Paul Cyprien CHENAILLER, alias « Morice », dit « Colonel Morice », né le 6 mai 1904 à Paris (XXe arrondissement), mort le 17 juin 1960 au manoir de Kerlebert, à Quéven (Morbihan), Français, capitaine au long cours, officier de réserve de la Marine nationale, résistant du réseau Action et du mouvement France combattante, chef départemental de l’Armée secrète puis des Forces françaises de l’intérieur du Morbihan, organisateur du maquis de Saint-Marcel, capitaine de frégate de réserve, Compagnon de la Libération par décret du 19 octobre 1945.
Jeunesse et formation
Paul Chenailler naît à Paris le 6 mai 1904.
Issu d’une famille d’origine bretonne, il s’oriente vers les professions maritimes.
Il suit une formation destinée au commandement des navires de commerce et obtient le brevet de capitaine au long cours.
Cette qualification autorise l’exercice de responsabilités importantes dans la marine marchande.
La navigation exige des connaissances techniques, une maîtrise des règles de sécurité et une expérience du commandement.
Parallèlement à ses activités civiles, Paul Chenailler appartient à la réserve de la Marine nationale.
Il possède le grade de lieutenant de vaisseau de réserve lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate.
Les sources institutionnelles actuellement accessibles ne permettent pas de préciser les établissements dans lesquels il a suivi sa formation maritime, la date d’obtention de son brevet ou l’ensemble de ses affectations professionnelles avant 1939.
Son expérience du commandement et de l’organisation jouera cependant un rôle essentiel dans ses responsabilités résistantes.
Engagement militaire en 1939-1940
1939 — Mobilisation
À la déclaration de guerre, Paul Chenailler est mobilisé dans la Marine nationale.
Il exerce des fonctions dans le secteur du Havre.
Il participe notamment à des missions de reconnaissance maritime.
Les forces navales françaises sont alors engagées dans la surveillance des côtes et des approches portuaires.
Les opérations nécessitent notamment le contrôle des routes maritimes et la protection des installations.
Paul Chenailler possède une expérience de la navigation qui lui permet d’assurer des responsabilités à bord de bâtiments militaires.
Juin 1940 — Repli vers Cherbourg
L’offensive allemande provoque le repli des forces françaises.
Paul Chenailler rejoint Cherbourg.
Il prend le commandement du bâtiment Marie-Gilberte, utilisé comme aviso-dragueur.
Certaines sources identifient plus précisément ce bâtiment comme le Marie-Gilberte II, chalutier réquisitionné pour des missions militaires.
Cette différence de dénomination appelle une vérification dans les archives de la Marine.
Le bâtiment participe au repli maritime vers l’Afrique du Nord.
Paul Chenailler gagne ainsi Casablanca, au Maroc.
Après l’armistice, il demeure provisoirement en Afrique du Nord.
Il est ensuite démobilisé.
Il regagne la métropole en 1941.
Contrairement aux militaires qui rejoignent directement Londres ou les territoires ralliés à la France libre, Paul Chenailler entreprend son engagement résistant en France occupée.
Engagement dans la Résistance
1941 — Installation dans le Morbihan
Après son retour en France, Paul Chenailler est affecté aux services du ravitaillement général dans le Morbihan.
Il exerce les fonctions de sous-directeur des services du ravitaillement.
Cette administration joue un rôle essentiel dans la vie quotidienne pendant l’Occupation.
Elle doit organiser la distribution des denrées et gérer les approvisionnements dans un contexte de pénurie.
Les responsabilités professionnelles de Chenailler lui donnent accès à de nombreux interlocuteurs.
Elles lui procurent également des moyens de déplacement particulièrement utiles dans une France soumise aux restrictions.
La préfecture du Morbihan souligne notamment qu’il dispose d’une automobile et de laissez-passer.
Paul Chenailler utilise ces facilités au service de la Résistance.
Elles permettent de maintenir des relations entre responsables clandestins et de transporter des personnes ou des informations.
Dès 1941, il participe à des activités résistantes.
1943 — Réseau Action
Paul Chenailler rejoint le réseau Action, appartenant au mouvement France combattante.
Cette organisation clandestine est particulièrement active dans le Morbihan.
Elle bénéficie de l’engagement de plusieurs responsables de la gendarmerie.
Le réseau est dirigé par le chef d’escadron Maurice Guillaudot, alias « Yodi ».
Guillaudot commande la compagnie de gendarmerie du Morbihan.
Il utilise son autorité et les relations professionnelles de ses subordonnés pour développer une organisation résistante.
Paul Chenailler devient son adjoint.
La collaboration entre les deux hommes repose sur des compétences complémentaires.
