CFL 10, les structures des différentes compagnies, les responsables militaires et les unités engagées dans les combats de l’été 1944.

Mémoire et Espoirs de la Résistance. La notice biographique consacrée à Guy de Rouville a fourni des renseignements complémentaires sur son environnement familial, son épouse Odile Schlumberger, l’accueil des Juifs persécutés dans la montagne tarnaise, les relations avec les Éclaireurs israélites de France, la création des maquis de Vabre ainsi que son activité mémorielle après la guerre.
https://www.memoresist.org/resistant/guy-de-rouville/

Ville de Vabre. La rubrique consacrée à la Résistance a permis de replacer l’action de Guy de Rouville dans le contexte historique local, de confirmer le rôle du CFL 10, l’organisation générale des maquis de Vabre et la coopération entre résistants protestants et résistants juifs.
https://www.vabre.fr/resistance

Ordre de la Libération. Les bases documentaires relatives à la Médaille de la Résistance française ont été consultées afin de vérifier les décorations attribuées à Guy Gervais de Rouville, notamment la Médaille de la Résistance française avec rosette et les références du décret d’attribution.
https://www.ordredelaliberation.fr/

Base Léonore – Archives nationales. Une recherche nominative a été effectuée afin de vérifier l’existence éventuelle d’un dossier de Légion d’honneur et de contrôler les informations relatives à ses distinctions honorifiques. Les résultats accessibles n’ont pas permis de retrouver avec certitude son dossier individuel.
https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/

Légifrance – Journal officiel de la République française. Les recherches ont porté sur les décrets relatifs aux décorations susceptibles d’avoir été attribuées à Guy Gervais de Rouville, notamment la Médaille de la Résistance française, la Légion d’honneur et les autres distinctions nationales mentionnées dans les notices biographiques.
https://www.legifrance.gouv.fr/

Wikipédia. La notice biographique développée a été utilisée comme source secondaire afin de compléter les informations relatives à la jeunesse, à la formation à l’École centrale, à la carrière professionnelle après la Libération, à la participation au Congrès de La Haye de 1948, à certaines distinctions et à la bibliographie. Toutes les informations retenues ont été systématiquement confrontées aux sources institutionnelles et mémorielles lorsqu’un recoupement était possible.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_de_Rouville

La Dépêche du Midi. Les articles publiés à l’occasion du décès de Guy Gervais de Rouville ont confirmé la date et le lieu de son décès, rappelé son rôle comme chef des maquis de Vabre et apporté plusieurs renseignements sur les hommages rendus à cette figure majeure de la Résistance tarnaise.
https://www.ladepeche.fr/article/2017/01/13/2495972-ancien-resistant-guy-de-rouville-s-en-est-alle.html
https://www.ladepeche.fr/article/2017/01/14/2496141-guy-de-rouville-s-est-eteint-hier-a-101-ans.html

Gallica – Bibliothèque nationale de France. Les recherches ont porté sur les publications contemporaines de la Libération, la presse ancienne et les ouvrages relatifs aux maquis du Tarn afin de rechercher des mentions de Guy Gervais de Rouville, du CFL 10 et des opérations militaires conduites dans la montagne tarnaise.
https://gallica.bnf.fr/

Mémoire des Hommes – Ministère des Armées. Une recherche nominative a été effectuée afin de vérifier l’existence d’un éventuel dossier individuel ou de mentions complémentaires concernant son parcours militaire. Les résultats accessibles n’ont pas apporté d’éléments nouveaux directement exploitables pour la présente notice.
https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Aucune autre source primaire nominative accessible en ligne n’a permis de compléter utilement les informations recueillies. Les données retenues dans la présente notice résultent du recoupement systématique des sources institutionnelles, mémorielles, archivistiques et bibliographiques consultées.

Guy de Rouville

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024