La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CHRÉTIEN André Robert Aimé

André Robert Aimé CHRÉTIEN, né le 17 décembre 1916 à Mohon (Ardennes, aujourd’hui Charleville-Mézières), mort le 20 août 2006 à Boé (Lot-et-Garonne), français. Les recherches permettent d’identifier avec une forte probabilité le résistant André Chrétien signalé dans l’objet de recherche : son implantation en Lot-et-Garonne, son appartenance au réseau Brutus, sa déportation par le convoi du 27 avril 1944 et son parcours concentrationnaire concordent.

Le fichier des décès donne les prénoms complets André Robert Aimé et le 17 décembre 1916 comme date de naissance, tandis que le Livre-Mémorial des déportés indique le 27 décembre 1916 ; cette divergence est signalée plus bas. L’objet de recherche transmis indiquait déjà une naissance en 1916 dans l’ancienne commune de Mohon et l’engagement du couple Chrétien dans Brutus.

Jeunesse et formation

André Chrétien naît dans les Ardennes à la fin de l’année 1916. Mohon, alors commune indépendante, a été rattachée à Charleville-Mézières en 1966. Les sources actuellement accessibles ne permettent pas de préciser de manière suffisamment sûre sa formation scolaire, son apprentissage ou sa profession avant la guerre. Son installation ultérieure en Lot-et-Garonne est en revanche cohérente avec son identification dans les sources résistantes : le Musée de la Résistance en ligne répertorie un André Chrétien dont le lieu d’action est le Lot-et-Garonne, ainsi qu’une Marie-Louise Chrétien née Caniaux dans le même département.

Il épouse Marie-Louise Caniaux, née le 26 mai 1917 à Gagny. Le Service historique de la Défense conserve pour celle-ci un dossier GR 16 P 104153, qui la donne comme homologuée au titre de la Résistance. Une autre source archivistique signale également son dossier de déportée sous la cote AC 21 P 727609.

Engagement dans la Résistance

André Chrétien entre dans la Résistance avec son épouse Marie-Louise. Leur engagement se rattache au réseau Brutus, important réseau de renseignement lié à la France libre. Le réseau, issu du groupe constitué autour de Pierre Fourcaud, se développe fortement dans la zone Sud, notamment autour de Marseille et Toulouse, avant d’acquérir une dimension nationale. André Boyer, Gaston Defferre, Eugène Thomas et, pour la zone Nord, Pierre Sudreau comptent parmi ses principaux organisateurs. La Fondation de la Résistance rappelle que Brutus cherche notamment, à partir de 1942, à étendre ses activités de renseignement de la zone Sud vers la zone occupée.

La présence de Marie-Louise Chrétien dans Brutus est particulièrement bien documentée. Une étude consacrée aux femmes résistantes mentionne explicitement Marie-Louise Chrétien parmi les femmes du réseau et précise qu’elle fut déportée à Ravensbrück. Son dossier GR 16 P confirme son homologation.

Pour André Chrétien, l’inventaire archivistique du Service historique de la Défense apporte un élément essentiel : il existe un dossier individuel André CHRETIEN, GR 28 P 4 21/621, couvrant la période 1944-1948 et renvoyant au dossier individuel de résistant GR 16 P 130121. Ce rapprochement constitue l’un des éléments documentaires les plus solides retrouvés au cours de cette recherche.

Appartenance à un réseau ou mouvement

André Chrétien est rattaché au réseau Brutus. Créé dans l’orbite des services de la France libre, Brutus devient l’un des grands réseaux de renseignement de la Résistance. Jean-Marc Binot et Bernard Boyer lui ont consacré l’étude de référence Nom de code : Brutus. Histoire d’un réseau de la France libre. Le réseau est particulièrement implanté dans le Midi et le Sud-Ouest et recrute notamment dans les milieux socialistes, tout en dépassant cette seule appartenance politique.

Le couple formé par André et Marie-Louise Chrétien doit donc être replacé dans cette implantation méridionale de Brutus. Le Musée de la Résistance en ligne localise séparément André Chrétien et Marie-Louise Chrétien dans le Lot-et-Garonne, ce qui renforce l’identification du couple évoqué dans les documents familiaux.

Missions et actions

Les sources ouvertes consultées ne permettent pas encore de reconstituer précisément les missions confiées à André Chrétien au sein de Brutus. Il serait historiquement imprudent de lui attribuer par déduction des opérations de renseignement, des liaisons, des hébergements ou des transports simplement parce que ces activités étaient pratiquées par le réseau.