Guillaudot dispose d’une connaissance approfondie des unités de gendarmerie et de leur implantation territoriale.
Chenailler possède une expérience du commandement maritime et des moyens de déplacement facilitant les liaisons clandestines.
Le réseau participe à la préparation militaire de la Libération.
Il contribue au recrutement, à l’organisation des groupes et à la recherche de moyens matériels.
La répression allemande devient progressivement plus importante.
Les responsables doivent multiplier les précautions pour préserver leurs organisations.
10 décembre 1943 — Arrestation de Maurice Guillaudot
Le 10 décembre 1943, Maurice Guillaudot est arrêté par les Allemands à son domicile.
Cette arrestation menace directement l’organisation clandestine du Morbihan.
Guillaudot est interrogé et torturé.
Selon la documentation de la préfecture, il ne livre pas les renseignements qui auraient permis de compromettre son réseau.
Paul Chenailler doit alors assurer la continuité du commandement.
Il est désigné pour succéder à Guillaudot par le délégué militaire régional.
Il adopte le pseudonyme de « Morice », en hommage au chef arrêté.
Il devient progressivement connu sous le nom de « Colonel Morice ».
Ce pseudonyme joue un rôle majeur dans son identification par les formations résistantes.
Son adjoint est le lieutenant André Guillo, alias « Chuais ».
Cette succession constitue une étape décisive.
Paul Chenailler passe des fonctions d’adjoint d’un réseau à celles de responsable d’une organisation militaire clandestine départementale.
Organisation de l’Armée secrète du Morbihan
Hiver 1943-1944 — Regroupement des formations
Après son accession au commandement, Paul Chenailler poursuit l’organisation du réseau Action.
Il cherche à fédérer les différents mouvements de Résistance présents dans le département.
Le Morbihan comprend plusieurs organisations clandestines ayant des histoires, des responsables et des méthodes différentes.
Leur regroupement répond à un objectif militaire précis : constituer des forces capables d’intervenir de manière coordonnée lors du débarquement allié.
Paul Chenailler reçoit du général Audibert la mission de procéder à cette unification.
Il contribue notamment au rapprochement des formations de l’Armée secrète et des Francs-tireurs et partisans.
Cette coordination permet la constitution d’une organisation départementale des Forces françaises de l’intérieur.
Les FFI réunissent progressivement des hommes provenant de mouvements auparavant distincts.
Le rassemblement exige un effort important.
Les groupes doivent recevoir un encadrement militaire.
Les effectifs doivent être recensés.
Les responsabilités territoriales doivent être définies.
Les moyens de transmission et les circuits de ravitaillement doivent être organisés.
Organisation en unités militaires
Paul Chenailler cherche à transformer les groupes clandestins en formations structurées.
Les résistants sont répartis en sections, compagnies et bataillons.
Cette organisation permet d’améliorer la discipline et de faciliter la transmission des ordres.
Elle doit également permettre de mobiliser rapidement les unités lorsque les opérations alliées commenceront.
La biographie de l’Ordre de la Libération évoque huit bataillons d’environ mille hommes au début de juin 1944.
Les services de l’État dans le Morbihan indiquent que l’organisation atteint environ 12 000 combattants répartis en douze bataillons.
La différence entre ces chiffres peut correspondre à l’évolution des effectifs pendant les semaines précédant et suivant le débarquement.
Les deux indications ne doivent donc pas être artificiellement fusionnées.
L’importance de ces effectifs montre cependant l’ampleur du travail accompli.
Paul Chenailler devient l’un des principaux responsables militaires de la Résistance bretonne.
Préparation des parachutages
Pendant l’hiver 1943-1944, Paul Chenailler entretient des liaisons avec Londres.
Ces relations permettent d’obtenir des parachutages d’armes et de matériels.
Le manque d’armement constitue alors l’une des principales difficultés des maquis.
Les résistants disposent d’effectifs croissants, mais les armes sont insuffisantes.
Les parachutages alliés permettent de renforcer progressivement leurs capacités militaires.
Leur organisation nécessite un travail important.
Les terrains doivent être choisis en tenant compte de leur accessibilité, de leur discrétion et des risques d’intervention allemande.
Les groupes de réception doivent connaître les procédures de signalisation.
Ils doivent pouvoir récupérer rapidement les containers et disperser les matériels.
Leur conservation impose également la recherche de caches sûres.
Paul Chenailler joue un rôle central dans la coordination de ces opérations.
Juin 1944 — Le maquis de Saint-Marcel
6 juin 1944 — Débarquement de Normandie
Le débarquement allié en Normandie constitue le signal d’une mobilisation générale des organisations résistantes.
