La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CHAS Henri Jules Ernest Marie alias Charlieu, Hubert Coste,

Henri Jules Ernest Marie CHAS, alias « Charlieu », également détenteur de faux papiers au nom d’« Hubert Coste », né le 30 décembre 1900 à Armentières (Nord), mort le 11 avril 1945 à Sandbostel (Allemagne), Français, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, lieutenant de réserve, agent de renseignements et organisateur de parachutages du réseau britannique Antoine-Ventriloquist, responsable de l’Armée secrète en Haute-Loire, chef régional des maquis puis des Corps francs de la Libération de la région R5, résistant déporté, Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 16 octobre 1945.

Jeunesse et formation

Henri Chas naît le 30 décembre 1900 à Armentières, dans le département du Nord.

Il appartient à une famille d’industriels engagée dans la vie publique locale. Selon la municipalité du Puy-en-Velay, son père et son grand-père ont exercé les fonctions de maire d’Armentières.

Il poursuit ses études jusqu’au baccalauréat.

La Première Guerre mondiale marque profondément sa jeunesse.

En 1917, alors qu’il n’a que dix-sept ans, Henri Chas décide de devancer l’appel et de s’engager volontairement dans l’armée française pour la durée de la guerre.

Cette décision révèle une volonté précoce de participer à la défense du territoire national.

Il prend part aux dernières opérations de la Première Guerre mondiale.

Les recherches historiques locales publiées en 2025 lui attribuent notamment la croix de guerre 1914-1918 et la Military Cross britannique.

Il termine son engagement avec un statut d’officier de réserve.

Après sa démobilisation, il conserve un intérêt marqué pour les questions militaires.

Il participe régulièrement à des périodes de perfectionnement et entretient ses connaissances dans le domaine du commandement et de l’organisation des unités.

Cette formation militaire, poursuivie pendant l’entre-deux-guerres, contribuera directement à son efficacité comme organisateur des forces clandestines entre 1942 et 1944.

Installation au Puy-en-Velay

Le 16 juillet 1929, Henri Chas épouse Anastasie LAUZE, originaire du Puy-en-Velay.

Il s’installe dans cette ville et devient agent général de la compagnie d’assurances La Nationale.

Son agence est située au 30 boulevard Carnot.

Cette activité professionnelle l’amène à développer de nombreuses relations dans la société locale.

Il se trouve ainsi intégré dans un milieu professionnel et familial qui constituera, pendant l’Occupation, une partie de son environnement clandestin.

Les informations disponibles ne permettent pas d’établir avec précision le nombre de ses enfants ni leurs identités.

Son épouse et ses enfants seront cependant directement touchés par la répression en octobre 1943.

Les renseignements relatifs à son mariage, à son activité professionnelle et à son adresse sont confirmés par la municipalité du Puy-en-Velay et par une étude historique publiée en 2025 dans les Cahiers de la Haute-Loire.

Engagement militaire en 1939-1940

Lors de la mobilisation de septembre 1939, Henri Chas est rappelé sous les drapeaux.

Il possède alors le grade de lieutenant de réserve.

Il est affecté au 8e groupe de reconnaissance de division d’infanterie (8e GRDI), stationné à Moulins.

Il y exerce les fonctions d’officier de renseignements.

Les groupes de reconnaissance constituent des unités mobiles chargées de rechercher les informations nécessaires au commandement des grandes unités.

Leurs missions comprennent notamment la reconnaissance des itinéraires, l’observation des mouvements ennemis et la transmission rapide des renseignements recueillis.

Les compétences militaires d’Henri Chas sont mises à contribution pendant la campagne de France.

En mai et juin 1940, il participe à plusieurs actions contre les forces allemandes.

Il se distingue au combat et reçoit deux citations, accompagnées de la croix de guerre 1939-1945.

Après l’armistice, il est démobilisé en août 1940.

Il retourne au Puy-en-Velay et reprend sa profession d’assureur.

La défaite française ne met cependant pas fin à sa volonté de poursuivre la lutte.

Il entre progressivement dans la clandestinité.

Engagement dans la Résistance

1941 — Réseau Antoine-Ventriloquist

En 1941, Henri Chas entre en relation avec un service britannique de renseignements et d’action dépendant du Special Operations Executive (SOE).

Il rejoint l’organisation désignée sous le nom de réseau Antoine-Ventriloquist, appartenant aux réseaux Buckmaster.

Dans sa région, ce réseau est dirigé par Pierre de Vomécourt, connu sous le pseudonyme de « Gauthier ».

Le SOE britannique cherche à développer des organisations clandestines capables de soutenir les opérations alliées contre l’Allemagne.

Ses activités comprennent le renseignement, le sabotage, les communications clandestines, le recrutement et l’organisation de parachutages.

Henri Chas reçoit notamment des missions concernant la réception d’agents et de matériels parachutés.

Ces opérations sont particulièrement dangereuses.

Elles nécessitent la préparation de terrains clandestins, l’organisation d’équipes de réception et l’évacuation rapide des personnes ou du matériel arrivés par avion.