La cote GR 16 P 130121 constitue ici la piste archivistique déterminante : la consultation matérielle de ce dossier au Service historique de la Défense devrait permettre de préciser ses dates d’activité, son statut, ses responsables, ses agents de liaison et éventuellement les missions ayant justifié son homologation. L’inventaire du SHD établit également l’existence d’un dossier complémentaire GR 28 P 4 21/621.

Arrestation / évasion / déportation

La déportation d’André Chrétien est beaucoup mieux documentée que son activité clandestine. Il appartient au célèbre convoi du 27 avril 1944, dit « convoi des Tatoués ». Ce transport quitte le camp de Royallieu à Compiègne le 27 avril 1944 à destination d’Auschwitz. Il comprend plus de 1 600 hommes, parmi lesquels des résistants et opposants politiques. Contrairement au parcours habituel des déportés politiques français, ils sont envoyés à Auschwitz-Birkenau, où ils reçoivent un matricule tatoué.

Le Livre-Mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation identifie précisément CHRETIEN André, matricule 185299, né à Mohon, parmi les membres de ce convoi. Il indique son passage par Buchenwald, Flossenbürg, puis Gross-Rosen, avec affectation au kommando de Kamenz, et le classe parmi les rapatriés.

Le bulletin de l’Amicale des déportés tatoués du 27 avril 1944 apporte des précisions supplémentaires particulièrement importantes. À Auschwitz, André Chrétien porte le matricule 185.299. Après Auschwitz, il reçoit le matricule 52.556 à Buchenwald, puis le 9.572 à Flossenbürg, avant d’être affecté au kommando de Kamenz. Le bulletin annonce son décès à la fin du mois d’août 2006.

Le parcours concentrationnaire actuellement établi peut donc être résumé ainsi : Compiègne-Royallieu → Auschwitz-Birkenau → Buchenwald → Flossenbürg → Gross-Rosen/Kamenz, avant sa libération et son rapatriement en France.

La date et les circonstances exactes de son arrestation n’ont pas été établies avec suffisamment de certitude dans les ressources numériques consultées. Elles ne doivent donc pas être déduites de la date de son départ en déportation.

Camarades de combat

L’appartenance à Brutus inscrit André Chrétien dans un réseau dirigé successivement par des personnalités telles qu’André Boyer et Gaston Defferre et auquel appartiennent notamment Pierre Sudreau et André Clavé. Toutefois, les sources consultées ne permettent pas d’établir qu’André Chrétien travailla personnellement avec chacun d’eux ; ils doivent donc être considérés comme des membres ou responsables du même réseau et non automatiquement comme ses compagnons d’action directs.

Sa camarade de Résistance la mieux attestée est son épouse Marie-Louise Chrétien née Caniaux, elle-même membre de Brutus, homologuée résistante et déportée à Ravensbrück.

Dans la déportation, André Chrétien appartient à la communauté des « Tatoués » du convoi du 27 avril 1944. Le convoi comprenait notamment Robert Desnos et Marcel Paul, mais leur présence dans le même transport ne suffit pas à démontrer des relations personnelles avec André Chrétien.

Retour à la vie civile

André Chrétien survit à la déportation et rentre en France en 1945 : le Livre-Mémorial le classe parmi les rapatriés. Les sources ouvertes retrouvées ne donnent pas suffisamment de renseignements sur sa profession et sa carrière après-guerre pour en proposer une reconstitution fiable.

Il demeure néanmoins lié à la mémoire de la déportation. Son nom apparaît encore dans les documents de l’Amicale des déportés tatoués : André Chrétien figure ainsi parmi les membres du conseil d’administration de l’association au début des années 2000.

Un document de 2003-2004 permet également d’identifier un André Chrétien domicilié dans le Lot-et-Garonne, à Boé, ce qui concorde avec son lieu de décès.

André Robert Aimé Chrétien meurt à Boé le 20 août 2006, à l’âge de 89 ans. Le bulletin de l’Amicale des déportés tatoués, publié quelques mois plus tard, annonce également la disparition d’André Chrétien, matricule 185.299, à la fin du mois d’août 2006. La concordance du lieu, de l’âge, du parcours concentrationnaire et de la chronologie permet d’identifier avec une forte probabilité ces mentions comme concernant la même personne.