En Bretagne, les missions confiées aux parachutistes français du Special Air Service doivent contribuer à empêcher les forces allemandes de rejoindre rapidement le front normand.
Les unités résistantes sont appelées à participer à ces opérations.
Paul Chenailler prépare la concentration de plusieurs bataillons dans le secteur de Saint-Marcel, près de Malestroit.
Cette région offre des possibilités pour l’établissement d’un terrain de parachutage.
Elle doit permettre de recevoir des armes et des parachutistes alliés.
Coopération avec les parachutistes SAS
À partir de juin 1944, les parachutistes français libres sont engagés en Bretagne.
Ils appartiennent notamment au 4e bataillon d’infanterie de l’air, formation intégrée au dispositif britannique SAS.
Leurs missions consistent à désorganiser les communications allemandes et à soutenir les résistants locaux.
Le maquis de Saint-Marcel devient un centre important de cette coopération.
Paul Chenailler apporte les forces FFI nécessaires à sa protection.
Les parachutistes contribuent à la préparation des opérations et à l’instruction des résistants.
Les livraisons aériennes permettent de renforcer l’armement.
Cette coopération entre Résistance intérieure et unités de la France libre constitue l’une des caractéristiques majeures des opérations de Bretagne.
6-18 juin 1944 — Constitution d’un important rassemblement
Selon la biographie de l’Ordre de la Libération, Paul Chenailler rassemble trois bataillons pour protéger le terrain de parachutage de Saint-Marcel.
Pendant plusieurs jours, le site reçoit des armes et des parachutistes.
Les effectifs résistants augmentent.
Le rassemblement constitue une force militaire importante, mais son existence présente également un risque.
Une concentration d’hommes et de matériels est plus facilement repérable par les forces allemandes qu’un ensemble de petits maquis dispersés.
Le commandement doit donc préparer à la fois la défense du camp et les possibilités de repli.
18 juin 1944 — Bataille de Saint-Marcel
Le 18 juin 1944, les forces allemandes attaquent Saint-Marcel.
Les combats opposent les unités allemandes aux FFI et aux parachutistes SAS.
La biographie de l’Ordre de la Libération évoque l’engagement de 9 000 à 10 000 soldats allemands.
Ce chiffre, particulièrement élevé, devra être confronté aux recherches spécialisées sur la bataille et aux archives militaires pour déterminer s’il correspond aux effectifs engagés directement ou à ceux disponibles dans l’ensemble du secteur.
Les résistants et les parachutistes opposent une résistance organisée.
Le terrain est défendu pendant plusieurs heures.
Les combattants cherchent à empêcher l’ennemi de s’emparer immédiatement des installations et des matériels.
La poursuite des combats fait cependant peser une menace d’encerclement.
Le commandement décide alors d’organiser le retrait des unités.
Nuit du 18 au 19 juin 1944 — Repli des résistants
Pendant la nuit, les forces résistantes quittent le secteur.
Ce repli permet d’éviter leur destruction dans un combat prolongé contre des forces allemandes supérieures en armement.
La biographie de l’Ordre de la Libération souligne la réussite de cette manœuvre.
Les unités parviennent à se disperser et à reprendre leur activité clandestine.
Il convient toutefois de distinguer le succès du décrochage des pertes humaines et matérielles de l’ensemble de la bataille.
La formule institutionnelle selon laquelle les bataillons ne laissent aucun blessé ni aucune arme à l’ennemi doit être comprise dans le contexte du récit du retrait, et non comme la preuve de l’absence de pertes pendant les combats.
La bataille de Saint-Marcel devient l’un des épisodes les plus importants de la Résistance bretonne.
Elle démontre la capacité de groupes résistants à combattre aux côtés d’unités militaires spécialisées.
Elle révèle également les limites d’une concentration prolongée face à des forces allemandes disposant de moyens importants.
Été 1944 — Libération de la Bretagne
Après la bataille de Saint-Marcel, Paul Chenailler poursuit l’organisation des forces résistantes du Morbihan.
Les unités FFI continuent leurs opérations.
Elles participent aux actions destinées à gêner les déplacements allemands et à favoriser l’avance alliée.
Août 1944 — Liaison avec les forces américaines
Au début du mois d’août 1944, les forces américaines progressent en Bretagne.
Après le 6 août, selon la biographie de l’Ordre de la Libération, la liaison est établie entre les résistants et les troupes américaines.
Paul Chenailler participe alors à la coordination des opérations.
Il collabore notamment avec le général Borgnis-Desbordes.
Les forces françaises interviennent dans les secteurs de Lorient et de la Vilaine.
