Les combats désignés comme « combats de Cuguret », « combats de Cuguret-Siguret » ou combats de la haute vallée de l’Ubaye à la fin de l’été 1944 sont historiquement attestés, mais ils ne constituent pas une bataille unique et continue ayant commencé en août à Cuguret.
Les sources permettent de distinguer deux phases.
Entre le 20 et le 24 août 1944, les FFI combattent principalement dans la haute vallée de l’Ubayette, autour de Larche, Saint-Ours, Meyronnes et Tournoux, contre une tentative allemande venant d’Italie.
À partir du 24 août, le front se stabilise sur les crêtes frontalières, depuis la Tête de Siguret jusqu’au col de Pouriac. L’affrontement spécifiquement documenté au sommet de Cuguret intervient à la fin du mois de septembre 1944.
L’appellation principale retenue est donc « combats de Cuguret-Siguret ». Les variantes rencontrées sont « combat de Cuguret », « combats de la haute Ubaye », « combats de la haute vallée », « front de l’Ubayette » et « combats de la crête frontière ».
Le nom « Siguret » désigne notamment la Tête de Siguret et la crête dominant Meyronnes et l’Ubayette ; il ne doit pas être confondu avec le plan d’eau moderne de Siguret à Jausiers.
Circonstances
Après le soulèvement de juin 1944 et le repli temporaire des FFI hors de l’Ubaye, la Résistance locale se reconstitue. Le débarquement de Provence du 15 août 1944 permet une reprise générale de l’offensive dans les Basses-Alpes. Les maquisards préparent alors une action contre Larche et les positions allemandes contrôlant la route vers la frontière italienne. La garnison de Larche capitule le 20 août 1944.
La libération de Larche ne signifie cependant pas la fin des combats. Une force allemande venant d’Italie tente presque immédiatement de pénétrer dans l’Ubayette afin de rétablir la liaison avec les troupes allemandes en retraite en France.
Boris de GUEYER indique que, le 21 août, le commandant BUREAU organise une défense avec environ 250 volontaires de la vallée de l’Ubaye et demande le concours d’éléments FFI extérieurs. Trois lignes successives sont établies à Larche, Saint-Ours-Meyronnes et Tournoux. Les résistants doivent les abandonner successivement après des combats difficiles.
Les premiers éléments américains n’atteignent le secteur que le 25 août au soir, tandis que le gros des forces américaines concernées arrive le 29 août. Jusqu’à cette date, les FFI supportent donc seuls l’essentiel de la réaction allemande dans la haute vallée. L’ORA indique ensuite que les résistants poursuivent le combat avec les Américains sur un front allant de Saint-Étienne-de-Tinée à Tournoux jusqu’au 27 septembre.
Déroulement de l’opération
Entre le 20 et le 24 août 1944, une colonne allemande venant d’Italie est contenue dans la haute vallée. Le Journal de marche de la Résistance en Ubaye indique qu’après la reddition de Larche, cette force est bloquée pendant plusieurs jours.
À compter du 24 août, les positions se figent sur les hauteurs dominant l’Ubayette. Le front résistant s’étend alors, selon le même document, de la Tête de Siguret jusqu’au col de Pouriac. Cette phase se prolonge jusqu’au 15 octobre 1944.
La Tête de Siguret présente une importance tactique évidente. Elle domine la vallée de l’Ubayette et appartient à une longue crête séparant cette vallée du torrent d’Abriès. L’ancien dispositif militaire français avait déjà utilisé cette ligne de hauteurs : des postes de la Duyère avaient été aménagés entre Roche-la-Croix et la Tête de Siguret afin de surveiller la haute vallée et les cols frontaliers et de s’opposer aux infiltrations venant d’Italie.
Cuguret se situe plus à l’ouest, au-dessus de Jausiers. L’ancienne batterie de Cuguret avait accueilli un maquis avant juin 1944. À la fin de septembre, des FFI utilisent à nouveau les hauteurs de Cuguret dans le dispositif destiné à surveiller et tenir les sommets de l’Ubaye. La source mémorielle du fort de Cuguret conserve le témoignage d’un ancien FFI, prénommé Georges, âgé de dix-huit ans au moment des faits. Il rapporte qu’un détachement FFI présent près du sommet est attaqué par des soldats allemands dissimulés dans les hauteurs de Cuguret. Marcel MEYRAN est tué lors de cet affrontement.
La date exacte de ce combat présente une divergence importante. Le témoignage publié par le Fort de Cuguret donne le 26 septembre 1944. En revanche, la plaque funéraire commémorative de Marcel MEYRAN au cimetière de Meyronnes porte la mention « Mort pour la France à Cuguret le 29 septembre 1944 ». Les sources actuellement accessibles ne permettent pas de déterminer avec certitude si le témoignage date l’accrochage initial au 26 septembre tandis que le décès aurait été enregistré le 29 septembre, ou si l’une des deux dates résulte d’une erreur de transmission. Il convient donc de conserver les deux dates sans arbitrage définitif.
La date du 26 septembre présente toutefois une cohérence avec le contexte opérationnel général puisque les sources ORA indiquent que les FFI combattent aux côtés des Américains sur le front Saint-Étienne-de-Tinée–Tournoux jusqu’au 27 septembre. Cette concordance chronologique ne suffit pas à invalider l’inscription funéraire du 29 septembre.