Les agents doivent également trouver des hébergements sûrs et disposer de moyens de déplacement permettant d’éviter les contrôles policiers.

Henri Chas utilise le pseudonyme de « Charlieu ».

Il participe aux activités du réseau jusqu’en novembre 1942.

À cette date, une série d’arrestations compromet gravement son organisation.

Plusieurs membres sont capturés.

Henri Chas doit rechercher de nouvelles possibilités d’action clandestine.

Fin 1942 — Armée secrète de Haute-Loire

Après le démantèlement d’une partie du réseau britannique, Henri Chas se rapproche des organisations françaises de Résistance.

Les sources historiques locales indiquent qu’il entretient notamment des relations avec le mouvement Combat.

Il rejoint ensuite les structures qui participent à la constitution des Mouvements unis de Résistance (MUR).

Il devient responsable départemental de l’Armée secrète (AS) en Haute-Loire.

Cette nomination correspond à une transformation importante de ses activités.

Jusqu’alors, Henri Chas avait principalement participé à des missions clandestines liées aux services britanniques.

Il assume désormais des responsabilités d’organisation militaire sur un territoire.

L’Armée secrète cherche à préparer des formations capables d’agir au moment de la libération de la France.

Elle doit recruter des hommes, constituer des unités, préparer leur encadrement et organiser leur armement.

Henri Chas dispose pour cette mission de son expérience d’officier de réserve et de ses connaissances des méthodes militaires.

Il contribue à la structuration des forces résistantes dans le département.

1943 — Service Action des MUR

Pendant l’année 1943, il exerce également des responsabilités dans le service Action des Mouvements unis de Résistance.

Ce service participe à la préparation d’opérations clandestines destinées à affaiblir l’occupant.

La progression des actions de Résistance entraîne un renforcement de la répression.

Les services allemands et les autorités françaises de Vichy recherchent activement les responsables des organisations clandestines.

Henri Chas doit multiplier les précautions et utiliser des identités de couverture.

9 octobre 1943 — Évasion d’un résistant à l’hôpital du Puy

En octobre 1943, Henri Chas participe à l’organisation de l’évasion d’un agent britannique blessé et hospitalisé au Puy-en-Velay.

Une étude historique publiée en 2025 situe cette évasion au 9 octobre 1943, à l’hôpital Émile-Roux.

La biographie de l’Ordre de la Libération évoque également cette opération, sans préciser le jour.

L’évasion réussit.

Elle entraîne toutefois une réaction immédiate des autorités policières.

L’épouse et les enfants d’Henri Chas sont arrêtés et interrogés pendant quarante-huit heures.

Cet épisode constitue un tournant majeur dans son parcours.

La répression ne vise plus seulement les résistants identifiés : elle atteint directement leur environnement familial.

Henri Chas ne peut désormais plus poursuivre une existence professionnelle et familiale normale.

Il entre dans la clandestinité complète.

Il reçoit notamment l’aide de Pierre PERRE, présenté dans les sources locales comme l’un de ses proches compagnons résistants.

Fin décembre 1943 — Départ pour le Limousin

À la fin de décembre 1943, Henri Chas apprend qu’il va recevoir de nouvelles responsabilités dans la région de Limoges.

Il doit assurer le commandement régional du service des maquis des MUR pour la région R5.

Cette région comprend notamment la Haute-Vienne, la Corrèze, la Dordogne et l’Indre.

Son action s’étendra également à la Creuse.

Il utilise désormais, dans la vie civile clandestine, une identité de couverture au nom d’Hubert Coste.

La municipalité du Puy-en-Velay présente la reproduction d’une fausse carte professionnelle établie sous cette identité et provenant des archives privées de la famille Chas.

Cette pièce constitue un témoignage matériel intéressant des moyens utilisés pour protéger son identité.

La date exacte de fabrication de ce document n’est pas précisée.

Janvier 1944 — Commandement régional des maquis

En janvier 1944, Henri Chas prend effectivement ses fonctions dans le Limousin.

Il travaille à l’organisation des maquis des MUR.

L’année 1944 est marquée par une croissance importante des effectifs des formations clandestines.

Les réfractaires au Service du travail obligatoire rejoignent les groupes constitués dans les régions rurales.

Ces maquis doivent faire face à de nombreuses difficultés.

L’armement demeure insuffisant.

Les déplacements sont dangereux.

Le ravitaillement dépend souvent de l’aide apportée par les populations locales.

Les unités doivent disposer de responsables compétents et d’une organisation suffisamment souple pour échapper aux opérations de répression.

Henri Chas cherche à renforcer la discipline militaire et l’efficacité des formations.

Il entretient les relations nécessaires entre les groupes dispersés.

Son objectif est de préparer une action coordonnée lorsque les circonstances militaires permettront le déclenchement d’opérations contre les forces allemandes.

Mai 1944 — Chef régional des Corps francs de la Libération

En mai 1944, Henri Chas est nommé chef des Corps francs de la Libération (CFL) de la région R5.

Il exerce cette responsabilité sous le pseudonyme de « Charlieu ».

Les Corps francs de la Libération regroupent des formations combattantes issues de la Résistance organisée.