La libération de la Bretagne n’entraîne pas immédiatement la disparition de toutes les positions allemandes.
Les forces ennemies conservent plusieurs places fortes sur la côte atlantique.
La poche de Lorient demeure notamment occupée jusqu’en mai 1945.
Les FFI participent au dispositif d’encerclement et de surveillance des positions allemandes.
Paul Chenailler joue un rôle important dans cette nouvelle phase.
Les formations qui avaient combattu clandestinement doivent désormais être intégrées dans une organisation militaire régulière.
Fin 1944 — 19e division d’infanterie
Paul Chenailler devient ensuite adjoint au commandant de la 19e division d’infanterie.
Cette affectation correspond à la transformation progressive des forces issues de la Résistance en unités participant à l’effort militaire national.
Le passage de la clandestinité à une organisation militaire régulière exige une adaptation importante.
Les hommes doivent être équipés, administrés et placés dans des structures de commandement reconnues.
Paul Chenailler participe à cette réorganisation.
Il met au service de l’armée son expérience acquise pendant les années de Résistance.
Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement
Marine nationale
Lieutenant de vaisseau de réserve au début de la Seconde Guerre mondiale. Il commande notamment le bâtiment Marie-Gilberte pendant le repli de juin 1940.
Réseau Action — France combattante
Organisation clandestine à laquelle il appartient en 1943, sous les ordres de Maurice Guillaudot.
Armée secrète du Morbihan
Il prend la direction départementale après l’arrestation de Guillaudot en décembre 1943.
Forces françaises de l’intérieur — FFI
Il contribue à l’unification des mouvements résistants et exerce le commandement départemental des forces combattantes du Morbihan.
Maquis de Saint-Marcel
Il organise notamment la concentration de trois bataillons destinés à protéger les parachutages alliés en juin 1944.
19e division d’infanterie
Il devient adjoint au commandant de cette formation après les opérations de Libération.
Camarades de combat
Maurice GUILLAUDOT, alias « Yodi » — Chef d’escadron de gendarmerie et responsable du réseau Action. Paul Chenailler est son adjoint avant de lui succéder après son arrestation du 10 décembre 1943.
André GUILLO, alias « Chuais » — Lieutenant et adjoint de Paul Chenailler dans l’organisation résistante départementale.
Général AUDIBERT — Responsable militaire qui confie à Chenailler la mission d’unifier les organisations combattantes du Morbihan.
Général BORGNIS-DESBORDES — Responsable militaire avec lequel Paul Chenailler coopère pendant les opérations de la Libération, notamment sur le front de Lorient et de la Vilaine.
Pierre-Louis BOURGOIN — Officier des Forces françaises libres et commandant des parachutistes SAS français engagés en Bretagne. Les opérations de ses unités sont étroitement liées à celles des FFI du Morbihan.
Pierre MARIENNE — Officier parachutiste des SAS français, engagé dans les opérations de juin 1944 en Bretagne et associé à l’organisation du rassemblement de Saint-Marcel.
Ces rapprochements reposent sur les responsabilités respectives des intéressés et sur leurs interventions dans le même dispositif opérationnel. Ils ne permettent pas d’affirmer qu’ils ont tous participé personnellement à chaque combat de Saint-Marcel.
Arrestation, emprisonnement et déportation
Aucune arrestation, incarcération ou déportation de Paul Chenailler pendant la Seconde Guerre mondiale n’est établie dans les sources consultées.
Il échappe à la répression allemande et poursuit ses responsabilités clandestines après l’arrestation de Maurice Guillaudot.
Ce dernier est déporté et survit à sa captivité.
Les deux hommes seront décorés ensemble de la croix de la Libération à Vannes en décembre 1945.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Paul Chenailler est démobilisé avec le grade de capitaine de frégate de réserve.
Il reprend une activité civile dans le Morbihan.
Il devient directeur du quotidien régional La Liberté du Morbihan.
Cette fonction lui permet de participer à la vie publique locale après plusieurs années consacrées à la Résistance et aux opérations militaires.
Les sources disponibles ne précisent pas la date exacte de sa nomination à la direction du journal ni la durée complète de ses fonctions.
Décembre 1945 — Remise de la croix de la Libération
En décembre 1945, Paul Chenailler reçoit la croix de la Libération à Vannes.
La décoration lui est remise par le général Edgard de Larminat.
Maurice Guillaudot, revenu de déportation, est décoré au cours de la même cérémonie.
Cette remise commune possède une signification particulière.
Elle réunit les deux responsables successifs du réseau Action du Morbihan.
Elle reconnaît leur contribution à l’organisation des forces résistantes et à la libération de la Bretagne.
