Henri Marie Eugène CLERC, alias « Henri Petit », né le 1er janvier 1915 à Saint-Amour (Jura), mort accidentellement le 8 juillet 1975 à Saint-Amour (Jura), français.
Henri Marie Eugène Clerc naquit le 1er janvier 1915 à Saint-Amour, commune du sud du Jura située à proximité de la limite avec le département de l’Ain. Son identité, sa date et son lieu de naissance sont confirmés par la fiche nominative du Musée de la Résistance en ligne. Il appartenait à une famille locale de négociants en vins et passa son enfance à Saint-Amour.
Les renseignements actuellement accessibles ne permettent pas de reconstituer précisément sa scolarité ni sa formation professionnelle. Avant la guerre, il semble s’être préparé à reprendre l’activité commerciale familiale. La profession qu’il exerçait exactement en 1940 n’est pas indiquée dans la fiche du Musée de la Résistance en ligne.
Il accomplit son service militaire dans l’artillerie et termina cette période de formation avec le grade de sous-officier. Cette expérience lui donna une connaissance du commandement, des armes et de l’organisation militaire qu’il mit ensuite au service de la Résistance.
Henri Clerc épousa Yvonne, institutrice à Saint-Amour. Son épouse participa directement à ses activités clandestines, partageant les risques liés à l’hébergement d’agents britanniques, aux liaisons et à la vie dans la clandestinité. La documentation mémorielle jurassienne souligne que le couple agit conjointement pendant l’Occupation.
Engagement dans la Résistance
Henri Clerc entra dans la Résistance en 1941. Il rejoignit d’abord le mouvement Combat, l’un des principaux mouvements de la zone sud, avant de mettre son groupe au service des organisations liées au Special Operations Executive britannique. La fiche du Musée de la Résistance en ligne le rattache à la fois à l’Armée secrète et au Special Operations Executive, dans le département du Jura.
Son engagement se développa dans la région de Saint-Amour, territoire stratégique traversé par la voie ferrée reliant notamment Bourg-en-Bresse, Lons-le-Saunier et les grands axes de l’Est. Sa connaissance des familles, des routes, des exploitations agricoles et des reliefs locaux facilita la constitution d’un réseau de soutien aux agents alliés et aux groupes armés.
Henri Clerc adopta le pseudonyme « Henri Petit ». Cette identité clandestine est attestée par la fiche nominative établie par le Département AERI de la Fondation de la Résistance.
Il forma progressivement autour de Saint-Amour un groupe de résistants organisé, couramment désigné dans les sources comme le groupe Henri Clerc ou groupe Clerc. Cette formation comportait plusieurs groupes de combat et s’inséra dans les structures locales de l’Armée secrète tout en entretenant des liens opérationnels avec les circuits de la section F du Special Operations Executive. La fiche consacrée à Henri Desroches identifie celui-ci comme chef d’une section de combat du groupe SOE Henri Clerc de Saint-Amour.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Henri Clerc appartint successivement ou simultanément au mouvement Combat, à l’Armée secrète et aux formations locales associées au Special Operations Executive. La coexistence de ces appartenances reflète la réalité de la Résistance jurassienne, dans laquelle des groupes initialement constitués dans le cadre des mouvements français pouvaient recevoir des missions, des armes et des agents des services britanniques.
Dans le cadre du Special Operations Executive, son groupe fut associé au circuit ACROBAT, commandé par le capitaine britannique John Ashford Renshaw Starr, alias « Bob ». ACROBAT devait développer les liaisons avec les groupes locaux, organiser la réception des parachutages et préparer des sabotages dans une zone s’étendant du Jura vers Dijon et Saint-Étienne. John Cuthbert Young, alias « Gabriel », en était l’opérateur radio, tandis que Diana Rowden, alias « Paulette », remplissait les fonctions de courrier.
La liste historiographique des circuits de la section F présente ACROBAT comme une organisation animée par John Starr, avec Diana Rowden comme courrier et John Young comme opérateur radio. Henri Clerc n’était pas un agent britannique parachuté, mais un responsable français du réseau d’accueil et d’action qui permit au circuit d’opérer dans le secteur de Saint-Amour.
