La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

de BOISSIEU DEAN de LUIGNÉ Alain dit Alain de Boissieu,

Alain BOISSIEU DEAN de LUIGNÉ (de), usuellement Alain de Boissieu, né le 5 juillet 1914 à Chartres (Eure-et-Loir) et mort le 5 avril 2006 à Clamart (Hauts-de-Seine), officier de cavalerie, prisonnier de guerre évadé, combattant des Forces françaises libres et de la 2e Division blindée, général d’armée, chef d’état-major de l’Armée de terre, grand chancelier de la Légion d’honneur puis chancelier de l’Ordre de la Libération, Compagnon de la Libération par décret du 18 janvier 1946. Le cartouche informatique actuel de l’Ordre affiche le 4 juillet, mais le corps de la biographie institutionnelle donne le 5 juillet 1914, date également retenue par les autres sources consultées.

Jeunesse et formation

Fils d’un assureur-conseil, Alain de Boissieu fait ses études au collège Sainte-Croix du Mans, puis à l’école Sainte-Geneviève de Versailles. Il entre à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en octobre 1936 et appartient à la promotion dite du Soldat Inconnu. Sorti sous-lieutenant, il poursuit sa formation à l’École d’application de la cavalerie de Saumur à partir de septembre 1938. Parallèlement à sa formation militaire, il obtient trois certificats de licence à la faculté de Paris.

À la déclaration de guerre, il sert au 15e Groupe de reconnaissance de division d’infanterie (15e GRDI), unité de reconnaissance de la 10e Division d’infanterie, comme chef d’un peloton de canons antichars.

Engagement dans la Résistance

Son parcours vers la France libre commence par la campagne de France et la captivité. Le 11 juin 1940, au nord d’Époye, dans la Marne, son peloton arrête une attaque allemande et détruit trois blindés. Encerclé dans le bois de la ferme Milan, de Boissieu rassemble ses trente-cinq cavaliers et organise une sortie à cheval, sabre au clair, afin d’éviter la capture de ses hommes et de ses matériels. Après avoir confié son peloton à son adjoint, il retourne vers les fantassins qui avaient couvert leur sortie.

Le lendemain, 12 juin 1940, il est capturé avec le chef de bataillon de la Rochefordière près du mont Cornillet. Deux fois cité pendant la campagne de France, il apprend indirectement, le 19 juin en Belgique, l’existence de l’appel lancé la veille par le général de Gaulle et tente déjà de s’évader du train qui le conduit en Allemagne.

Interné à l’Oflag II D en Poméranie, il est promu lieutenant pendant sa captivité. Le 28 mars 1941, il s’évade avec Jacques Branet et le sous-lieutenant Klein. Les trois hommes gagnent l’Union soviétique, où de Boissieu demande à rejoindre le général de Gaulle en Grande-Bretagne mais se retrouve interné par les autorités soviétiques.

Après l’invasion allemande de l’URSS, la situation des Français internés change. Regroupés à Mitchourine, ils sont signalés aux Britanniques puis aux Forces françaises libres. Avec 185 camarades, sous la conduite du capitaine Pierre Billotte, de Boissieu quitte finalement l’URSS par Arkhangelsk et le Spitzberg, atteint la Grande-Bretagne et signe son engagement dans les FFL à Camberley le 12 septembre 1941.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Alain de Boissieu n’appartient pas à un réseau de Résistance intérieure. Son engagement relève de la France libre combattante.

Après son arrivée en Grande-Bretagne, il sert temporairement à l’état-major particulier du général de Gaulle à Londres, suit des formations de parachutiste et de commando et participe à plusieurs opérations. Il sert ensuite auprès du général Legentilhomme dans l’océan Indien, puis rejoint en mars 1943 la Force L du général Leclerc, future 2e Division blindée.

Au sein de la 2e DB, il commande notamment l’Escadron de protection du général Leclerc et du PC avancé, puis, à partir de décembre 1944, la 3e compagnie de chars moyens du 501e Régiment de chars de combat. L’Ordre de la Libération retient explicitement dans son indexation le 501e RCC et l’état-major particulier du général de Gaulle.