17 juin 1960 — Décès
Paul Chenailler meurt le 17 juin 1960, au manoir de Kerlebert, à Quéven, dans le Morbihan.
Il est âgé de cinquante-six ans.
Il est inhumé au cimetière de Boismoreau, à Vannes.
La date du 17 juin 1960 figure dans l’en-tête de la biographie officielle de l’Ordre de la Libération et dans la notice MVR.
Une notice biographique secondaire indique cependant le 18 juin 1960.
La date du 17 juin est retenue, sous réserve du contrôle de l’acte de décès.
Décorations
Officier de la Légion d’honneur — Grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Décrets de nomination et de promotion et références au Journal officiel non retrouvés.
Compagnon de la Libération — Décret du 19 octobre 1945 — Attribution du vivant de l’intéressé — Ampliation du décret du 26 octobre 1945 — Dossier individuel 1 A 208 — Source : Ordre de la Libération. La référence précise de publication au Journal officiel reste à vérifier.
Croix de guerre 1939-1945 — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Nombre et niveau des citations non établis dans les documents examinés.
Médaille commémorative de la guerre 1939-1945, agrafe « Atlantique » — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille des services volontaires dans la France libre — Attribution mentionnée dans la biographie officielle de l’Ordre de la Libération. Les conditions administratives de cette attribution doivent être distinguées de son engagement principal dans la Résistance intérieure.
Bronze Star Medal — États-Unis — Décoration américaine confirmée par l’Ordre de la Libération. Date d’attribution et référence officielle américaine non retrouvées.
Officier de l’ordre de l’Empire britannique — OBE — Royaume-Uni — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et publication dans la London Gazette non vérifiées.
Ordre de l’Étoile noire du Bénin — Distinction mentionnée par l’Ordre de la Libération. Grade et date d’attribution non établis.
Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative n’a été confirmée dans les sources directement examinées. Cette distinction ne doit pas être ajoutée sans vérification dans la base officielle des médaillés de la Résistance.
Lieux de mémoire
Paris, XXe arrondissement — Lieu de naissance de Paul Chenailler, le 6 mai 1904.
Le Havre, Seine-Maritime — Secteur de ses premières missions maritimes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cherbourg, Manche — Port où il prend le commandement du bâtiment Marie-Gilberte pendant le repli de juin 1940.
Casablanca, Maroc — Ville qu’il rejoint avec son bâtiment pendant la campagne de France.
Vannes, Morbihan — Centre de ses activités administratives et résistantes. Ville où il reçoit la croix de la Libération en décembre 1945.
Bréhan, Morbihan — Secteur dans lequel il installe son poste de commandement clandestin.
Saint-Marcel, Morbihan — Site du maquis et des parachutages alliés, théâtre des combats du 18 juin 1944.
Malestroit, Morbihan — Ville proche du maquis de Saint-Marcel.
Lorient, Morbihan — Secteur des opérations militaires auxquelles participent les forces placées sous son commandement après août 1944.
Quéven, Morbihan — Commune où il meurt le 17 juin 1960, au manoir de Kerlebert.
Cimetière de Boismoreau, Vannes — Lieu de sa sépulture.
Musée de la Résistance en Bretagne, Saint-Marcel — Institution consacrée notamment à l’histoire de la Résistance bretonne et à la bataille de Saint-Marcel.
Musée de l’Ordre de la Libération, Paris — Conservation de son dossier individuel de Compagnon, cote 1 A 208.
Références bibliographiques
1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage général de référence consacré aux Compagnons de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, éditions de 2010 et 2023, pagination individuelle non vérifiée. — Dictionnaire biographique consacré aux titulaires de la croix de la Libération.
Mémorial des Compagnons de la Libération, ouvrage collectif, 1961, pagination de la notice non vérifiée. — Publication mémorielle présentant le parcours des Compagnons.
Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, 54 p. — Répertoire archivistique identifiant le dossier individuel 1 A 208.