Après la désorganisation d’ACROBAT consécutive à l’arrestation de Starr en juillet 1943, le groupe Clerc poursuivit ses activités. Il conserva ses liens avec les organisations de résistance et développa une composante de maquis, notamment à Loisia.
Missions et actions
L’une des premières fonctions importantes du groupe Clerc fut l’accueil des agents du Special Operations Executive. Après son parachutage près de Lons-le-Saunier le 19 mai 1943 avec John Starr, l’opérateur radio John Cuthbert Young fut hébergé et protégé par Henri Clerc à Saint-Amour. Il fut ensuite déplacé vers le château d’Andelot puis vers Clairvaux-les-Lacs, ces changements répondant aux nécessités de sécurité propres aux opérateurs clandestins.
Henri et Yvonne Clerc fournirent des hébergements, organisèrent des liaisons et participèrent à la réception de parachutages. Les matériels largués comprenaient généralement des armes, des munitions, des explosifs, des postes radio ou des fonds destinés aux groupes clandestins. Les sources locales attribuent au couple un rôle d’intermédiaire entre les agents britanniques et les groupes français du secteur.
Le maintien d’un opérateur radio dans une maison constituait une activité particulièrement dangereuse. Les émissions pouvaient être repérées par les services allemands de radiogoniométrie ; les déplacements, la nourriture et les contacts nécessaires à la protection de l’agent multipliaient en outre les risques de dénonciation. L’accueil de Young place ainsi Henri Clerc parmi les auxiliaires directs d’un circuit opérationnel allié.
Le groupe participa à des sabotages ferroviaires destinés à perturber les déplacements allemands et le transport de matériel. La position de Saint-Amour sur un axe ferroviaire important donnait à ces opérations une valeur stratégique particulière, notamment à l’approche et après le débarquement allié de juin 1944. Les sources mémorielles locales attribuent également au groupe des embuscades contre les forces d’occupation.
Henri Clerc organisa le maquis de Loisia. La documentation disponible ne permet pas d’établir avec précision la date de sa création, ses effectifs successifs ou l’ensemble de ses camps, mais elle confirme que cette formation fut placée sous sa responsabilité et intégrée aux opérations armées menées dans le sud du Jura.
Le 3 juillet 1944, le maquis engagea une action contre un train blindé à Saint-Amour. Le résistant Pierre Louis Jean Gregot, membre du groupe Henri Clerc, fut mortellement atteint au cours de cette opération. La notice du Maitron consacrée à Gregot confirme son appartenance au groupe et la participation de celui-ci à l’attaque.
Les hommes de Clerc furent également mobilisés lors des combats pour la libération de Lons-le-Saunier. Leur action s’inscrivit alors dans l’effort général des Forces françaises de l’intérieur pour harceler les unités allemandes, protéger les voies de communication et soutenir l’entrée des forces régulières alliées et françaises dans le Jura.
Arrestation / évasion / déportation
Le réseau auquel appartenait Henri Clerc fut infiltré par un agent travaillant pour les services allemands. La date et l’identité de cet agent ne sont pas établies avec suffisamment de certitude par les sources accessibles pour être retenues ici. Cette infiltration entraîna des recherches et des poursuites contre le responsable du groupe.
Henri Clerc fut condamné à mort par contumace. Il dut entrer dans une clandestinité complète avec son épouse Yvonne. Le couple poursuivit néanmoins ses activités, notamment l’hébergement d’agents britanniques, les liaisons et le soutien aux groupes armés.
Son père fut arrêté et déporté à Buchenwald. Il survécut à vingt et un mois de déportation mais revint très affaibli et mourut prématurément après la guerre. Les sources disponibles ne précisent pas son identité complète, la date de son arrestation ni son numéro de déporté.
Henri Clerc ne fut pas arrêté et ne fut pas déporté. Il demeura actif jusqu’à la Libération et prit ensuite la tête de ses hommes dans les unités régulières constituées à partir des Forces françaises de l’intérieur.
Yvonne Clerc fut sa principale camarade de clandestinité. Institutrice, elle partagea ses déplacements et participa à l’accueil des agents, aux liaisons et aux tâches de soutien. La mémoire locale lui a consacré un parcours mémoriel propre, témoignant de l’importance reconnue de son engagement.