Forces en présence
Les forces françaises comprennent les FFI de la vallée de l’Ubaye. La plaque de Marcel MEYRAN l’identifie plus précisément comme combattant de la « 1re compagnie FFI de Jausiers ». Cette dénomination fournit un élément important pour identifier l’unité engagée à Cuguret à la fin de septembre.
Le dispositif plus général de la haute vallée est placé sous l’autorité du commandant BUREAU, responsable militaire de la Résistance ubayenne. En août, celui-ci met en ligne environ 250 volontaires et fait appel à des renforts FFI extérieurs. Les effectifs de la Résistance augmentent ensuite fortement : le Journal de marche donne environ 1 200 combattants, dont 900 armés, vers le 15 octobre 1944 pour l’ensemble de l’Ubaye. Ces chiffres concernent toutefois toute la vallée et ne doivent pas être attribués aux seules positions de Cuguret-Siguret.
Les adversaires sont des forces allemandes installées ou revenues depuis l’Italie et les positions frontalières. Les sources disponibles ne permettent pas d’identifier avec suffisamment de précision l’unité allemande responsable de l’accrochage particulier de Cuguret à la fin de septembre. Aucun numéro d’unité n’est donc retenu.
Marcel MEYRAN est le combattant directement identifié comme mort lors de l’affrontement de Cuguret. La plaque conservée à Meyronnes le présente comme originaire de Meyronnes, membre de la 1re compagnie FFI de Jausiers et « Mort pour la France » à Cuguret. Une divergence existe sur la date, le témoignage local indiquant le 26 septembre 1944 tandis que la plaque indique le 29 septembre 1944.
Le commandant BUREAU est le responsable militaire de la Résistance ubayenne et organise à partir du 21 août la défense de la haute vallée contre la tentative allemande venant d’Italie. Il dispose les forces FFI sur les lignes de Larche, Saint-Ours-Meyronnes et Tournoux. Les sources étudiées ne permettent pas d’établir qu’il commande personnellement le petit détachement attaqué à Cuguret en septembre.
Un résistant uniquement identifié par son prénom, Georges, âgé de dix-huit ans en septembre 1944, appartient au groupe FFI présent sur les hauteurs de Cuguret. Son témoignage a été publié dans Histoires vécues en Ubaye, ouvrage de la Sabença de la Valèia. Faute d’état civil complet dans la source numérique consultée, aucun nom de famille ne lui est attribué dans cette fiche.
Victimes
Marcel MEYRAN est la seule victime mortelle directement identifiée avec certitude pour l’accrochage spécifique de Cuguret dans les sources actuellement accessibles. Le témoignage conservé par le Fort de Cuguret donne un bilan d’un mort, Marcel MEYRAN.
Les pertes beaucoup plus importantes citées dans le Journal de marche, soit vingt-deux résistants tués au combat et quarante-huit blessés pour l’ensemble des opérations de la Résistance ubayenne, couvrent quatre mois de combats et ne peuvent en aucun cas être attribuées au seul épisode de Cuguret-Siguret.
Il faut également éviter une confusion avec Émile MEYRAN, brigadier des douanes de La Condamine, fusillé avec Émile ARNAUD, Ferdinand GARCIN et François IMBERT à Jausiers le 15 juin 1944. Une stèle située au pied de la montagne de Cuguret commémore ces quatre douaniers. Émile MEYRAN et Marcel MEYRAN sont donc deux personnes différentes, victimes de deux épisodes distincts de la Résistance ubayenne.
Survivants
Le témoin prénommé Georges survit à l’affrontement et rapporte ultérieurement les événements dans Histoires vécues en Ubaye. En 2013, sa famille fait réaliser son souhait d’entretenir la mémoire de l’événement autour d’une croix située près de la cote 2 575 mètres. Les informations numériques disponibles ne permettent pas d’établir son identité complète avec suffisamment de certitude.
Les autres survivants de la 1re compagnie FFI de Jausiers présents lors de l’accrochage ne sont pas identifiés nominativement dans les sources ouvertes retrouvées.
Conséquences
Les combats de Cuguret et de Siguret doivent être compris dans la stabilisation d’un front alpin après la libération de la majeure partie des Basses-Alpes. Alors que les principales villes de Provence sont libérées au mois d’août, les forces allemandes conservent ou réoccupent des positions fortifiées et des cols le long de la frontière franco-italienne. La guerre se poursuit ainsi en haute Ubaye plusieurs mois après la Libération de Barcelonnette.
La tentative américaine de reprise de la haute Ubaye à la fin du mois de septembre n’aboutit pas à la disparition du front. Le Journal de marche précise que l’action menée avec quelques éléments américains est un échec et que les Allemands restent solidement installés dans les positions frontalières. Les combats se prolongent jusqu’à l’automne, puis les ouvrages de Roche-la-Croix et Saint-Ours ne sont définitivement repris qu’en avril 1945.
Les combats de septembre représentent donc non pas la dernière journée de la guerre en Ubaye, mais une phase du long front alpin qui subsiste entre la Libération de la Provence et l’offensive française du printemps 1945.