Ils participent notamment aux opérations de harcèlement, de sabotage et de lutte armée.

Henri Chas doit coordonner les différents maquis et favoriser leur organisation militaire.

Il entretient des relations étroites avec deux responsables importants :

Le colonel ROUSSELIER, alias « Rivière », chef régional des Forces françaises de l’intérieur.

Eugène DÉCHELETTE, Délégué militaire régional.

Le Délégué militaire régional contribue à assurer les relations entre les organisations résistantes et le commandement militaire de la France combattante.

La coordination entre les CFL, les FFI et les services militaires clandestins constitue un enjeu central de la préparation de la Libération.

Henri Chas participe directement à cet effort d’unification.

Juin-juillet 1944 — Préparation de la Libération

Après le débarquement allié du 6 juin 1944, les forces allemandes renforcent leurs opérations contre les maquis.

Les formations de Résistance cherchent à perturber les déplacements de l’occupant et à préparer la libération du territoire.

Henri Chas poursuit son travail de coordination dans la région R5.

Son activité le conduit notamment dans la Creuse.

Les autorités allemandes organisent des opérations destinées à détruire les groupes résistants.

Le maintien des communications entre maquis devient particulièrement difficile.

16 juillet 1944 — Attaque du château de Péreuse

En juillet 1944, une colonne allemande intervient dans le secteur de Bourganeuf, dans la Creuse.

Henri Chas se trouve alors au château de Péreuse, qui sert de point d’appui à un maquis.

Le 16 juillet 1944, les positions résistantes sont attaquées par un bataillon allemand.

Henri Chas parvient à échapper à l’encerclement.

Il refuse cependant de quitter la région tant que l’opération allemande n’est pas terminée.

Cette décision contribue directement à son exposition aux forces de répression.

Il cherche à maintenir les liaisons et à suivre la situation des maquis.

22 juillet 1944 — Arrestation à Vieilleville

Le 22 juillet 1944, Henri Chas est arrêté par les Allemands à Vieilleville, dans la Creuse.

Il est transféré à Clermont-Ferrand.

Son arrestation intervient alors que les forces alliées poursuivent leurs opérations en Normandie et que les maquis du Centre de la France affrontent des opérations allemandes particulièrement violentes.

La capture d’Henri Chas prive les CFL de la région R5 d’un de leurs principaux responsables.

Les sources institutionnelles consultées ne permettent pas d’établir de manière suffisamment précise les circonstances immédiates de son arrestation ni les interrogatoires qu’il a subis.

Déportation et décès

Août 1944 — Déportation vers les camps allemands

Après son arrestation, Henri Chas est emprisonné à Clermont-Ferrand.

Le 20 août 1944, il est déporté vers le système concentrationnaire allemand.

Selon l’Ordre de la Libération, son parcours le conduit par Natzweiler-Struthof, puis Dachau.

Il est ensuite transféré au camp de concentration de Neuengamme.

Les sources historiques locales situent son arrivée à Neuengamme au 6 septembre 1944.

Cette indication demande à être confrontée aux registres et documents de transport conservés par les institutions mémorielles.

Les conditions de détention à Neuengamme sont extrêmement difficiles.

Les prisonniers y subissent le travail forcé, les privations alimentaires, les violences et les maladies.

La mortalité est considérable.

Henri Chas demeure détenu pendant plusieurs mois.

Avril 1945 — Évacuation de Neuengamme

Au printemps 1945, l’avance des armées alliées provoque l’évacuation progressive de nombreux camps de concentration.

Les autorités SS organisent des transferts de détenus vers d’autres camps ou lieux de rassemblement.

Ces déplacements se déroulent dans des conditions dramatiques.

Les prisonniers sont souvent affaiblis par la faim, les maladies et les mauvais traitements.

Henri Chas fait partie des détenus dirigés vers Sandbostel.

Ce site, situé en Basse-Saxe, à l’ouest de Hambourg, était initialement un camp de prisonniers de guerre, le Stalag X-B.

Pendant les dernières semaines de la guerre, il reçoit de nombreux détenus évacués de Neuengamme.

Les conditions sanitaires et alimentaires y deviennent catastrophiques.

Sandbostel constitue alors l’un des lieux de décès de nombreux déportés épuisés par leur captivité et leur transfert.

11 avril 1945 — Mort en déportation

Henri Chas meurt le 11 avril 1945, au cours de l’évacuation de Neuengamme vers Sandbostel, selon la chronologie retenue par l’Ordre de la Libération.

Il est âgé de quarante-quatre ans.

Son décès intervient quelques semaines avant la capitulation allemande du 8 mai 1945.

Les sources consultées ne permettent pas de déterminer avec certitude le lieu exact où survient sa mort pendant cette évacuation.

Il convient donc de conserver la formulation « mort au cours de l’évacuation vers Sandbostel » et de distinguer le lieu officiel de décès des circonstances matérielles qui restent à préciser.

Henri Chas sera reconnu « Mort pour la France » et « Mort en déportation ».