John Ashford Renshaw Starr, alias « Bob », dirigeait le circuit ACROBAT auquel le groupe Clerc apporta son concours. Parachuté dans le Jura en mai 1943, Starr fut arrêté le 18 juillet suivant, ce qui désorganisa fortement le circuit.
John Cuthbert Young, alias « Gabriel », opérateur radio d’ACROBAT, fut accueilli et protégé par Henri Clerc après son parachutage. Il fut ensuite arrêté avec Diana Rowden à Clairvaux-les-Lacs, déporté à Mauthausen et tué le 6 septembre 1944.
Diana Rowden, alias « Paulette », courrier du circuit, appartenait au même environnement opérationnel. Bien que les sources accessibles ne documentent pas une collaboration quotidienne directe entre elle et Henri Clerc, tous deux participèrent au fonctionnement des réseaux du Special Operations Executive dans le Jura.
Henri Desroches fut chef d’un groupe de combat, ou section, au sein du groupe Clerc. Sa fiche du Musée de la Résistance en ligne confirme l’organisation interne de la formation de Saint-Amour.
Pierre Gregot rejoignit le groupe Clerc en 1944 et mourut des suites de blessures reçues lors de l’attaque du train blindé de Saint-Amour, le 3 juillet 1944.
Les noms de Pierre Bardagué, du capitaine Miquel, de Jean Guisset, d’André Matheu, d’Albert Zochetto et de Rafael Gandia apparaissent dans le même contexte général de résistance locale qui fait l’objet de la présente mission. Leur relation exacte avec Henri Clerc sera précisée dans leurs notices respectives à partir des sources nominatives disponibles.
Retour à la vie civile
Après la libération du Jura, Henri Clerc et ses hommes s’engagèrent dans le 1er bataillon du Jura. Ce passage des formations clandestines à l’armée régulière permit de poursuivre la guerre au-delà de la libération du département.
Le bataillon participa aux combats du Queyras, puis aux opérations en direction de Strasbourg et dans les Alpes. La formation prit ensuite part à la libération de l’Italie du Nord et à l’occupation française de Vienne, en Autriche. Henri Clerc termina la guerre avec le grade de capitaine de réserve.
Après sa démobilisation, il revint à Saint-Amour. Il reprit le commerce familial de vins, son père étant mort prématurément des conséquences de sa déportation.
Henri Clerc occupa une place active dans la vie associative de sa commune. Il participa notamment au syndicat d’initiative, à des activités liées au basketball et aux associations d’anciens combattants. Il exerça également comme sapeur-pompier, engagement civil qui prolongeait son attachement au service de la collectivité.
Il mourut accidentellement le 8 juillet 1975 à Saint-Amour, à l’âge de soixante ans. Les circonstances précises de l’accident n’ont pas été retrouvées dans les sources consultées.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur. Cette distinction est mentionnée par l’association Culture et Mémoire au pays de Saint-Amour, citée par la presse régionale. Le décret de nomination et la date de réception n’ont pas été retrouvés dans la Base Léonore ou dans les résultats de Légifrance consultés. Source secondaire locale ; décret ou dossier primaire non retrouvé lors des présentes recherches.
Croix de guerre 1939-1945. Cette décoration est signalée par la même source mémorielle locale. La nature de la ou des citations, l’échelon de l’étoile ou de la palme et la date d’attribution n’ont pas été retrouvés. Source secondaire locale ; citation ou décision primaire non retrouvée lors des présentes recherches.
Médaille de la Résistance française avec rosette par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946. Source Ordre de la Libération.Côte du dossier : 1O13996
King’s Medal for Courage in the Cause of Freedom. Cette décoration britannique, destinée à récompenser des étrangers ayant aidé la cause alliée, est attribuée à Henri Clerc par la documentation mémorielle de Saint-Amour. La notification nominative ou la publication officielle britannique correspondante n’a pas été retrouvée lors des présentes recherches. Source secondaire locale ; source officielle britannique non retrouvée.
Médaille de la Résistance italienne. Cette distinction est également mentionnée parmi ses décorations. Son intitulé officiel exact, l’autorité attributaire et la date de remise n’ont pas été retrouvés. Source secondaire locale ; décision primaire non retrouvée lors des présentes recherches.