Décorations

Aucune décoration individuelle d’André Chrétien n’a pu être confirmée avec suffisamment de certitude dans les sources institutionnelles accessibles au cours des présentes recherches. Cela ne signifie pas qu’il n’ait reçu aucune distinction : son statut de résistant homologué et de déporté résistant rend plausible l’existence de reconnaissances administratives ou mémorielles, mais celles-ci ne doivent pas être attribuées sans consultation des dossiers correspondants.

Le dossier GR 16 P 130121 et les éventuels dossiers conservés par l’Office national des combattants et des victimes de guerre constituent les sources à privilégier pour vérifier ce point.

Lieux de mémoire

Mohon / Charleville-Mézières (Ardennes) constitue son lieu de naissance. Le Livre-Mémorial indique Mohon, tandis que le fichier des décès modernise le lieu en Charleville-Mézières.

Boé (Lot-et-Garonne) constitue le principal lieu de mémoire de la famille Chrétien retrouvé dans les sources. André Chrétien y résida après-guerre et y mourut en 2006. Son épouse est également associée à cette commune. Une école maternelle publique de Boé porte aujourd’hui le nom de Marie-Louise Chrétien, résistante du réseau Brutus et déportée à Ravensbrück.

Auschwitz-Birkenau, Buchenwald, Flossenbürg et Kamenz constituent les principaux lieux de mémoire de son parcours concentrationnaire.

Références bibliographiques

Nom de code : Brutus. Histoire d’un réseau de la France libre, Jean-Marc Binot et Bernard Boyer, Fayard, 2007. Étude historique directement consacrée au réseau Brutus. L’ouvrage permet de replacer André et Marie-Louise Chrétien dans l’histoire, l’organisation, le recrutement et la répression du réseau auquel ils appartiennent.

Le Convoi des Tatoués. Auschwitz, Buchenwald, Flossenbürg et kommandos, Amicale des déportés tatoués du 27 avril 1944, ouvrage collectif, plusieurs éditions. Travail mémoriel spécifiquement consacré au convoi dont André Chrétien fut membre sous le matricule 185.299. Il reconstitue le départ de Compiègne, Auschwitz puis la dispersion des déportés dans les différents camps et kommandos.

Destination Auschwitz avec Robert Desnos, André Bessière, L’Harmattan, 2003. Témoignage d’un membre du même convoi, permettant de comprendre le parcours collectif des « Tatoués », depuis Compiègne jusqu’à Auschwitz puis leur transfert dans le système concentrationnaire allemand.

Jusqu’à l’épuisement de la nuit. Le convoi des Tatoués, Vincent Quivy, Anne Carrière, 2025. Étude récente consacrée au convoi du 27 avril 1944. L’auteur restitue les profils très différents des quelque 1 600 hommes envoyés de Compiègne à Auschwitz puis dispersés dans les camps du Reich. L’ouvrage constitue un apport historiographique récent pour contextualiser la déportation d’André Chrétien.

Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution, 1940-1945, Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Tirésias, 2004. Ouvrage de référence pour l’identification des convois et des parcours de déportation ; sa base numérique identifie André Chrétien sous le matricule 185299 et reconstitue son passage par Buchenwald, Flossenbürg et Gross-Rosen/Kamenz.

Références internet

Fondation pour la Mémoire de la Déportation — Livre-Mémorial, convoi I.206. Cette base identifie André Chrétien sous le matricule 185299, donne une naissance à Mohon et reconstitue son parcours par Buchenwald, Flossenbürg et Gross-Rosen/Kamenz. Elle indique également qu’il fut rapatrié. https://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.206.

Musée de la Résistance en ligne — répertoire des résistants. Le répertoire identifie un André Chrétien dans le Lot-et-Garonne et recense également Marie-Louise Chrétien née Caniaux dans le même département, apportant un recoupement géographique important. https://www.museedelaresistanceenligne.org/liste-personne.php?page=349

Musée de la Résistance en ligne / Service historique de la Défense — inventaire GR 28 P 4. L’inventaire est capital pour identifier les archives individuelles d’André Chrétien : dossier GR 28 P 4 21/621, couvrant 1944-1948, avec renvoi au dossier GR 16 P 130121. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/243.pdf