La reconnaissance officielle de son engagement interviendra après son décès.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

Armée française — Première Guerre mondiale

Engagé volontaire à dix-sept ans, Henri Chas participe aux derniers combats de 1918 et termine la guerre comme officier de réserve.

8e groupe de reconnaissance de division d’infanterie — 8e GRDI

Mobilisé en 1939 comme lieutenant de réserve, il exerce les fonctions d’officier de renseignements pendant la campagne de France.

Special Operations Executive — SOE

À partir de 1941, il participe aux activités clandestines d’un service britannique de renseignements et d’action.

Réseau Antoine-Ventriloquist — Réseaux Buckmaster

Il contribue à la réception d’agents et de matériels parachutés, notamment dans la région du Puy-en-Velay.

Combat

Il entretient des relations avec ce mouvement avant d’accéder à des responsabilités dans l’Armée secrète.

Armée secrète — AS

Il devient chef départemental de l’organisation en Haute-Loire.

Mouvements unis de Résistance — MUR

Il participe à l’organisation militaire clandestine et exerce des responsabilités au service Action.

Service des maquis de la région R5

À partir de janvier 1944, il assure le commandement régional des maquis dépendant des MUR.

Corps francs de la Libération — CFL

En mai 1944, il devient chef régional pour la région R5.

Forces françaises de l’intérieur — FFI

Son action s’inscrit dans l’organisation militaire régionale coordonnée par les FFI.

La pluralité de ces appartenances correspond à l’évolution chronologique de son engagement. Elle ne doit pas être interprétée comme la preuve d’une activité simultanée dans toutes ces structures.

Missions et actions

Les principales missions d’Henri Chas peuvent être regroupées autour de trois périodes.

La première concerne les opérations réalisées pour le réseau Antoine-Ventriloquist entre 1941 et 1942.

Il participe à l’accueil d’agents parachutés et à la récupération de matériels destinés aux organisations clandestines.

Ces missions nécessitent des contacts sûrs et une préparation particulièrement discrète.

La deuxième période correspond à son engagement dans l’Armée secrète de Haute-Loire.

Henri Chas contribue à l’organisation départementale des groupes militaires résistants.

Il développe les relations entre responsables et participe à la préparation des actions clandestines.

Son rôle dans l’évasion du 9 octobre 1943 constitue l’une des opérations individuelles les mieux documentées.

La troisième période est celle du commandement régional.

À partir de janvier 1944, puis de sa nomination aux CFL en mai, il exerce des fonctions étendues sur plusieurs départements.

Il doit maintenir une organisation militaire cohérente dans un environnement marqué par les pénuries, les difficultés de communication et la répression allemande.

Les recherches ne permettent pas d’attribuer personnellement à Henri Chas une liste exhaustive de sabotages ou d’attaques.

Il serait notamment incorrect de lui imputer automatiquement toutes les opérations accomplies par les maquis dépendant de son commandement.

Son rôle principal réside dans leur organisation, leur encadrement et leur coordination opérationnelle.

Camarades de combat

Pierre de VOMÉCOURT, alias « Gauthier » — Responsable du réseau britannique Antoine-Ventriloquist. Henri Chas travaille dans son organisation à partir de 1941, notamment pour la réception d’agents et de matériels parachutés.

Pierre PERRE — Résistant associé à Henri Chas en Haute-Loire. Les recherches locales indiquent qu’il l’accompagne lors de son passage dans la clandestinité et devient son adjoint dans l’organisation régionale des maquis.

Colonel ROUSSELIER, alias « Rivière » — Chef régional des FFI avec lequel Henri Chas entretient des relations étroites pendant l’année 1944.

Eugène DÉCHELETTE — Délégué militaire régional de la région R5. Henri Chas travaille en liaison avec lui afin de coordonner les forces résistantes et les opérations envisagées.

Ces quatre responsables appartiennent à son environnement résistant directement documenté.

Retour à la vie civile et reconnaissance posthume

Henri Chas ne connaît pas la Libération.

Il meurt en déportation le 11 avril 1945.

Sa famille apprend sa disparition et entreprend les démarches nécessaires à sa reconnaissance administrative.

Plusieurs documents conservés dans son dossier individuel de Compagnon concernent la confirmation de son décès et de son engagement dans la Résistance.

16 octobre 1945 — Compagnon de la Libération

Henri Chas est nommé Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 16 octobre 1945.

Cette distinction récompense son engagement dans la Résistance, particulièrement son activité auprès des réseaux britanniques et ses responsabilités dans l’organisation des maquis.

1946 — Reconnaissance officielle

Les recherches historiques locales indiquent que la Légion d’honneur lui est attribuée par décret du 12 juin 1946.

La Médaille de la Résistance française avec rosette lui est attribuée par décret du 24 avril 1946.

Ces dates, mentionnées dans une publication historique de 2025, n’ont pas été directement rapprochées des décrets originaux et de leurs publications au Journal officiel.

Mémoire au Puy-en-Velay

La ville du Puy-en-Velay conserve plusieurs témoignages de sa mémoire.

Une rue porte son nom.

Deux plaques commémoratives lui rendent hommage : l’une sur l’hôtel de ville, l’autre sur la façade de son ancienne résidence.