L’existence de plusieurs distinctions est historiquement cohérente avec son activité de chef de groupe, son concours au Special Operations Executive et la poursuite des combats dans l’armée régulière. Leur présentation demeure néanmoins prudente en l’absence des décrets, citations et diplômes individuels.
Lieux de mémoire
À Saint-Amour, une voie porte le nom de « rue du Capitaine-Henri-Clerc ». Initialement appelée rue du Champ-de-Foire, elle fut rebaptisée par une délibération du conseil municipal du 23 avril 1981. Son inauguration eut lieu le 8 mai 1982.
Cette dénomination rappelle à la fois son rôle de chef de la Résistance locale, son grade acquis pendant les combats de la Libération et son engagement ultérieur dans la vie de la commune.
La mémoire d’Yvonne Clerc est également entretenue à Saint-Amour, où une promenade porte son nom. Cet hommage distinct souligne la dimension conjugale et familiale de leur engagement clandestin.
Les secteurs de Saint-Amour et de Loisia constituent les principaux lieux géographiques associés à son action. La gare et les voies ferrées de Saint-Amour rappellent les sabotages et l’attaque du train blindé du 3 juillet 1944.
Le Musée de la Résistance en ligne conserve une fiche nominative consacrée à Henri Clerc, mais celle-ci ne comporte actuellement aucune photographie authentifiée. La page affiche un emplacement invitant les détenteurs d’un portrait à le communiquer. Aucune photographie n’a donc été retrouvée dans cette base institutionnelle.
Références bibliographiques
M. R. D. Foot, SOE in France: An Account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, Londres, Her Majesty’s Stationery Office, 1966 ; édition révisée, 2004. Histoire officielle britannique du Special Operations Executive en France. L’ouvrage permet de replacer le circuit ACROBAT, John Starr et les agents parachutés dans l’organisation générale de la section F. Henri Clerc y relève du milieu des responsables français ayant soutenu les agents britanniques.
Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service secret britannique d’action en France, 1940-1944, Paris, Tallandier, 2008. Traduction française annotée de l’histoire officielle du Special Operations Executive. Elle constitue une référence pour comprendre les méthodes de constitution des circuits, les parachutages, les transmissions radio et les rapports entre agents britanniques et groupes français.
Culture et Mémoire au pays de Saint-Amour, « Henri Clerc », dans Les Carnets de Guillaume, 2020-2021. Cette étude locale, citée par Le Progrès, semble être la principale synthèse biographique consacrée au résistant. Elle apporte des renseignements sur sa famille, son service militaire, son entrée dans Combat, son rôle auprès du Special Operations Executive, le maquis de Loisia, la campagne de 1944-1945 et sa vie associative après-guerre. L’édition originale n’a pas été consultée directement.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. La fiche nominative « Henri CLERC » confirme le pseudonyme « Henri Petit », la naissance le 1er janvier 1915 à Saint-Amour, le lieu d’action jurassien et les appartenances à l’Armée secrète et au Special Operations Executive.
https://museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=47783
Mémoire Vive de la Résistance. La notice consacrée à John Cuthbert Young identifie Henri Clerc comme chef d’un groupe du Special Operations Executive à Saint-Amour et précise qu’il hébergea et protégea l’opérateur radio du circuit ACROBAT après son parachutage.
https://mvr.asso.fr/young/
Le Progrès. L’article « Rue du Capitaine Henri-Clerc : derrière le nom, la vie héroïque d’un ancien Résistant », fondé sur les travaux de Culture et Mémoire au pays de Saint-Amour, fournit les renseignements les plus développés sur sa famille, son engagement, son maquis, ses campagnes militaires, ses décorations, ses activités civiles et sa mort.
https://www.leprogres.fr/culture-loisirs/2026/02/24/rue-du-capitaine-henri-clerc-derriere-le-nom-la-vie-heroique-d-un-ancien-resistant
Jura Musées. La page consacrée à Yvonne Clerc documente l’engagement de l’épouse d’Henri Clerc, la clandestinité du couple et la déportation de son beau-père à Buchenwald.