Amicale des déportés tatoués du 27 avril 1944 — Notre Mémoire n°25. Le bulletin annonce la disparition d’André Chrétien, matricule Auschwitz 185.299, et donne ses matricules successifs 52.556 à Buchenwald et 9.572 à Flossenbürg, avant son affectation au kommando de Kamenz. https://27avril44.org/wp-content/uploads/2016/03/notre-memoire-n25.pdf

Amicale des déportés tatoués du 27 avril 1944 — ouvrages de l’Amicale. Cette ressource présente notamment l’ouvrage collectif Le Convoi des Tatoués, consacré aux quelque 1 700 hommes partis de Compiègne le 27 avril 1944. https://27avril44.org/category/ouvrages

Fondation de la Résistance — Pierre Sudreau. Cette notice institutionnelle permet de replacer Brutus dans son développement national, ses activités de renseignement et sa répression. Elle documente notamment le rôle d’André Boyer, Gaston Defferre, Eugène Thomas, Pierre Sudreau et André Clavé. https://www.fondationresistance.org/recherche-et-documentation/ressources/portrait/pierre-sudreau/

Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne — inventaire GR 16 P. L’inventaire identifie Marie-Louise Caniaux épouse Chrétien, née le 26 mai 1917 à Gagny, sous la cote GR 16 P 104153, avec plusieurs mentions d’homologation. Il apporte un recoupement archivistique majeur sur l’engagement résistant du couple. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf

Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne — dossiers de déportés AC 21 P. L’inventaire conserve pour Marie-Louise Chrétien née Caniaux un dossier sous la cote AC 21 P 727609, apportant une confirmation archivistique supplémentaire du parcours de déportation de l’épouse d’André Chrétien. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/249.pdf

Association pour perpétuer le souvenir des internées des camps de Brens et de Rieucros — bulletin 2018. Une intervention de l’historien André Magne consacrée aux femmes de Brutus cite explicitement Marie-Louise Chrétien parmi les résistantes du réseau et précise sa déportation à Ravensbrück. https://www.campdebrens.fr/wp-content/uploads/2022/04/bulletin-apsicbr_2018_3.pdf

Ministère de l’Éducation nationale — École maternelle Marie-Louise Chrétien, Boé. La base officielle de l’Éducation nationale confirme l’existence actuelle à Boé d’une école publique portant le nom de Marie-Louise Chrétien, épouse et camarade de Résistance d’André Chrétien. https://www.education.gouv.fr/annuaire/47550/ecole/0470333g/ecole-maternelle-marie-louise-chretien.html

Dossier d’homologation consulté

L’inventaire du Service historique de la Défense permet désormais d’identifier avec précision le dossier individuel d’André Chrétien : GR 16 P 130121. Un second ensemble, GR 28 P 4 21/621 — dossier individuel d’André CHRETIEN, couvre les années 1944 à 1948 et renvoie explicitement au GR 16 P 130121.

Ces dossiers ont été identifiés par leur inventaire mais leur contenu intégral n’a pas été consulté au cours des présentes recherches numériques. Il convient donc de distinguer l’identification certaine des cotes de la consultation effective des pièces qu’elles contiennent.

Observations

L’identification d’André Chrétien a pu être considérablement consolidée. Plusieurs éléments indépendants convergent : un André Chrétien est répertorié comme résistant en Lot-et-Garonne ; un dossier individuel de résistant existe sous la cote GR 16 P 130121 ; le Livre-Mémorial identifie André Chrétien, matricule 185299, né à Mohon ; l’Amicale des Tatoués confirme son parcours concentrationnaire et son décès à la fin d’août 2006 ; enfin, le fichier des décès identifie André Robert Aimé Chrétien, né dans les Ardennes en décembre 1916 et mort à Boé le 20 août 2006.

L’élément nouveau le plus important est donc l’identification de son nom complet : André Robert Aimé CHRÉTIEN, de sa date et de son lieu de décès, ainsi que de ses cotes SHD GR 16 P 130121 et GR 28 P 4 21/621.

Indice de fiabilité de la notice

Niveau B — fiabilité élevée. L’existence du résistant, son implantation en Lot-et-Garonne, son dossier au Service historique de la Défense, sa déportation par le convoi du 27 avril 1944, son matricule d’Auschwitz et son parcours concentrationnaire reposent sur plusieurs sources archivistiques, institutionnelles ou mémorielles concordantes. L’indice A n’est pas retenu à ce stade en raison de l’absence de consultation directe du contenu du dossier GR 16 P 130121, du manque de documentation détaillée sur ses activités clandestines dans Brutus et de la divergence concernant sa date exacte de naissance.