Références internet
Ordre de la Libération — Paul CHENAILLER — Biographie officielle présentant ses activités dans la Marine, son rôle dans le réseau Action, ses responsabilités au sein des FFI du Morbihan et les combats de Saint-Marcel — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/paul-chenailler
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers de Compagnons, lettre C — Répertoire de Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, dossier individuel 1 A 208 et dossier SHD GR 16 P 126034 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf
Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C — Identification de Paul Cyprien Chenailler, né le 6 mai 1904 à Paris XXe, dossier GR 16 P 126034 — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf
Préfecture du Morbihan — Paul Chenailler — Notice historique du musée Guillaudot présentant son activité dans le réseau Action, sa succession à Maurice Guillaudot et l’organisation des FFI du Morbihan — https://www.morbihan.gouv.fr/Services-de-l-Etat/Securite-et-protection-des-personnes/Groupement-de-gendarmerie-departementale-du-Morbihan/Le-musee-Guillaudot/Quelques-portraits/Paul-Chenailler
Préfecture du Morbihan — Maurice Guillaudot — Présentation de l’organisation du réseau Action et de sa transmission à Paul Chenailler après l’arrestation du 10 décembre 1943 — https://www.morbihan.gouv.fr/Services-de-l-Etat/Securite-et-protection-des-personnes/Groupement-de-gendarmerie-departemental-du-Morbihan/Le-musee-Guillaudot/Quelques-portraits/Maurice-Guillaudot
Mémoire Vive de la Résistance — Réseau Action — Présentation du réseau de gendarmerie du Morbihan, de Maurice Guillaudot et de Paul Chenailler — https://mvr.asso.fr/reseau-action/
Mémoire Vive de la Résistance — Pierre Marienne — Notice consacrée au parachutiste SAS engagé dans les opérations de juin 1944 en Bretagne — https://mvr.asso.fr/marienne/
Wikipédia — Paul Chenailler — Notice biographique secondaire présentant son engagement, son commandement des FFI et sa mémoire — https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Chenailler
Dossier d’homologation
Service historique de la Défense — GR 16 P 126034
Le répertoire nominatif des dossiers administratifs de résistants identifie :
CHENAILLER Paul Cyprien — né le 6 mai 1904 à Paris XXe — GR 16 P 126034.
Le document comporte deux mentions d’homologation.
La cote est confirmée par l’inventaire de l’Ordre de la Libération.
Ces éléments établissent l’existence du dossier individuel et la reconnaissance administrative de services de Résistance.
En revanche, le dossier original n’a pas été directement dépouillé.
La consultation de l’inventaire ne permet donc pas de préciser l’ensemble des périodes homologuées ou les décisions administratives détaillées.
Il conviendra notamment de vérifier les catégories exactes d’homologation, en tenant compte de ses activités successives dans le réseau Action, l’Armée secrète et les FFI.
La présence de plusieurs membres de la famille Chenailler dans le même répertoire impose également une vigilance particulière.
Les entrées suivantes sont distinctes :
| Nom | Naissance | Cote SHD |
|---|---|---|
| Anna CHENAILLER | 29 mars 1904, Paris Ve | GR 16 P 126031 |
| Jacques Paul CHENAILLER | 14 novembre 1928, Boulogne-Billancourt | GR 16 P 126032 |
| Maurice Paul CHENAILLER | 27 novembre 1927, Saint-Cloud | GR 16 P 126033 |
| Paul Cyprien CHENAILLER | 6 mai 1904, Paris XXe | GR 16 P 126034 |
L’existence de ces dossiers voisins ne permet pas, à elle seule, d’établir des liens de parenté.
Ces derniers nécessiteraient une recherche d’état civil indépendante.
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 208
L’inventaire officiel de septembre 2025 identifie :
CHENAILLER Paul — 1 A 208.
Le dossier comprend les ensembles suivants.
Attribution de la croix de la Libération
Ampliation du décret du 19 octobre 1945, datée du 26 octobre 1945.
Quatre courriers datés de 1945.
Reçu du diplôme n° 686 de la croix de la Libération, daté du 21 mars 1966.
Ce dernier document est postérieur au décès de Paul Chenailler. Il ne saurait donc être interprété comme la remise personnelle du diplôme à cette date.
Renseignements administratifs
Bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération, daté du 14 juin 1948.
Fiche de renseignements datée du 13 mars 1964.
Fiche annuaire de la chancellerie de l’Ordre de la Libération, non datée.
La fiche de renseignements de 1964 est postérieure au décès du Compagnon ; son auteur et ses conditions d’établissement devront être vérifiés dans le document original.
Correspondances
Vingt-six pièces échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1952 et 2007.
Cette période comprend des documents établis du vivant de Paul Chenailler et d’autres postérieurs à son décès.
Sépulture
Trois courriers datés de 1997.
Une fiche de sépulture de 1997.
Presse
Deux articles publiés en 1960.
Ces documents présentent un intérêt particulier pour vérifier les circonstances et la date de son décès.
L’ensemble documentaire couvre la période 1945-2007.
Les renseignements précédents proviennent de l’inventaire archivistique ; les pièces originales n’ont pas été consultées.
Observations
Paul Chenailler appartient aux responsables de la Résistance intérieure qui jouent un rôle déterminant dans la transformation des organisations clandestines en forces militaires structurées.