https://www.juramusees.fr/decouverte/yvonne-clerc/
Le Maitron — Fusillés et exécutés. La notice « GREGOT Pierre, Louis, Jean » confirme l’appartenance de Pierre Gregot au groupe Henri Clerc et l’action menée contre un train blindé à Saint-Amour le 3 juillet 1944.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/gregot-pierre-louis-jean/
Musée de la Résistance en ligne. La fiche d’Henri Desroches le présente comme chef d’un groupe de combat du groupe SOE Henri Clerc de Saint-Amour, renseignement utile pour comprendre l’organisation interne de la formation.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=41957
Wikipédia francophone. La notice « John Starr » a été utilisée pour compléter le contexte du circuit ACROBAT, ses agents et sa zone d’action. Les renseignements concernant directement Henri Clerc n’y sont pas développés et n’ont été retenus que lorsqu’ils concordaient avec des sources mémorielles institutionnelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Starr
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote nominative SHD GR 16 P n’a été retrouvée avec certitude pour Henri Marie Eugène Clerc lors des présentes recherches.
Aucun dossier d’homologation des Forces françaises combattantes, des Forces françaises de l’intérieur, de l’Armée secrète, de combattant volontaire de la Résistance ou de déporté-résistant n’a pu être consulté directement.
La fiche du Musée de la Résistance en ligne établit cependant son appartenance à l’Armée secrète et au Special Operations Executive. La recherche d’un éventuel dossier militaire doit impérativement être conduite sous l’identité complète « Henri Marie Eugène Clerc », né le 1er janvier 1915 à Saint-Amour, afin d’éviter toute confusion avec plusieurs résistants homonymes.
Observations
Henri Marie Eugène Clerc ne doit pas être confondu avec Henri Marcel Clerc, né le 29 juillet 1914 à Bourg-en-Bresse, gardien de la paix et résistant de l’Armée secrète, disparu ou mort en juillet 1944. La proximité géographique, l’année de naissance voisine et l’appartenance commune à l’Armée secrète créent un risque sérieux de fusion des parcours.
Il ne doit pas davantage être confondu avec Henri François Joseph Marius Clerc, né en 1881, ancien maire d’Aix-les-Bains et député de la Haute-Savoie, qui ne correspond ni à la génération ni au parcours du résistant de Saint-Amour.
La forme complète « Henri Marie Eugène Clerc » est donnée par la tradition mémorielle locale ; la fiche du Musée de la Résistance en ligne ne présente que « Henri Clerc ». L’état civil communal ou le dossier militaire permettrait de confirmer définitivement l’ensemble des prénoms.
Le pseudonyme « Henri Petit » est confirmé par une base institutionnelle. Aucun autre pseudonyme n’a été retrouvé.
La documentation locale affirme qu’il fut condamné à mort par contumace, sans préciser la juridiction allemande, la date ou la pièce d’archive correspondante. Ce fait est retenu en raison de la précision de la tradition mémorielle, mais demande un recoupement archivistique.
Les décorations sont rapportées par une source mémorielle locale récente, mais les décrets, citations et publications officielles n’ont pas été retrouvés. Elles doivent donc être considérées comme très vraisemblables, mais non entièrement documentées dans leur forme réglementaire.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B —L’identité, la naissance, le pseudonyme, la zone d’action et l’appartenance à l’Armée secrète et au Special Operations Executive sont confirmés par une fiche institutionnelle de la Fondation de la Résistance. Son rôle de chef de groupe à Saint-Amour et l’hébergement de John Young sont corroborés par la Mémoire Vive de la Résistance. Son parcours détaillé repose toutefois principalement sur une étude mémorielle locale relayée par la presse, sans consultation du dossier d’homologation ni des pièces originales relatives à sa condamnation et à ses décorations.