Des archives privées conservées par sa famille comprennent notamment une photographie le représentant déguisé en prêtre et une fausse carte professionnelle établie au nom d’Hubert Coste.

Ces documents témoignent de son existence clandestine.

Décorations

Chevalier de la Légion d’honneur — À titre posthume — Décret du 12 juin 1946, selon l’étude historique publiée dans les Cahiers de la Haute-Loire en 2025 — Publication au Journal officiel non directement vérifiée.

Compagnon de la Libération — À titre posthume — Décret du 16 octobre 1945 — Ampliation datée du 17 octobre 1945 — Dossier individuel 1 A 200 — Publication au Journal officiel non directement établie — Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre 1914-1918 — Attribution mentionnée dans les recherches historiques locales publiées en 2025 — Références des citations non vérifiées.

Croix de guerre 1939-1945 avec palme — Deux citations — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération ; présence de la palme précisée par l’étude historique locale.

Médaille de la Résistance française avec rosette — À titre posthume — Décret du 24 avril 1946, selon les Cahiers de la Haute-Loire — Publication au Journal officiel et cote du dossier individuel de médaille non directement établies — Source : étude historique de 2025 et Ordre de la Libération.

Military Cross — Royaume-Uni — Décoration britannique attribuée pour son engagement pendant la Première Guerre mondiale, selon l’étude historique locale — Date de nomination et publication dans la London Gazette non vérifiées.

Lieux de mémoire

Armentières — Nord. Ville natale d’Henri Chas, le 30 décembre 1900.

Le Puy-en-Velay — Haute-Loire. Ville où il s’installe en 1929, exerce sa profession d’assureur et organise ses premières activités clandestines.

30 boulevard Carnot — Le Puy-en-Velay. Adresse de son agence d’assurances.

Hôpital Émile-Roux — Le Puy-en-Velay. Lieu de l’évasion du 9 octobre 1943 organisée avec sa participation.

Limoges — Haute-Vienne. Centre régional de ses activités de commandement à partir de janvier 1944.

Château de Péreuse — Creuse. Point d’appui d’un maquis où il se trouve pendant l’attaque allemande du 16 juillet 1944.

Vieilleville — Creuse. Lieu de son arrestation le 22 juillet 1944.

Clermont-Ferrand — Puy-de-Dôme. Ville de son emprisonnement avant sa déportation.

Natzweiler-Struthof — Bas-Rhin. Camp par lequel transite au cours de sa déportation.

Dachau — Allemagne. Camp de concentration figurant dans son parcours de déportation.

Neuengamme — Allemagne. Camp où il est détenu avant son évacuation.

Sandbostel — Allemagne. Destination de l’évacuation au cours de laquelle il meurt le 11 avril 1945.

Rue Henri-Chas — Le Puy-en-Velay. Voie publique portant son nom.

Hôtel de ville du Puy-en-Velay. Plaque commémorative rappelant son engagement et sa disparition.

Ancienne résidence d’Henri Chas — Le Puy-en-Velay. Seconde plaque commémorative signalée par la municipalité.

Musée de l’Ordre de la Libération — Paris. Institution conservant son dossier individuel de Compagnon, cote 1 A 200.

Références bibliographiques

Henri Chas, alias « Charlieu » (1900-1945). Compagnon de la Libération, Jean Bélingard, Éditions du Roure, Polignac, 2016, 239 p. — Biographie spécialisée constituant une référence importante pour l’étude de sa vie familiale, de son engagement résistant et de son commandement des maquis.

Cahiers de la Haute-Loire — Annexes nominatives, Résistants locaux, publication collective, 2025, p. 23-24 pour la pagination interne de l’annexe consacrée à Henri Chas. — Étude historique récente apportant des précisions sur son mariage, ses responsabilités dans les MUR, ses pseudonymes et ses décorations.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage de référence consacré aux Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Éditions Elytis, 2023, 1 600 p., pagination individuelle non vérifiée. — Dictionnaire biographique consacré aux titulaires de la croix de la Libération.

Mémorial des Compagnons de la Libération, ouvrage collectif, 1961, pagination particulière non vérifiée. — Publication mémorielle dont un extrait est conservé dans le dossier individuel d’Henri Chas.

Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, 55 p. — Répertoire archivistique identifiant le dossier individuel 1 A 200 et le dossier SHD GR 16 P 122636.