Mémoire et lieux commémoratifs
Une croix commémorative est située près de la cote 2 575 mètres, dans le secteur du Signal de La Condamine et du sommet de Cuguret.
Elle rappelle l’accrochage de septembre 1944 et la mort de Marcel MEYRAN.
Une cérémonie familiale de mémoire s’y déroule le 15 septembre 2013 conformément au souhait d’un ancien combattant FFI témoin de l’événement.
Au cimetière de Meyronnes, aujourd’hui commune de Val-d’Oronaye, Alpes-de-Haute-Provence, France, une plaque commémorative honore Marcel MEYRAN. Elle porte son appartenance à la 1re compagnie FFI de Jausiers, la mention « Mort pour la France » et la date du 29 septembre 1944.
Au pied de la montagne de Cuguret, une autre stèle commémore les quatre douaniers Émile MEYRAN, Émile ARNAUD, Ferdinand GARCIN et François IMBERT, fusillés le 15 juin 1944. Ce monument concerne un épisode antérieur et ne doit pas être confondu avec le mémorial de Marcel MEYRAN.
Les archives constituées pour le Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre mondiale dans les Basses-Alpes comprennent en outre une documentation spécifique sur les stèles et monuments de l’Ubaye ainsi que des photographies de plaques consacrées à la libération de la vallée.
Divergences et précautions
La première divergence concerne la date de la mort de Marcel MEYRAN. Le témoignage publié par le Fort de Cuguret situe l’attaque au 26 septembre 1944. La plaque funéraire de Meyronnes indique une mort à Cuguret le 29 septembre 1944. Aucune source officielle accessible en ligne n’a permis de trancher cette différence. Les deux dates doivent donc être conservées dans la base documentaire jusqu’à consultation du dossier individuel FFI, de l’acte de décès ou du dossier « Mort pour la France ».
La seconde précaution concerne la formulation « combats de Cuguret d’août-septembre 1944 ». Les opérations du mois d’août sont solidement attestées dans l’Ubayette, à Larche, Saint-Ours, Meyronnes et Tournoux, puis sur le front allant de la Tête de Siguret au col de Pouriac. En revanche, aucun document consulté ne permet de localiser dès août un combat précisément à la batterie ou au sommet de Cuguret. L’accrochage spécifiquement identifié à Cuguret appartient à la fin du mois de septembre.
Enfin, Marcel MEYRAN, combattant FFI mort en septembre, ne doit pas être confondu avec Émile MEYRAN, douanier fusillé en juin 1944.
Fiabilité A pour le contexte général des combats de la haute Ubaye entre le 20 août et le 15 octobre 1944, l’établissement du front de la Tête de Siguret au col de Pouriac et le commandement exercé par le commandant BUREAU. Ces éléments proviennent du Journal de marche de la Résistance en Ubaye et du récit ORA de Boris de GUEYER.
Fiabilité B pour l’accrochage particulier de Cuguret et la mort de Marcel MEYRAN : l’événement est solidement attesté par un témoignage local et par sa mémoire funéraire, mais la divergence entre le 26 et le 29 septembre 1944 empêche d’attribuer une fiabilité A à sa chronologie exacte.
Références bibliographiques
Histoires vécues en Ubaye, 1939-1945 : une vallée frontière dans la Seconde Guerre mondiale, Sabença de la Valèia – Connaissance de la vallée, première édition 1990, éditions augmentées ultérieures, réédition 2020. Ce recueil rassemble des témoignages directs sur la période allant de septembre 1939 à avril 1945. Il contient notamment le récit d’un jeune FFI témoin de l’affrontement de Cuguret et constitue ainsi la principale source mémorielle identifiée pour cet épisode particulier.
La Seconde Guerre mondiale dans les Hautes-Alpes et l’Ubaye, Henri Béraud, Gap, Société d’études des Hautes-Alpes, 1990, 238 pages. L’ouvrage étudie spécifiquement les opérations militaires conduites dans l’Ubaye et les Hautes-Alpes durant la guerre. Il permet de replacer le front de l’Ubayette et les combats de 1944-1945 dans leur contexte stratégique alpin.
Journal de marche de la Résistance en Ubaye, Amicale des maquisards et résistants du secteur Ubaye, Imprimerie départementale administrative, 1979. Attribué au colonel CUSENIER et repris par Mémoire Vive de la Résistance, ce document fournit la chronologie essentielle : reddition de Larche, contre-attaque allemande, fixation du front entre la Tête de Siguret et le col de Pouriac et poursuite des combats jusqu’au 15 octobre 1944.
De l’Armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence, 17 juin 1940-20 août 1944, Jean Garcin, Digne-les-Bains, Imprimerie Vial, 1983, 456 pages. Cette synthèse départementale traite de l’organisation de la Résistance et de la libération des Basses-Alpes. Sa limite chronologique au 20 août explique qu’elle soit surtout utile pour comprendre la phase conduisant aux combats ultérieurs de la haute Ubaye.