Missions et actions

À Londres, de Boissieu participe après sa formation aux opérations de Bayonne à Pâques 1942, puis au raid de Dieppe d’août 1942. En décembre, il est envoyé dans l’océan Indien sous les ordres du général Paul Legentilhomme. Avec le Bataillon de marche n° 2 des FFL, il prend part aux opérations liées au rétablissement de l’autorité française à Madagascar et à Djibouti.

En mars 1943, il demande à rejoindre la Force L de Leclerc en Tunisie et est affecté au 3e Bureau de son état-major. Lorsque la Force L devient la 2e DB au Maroc, il poursuit son service dans cette formation. En février 1944, il reçoit le commandement de l’Escadron de protection du général Leclerc et du PC avancé de la division ; ses lieutenants sont alors Pierre de la Fouchardière, Philippe Duplay et Hervé de Lencquesaing.

Il débarque en Normandie le 30 juillet 1944. Le 12 août, à La Lande-de-Goult, il est blessé par l’explosion d’un obus antichar de 75 mm alors qu’il porte secours au chef du char L’Ourcq. Les autres servants sont tués ; de Boissieu est projeté hors du char.

Il reprend le combat et se distingue dans la forêt d’Écouves, où il contribue à réduire une résistance blindée allemande. Le 25 août 1944 à Paris, il engage deux de ses pelotons contre le puissant point d’appui allemand du Luxembourg, dont la résistance finit par céder.

En décembre 1944, à sa demande, il rejoint le 501e RCC et prend le commandement de sa 3e compagnie de chars moyens. Du 25 janvier au 2 février 1945, pendant la campagne d’Alsace, il mène plusieurs opérations de chars rendues particulièrement difficiles par la neige et l’impossibilité pour l’infanterie de suivre normalement les blindés. Il participe notamment avec le capitaine Raymond Dronne à une attaque nocturne destinée à contourner les défenses antichars de Marckolsheim.

Affecté en avril 1945 au cabinet militaire du général de Gaulle à Paris, il obtient encore l’autorisation de rejoindre temporairement la 2e DB et retrouve celle-ci à Berchtesgaden au début de mai 1945. Il est promu chef d’escadrons en juin.

Arrestation / évasion / déportation

Alain de Boissieu est prisonnier de guerre du 12 juin 1940 au 28 mars 1941, date de son évasion de l’Oflag II D. Sa première tentative d’évasion intervient dès son transfert vers l’Allemagne, après qu’il a appris l’existence de l’appel du 18 Juin.

Son évasion réussie du 28 mars 1941 est accomplie avec Jacques Branet et le sous-lieutenant Klein. Elle ne débouche pas immédiatement sur la liberté : arrivé en URSS, il est interné une seconde fois, cette fois par les autorités soviétiques. L’entrée de l’URSS dans la guerre contre l’Allemagne permet finalement le départ du groupe français vers la Grande-Bretagne.

Il n’a pas été déporté dans le cadre de la répression de la Résistance ; sa détention en Allemagne relève du statut de prisonnier de guerre.

Camarades de combat

Jacques Branet est directement associé à son évasion de l’Oflag II D. Pierre Billotte conduit le groupe de 186 Français qui parvient à quitter l’Union soviétique et à rejoindre la Grande-Bretagne.

À partir de 1943, son parcours est étroitement lié à celui du général Philippe Leclerc de Hauteclocque, dont il commande en 1944 l’escadron de protection et le PC avancé. Au sein de cet escadron, ses lieutenants sont Pierre de la Fouchardière, Philippe Duplay et Hervé de Lencquesaing.

En Alsace, il combat notamment avec Raymond Dronne, autre Compagnon de la Libération, lors des opérations autour de Marckolsheim.

Retour à la vie civile

Alain de Boissieu ne retourne pas immédiatement à la vie civile : il poursuit au contraire une longue carrière dans l’armée. Le 2 janvier 1946, il épouse à Paris Élisabeth de Gaulle, fille du général de Gaulle.

Après l’École d’état-major, il sert en Afrique équatoriale de 1947 à 1949, retrouve ensuite le 501e RCC, sert à Dakar puis est breveté de l’École supérieure de guerre en 1955. En juin 1956, il obtient un commandement opérationnel en Algérie à la tête du 4e Chasseurs dans le Constantinois. Il y reçoit la Croix de la Valeur militaire avec deux citations. Promu colonel en septembre 1958, il devient directeur du cabinet militaire du délégué général Paul Delouvrier et du général Maurice Challe.