Son parcours présente plusieurs caractéristiques.
Il possède d’abord une expérience du commandement acquise dans la marine marchande et la Marine nationale.
Cette formation lui donne une compétence d’organisation qui devient particulièrement utile dans la Résistance.
Son engagement commence dès 1941 dans le Morbihan.
Il utilise ses fonctions au ravitaillement général pour faciliter les déplacements et les communications clandestines.
En 1943, il devient l’adjoint de Maurice Guillaudot au sein du réseau Action.
Après l’arrestation de ce dernier, il assure la continuité de l’organisation.
Il adopte le pseudonyme de « Morice » en hommage à son ancien chef.
Son rôle dépasse progressivement le cadre du réseau initial.
Il contribue à rassembler différentes formations résistantes et à créer une organisation départementale des FFI.
Cette unification représente l’un de ses principaux mérites historiques.
Elle permet de disposer, au moment du débarquement, de plusieurs milliers de combattants relativement bien organisés.
La bataille de Saint-Marcel constitue l’épisode le plus connu de son commandement.
Paul Chenailler contribue à la protection d’un important terrain de parachutage et à la coopération entre les FFI et les parachutistes français libres.
Après les combats du 18 juin 1944, les forces résistantes se dispersent et poursuivent leurs opérations.
La libération de la Bretagne marque une nouvelle phase de son activité.
Il participe à la coordination avec les forces américaines et au maintien du dispositif militaire autour de Lorient.
La remise de la croix de la Libération en décembre 1945, aux côtés de Maurice Guillaudot, constitue une reconnaissance de leur action commune.
Trois points documentaires appellent une attention particulière.
Le premier concerne la date de naissance, qui doit être retenue au 6 mai 1904 conformément au répertoire militaire, malgré la divergence figurant dans l’en-tête de la biographie officielle.
Le deuxième concerne les effectifs des FFI du Morbihan. Les chiffres de huit et de douze bataillons doivent être replacés dans leur chronologie.
Le troisième concerne la documentation administrative de la Résistance. Le dossier GR 16 P 126034 permettrait de préciser les services homologués et les responsabilités officiellement reconnues.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité de Paul Cyprien Chenailler, sa naissance le 6 mai 1904 à Paris XXe, son décès en juin 1960 à Quéven, son engagement dans le réseau Action, sa succession à Maurice Guillaudot après le 10 décembre 1943, ses fonctions de chef départemental des FFI du Morbihan, son rôle dans l’organisation du maquis de Saint-Marcel et sa nomination comme Compagnon de la Libération par décret du 19 octobre 1945 sont établis par des sources institutionnelles concordantes. Les cotes 1 A 208 et GR 16 P 126034 sont confirmées. Les principales réserves concernent la date de naissance indiquée dans l’en-tête de l’Ordre de la Libération, l’évolution exacte des effectifs FFI, la date précise du décès dans certaines sources secondaires et les références administratives complètes des décorations.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 6 mai 1904 | Naissance à Paris XXe ; l’en-tête de l’Ordre de la Libération indique le 5 mai. |
| Avant 1939 | Formation maritime ; obtention du brevet de capitaine au long cours. |
| Septembre 1939 | Mobilisation comme lieutenant de vaisseau de réserve. |
| 1939-1940 | Missions de reconnaissance maritime dans le secteur du Havre. |
| Juin 1940 | Repli vers Cherbourg. |
| Juin 1940 | Commandement du bâtiment Marie-Gilberte ; départ pour Casablanca. |
| 1941 | Démobilisation et retour en métropole. |
| 1941 | Affectation au ravitaillement général du Morbihan. |
| 1941 | Premières activités dans la Résistance. |
| 1943 | Entrée dans le réseau Action ; devient l’adjoint de Maurice Guillaudot. |
| 10 décembre 1943 | Arrestation de Maurice Guillaudot. |
| Décembre 1943 | Prend la direction du réseau et adopte le pseudonyme de Morice. |
| Hiver 1943-1944 | Organisation des mouvements résistants et développement des parachutages. |
| Premier semestre 1944 | Unification des forces départementales et organisation militaire des FFI. |
| 6 juin 1944 | Débarquement allié en Normandie ; mobilisation des résistants du Morbihan. |
| 6-18 juin 1944 | Concentration de trois bataillons autour du terrain de parachutage de Saint-Marcel. |
| 18 juin 1944 | Bataille de Saint-Marcel. |