Le Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre mondiale dans les Basses-Alpes, Commission départementale de l’information historique pour la paix, Digne-les-Bains, 1992. La documentation préparatoire conservée comprend des recherches spécifiques sur l’occupation et la libération de l’Ubaye, ainsi que sur les stèles et monuments commémoratifs de la vallée.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance – La Résistance en Ubaye reproduit le Journal de marche de la Résistance en Ubaye et constitue la source principale pour la chronologie des opérations du 20 août au 15 octobre 1944, notamment la reddition de Larche et la fixation du front de la Tête de Siguret au col de Pouriac. https://mvr.asso.fr/la-resistance-en-ubaye/
Mémoire Vive de la Résistance – L’ORA dans les Basses-Alpes apporte une seconde chronologie militaire, précise le rôle du commandant BUREAU, les 250 volontaires mobilisés, les trois lignes défensives et l’arrivée progressive des forces américaines. https://mvr.asso.fr/lora-dans-les-basses-alpes-par-boris-de-gueyer/
Fort de Cuguret – L’actualité conserve le témoignage mémoriel relatif à l’affrontement de septembre 1944, au jeune FFI prénommé Georges et à la mort de Marcel MEYRAN. La source donne la date du 26 septembre 1944 et documente également la croix commémorative située près de la cote 2 575 mètres. https://fort-de-cuguret.com/lactualite/
Sabença de la Valèia – Histoires vécues en Ubaye présente le recueil dans lequel est publié le témoignage concernant Cuguret et confirme son caractère de corpus de témoignages portant sur la période septembre 1939-avril 1945. https://www.sabenca-valeia.fr/produit/histoires-vecues-en-ubaye/
Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Sud documente l’organisation fortifiée de l’Ubaye, les postes de la Duyère et leur implantation entre Roche-la-Croix et la Tête de Siguret. Cette ressource permet d’établir précisément la géographie militaire des positions de la crête. https://dossiersinventaire.maregionsud.fr/dossier/IA04000015
Sources consultées —
Mémoire Vive de la Résistance, résultats positifs dans « La Résistance en Ubaye », « L’ORA dans les Basses-Alpes » et « L’ORA dans la région R2 ». https://mvr.asso.fr/
Maitron Résistance, recherches « Cuguret », « Siguret », « Marcel Meyran », « Jausiers » et variantes effectuées ; aucune notice événementielle autonome ni notice nominative suffisamment identifiable de Marcel MEYRAN retrouvée dans les résultats accessibles. https://maitron.fr/
Fondation de la Résistance, recherches consacrées aux combats de la haute Ubaye effectuées ; aucune notice événementielle autonome Cuguret-Siguret identifiée. https://www.fondationresistance.org/
Musée de la Résistance en ligne, recherches relatives aux opérations alpines et à la libération de la région effectuées ; documentation positive sur la persistance du front alpin après août 1944 mais aucune fiche autonome du combat de Cuguret identifiée. https://www.museedelaresistanceenligne.org/
Mémoire des Hommes, base « Titres, homologations et services pour faits de Résistance » consultée comme base nominative ; aucune fiche événementielle Cuguret-Siguret n’y est proposée. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_resistants/index.php
Ordre de la Libération, recherches sur Cuguret, Siguret et Marcel MEYRAN effectuées ; aucune notice événementielle ou biographique directement exploitable identifiée. https://www.ordredelaliberation.fr/
Gallica – Bibliothèque nationale de France, recherches « Cuguret 1944 », « Siguret 1944 », « Ubaye septembre 1944 » effectuées ; aucun document numérisé directement consacré à l’accrochage de septembre identifié. https://gallica.bnf.fr/
Bibliothèque nationale de France – Catalogue général, résultat positif pour Henri BÉRAUD et pour Histoires vécues en Ubaye. https://catalogue.bnf.fr/
Service historique de la Défense, instruments de recherche et ressources relatives aux fortifications et aux forces de la Résistance consultés ; aucun dossier événementiel numérisé spécifiquement consacré au combat de Cuguret identifié. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Catalogue collectif de France, résultats positifs pour le fonds Georges Martin-Charpenel et la documentation préparatoire du Mémorial de la Résistance dans les Basses-Alpes, comprenant des documents relatifs à la libération et aux monuments de l’Ubaye. https://ccfr.bnf.fr/
Sabença de la Valèia, résultat positif pour Histoires vécues en Ubaye et la conservation de la mémoire orale de la vallée. https://www.sabenca-valeia.fr/
Fort de Cuguret, résultat positif pour le témoignage de l’affrontement de septembre 1944 et la croix commémorative de la cote 2 575 mètres. https://fort-de-cuguret.com/lactualite/
Association pour l’Histoire de l’Administration des Douanes, consultation effectuée afin de contrôler le risque d’homonymie avec Émile MEYRAN ; résultat positif confirmant que celui-ci est un douanier fusillé le 15 juin 1944 et une personne distincte de Marcel MEYRAN. https://histoire-de-la-douane.org/15-juin-1944-les-fusilles-de-la-condamine-alpes-de-haute-provence/
Inventaire général du patrimoine culturel – Région Sud, résultats positifs pour les positions de Cuguret, Roche-la-Croix, la Tête de Siguret et les postes de la Duyère. https://dossiersinventaire.maregionsud.fr/
Wikipédia, recherche complémentaire effectuée uniquement pour contrôler les appellations géographiques ; aucune information historique déterminante n’a été retenue sur cette seule base.