Chronologie

  • 17 décembre 1916 — naissance d’André Robert Aimé Chrétien à Mohon, selon le fichier des décès ; le Livre-Mémorial donne le 27 décembre.
  • Avant 1944 — installation en Lot-et-Garonne ; mariage avec Marie-Louise Caniaux.
  • Occupation — engagement dans la Résistance, rattaché au réseau Brutus.
  • Avant avril 1944 — arrestation ; date et circonstances précises non établies.
  • 27 avril 1944 — départ de Compiègne-Royallieu pour Auschwitz dans le convoi des « Tatoués ».
  • 30 avril 1944 — arrivée du convoi à Auschwitz ; matricule 185299.
  • 1944 — transfert à Buchenwald ; matricule 52556.
  • 1944 — transfert à Flossenbürg ; matricule 9572.
  • 1944-1945 — passage dans le système de Gross-Rosen et affectation au kommando de Kamenz.
  • 1945 — survit à la déportation et est rapatrié en France.
  • Après-guerre — réside notamment à Boé ; demeure actif dans la mémoire des déportés tatoués.
  • 20 août 2006 — mort à Boé, à 89 ans.

Tableau des divergences entre sources

ÉlémentSourceInformationAppréciation
Date de naissanceFichier des décès issu des données d’état civil17 décembre 1916Retenue provisoirement comme la plus vraisemblable
Date de naissanceLivre-Mémorial des déportés de France27 décembre 1916Divergence de dix jours, probablement erreur de transcription, à vérifier sur l’acte de naissance
Lieu de naissanceLivre-MémorialMohonDénomination historique correcte
Lieu de naissanceFichier des décèsCharleville-MézièresDénomination administrative actuelle ; compatible avec Mohon
Parcours après FlossenbürgLivre-MémorialGross-Rosen, kommando KamenzRetenu
Parcours après FlossenbürgBulletin de l’Amicaleaffectation au kommando KamenzConcordant avec le Livre-Mémorial

Sources consultées

Service historique de la Défense / inventaire GR 28 P 4 — identification des dossiers GR 28 P 4 21/621 et GR 16 P 130121 concernant André Chrétien. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/243.pdf

Fondation pour la Mémoire de la Déportation — Livre-Mémorial — matricule 185299, naissance à Mohon, parcours Buchenwald-Flossenbürg-Gross-Rosen/Kamenz et rapatriement. https://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.206.

Amicale des déportés tatoués du 27 avril 1944 — matricules successifs 185299, 52556 et 9572, affectation à Kamenz et décès en août 2006. https://27avril44.org/wp-content/uploads/2016/03/notre-memoire-n25.pdf

Musée de la Résistance en ligne — identification d’André Chrétien et de Marie-Louise Chrétien dans le Lot-et-Garonne. https://www.museedelaresistanceenligne.org/liste-personne.php?page=349

Fondation de la Résistance — histoire et organisation du réseau Brutus. https://www.fondationresistance.org/recherche-et-documentation/ressources/portrait/pierre-sudreau/

Service historique de la Défense / inventaire GR 16 P — dossier de Marie-Louise Caniaux épouse Chrétien, GR 16 P 104153, et mentions d’homologation. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf

Service historique de la Défense / inventaire AC 21 P — dossier de déportée de Marie-Louise Chrétien née Caniaux, AC 21 P 727609. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/249.pdf

Association pour perpétuer le souvenir des internées des camps de Brens et de Rieucros — appartenance de Marie-Louise Chrétien au réseau Brutus et déportation à Ravensbrück. https://www.campdebrens.fr/wp-content/uploads/2022/04/bulletin-apsicbr_2018_3.pdf

Ministère de l’Éducation nationale — école maternelle Marie-Louise Chrétien à Boé. https://www.education.gouv.fr/annuaire/47550/ecole/0470333g/ecole-maternelle-marie-louise-chretien.html

Fichier des personnes décédées / données d’état civil reprises dans les bases généalogiques consultées — André Robert Aimé Chrétien, né le 17 décembre 1916 à Charleville-Mézières et mort le 20 août 2006 à Boé, acte n° 24.

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