Références internet

Ordre de la Libération — Henri CHAS — Biographie officielle présentant son engagement militaire, ses responsabilités dans le réseau Antoine-Ventriloquist, l’Armée secrète et les CFL, son arrestation et sa mort en déportation — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-chas

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Répertoire de Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, identification du dossier 1 A 200 et du dossier SHD GR 16 P 122636 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924_0.pdf

Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C — Identification d’Henri Jules Ernest Chas, né le 30 décembre 1900 à Armentières, dossier GR 16 P 122636 — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf

Service historique de la Défense — Répertoire des dossiers d’officiers GR 8 Ye — Identification d’Henri Jules Ernest Marie Chas, né le 30 décembre 1900, décédé le 11 avril 1945, dossier GR 8 Ye 67619 — https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/SHDGR_REP_8YE_A-E.pdf

Ville du Puy-en-Velay — Henri Chas — Notice historique municipale présentant notamment son mariage, son activité professionnelle, ses pseudonymes, sa carrière résistante et les hommages locaux — https://www.lepuyenvelay.fr/culture-et-patrimoine/Personnes-illustres-n32/Henri-Chas-a116.html

Cahiers de la Haute-Loire — Annexes nominatives, publication 2025 — Notice historique d’Henri Chas comprenant sa filiation sociale, son mariage, ses responsabilités résistantes, ses distinctions et la référence à la biographie de Jean Bélingard — https://cahiersdelahauteloire.fr/wp-content/uploads/2025/08/Article-MLV-2025-Annexes-nominativesV2.pdf

Ordre de la Libération — Liste alphabétique officielle des Compagnons — Identification d’Henri Jules Ernest Chas et confirmation du décret de nomination du 16 octobre 1945 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf

Wikipédia — Henri Chas — Notice biographique secondaire présentant son parcours résistant, sa déportation et les hommages rendus à sa mémoire — https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Chas

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense — GR 16 P 122636

Le répertoire nominatif des dossiers individuels du bureau Résistance comporte l’entrée suivante :

CHAS Henri Jules Ernest — né le 30 décembre 1900 à Armentières, Nord — GR 16 P 122636.

Le répertoire fait apparaître plusieurs mentions d’homologation, notamment au titre des Forces françaises combattantes, des Forces françaises de l’intérieur et de la Résistance intérieure française.

Cette pluralité correspond à la diversité de son engagement, d’abord auprès d’un réseau relevant des services britanniques, puis dans les organisations militaires de la Résistance intérieure.

La cote GR 16 P 122636 est confirmée par le répertoire officiel de l’Ordre de la Libération.

Le dossier individuel original n’a cependant pas été dépouillé.

Il n’est donc pas possible de préciser toutes les périodes de service homologuées ni les décisions individuelles qui ont conduit à ces reconnaissances.

Service historique de la Défense — GR 8 Ye 67619

Le répertoire des dossiers d’officiers identifie également :

CHAS Henri Jules Ernest Marie — sous-lieutenant — arme blindée et cavalerie — né le 30 décembre 1900 — décédé le 11 avril 1945 — GR 8 Ye 67619.

Cette inscription présente deux intérêts.

Elle confirme l’existence d’un quatrième prénom, Marie, absent du répertoire GR 16 P.

Elle permet également d’identifier un dossier de carrière militaire distinct du dossier de Résistance.

Le grade de sous-lieutenant indiqué dans ce répertoire diffère de celui de lieutenant de réserve mentionné pour la mobilisation de 1939.

Cette divergence peut tenir à la nature des renseignements enregistrés dans l’inventaire ou aux périodes administratives retenues.

Elle ne permet pas, sans consultation du dossier, de remettre en cause le grade attribué pendant la campagne de France.

Le dossier GR 8 Ye 67619 n’a pas été directement examiné.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 200

L’inventaire officiel de 2025 identifie le dossier personnel suivant :

CHAS Henri — 1 A 200.

Il comprend plusieurs catégories de documents.

Attribution de la croix de la Libération

Mémoire de proposition établi en 1945.

Ampliation du décret datée du 17 octobre 1945, correspondant au décret du 16 octobre 1945.

La présence de ces deux pièces permet de confirmer la chronologie de la distinction.

Renseignements administratifs

Fiche annuaire de la chancellerie de l’Ordre de la Libération, non datée.

Correspondances

Vingt-deux pièces échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1946 et 2002.

Ces documents sont postérieurs au décès d’Henri Chas.

Ils concernent donc sa famille, les institutions chargées de sa mémoire ou les démarches administratives liées à sa reconnaissance.

Archives des victimes des conflits contemporains

Le dossier comporte plusieurs copies de documents provenant de la Division des archives des victimes des conflits contemporains :

Certificat de décès du 27 novembre 1946.

Deux courriers datés de 1951 à 1954.

Certificat d’appartenance aux Forces françaises de l’intérieur du 16 mars 1951.

Attestation de déportation du 6 mars 1953.

Décision administrative du 19 mars 1954.

Renseignements biographiques non datés concernant Henri Chas.

Ces documents sont particulièrement importants.

Ils permettent d’identifier les pièces administratives susceptibles de confirmer officiellement son parcours résistant et sa déportation.

Travaux historiques

Extrait du Mémorial des Compagnons de la Libération, publié en 1961.

Sépulture

Un courrier de 2005.

Un extrait de la liste des Compagnons de la Libération inhumés à l’étranger, également daté de 2005.

L’inventaire présente le dossier comme couvrant la période 1945-2006.

Ces indications proviennent de la description archivistique officielle. Les pièces originales n’ont pas été intégralement consultées.

Arrestation, emprisonnement et déportation

Henri Chas est arrêté par les Allemands le 22 juillet 1944 à Vieilleville, dans la Creuse.

Il est transféré à Clermont-Ferrand, où il est emprisonné.