Chronologie
| Date | Événement |
| 1er janvier 1915 | Naissance à Saint-Amour (Jura). |
| Avant 1939 | Service militaire dans l’artillerie ; fin de service comme sous-officier. |
| 1941 | Entrée dans la Résistance au sein du mouvement Combat. |
| 1941-1943 | Constitution et développement d’un groupe de résistance dans le secteur de Saint-Amour. |
| 19 mai 1943 | Parachutage de John Starr et John Young près de Lons-le-Saunier. |
| Mai 1943 | Hébergement et protection de John Young par Henri Clerc. |
| 1943 | Collaboration avec le circuit ACROBAT du Special Operations Executive. |
| 18 juillet 1943 | Arrestation de John Starr ; poursuite des activités du groupe Clerc. |
| 1943-1944 | Entrée dans la clandestinité avec Yvonne Clerc après infiltration du réseau et condamnation à mort par contumace. |
| 1944 | Organisation du maquis de Loisia. |
| 3 juillet 1944 | Attaque d’un train blindé à Saint-Amour ; mort de Pierre Gregot. |
| Été 1944 | Participation aux combats pour la libération de Lons-le-Saunier. |
| 1944-1945 | Engagement du groupe dans le 1er bataillon du Jura ; campagnes du Queyras, de Strasbourg, des Alpes et d’Italie du Nord. |
| 1945 | Participation à l’occupation française de Vienne ; retour à Saint-Amour avec le grade de capitaine de réserve. |
| Après 1945 | Reprise du commerce familial ; activités associatives et service comme sapeur-pompier. |
| 8 juillet 1975 | Mort accidentelle à Saint-Amour. |
| 23 avril 1981 | Décision municipale de donner son nom à l’ancienne rue du Champ-de-Foire. |
| 8 mai 1982 | Inauguration de la rue du Capitaine-Henri-Clerc. |
Sources consultées
Musée de la Résistance en ligne, Fondation de la Résistance, fiche « Henri CLERC ». Cette source a confirmé le pseudonyme « Henri Petit », la naissance le 1er janvier 1915 à Saint-Amour, la zone d’activité dans le Jura et l’appartenance à l’Armée secrète et au Special Operations Executive.
https://museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=47783
Mémoire Vive de la Résistance, notice « YOUNG ». Cette page a identifié Henri Clerc comme chef d’un groupe du Special Operations Executive à Saint-Amour et comme premier hébergeur et protecteur de John Cuthbert Young après son parachutage avec John Starr. https://mvr.asso.fr/young/
Le Progrès, « Rue du Capitaine Henri-Clerc : derrière le nom, la vie héroïque d’un ancien Résistant », 24 février 2026. Cet article, fondé sur les recherches de Culture et Mémoire au pays de Saint-Amour, a fourni les renseignements relatifs à sa famille, son service militaire, son engagement dans Combat, ses activités avec le Special Operations Executive, le maquis de Loisia, sa condamnation, ses campagnes de 1944-1945, ses décorations, sa vie civile et sa mort.
https://www.leprogres.fr/culture-loisirs/2026/02/24/rue-du-capitaine-henri-clerc-derriere-le-nom-la-vie-heroique-d-un-ancien-resistant
Jura Musées, « Yvonne Clerc, institutrice résistante ». Cette page a apporté des renseignements sur l’engagement conjoint d’Henri et Yvonne Clerc, leur clandestinité et la déportation du père d’Henri Clerc à Buchenwald.
https://www.juramusees.fr/decouverte/yvonne-clerc/
Le Maitron, Dictionnaire des fusillés et exécutés, notice « GREGOT Pierre, Louis, Jean ». Cette source a confirmé l’appartenance de Pierre Gregot au groupe Henri Clerc et l’attaque du train blindé de Saint-Amour le 3 juillet 1944.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/gregot-pierre-louis-jean/
Musée de la Résistance en ligne, fiche « Henri DESROCHES ». Cette source a confirmé l’existence d’un groupe SOE Henri Clerc à Saint-Amour et l’organisation d’au moins une section de combat commandée par Henri Desroches.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=41957
Le Maitron, notice « CLERC Henri, Marcel ». Cette source a permis d’identifier un résistant homonyme né à Bourg-en-Bresse en 1914 et d’éviter la fusion de son parcours avec celui d’Henri Marie Eugène Clerc.
https://maitron.fr/clerc-henri-marcel/
Wikipédia francophone, notice « John Starr ». Cette synthèse a été consultée pour préciser l’organisation du circuit ACROBAT, les fonctions de John Starr, John Young et Diana Rowden, ainsi que la désorganisation du circuit après juillet 1943. https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Starr