Combats de Cuguret-Siguret dans la haute vallée de l’Ubaye, août-septembre 1944
Les combats désignés comme « combats de Cuguret », « combats de Cuguret-Siguret » ou combats de la haute vallée de l’Ubaye à la fin de l’été 1944 sont historiquement attestés, mais ils ne constituent pas une bataille unique et continue ayant commencé en août à Cuguret.
Les sources permettent de distinguer deux phases.
Entre le 20 et le 24 août 1944, les FFI combattent principalement dans la haute vallée de l’Ubayette, autour de Larche, Saint-Ours, Meyronnes et Tournoux, contre une tentative allemande venant d’Italie.
À partir du 24 août, le front se stabilise sur les crêtes frontalières, depuis la Tête de Siguret jusqu’au col de Pouriac. L’affrontement spécifiquement documenté au sommet de Cuguret intervient à la fin du mois de septembre 1944.
L’appellation principale retenue est donc « combats de Cuguret-Siguret ». Les variantes rencontrées sont « combat de Cuguret », « combats de la haute Ubaye », « combats de la haute vallée », « front de l’Ubayette » et « combats de la crête frontière ».
Le nom « Siguret » désigne notamment la Tête de Siguret et la crête dominant Meyronnes et l’Ubayette ; il ne doit pas être confondu avec le plan d’eau moderne de Siguret à Jausiers.
Circonstances
Après le soulèvement de juin 1944 et le repli temporaire des FFI hors de l’Ubaye, la Résistance locale se reconstitue. Le débarquement de Provence du 15 août 1944 permet une reprise générale de l’offensive dans les Basses-Alpes. Les maquisards préparent alors une action contre Larche et les positions allemandes contrôlant la route vers la frontière italienne. La garnison de Larche capitule le 20 août 1944.
La libération de Larche ne signifie cependant pas la fin des combats. Une force allemande venant d’Italie tente presque immédiatement de pénétrer dans l’Ubayette afin de rétablir la liaison avec les troupes allemandes en retraite en France.
Boris de GUEYER indique que, le 21 août, le commandant BUREAU organise une défense avec environ 250 volontaires de la vallée de l’Ubaye et demande le concours d’éléments FFI extérieurs. Trois lignes successives sont établies à Larche, Saint-Ours-Meyronnes et Tournoux. Les résistants doivent les abandonner successivement après des combats difficiles.
Les premiers éléments américains n’atteignent le secteur que le 25 août au soir, tandis que le gros des forces américaines concernées arrive le 29 août. Jusqu’à cette date, les FFI supportent donc seuls l’essentiel de la réaction allemande dans la haute vallée. L’ORA indique ensuite que les résistants poursuivent le combat avec les Américains sur un front allant de Saint-Étienne-de-Tinée à Tournoux jusqu’au 27 septembre.
Déroulement de l’opération
Entre le 20 et le 24 août 1944, une colonne allemande venant d’Italie est contenue dans la haute vallée. Le Journal de marche de la Résistance en Ubaye indique qu’après la reddition de Larche, cette force est bloquée pendant plusieurs jours.
À compter du 24 août, les positions se figent sur les hauteurs dominant l’Ubayette. Le front résistant s’étend alors, selon le même document, de la Tête de Siguret jusqu’au col de Pouriac. Cette phase se prolonge jusqu’au 15 octobre 1944.
La Tête de Siguret présente une importance tactique évidente. Elle domine la vallée de l’Ubayette et appartient à une longue crête séparant cette vallée du torrent d’Abriès. L’ancien dispositif militaire français avait déjà utilisé cette ligne de hauteurs : des postes de la Duyère avaient été aménagés entre Roche-la-Croix et la Tête de Siguret afin de surveiller la haute vallée et les cols frontaliers et de s’opposer aux infiltrations venant d’Italie.
Cuguret se situe plus à l’ouest, au-dessus de Jausiers. L’ancienne batterie de Cuguret avait accueilli un maquis avant juin 1944. À la fin de septembre, des FFI utilisent à nouveau les hauteurs de Cuguret dans le dispositif destiné à surveiller et tenir les sommets de l’Ubaye. La source mémorielle du fort de Cuguret conserve le témoignage d’un ancien FFI, prénommé Georges, âgé de dix-huit ans au moment des faits. Il rapporte qu’un détachement FFI présent près du sommet est attaqué par des soldats allemands dissimulés dans les hauteurs de Cuguret. Marcel MEYRAN est tué lors de cet affrontement.
La date exacte de ce combat présente une divergence importante. Le témoignage publié par le Fort de Cuguret donne le 26 septembre 1944. En revanche, la plaque funéraire commémorative de Marcel MEYRAN au cimetière de Meyronnes porte la mention « Mort pour la France à Cuguret le 29 septembre 1944 ». Les sources actuellement accessibles ne permettent pas de déterminer avec certitude si le témoignage date l’accrochage initial au 26 septembre tandis que le décès aurait été enregistré le 29 septembre, ou si l’une des deux dates résulte d’une erreur de transmission. Il convient donc de conserver les deux dates sans arbitrage définitif.
La date du 26 septembre présente toutefois une cohérence avec le contexte opérationnel général puisque les sources ORA indiquent que les FFI combattent aux côtés des Américains sur le front Saint-Étienne-de-Tinée–Tournoux jusqu’au 27 septembre. Cette concordance chronologique ne suffit pas à invalider l’inscription funéraire du 29 septembre.