Le 20 août 1944, il est dirigé vers le système concentrationnaire allemand.

Son parcours de déportation comprend notamment Natzweiler-Struthof, Dachau et Neuengamme.

Selon une étude historique locale, il est transféré à Neuengamme le 6 septembre 1944.

Il meurt le 11 avril 1945, lors de l’évacuation des détenus de Neuengamme vers Sandbostel.

Sa déportation est confirmée par l’Ordre de la Libération.

L’inventaire de son dossier individuel mentionne une attestation administrative de déportation datée du 6 mars 1953 et une décision du 19 mars 1954.

Ces pièces pourraient permettre de préciser son statut administratif de déporté résistant.

Elles n’ont pas été directement dépouillées.

Observations

Henri Chas appartient aux responsables de la Résistance intérieure dont l’engagement résulte d’une longue expérience militaire.

Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, officier de réserve et titulaire de plusieurs citations, il possède les compétences nécessaires à l’encadrement de formations combattantes.

Son parcours résistant présente une progression remarquable.

En 1941, il rejoint les réseaux britanniques du SOE.

Ses premières missions concernent le renseignement et les opérations aériennes clandestines.

Après les arrestations de novembre 1942, il réoriente son engagement vers les structures de la Résistance française.

Il devient chef de l’Armée secrète en Haute-Loire, puis responsable régional des maquis dans le Limousin.

Sa nomination comme chef régional des Corps francs de la Libération en mai 1944 constitue l’aboutissement de cette évolution.

Il participe à la structuration militaire des organisations clandestines et à leur coordination en vue de la Libération.

Son activité se distingue également par les conséquences de la répression sur sa famille.

L’arrestation de son épouse et de ses enfants après l’évasion d’octobre 1943 provoque son passage dans la clandestinité complète.

Il doit dès lors utiliser de nouvelles identités et abandonner son existence professionnelle.

Sa décision de demeurer dans la Creuse après l’attaque allemande du 16 juillet 1944 témoigne de son engagement auprès des maquis placés sous sa responsabilité.

Elle précède de quelques jours son arrestation.

Sa déportation le conduit dans plusieurs camps allemands.

Il meurt pendant les dernières semaines de la guerre, alors que le régime concentrationnaire nazi connaît des évacuations massives.

La documentation archivistique identifiée présente un intérêt particulier.

Le dossier de Compagnon 1 A 200, le dossier d’homologation GR 16 P 122636 et le dossier d’officier GR 8 Ye 67619 constituent trois ensembles complémentaires.

Les pièces administratives conservées dans le dossier 1 A 200 pourraient notamment permettre de préciser son itinéraire de déportation et les conditions de sa reconnaissance posthume.

Enfin, la biographie publiée par Jean Bélingard en 2016 et les recherches historiques locales de 2025 apportent des renseignements supplémentaires sur son environnement familial, ses pseudonymes et ses relations avec les résistants de Haute-Loire.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité d’Henri Jules Ernest Marie Chas, sa naissance le 30 décembre 1900 à Armentières, son décès le 11 avril 1945 au cours de l’évacuation de Neuengamme vers Sandbostel, son appartenance au réseau Antoine-Ventriloquist, ses responsabilités dans l’Armée secrète et les CFL, son arrestation du 22 juillet 1944 et sa nomination comme Compagnon de la Libération par décret du 16 octobre 1945 sont confirmés par des sources institutionnelles et historiques concordantes. Les cotes 1 A 200, GR 16 P 122636 et GR 8 Ye 67619 sont établies. Les principales réserves concernent les références administratives complètes des décorations, le parcours concentrationnaire détaillé et certaines différences entre les grades militaires enregistrés dans les inventaires.

Chronologie

DateÉvénement
30 décembre 1900Naissance à Armentières, Nord.
1917Engagement volontaire dans l’armée française à dix-sept ans.
1918Participation aux derniers combats de la Première Guerre mondiale.
Après 1918Démobilisation comme officier de réserve.
Années 1920Périodes de perfectionnement militaire.
16 juillet 1929Mariage avec Anastasie Lauze.
1929Installation au Puy-en-Velay ; agent général de La Nationale.
Septembre 1939Mobilisation comme lieutenant de réserve au 8e GRDI.
Mai-juin 1940Participation à la campagne de France ; deux citations.
Août 1940Démobilisation et retour au Puy-en-Velay.
1941Entrée dans le réseau Antoine-Ventriloquist du SOE.
1941-1942Réception d’agents et de matériels parachutés.
Novembre 1942Arrestations compromettant son organisation clandestine.
Fin 1942Engagement dans l’Armée secrète de Haute-Loire.
1943Responsabilités dans le service Action des MUR.
9 octobre 1943Organisation de l’évasion d’un agent britannique hospitalisé au Puy-en-Velay.
Octobre 1943Arrestation et interrogatoire de son épouse et de ses enfants ; passage à la clandestinité.
Décembre 1943Désignation pour exercer des responsabilités régionales dans le Limousin.
Janvier 1944Chef régional du service des maquis des MUR de la région R5.
Mai 1944Chef régional des Corps francs de la Libération.
16 juillet 1944Attaque allemande contre le maquis installé au château de Péreuse.
22 juillet 1944Arrestation à Vieilleville, Creuse.
Juillet-août 1944Emprisonnement à Clermont-Ferrand.
20 août 1944Déportation vers les camps allemands.
6 septembre 1944Transfert à Neuengamme, selon l’étude historique locale.
Avril 1945Évacuation de Neuengamme vers Sandbostel.
11 avril 1945Mort en déportation.
16 octobre 1945Décret de nomination comme Compagnon de la Libération à titre posthume.
17 octobre 1945Ampliation du décret conservée dans le dossier 1 A 200.
24 avril 1946Décret d’attribution de la Médaille de la Résistance avec rosette, selon les Cahiers de la Haute-Loire.
12 juin 1946Décret de la Légion d’honneur, selon la même publication.
27 novembre 1946Certificat de décès conservé dans le dossier de Compagnon.
16 mars 1951Certificat d’appartenance aux FFI.
6 mars 1953Attestation de déportation.
19 mars 1954Décision administrative relative à son dossier.
2016Publication de la biographie de Jean Bélingard.
2025Publication d’une notice historique complémentaire dans les Cahiers de la Haute-Loire.