Après l’Inspection générale de l’Arme blindée et de la Cavalerie et les hautes études militaires, il commande la 2e Brigade blindée de 1962 à 1964. Promu général de brigade, il dirige ensuite l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et l’École militaire interarmes de Coëtquidan de 1964 à 1967, puis la 7e Division mécanisée. Il devient inspecteur de l’Arme blindée-Cavalerie et membre du Conseil supérieur de la guerre.

Promu général d’armée en mai 1971, il exerce les fonctions de chef d’état-major de l’Armée de terre jusqu’en février 1975. Il devient ensuite grand chancelier de la Légion d’honneur et chancelier de l’Ordre national du Mérite de 1975 à 1981.

Membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis novembre 1970, il est nommé chancelier de l’Ordre de la Libération par décret du 26 septembre 2002, pour quatre ans. Il exerce cette fonction jusqu’à sa mort en 2006.

Il meurt le 5 avril 2006 à Clamart, à 91 ans, et est inhumé à Colombey-les-Deux-Églises.

Décorations

Grand-croix de la Légion d’honneur. Source : Ordre de la Libération. L’instrument du dossier 1 A 111 conserve notamment une copie du mémoire de proposition pour cette dignité datée de 1975.

Compagnon de la Libération. Décret du 18 janvier 1946. Source : Ordre de la Libération ; dossier personnel 1 A 111.

Grand-croix de l’Ordre national du Mérite. Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre 1939-1945, avec sept citations. Source : Ordre de la Libération.

Croix de la Valeur militaire, avec deux citations. Source : Ordre de la Libération.

Médaille de la Résistance française. Source : Ordre de la Libération.

Médaille des Évadés. Source : Ordre de la Libération. Le 14 novembre 1941, de Gaulle lui remet à Old Dean Camp sa Croix de guerre avec palme et la Médaille des Évadés.

Croix du Combattant volontaire 1939-1945. Source : Ordre de la Libération.

Croix du Combattant volontaire de la Résistance. Source : Ordre de la Libération.

Knight Commander of the Order of the British Empire (KBE), Royaume-Uni. Source : Ordre de la Libération.

Commander of the Legion of Merit, États-Unis. Source : Ordre de la Libération.

La documentation secondaire attribue à Alain de Boissieu plusieurs autres décorations françaises et étrangères ; elles ne sont pas ajoutées ici à la liste principale faute de confirmation nominale institutionnelle suffisamment précise obtenue au cours de la présente vérification.

Lieux de mémoire

Alain de Boissieu est inhumé à Colombey-les-Deux-Églises, lieu étroitement associé à la famille de Gaulle.

À Paris, une voie porte son nom : la rue du Général-Alain-de-Boissieu, hommage à sa carrière militaire et à son rôle dans la France libre. Une rue de Lucé, près de Chartres, porte également son nom.

Sa mémoire demeure particulièrement liée au 501e RCC. Le 31 mars 2026, une classe de Défense parrainée par le régiment lui a rendu hommage au musée de l’Ordre de la Libération, en présence notamment de sa fille Anne de Laroullière et d’anciens responsables militaires.

Références bibliographiques

Pour combattre avec de Gaulle (1940-1945), Alain de Boissieu, Plon, 1981. Il s’agit du témoignage publié de l’intéressé sur la période directement étudiée ici.

Pour servir le Général (1946-1970), Alain de Boissieu, Plon, 1982.

1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, 2000.

Les Compagnons de l’Aube, Guillaume Piketty, Textuel, 2014.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, édition actualisée, 2023.

Références internet

Ordre de la Libération — Notice institutionnelle détaillée d’Alain de Boissieu : formation, campagne de France, captivité, évasion, internement soviétique, FFL, 2e DB, campagnes de 1944-1945, carrière militaire et décorations.
Alain de Boissieu — Ordre de la Libération

Ordre de la Libération — Archives — Instrument de recherche du dossier personnel de Compagnon 1 A 111, avec décret du 18 janvier 1946, correspondance, états de services, entretiens et documents biographiques.
Instrument de recherche des Compagnons — lettre B