Forces en présence
Les forces françaises comprennent les FFI de la vallée de l’Ubaye. La plaque de Marcel MEYRAN l’identifie plus précisément comme combattant de la « 1re compagnie FFI de Jausiers ». Cette dénomination fournit un élément important pour identifier l’unité engagée à Cuguret à la fin de septembre.
Le dispositif plus général de la haute vallée est placé sous l’autorité du commandant BUREAU, responsable militaire de la Résistance ubayenne. En août, celui-ci met en ligne environ 250 volontaires et fait appel à des renforts FFI extérieurs. Les effectifs de la Résistance augmentent ensuite fortement : le Journal de marche donne environ 1 200 combattants, dont 900 armés, vers le 15 octobre 1944 pour l’ensemble de l’Ubaye. Ces chiffres concernent toutefois toute la vallée et ne doivent pas être attribués aux seules positions de Cuguret-Siguret.
Les adversaires sont des forces allemandes installées ou revenues depuis l’Italie et les positions frontalières. Les sources disponibles ne permettent pas d’identifier avec suffisamment de précision l’unité allemande responsable de l’accrochage particulier de Cuguret à la fin de septembre. Aucun numéro d’unité n’est donc retenu.
Marcel MEYRAN est le combattant directement identifié comme mort lors de l’affrontement de Cuguret. La plaque conservée à Meyronnes le présente comme originaire de Meyronnes, membre de la 1re compagnie FFI de Jausiers et « Mort pour la France » à Cuguret. Une divergence existe sur la date, le témoignage local indiquant le 26 septembre 1944 tandis que la plaque indique le 29 septembre 1944.
Le commandant BUREAU est le responsable militaire de la Résistance ubayenne et organise à partir du 21 août la défense de la haute vallée contre la tentative allemande venant d’Italie. Il dispose les forces FFI sur les lignes de Larche, Saint-Ours-Meyronnes et Tournoux. Les sources étudiées ne permettent pas d’établir qu’il commande personnellement le petit détachement attaqué à Cuguret en septembre.
Un résistant uniquement identifié par son prénom, Georges, âgé de dix-huit ans en septembre 1944, appartient au groupe FFI présent sur les hauteurs de Cuguret. Son témoignage a été publié dans Histoires vécues en Ubaye, ouvrage de la Sabença de la Valèia. Faute d’état civil complet dans la source numérique consultée, aucun nom de famille ne lui est attribué dans cette fiche.
Victimes
Marcel MEYRAN est la seule victime mortelle directement identifiée avec certitude pour l’accrochage spécifique de Cuguret dans les sources actuellement accessibles. Le témoignage conservé par le Fort de Cuguret donne un bilan d’un mort, Marcel MEYRAN.
Les pertes beaucoup plus importantes citées dans le Journal de marche, soit vingt-deux résistants tués au combat et quarante-huit blessés pour l’ensemble des opérations de la Résistance ubayenne, couvrent quatre mois de combats et ne peuvent en aucun cas être attribuées au seul épisode de Cuguret-Siguret.
Il faut également éviter une confusion avec Émile MEYRAN, brigadier des douanes de La Condamine, fusillé avec Émile ARNAUD, Ferdinand GARCIN et François IMBERT à Jausiers le 15 juin 1944. Une stèle située au pied de la montagne de Cuguret commémore ces quatre douaniers. Émile MEYRAN et Marcel MEYRAN sont donc deux personnes différentes, victimes de deux épisodes distincts de la Résistance ubayenne.
Survivants
Le témoin prénommé Georges survit à l’affrontement et rapporte ultérieurement les événements dans Histoires vécues en Ubaye. En 2013, sa famille fait réaliser son souhait d’entretenir la mémoire de l’événement autour d’une croix située près de la cote 2 575 mètres. Les informations numériques disponibles ne permettent pas d’établir son identité complète avec suffisamment de certitude.
Les autres survivants de la 1re compagnie FFI de Jausiers présents lors de l’accrochage ne sont pas identifiés nominativement dans les sources ouvertes retrouvées.
Conséquences
Les combats de Cuguret et de Siguret doivent être compris dans la stabilisation d’un front alpin après la libération de la majeure partie des Basses-Alpes. Alors que les principales villes de Provence sont libérées au mois d’août, les forces allemandes conservent ou réoccupent des positions fortifiées et des cols le long de la frontière franco-italienne. La guerre se poursuit ainsi en haute Ubaye plusieurs mois après la Libération de Barcelonnette.
La tentative américaine de reprise de la haute Ubaye à la fin du mois de septembre n’aboutit pas à la disparition du front. Le Journal de marche précise que l’action menée avec quelques éléments américains est un échec et que les Allemands restent solidement installés dans les positions frontalières. Les combats se prolongent jusqu’à l’automne, puis les ouvrages de Roche-la-Croix et Saint-Ours ne sont définitivement repris qu’en avril 1945.
Les combats de septembre représentent donc non pas la dernière journée de la guerre en Ubaye, mais une phase du long front alpin qui subsiste entre la Libération de la Provence et l’offensive française du printemps 1945.
