Georges Léon CHAUMEIL, né le 24 janvier 1926 La Chevallerais, 44 – Loire-Atlantique, France, mort le 28 juin 1944 à Saffré, Loire-Inférieure, France
Georges Léon Chaumeil naît à Saint-Nazaire le 24 janvier 1926. Les sources locales convergent pour le présenter comme un jeune homme venu de Saint-Nazaire, ouvrier des chantiers ou apprenti mécanicien aux chantiers, réfugié ensuite dans le nord du département avec sa famille après les bombardements.
Le Maitron et les sources mémorielles locales le placent au maquis de Saffré comme combattant FFI. Le contexte de son arrivée paraît lié à un engagement de groupe avec des camarades de Saint-Nazaire et de football local, mais nous n’avons pas trouvé de pièce ouverte permettant de dater avec certitude son entrée dans la Résistance avant juin 1944.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Nous retenons avec certitude son appartenance aux FFI du maquis de Saffré. En revanche, nous n’avons pas trouvé de source primaire ouverte permettant de l’affecter à un réseau structuré distinct.
Missions et actions
Les sources convergent nettement sur son rôle pendant l’attaque du 28 juin 1944. Le site officiel du Maquis de Saffré indique qu’« un jeune Nazairien à bout de munitions est encerclé et tué sur place, Georges Chaumeil ». La Ville de Saint-Nazaire précise qu’armé d’un fusil-mitrailleur, il ralentit l’attaque allemande et permet le repli de nombreux camarades avant d’être abattu au pied du chêne qui porte aujourd’hui son nom. Cet épisode est l’élément le plus sûr et le plus développé de sa fiche.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées établissent sa mort sur le terrain même du combat.
Camarades de combat
Les sources locales le rattachent au groupe des maquisards de Saffré tombés le 28 juin 1944. Son action est évoquée dans le même cadre que celle des autres défenseurs du camp et notamment des maquisards sacrifiés pour couvrir la fuite des hommes non armés.
Décorations
- Médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume le 23 juillet 1965, JO du 19 août 1965. Source ordre de la libération.
- Côte du dossier : 1O12929
Nous n’avons pas trouvé, dans cette recherche, de nomination nominative à la Légion d’honneur.
Lieux de mémoire
Le principal lieu de mémoire individualisé est le « chêne Chaumeil » sur le site du maquis de Saffré, mentionné par la Ville de Saint-Nazaire et par des relevés mémoriels. Son nom figure aussi dans le cimetière des treize tombes et sur les monuments du maquis.
Références bibliographiques
Georges Chaumeil. Un héros nazairien sorti de l’oubli, Jean Le Derf, dans Histoire & Patrimoine, n° 88, 2017. Cet article paraît être la meilleure piste bibliographique spécialisée sur Georges Chaumeil. Il intéresse particulièrement le lecteur qui cherche à comprendre son ancrage nazairien, sa mémoire locale et la redécouverte tardive de son parcours.
Le Drame du Maquis de Saffré, André Perraud-Charmantier. Comme pour les autres morts du 28 juin, cet ouvrage demeure essentiel pour le cadre général du combat et la chronologie de l’attaque. Il ne dispense pas de croiser avec les notices biographiques plus récentes, mais donne l’épaisseur du témoignage contemporain.
Références internet
Le Maitron. La notice fournit l’état civil, la date de mort, la reconnaissance mémorielle et la décoration. Elle est la base biographique la plus solide pour une fiche nominative de synthèse.
Ville de Saint-Nazaire. Cette source institutionnelle locale donne un récit clair de son rôle au fusil-mitrailleur, du repli qu’il couvrit et du chêne mémoriel qui porte son nom. Elle est précieuse pour les missions et lieux de mémoire.
Le Maquis de Saffré. Le site officiel du comité du souvenir restitue les circonstances du combat, de l’encerclement et de sa mort à court de munitions.
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Nous n’avons pas retrouvé avec certitude une cote GR 16 P pour le Georges Chaumeil de Saffré dans les résultats ouverts consultés. En revanche, une notice FranceArchives atteste l’existence d’un dossier individuel de personnel de CHAUMEIL, Georges Léon, né le 24 janvier 1926. Cette piste archivistique est solide.
Observations Le principal point de vigilance était l’homonymie avec un autre Georges Léon Chaumeil, né au Havre en 1916, homologué FFI et mort en 1982. Nous l’avons écarté. La fiche de Saffré est sûre pour l’état civil, le décès au combat, le rôle au fusil-mitrailleur et la Médaille de la Résistance.
Sources consultées le 10 mars 2026
- Le Maitron : état civil, mort au combat, décoration.
- Ville de Saint-Nazaire : profession, rôle au combat, chêne mémoriel.
- Le Maquis de Saffré : circonstances de la mort dans les Gouvalous.
- FranceArchives : existence d’un dossier individuel de personnel au bon nom et à la bonne date de naissance.