Fondation de la Résistance — Dossier historique comportant une synthèse du parcours d’Alain de Boissieu et une photographie documentée de la remise de la Croix de guerre et de la Médaille des Évadés par de Gaulle en novembre 1941.
Fondation de la Résistance — dossier historique

Ordre de la Libération — textes officiels — Documentation institutionnelle relative notamment à sa nomination comme chancelier de l’Ordre en septembre 2002.
Textes officiels de l’Ordre de la Libération

Musée de la Libération de Paris – musée du Général Leclerc – musée Jean Moulin — Photographies d’Alain de Boissieu en uniforme de capitaine de la 2e DB, avec identification de ses insignes et rappels de décorations.
Collections Paris Musées — Alain de Boissieu

Le Monde — Notice nécrologique du 6 avril 2006, recoupant son état civil, Saint-Cyr, la campagne de 1940, la captivité, l’évasion et sa carrière ultérieure.
Alain de Boissieu, gendre du général de Gaulle — Le Monde

Dossier d’homologation consulté

Le dossier personnel de Compagnon est conservé sous la cote 1 A 111. Son instrument décrit notamment le décret d’attribution de la croix de la Libération du 18 janvier 1946, sa carte de Compagnon du 23 novembre 1949, le reçu du diplôme du 18 mai 1965, plusieurs fiches de renseignements et 101 pièces de correspondance échangées avec l’Ordre entre 1957 et 2006.

Le dossier contient également des copies provenant du SHD, sous-série GR 16 P : un mémoire de proposition pour la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur de 1975 et un état des services. L’instrument consulté ne donne toutefois aucune cote GR 16 P chiffrée à cet endroit. Par conséquent, aucune cote précise n’est inventée ou attribuée ici.

Le fonds 1 A 111 comprend encore trois retranscriptions d’entretiens, dont celles réalisées par Jérôme Camilly en 1986 et Vincent Soulignac en 2004, plusieurs questionnaires et textes biographiques, des documents relatifs à ses obsèques ainsi que 53 articles de presse couvrant la période 1981-2007.

Le dossier physique 1 A 111 et l’éventuel dossier original GR 16 P n’ont pas été directement examinés dans le cadre de cette recherche.

Observations

Une divergence existe sur la date de naissance. Le cartouche numérique actuel de l’Ordre indique « 04 juillet 1914 », alors que le corps de la biographie institutionnelle indique explicitement 5 juillet 1914. Le Monde donne également le 5 juillet. La date du 5 juillet 1914 est donc retenue, sous réserve du contrôle direct de l’acte d’état civil.

L’identité développée employée par l’Ordre est Alain BOISSIEU DEAN de LUIGNÉ (de) ; la forme usuelle, largement employée dans les documents institutionnels, est Alain de Boissieu.

Il convient également de distinguer son statut de prisonnier de guerre évadé, puis d’interné en URSS, de celui d’un déporté résistant : aucune déportation n’est établie. Son entrée effective dans les FFL intervient à Camberley le 12 septembre 1941 après son passage par l’Union soviétique.

Enfin, l’instrument 1 A 111 confirme l’existence de pièces issues de GR 16 P mais ne fournit pas, dans la notice archivistique consultée, de cote chiffrée du dossier. Cette absence est conservée comme telle conformément au principe de non-déduction.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A : La notice repose sur plusieurs sources institutionnelles concordantes, au premier rang desquelles la biographie de l’Ordre de la Libération et l’instrument archivistique détaillé du dossier 1 A 111, complétés par la Fondation de la Résistance, les collections du Musée de la Libération de Paris et une notice nécrologique contemporaine. La campagne de 1940, la captivité, l’évasion du 28 mars 1941, l’internement soviétique, l’engagement FFL du 12 septembre 1941, les opérations de 1942-1945, le service dans la 2e DB et au 501e RCC, ainsi que la carrière militaire d’après-guerre sont solidement documentés. Les réserves portent essentiellement sur la discordance informatique du 4/5 juillet 1914 et sur l’absence de cote GR 16 P chiffrée dans l’instrument consulté.