Mémoire et lieux commémoratifs
Une croix commémorative est située près de la cote 2 575 mètres, dans le secteur du Signal de La Condamine et du sommet de Cuguret.
Elle rappelle l’accrochage de septembre 1944 et la mort de Marcel MEYRAN.
Une cérémonie familiale de mémoire s’y déroule le 15 septembre 2013 conformément au souhait d’un ancien combattant FFI témoin de l’événement.
Au cimetière de Meyronnes, aujourd’hui commune de Val-d’Oronaye, Alpes-de-Haute-Provence, France, une plaque commémorative honore Marcel MEYRAN. Elle porte son appartenance à la 1re compagnie FFI de Jausiers, la mention « Mort pour la France » et la date du 29 septembre 1944.
Au pied de la montagne de Cuguret, une autre stèle commémore les quatre douaniers Émile MEYRAN, Émile ARNAUD, Ferdinand GARCIN et François IMBERT, fusillés le 15 juin 1944. Ce monument concerne un épisode antérieur et ne doit pas être confondu avec le mémorial de Marcel MEYRAN.
Les archives constituées pour le Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre mondiale dans les Basses-Alpes comprennent en outre une documentation spécifique sur les stèles et monuments de l’Ubaye ainsi que des photographies de plaques consacrées à la libération de la vallée.
Divergences et précautions
La première divergence concerne la date de la mort de Marcel MEYRAN. Le témoignage publié par le Fort de Cuguret situe l’attaque au 26 septembre 1944. La plaque funéraire de Meyronnes indique une mort à Cuguret le 29 septembre 1944. Aucune source officielle accessible en ligne n’a permis de trancher cette différence. Les deux dates doivent donc être conservées dans la base documentaire jusqu’à consultation du dossier individuel FFI, de l’acte de décès ou du dossier « Mort pour la France ».
La seconde précaution concerne la formulation « combats de Cuguret d’août-septembre 1944 ». Les opérations du mois d’août sont solidement attestées dans l’Ubayette, à Larche, Saint-Ours, Meyronnes et Tournoux, puis sur le front allant de la Tête de Siguret au col de Pouriac. En revanche, aucun document consulté ne permet de localiser dès août un combat précisément à la batterie ou au sommet de Cuguret. L’accrochage spécifiquement identifié à Cuguret appartient à la fin du mois de septembre.
Enfin, Marcel MEYRAN, combattant FFI mort en septembre, ne doit pas être confondu avec Émile MEYRAN, douanier fusillé en juin 1944.
Fiabilité A pour le contexte général des combats de la haute Ubaye entre le 20 août et le 15 octobre 1944, l’établissement du front de la Tête de Siguret au col de Pouriac et le commandement exercé par le commandant BUREAU. Ces éléments proviennent du Journal de marche de la Résistance en Ubaye et du récit ORA de Boris de GUEYER.
Fiabilité B pour l’accrochage particulier de Cuguret et la mort de Marcel MEYRAN : l’événement est solidement attesté par un témoignage local et par sa mémoire funéraire, mais la divergence entre le 26 et le 29 septembre 1944 empêche d’attribuer une fiabilité A à sa chronologie exacte.
Références bibliographiques
Histoires vécues en Ubaye, 1939-1945 : une vallée frontière dans la Seconde Guerre mondiale, Sabença de la Valèia – Connaissance de la vallée, première édition 1990, éditions augmentées ultérieures, réédition 2020. Ce recueil rassemble des témoignages directs sur la période allant de septembre 1939 à avril 1945. Il contient notamment le récit d’un jeune FFI témoin de l’affrontement de Cuguret et constitue ainsi la principale source mémorielle identifiée pour cet épisode particulier.
La Seconde Guerre mondiale dans les Hautes-Alpes et l’Ubaye, Henri Béraud, Gap, Société d’études des Hautes-Alpes, 1990, 238 pages. L’ouvrage étudie spécifiquement les opérations militaires conduites dans l’Ubaye et les Hautes-Alpes durant la guerre. Il permet de replacer le front de l’Ubayette et les combats de 1944-1945 dans leur contexte stratégique alpin.
Journal de marche de la Résistance en Ubaye, Amicale des maquisards et résistants du secteur Ubaye, Imprimerie départementale administrative, 1979. Attribué au colonel CUSENIER et repris par Mémoire Vive de la Résistance, ce document fournit la chronologie essentielle : reddition de Larche, contre-attaque allemande, fixation du front entre la Tête de Siguret et le col de Pouriac et poursuite des combats jusqu’au 15 octobre 1944.
De l’Armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence, 17 juin 1940-20 août 1944, Jean Garcin, Digne-les-Bains, Imprimerie Vial, 1983, 456 pages. Cette synthèse départementale traite de l’organisation de la Résistance et de la libération des Basses-Alpes. Sa limite chronologique au 20 août explique qu’elle soit surtout utile pour comprendre la phase conduisant aux combats ultérieurs de la haute Ubaye.