Tableau des divergences entre sources

Point examinéSourcesAppréciation
Identité complèteOrdre de la Libération : Henri Chas ; SHD GR 16 P : Henri Jules Ernest Chas ; SHD GR 8 Ye : Henri Jules Ernest Marie Chas.Quatre prénoms retenus conformément au répertoire des officiers.
NaissanceOrdre de la Libération et SHD : 30 décembre 1900, Armentières.Concordance.
Grade militaireOrdre de la Libération : lieutenant de réserve en 1939 ; inventaire GR 8 Ye : sous-lieutenant.Périodes administratives à vérifier dans le dossier individuel.
Évasion d’octobre 1943Ordre de la Libération : octobre 1943 ; étude locale de 2025 : 9 octobre 1943.Date précise de l’étude locale retenue avec attribution.
Identité clandestineOrdre de la Libération : « Charlieu » ; municipalité du Puy : fausse carte au nom d’Hubert Coste.Deux identités de fonctions différentes : pseudonyme résistant et couverture civile.
Responsabilités régionalesOrdre de la Libération : janvier 1944 pour les maquis, mai 1944 pour les CFL.Dates retenues.
ArrestationOrdre de la Libération et étude locale : 22 juillet 1944, Vieilleville.Concordance.
Transfert vers NeuengammeOrdre de la Libération : après Dachau ; étude locale : 6 septembre 1944.Date précise à vérifier dans les archives de déportation.
DécèsOrdre de la Libération, SHD et municipalité : 11 avril 1945.Concordance sur la date ; localisation matérielle exacte à préciser.
Croix de la LibérationDécret du 16 octobre 1945 ; ampliation du 17 octobre 1945.Deux étapes administratives compatibles.
Médaille de la Résistance avec rosetteOrdre de la Libération : attribution confirmée ; étude historique de 2025 : décret du 24 avril 1946.Date du décret à contrôler directement dans la base nominative officielle.
Légion d’honneurOrdre de la Libération : chevalier ; étude locale : décret du 12 juin 1946.Grade confirmé ; références administratives à compléter.
Dossier de CompagnonOrdre de la Libération : 1 A 200.Cote confirmée.
Dossier de RésistanceSHD : GR 16 P 122636.Cote confirmée.
Dossier d’officierSHD : GR 8 Ye 67619.Cote confirmée.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Henri CHAS — Biographie officielle, parcours militaire, engagement dans le réseau Antoine-Ventriloquist, responsabilités dans l’Armée secrète et les CFL, arrestation, déportation et décès — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-chas ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, version du 24 septembre 2025, dossier individuel 1 A 200 et référence SHD GR 16 P 122636 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924_0.pdf ; Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C, Henri Jules Ernest CHAS, dossier GR 16 P 122636 — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf ; Service historique de la Défense — Répertoire GR 8 Ye, dossier d’officier Henri Jules Ernest Marie CHAS, cote GR 8 Ye 67619 — https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/SHDGR_REP_8YE_A-E.pdf ; Ville du Puy-en-Velay — Henri Chas, biographie et documentation relative aux pseudonymes, au mariage, aux activités résistantes et aux lieux de mémoire — https://www.lepuyenvelay.fr/culture-et-patrimoine/Personnes-illustres-n32/Henri-Chas-a116.html ; Cahiers de la Haute-Loire — Annexes nominatives, Résistants locaux, notice Henri Jules Ernest Chas, étude historique publiée en 2025 — https://cahiersdelahauteloire.fr/wp-content/uploads/2025/08/Article-MLV-2025-Annexes-nominativesV2.pdf ; Ordre de la Libération — Liste alphabétique officielle des Compagnons de la Libération, confirmation du décret du 16 octobre 1945 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf ; Wikipédia — Henri Chas, notice biographique secondaire et présentation des hommages locaux — https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Chas

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