Chronologie

DateÉvénement
5 juillet 1914Naissance à Chartres.
Octobre 1936Entre à Saint-Cyr, promotion du Soldat Inconnu.
Septembre 1938École d’application de la cavalerie de Saumur.
1939Affecté au 15e GRDI comme chef de peloton antichars.
11 juin 1940Combat d’Époye ; détruit trois blindés et organise la sortie de son peloton encerclé.
12 juin 1940Fait prisonnier près du mont Cornillet.
19 juin 1940Apprend l’existence de l’appel du général de Gaulle ; première tentative d’évasion.
Septembre 1940Promu lieutenant pendant sa captivité.
28 mars 1941S’évade de l’Oflag II D avec Jacques Branet et Klein.
Printemps 1941Gagne l’URSS et y est interné.
Été 1941Quitte l’URSS avec 185 autres Français par Arkhangelsk et le Spitzberg.
12 septembre 1941Engagement dans les FFL à Camberley.
14 novembre 1941Reçoit de de Gaulle la Croix de guerre avec palme et la Médaille des Évadés.
1942Entraînement parachutiste et commando ; opérations de Bayonne et de Dieppe.
Décembre 1942Mission dans l’océan Indien sous les ordres du général Legentilhomme.
Mars 1943Rejoint la Force L de Leclerc en Tunisie.
Juillet 1943La Force L devient la 2e DB.
Février 1944Commande l’Escadron de protection de Leclerc et du PC avancé.
30 juillet 1944Débarquement en Normandie.
12 août 1944Blessé à La Lande-de-Goult.
25 août 1944Combat contre le point d’appui allemand du Luxembourg à Paris.
Décembre 1944Prend le commandement de la 3e compagnie du 501e RCC.
25 janvier-2 février 1945Combats d’Alsace.
Début mai 1945Rejoint la 2e DB à Berchtesgaden.
Juin 1945Promu chef d’escadrons.
2 janvier 1946Épouse Élisabeth de Gaulle.
18 janvier 1946Nommé Compagnon de la Libération.
1956Prend le commandement du 4e Chasseurs en Algérie.
Septembre 1958Promu colonel.
1964-1967Commande Saint-Cyr et l’École militaire interarmes.
Mai 1971-février 1975Chef d’état-major de l’Armée de terre.
1975-1981Grand chancelier de la Légion d’honneur et chancelier de l’Ordre national du Mérite.
26 septembre 2002Nommé chancelier de l’Ordre de la Libération.
5 avril 2006Décès à Clamart ; inhumation à Colombey-les-Deux-Églises.

Tableau des divergences entre sources

ÉlémentSourceDonnéeAppréciation
Date de naissanceCartouche numérique de l’Ordre4 juillet 1914Discordance interne probable.
Date de naissanceCorps de la biographie de l’Ordre5 juillet 1914Date retenue.
Date de naissanceLe Monde5 juillet 1914Confirme la date retenue.
Cote GR 16 PInstrument 1 A 111Mention « SHD, GR 16 P » sans numéroAucune cote chiffrée attribuée dans cette notice.
Croix de guerre 1939-1945Ordre de la Libération7 citationsDonnée institutionnelle retenue.
Croix de guerre visible sur photographie de 1944-1945Paris MuséesSix citations visibles à cette dateCompatible : photographie antérieure à l’état final des décorations.

Sources consultées

Ordre de la Libération — biographie institutionnelle d’Alain de Boissieu, source principale de la présente notice.
Consulter la notice institutionnelle

Ordre de la Libération — Archives — dossier de Compagnon 1 A 111, décret du 18 janvier 1946, correspondance, documents SHD et entretiens.
Consulter l’instrument archivistique de la lettre B

Fondation de la Résistance — documentation biographique et iconographique sur son parcours, notamment son évasion et son service après-guerre.
Consulter le dossier de la Fondation de la Résistance

Musée de la Libération de Paris – musée du Général Leclerc – musée Jean Moulin — collections photographiques documentant Alain de Boissieu au sein de la 2e DB et du 501e RCC.
Consulter la fiche des collections Paris Musées

Légifrance — documentation officielle confirmant son appartenance à la Commission nationale de la médaille de la Résistance française à la fin de sa vie.
Décret du 20 septembre 1999 — Légifrance

Le Monde — notice nécrologique du 6 avril 2006, utilisée comme source contemporaine complémentaire et de recoupement.
Alain de Boissieu — Le Monde

Wikipédia — notice développée consultée comme source secondaire, sans prévaloir sur les sources institutionnelles.
Alain de Boissieu — Wikipédia

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