Le Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre mondiale dans les Basses-Alpes, Commission départementale de l’information historique pour la paix, Digne-les-Bains, 1992. La documentation préparatoire conservée comprend des recherches spécifiques sur l’occupation et la libération de l’Ubaye, ainsi que sur les stèles et monuments commémoratifs de la vallée.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance – La Résistance en Ubaye reproduit le Journal de marche de la Résistance en Ubaye et constitue la source principale pour la chronologie des opérations du 20 août au 15 octobre 1944, notamment la reddition de Larche et la fixation du front de la Tête de Siguret au col de Pouriac. https://mvr.asso.fr/la-resistance-en-ubaye/
Mémoire Vive de la Résistance – L’ORA dans les Basses-Alpes apporte une seconde chronologie militaire, précise le rôle du commandant BUREAU, les 250 volontaires mobilisés, les trois lignes défensives et l’arrivée progressive des forces américaines. https://mvr.asso.fr/lora-dans-les-basses-alpes-par-boris-de-gueyer/
Fort de Cuguret – L’actualité conserve le témoignage mémoriel relatif à l’affrontement de septembre 1944, au jeune FFI prénommé Georges et à la mort de Marcel MEYRAN. La source donne la date du 26 septembre 1944 et documente également la croix commémorative située près de la cote 2 575 mètres. https://fort-de-cuguret.com/lactualite/
Sabença de la Valèia – Histoires vécues en Ubaye présente le recueil dans lequel est publié le témoignage concernant Cuguret et confirme son caractère de corpus de témoignages portant sur la période septembre 1939-avril 1945. https://www.sabenca-valeia.fr/produit/histoires-vecues-en-ubaye/
Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Sud documente l’organisation fortifiée de l’Ubaye, les postes de la Duyère et leur implantation entre Roche-la-Croix et la Tête de Siguret. Cette ressource permet d’établir précisément la géographie militaire des positions de la crête. https://dossiersinventaire.maregionsud.fr/dossier/IA04000015
Sources consultées —
Mémoire Vive de la Résistance, résultats positifs dans « La Résistance en Ubaye », « L’ORA dans les Basses-Alpes » et « L’ORA dans la région R2 ». https://mvr.asso.fr/
Maitron Résistance, recherches « Cuguret », « Siguret », « Marcel Meyran », « Jausiers » et variantes effectuées ; aucune notice événementielle autonome ni notice nominative suffisamment identifiable de Marcel MEYRAN retrouvée dans les résultats accessibles. https://maitron.fr/
Fondation de la Résistance, recherches consacrées aux combats de la haute Ubaye effectuées ; aucune notice événementielle autonome Cuguret-Siguret identifiée. https://www.fondationresistance.org/
Musée de la Résistance en ligne, recherches relatives aux opérations alpines et à la libération de la région effectuées ; documentation positive sur la persistance du front alpin après août 1944 mais aucune fiche autonome du combat de Cuguret identifiée. https://www.museedelaresistanceenligne.org/
Mémoire des Hommes, base « Titres, homologations et services pour faits de Résistance » consultée comme base nominative ; aucune fiche événementielle Cuguret-Siguret n’y est proposée. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_resistants/index.php
Ordre de la Libération, recherches sur Cuguret, Siguret et Marcel MEYRAN effectuées ; aucune notice événementielle ou biographique directement exploitable identifiée. https://www.ordredelaliberation.fr/
Gallica – Bibliothèque nationale de France, recherches « Cuguret 1944 », « Siguret 1944 », « Ubaye septembre 1944 » effectuées ; aucun document numérisé directement consacré à l’accrochage de septembre identifié. https://gallica.bnf.fr/
Bibliothèque nationale de France – Catalogue général, résultat positif pour Henri BÉRAUD et pour Histoires vécues en Ubaye. https://catalogue.bnf.fr/
Service historique de la Défense, instruments de recherche et ressources relatives aux fortifications et aux forces de la Résistance consultés ; aucun dossier événementiel numérisé spécifiquement consacré au combat de Cuguret identifié. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Catalogue collectif de France, résultats positifs pour le fonds Georges Martin-Charpenel et la documentation préparatoire du Mémorial de la Résistance dans les Basses-Alpes, comprenant des documents relatifs à la libération et aux monuments de l’Ubaye. https://ccfr.bnf.fr/
Sabença de la Valèia, résultat positif pour Histoires vécues en Ubaye et la conservation de la mémoire orale de la vallée. https://www.sabenca-valeia.fr/
Fort de Cuguret, résultat positif pour le témoignage de l’affrontement de septembre 1944 et la croix commémorative de la cote 2 575 mètres. https://fort-de-cuguret.com/lactualite/
Association pour l’Histoire de l’Administration des Douanes, consultation effectuée afin de contrôler le risque d’homonymie avec Émile MEYRAN ; résultat positif confirmant que celui-ci est un douanier fusillé le 15 juin 1944 et une personne distincte de Marcel MEYRAN. https://histoire-de-la-douane.org/15-juin-1944-les-fusilles-de-la-condamine-alpes-de-haute-provence/
Inventaire général du patrimoine culturel – Région Sud, résultats positifs pour les positions de Cuguret, Roche-la-Croix, la Tête de Siguret et les postes de la Duyère. https://dossiersinventaire.maregionsud.fr/
Wikipédia, recherche complémentaire effectuée uniquement pour contrôler les appellations géographiques ; aucune information historique déterminante n’a été retenue sur cette seule base.