Claire DORÉ-GRASLIN est née le 1er août 1880 à Nantes (Loire-Atlantique). Elle est décédée le 1er février 1945 au camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne).
Claire DORÉ-GRASLIN était issue d’une famille nantaise notable. Elle était la petite-fille d’Edmond Doré-Graslin, personnalité influente à Nantes.
Le 19 décembre 1900, elle épousa Louis-Alexandre AUDIBERT, officier de cavalerie, futur général et figure majeure de la Résistance dans l’Ouest de la France. Le couple s’installa au château de l’Oiselinière à Gorges (Loire-Atlantique), résidence familiale et lieu d’engagement dans la Résistance.
Engagement dans la Résistance
Dès 1940, Claire AUDIBERT s’engagea aux côtés de son époux dans la Résistance. Elle participa activement aux activités clandestines, notamment en hébergeant des résistants et en servant de relais pour des messages et des documents confidentiels. Son engagement discret mais déterminé fut essentiel au fonctionnement du réseau dirigé par son mari.
Claire AUDIBERT joua un rôle crucial dans le soutien logistique de la Résistance. Elle assurait la liaison entre différents membres du réseau, hébergeait des résistants de passage et participait à la diffusion de tracts et de journaux clandestins. Son domicile servait de point de rencontre sécurisé pour les membres de l’Armée Secrète de l’Ouest.
Arrestation et déportation
Le 21 janvier 1944, Claire AUDIBERT fut arrêtée par la Gestapo au château de l’Oiselinière à Gorges, en même temps que son époux et leur fille Geneviève.
Après une détention à la prison de Nantes, elle fut déportée depuis la gare de l’Est à Paris le 13 mai 1944 vers le camp de concentration de Ravensbrück, où elle reçut le matricule 38769.
Le 1er février 1945, elle se porta volontaire pour prendre la place d’une jeune déportée de 18 ans et meurt à sa place.
Camarades de combat
Claire AUDIBERT œuvra principalement aux côtés de son époux, le général Louis-Alexandre AUDIBERT, chef régional de l’Armée Secrète. Leur collaboration étroite fut le pilier de leur engagement commun dans la Résistance.
Décorations
Claire AUDIBERT fut reconnue à titre posthume pour son courage et son sacrifice.
Bien que les archives précises des décorations soient limitées, son acte héroïque est commémoré dans plusieurs ouvrages et mémoriaux dédiés à la Résistance.
Rues ou lieux de mémoire
- À Gorges (Loire-Atlantique), l’école publique porte désormais le nom de Claire Doré-Graslin, en hommage à son engagement et à son sacrifice.
Références bibliographiques
La Résistance en Loire-Inférieure, par Jean-Claude Terrière, Geste éditions, 2008. Cet ouvrage retrace l’itinéraire du père de l’auteur, résistant en Loire-Inférieure, à travers des témoignages et des documents retrouvés.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne : https://museedelaresistanceenligne.org/media2468-Claire-Dor-Graslin-pouse-Audibert
Photographie de Claire DORÉ-GRASLIN et notice biographique détaillant son engagement dans la Résistance et les circonstances de sa déportation.
L’Histoire en rafale : https://lhistoireenrafale.lunion.fr/2025/02/01/1er-fevrier-1945-a-ravensbruck-claire-gazee-pour-sauver-une-jeune-de-18-ans/
Article commémoratif relatant le sacrifice de Claire AUDIBERT à Ravensbrück, soulignant son acte héroïque en faveur d’une jeune déportée.
Photographie
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Photographie d’époque de Claire DORÉ-GRASLIN, conservée par l’Association Libération-Nord.