| Nuit du 18 au 19 juin 1944 | Décrochage et dispersion des unités résistantes. |
| Août 1944 | Liaison avec les forces américaines ; opérations sur le front de Lorient. |
| Fin 1944 | Devient adjoint au commandant de la 19e division d’infanterie. |
| 19 octobre 1945 | Décret de nomination comme Compagnon de la Libération. |
| 26 octobre 1945 | Ampliation du décret de nomination. |
| Décembre 1945 | Remise de la croix de la Libération à Vannes par le général de Larminat. |
| Après 1945 | Démobilisation comme capitaine de frégate de réserve. |
| Après 1945 | Direction du quotidien La Liberté du Morbihan. |
| 17 juin 1960 | Décès à Quéven, Morbihan. |
| Après juin 1960 | Inhumation au cimetière de Boismoreau, à Vannes. |
| 21 mars 1966 | Date d’un reçu de diplôme conservé dans son dossier de Compagnon. |
Tableau des divergences entre sources
| Point examiné | Sources | Appréciation |
|---|---|---|
| Identité | Ordre de la Libération : Paul Chenailler ; SHD : Paul Cyprien Chenailler. | Les deux prénoms sont retenus. |
| Naissance | En-tête de l’Ordre de la Libération : 5 mai 1904 ; biographie officielle et SHD : 6 mai 1904. | 6 mai 1904 retenu, conformément au répertoire militaire. |
| Lieu de naissance | Ordre de la Libération et SHD : Paris XXe. | Concordance. |
| Bâtiment commandé en 1940 | Ordre de la Libération : Marie-Gilberte ; notice secondaire : Marie-Gilberte II. | Identification précise à contrôler dans les archives navales. |
| Réseau clandestin | Ordre de la Libération : France combattante ; préfecture : réseau Action. | Appartenance complémentaire, non contradictoire. |
| Succession de Guillaudot | Ordre de la Libération et préfecture : après l’arrestation du 10 décembre 1943. | Concordance. |
| Effectifs FFI | Ordre de la Libération : huit bataillons d’environ mille hommes ; préfecture : douze bataillons, environ 12 000 hommes. | Évolution possible des effectifs ; chronologie exacte à approfondir. |
| Saint-Marcel | Ordre de la Libération et documentation préfectorale : combats du 18 juin 1944. | Concordance. |
| Décret de la croix de la Libération | Ordre de la Libération : 19 octobre 1945 ; inventaire : ampliation du 26 octobre 1945. | Dates compatibles. |
| Date de décès | Ordre de la Libération et MVR : 17 juin 1960 ; certaines notices secondaires : 18 juin 1960. | 17 juin 1960 retenu ; acte de décès à vérifier. |
| Lieu de décès | Ordre de la Libération : manoir de Kerlebert, Quéven. | Lieu retenu. |
| Dossier de Compagnon | Ordre de la Libération : 1 A 208. | Cote confirmée. |
| Dossier de Résistance | SHD : GR 16 P 126034. | Cote confirmée. |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Paul CHENAILLER — Biographie officielle, engagement dans la Résistance, organisation des FFI du Morbihan, bataille de Saint-Marcel, décorations et décès — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/paul-chenailler ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, version du 24 septembre 2025, dossier individuel 1 A 208 et cote SHD GR 16 P 126034 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf ; Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C, Paul Cyprien CHENAILLER, dossier GR 16 P 126034 — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf ; Préfecture du Morbihan — Paul Chenailler, réseau Action, succession à Maurice Guillaudot et organisation des FFI du département — https://www.morbihan.gouv.fr/Services-de-l-Etat/Securite-et-protection-des-personnes/Groupement-de-gendarmerie-departemental-du-Morbihan/Le-musee-Guillaudot/Quelques-portraits/Paul-Chenailler ; Préfecture du Morbihan — Maurice Guillaudot, constitution du réseau Action et arrestation du 10 décembre 1943 — https://www.morbihan.gouv.fr/Services-de-l-Etat/Securite-et-protection-des-personnes/Groupement-de-gendarmerie-departemental-du-Morbihan/Le-musee-Guillaudot/Quelques-portraits/Maurice-Guillaudot ; Mémoire Vive de la Résistance — Réseau Action, organisation clandestine de la gendarmerie du Morbihan et rôle de Paul Chenailler — https://mvr.asso.fr/reseau-action/ ; Mémoire Vive de la Résistance — Pierre Marienne, engagement des parachutistes SAS en Bretagne et opérations de Saint-Marcel — https://mvr.asso.fr/marienne/ ; Wikipédia — Paul Chenailler, notice biographique secondaire utilisée pour le repérage des divergences — https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Chenailler ; Mémoire Vive de la Résistance — Paul Chenailler, notice existante utilisée exclusivement pour l’appréciation critique préalable — https://mvr.asso.fr/chenailler/
