La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CHÂTEAU-JOBERT Pierre Yvon Alexandre Jean Alias Conan

Pierre CHÂTEAU-JOBERT, alias « Yvon Conan », dit « Conan », né le 3 février 1912 à Morlaix (Finistère), mort le 29 décembre 2005 à Caumont-l’Éventé (Calvados), Français, officier d’artillerie des Forces françaises libres, commandant du 3e bataillon d’infanterie de l’air puis du 3e régiment de chasseurs parachutistes, officier des SAS français, colonel des troupes parachutistes, Compagnon de la Libération par décret du 28 mai 1945.

Jeunesse et formation

Pierre Château-Jobert naît le 3 février 1912 à Morlaix, dans le Finistère.

Son père meurt au combat pendant la Première Guerre mondiale, en 1915. Pierre Château-Jobert devient pupille de la Nation.

Sa mère exerce une activité commerciale.

Il effectue ses premières études à Morlaix, puis poursuit sa scolarité au collège Stanislas, à Paris.

Il étudie également à l’Institut polytechnique de l’Ouest.

En 1934, il commence son service militaire.

Il suit une formation d’officier de réserve, puis rejoint l’École d’application de l’artillerie de Fontainebleau.

Nommé sous-lieutenant de réserve, il est affecté au 154e régiment d’artillerie, à Tournoux, dans les Alpes.

Il poursuit sa formation militaire à l’École d’observateurs en avion de Dinard.

Cette spécialisation lui permet d’acquérir des connaissances sur l’observation aérienne, particulièrement importante pour le réglage des tirs d’artillerie et le renseignement tactique.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Pierre Château-Jobert est donc un jeune officier d’artillerie possédant également une formation d’observateur aérien.

Engagement militaire en 1939-1940

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Pierre Château-Jobert sert dans l’armée française.

Il se trouve à l’École d’observateurs en avion de Dinard lorsque survient l’offensive allemande de mai 1940.

L’avancée des forces ennemies entraîne le repli de l’établissement.

Le 13 juin 1940, Pierre Château-Jobert est blessé pendant ce mouvement.

Il est hospitalisé à Vannes.

Alors que les autorités françaises envisagent la cessation des combats, il refuse cette perspective.

Il quitte clandestinement l’hôpital afin de rejoindre les forces britanniques.

Le 21 juin 1940, il embarque à Saint-Jean-de-Luz sur un navire polonais à destination de l’Angleterre.

Ce départ intervient la veille de la signature de l’armistice franco-allemand.

Il appartient ainsi aux militaires français qui choisissent de poursuivre la guerre alors que la défaite de la France paraît consommée.

1er juillet 1940 — Engagement dans la France libre

Arrivé en Grande-Bretagne, Pierre Château-Jobert s’engage officiellement dans les Forces françaises libres le 1er juillet 1940, à Liverpool.

Il utilise le nom de « Conan ».

Son engagement marque le début d’un parcours qui le conduira successivement en Afrique orientale, au Moyen-Orient, en Libye et en France occupée.

Il rejoint d’abord les unités régulières de la France libre avant de demander son affectation dans les formations parachutistes.

Campagne d’Érythrée — 1941

Pierre Château-Jobert est affecté, avec le grade de lieutenant, à la 13e demi-brigade de Légion étrangère, la 13e DBLE.

Il participe avec cette unité à la campagne d’Érythrée.

Les forces françaises libres sont engagées aux côtés des Britanniques contre les troupes italiennes.

Les combats se déroulent notamment dans la région de Keren.

Du 12 au 28 mars 1941, Pierre Château-Jobert est détaché à l’état-major de la Brigade française d’Orient.

Il reçoit la responsabilité du ravitaillement en munitions.

Cette fonction constitue une mission logistique essentielle.

Les unités engagées dans les combats doivent disposer d’un approvisionnement régulier en munitions malgré les difficultés du terrain.

Le relief montagneux et les conditions de déplacement rendent ces opérations particulièrement complexes.

Le jeune officier participe ainsi directement au soutien des unités combattantes.

La campagne d’Érythrée constitue l’une des premières grandes opérations auxquelles prennent part les Forces françaises libres.

Campagnes de Syrie et de Libye — 1941-1942

Après la campagne d’Érythrée, Pierre Château-Jobert rejoint le 1er régiment d’artillerie des Forces françaises libres, le 1er RAC.

Il participe à la campagne de Syrie, puis aux opérations conduites en Libye.

Le 1er RAC joue un rôle important dans l’appui des unités terrestres françaises libres.

Les missions d’artillerie comprennent la préparation des attaques, l’appui aux unités d’infanterie et la neutralisation des positions adverses.

En Libye, les forces françaises libres combattent aux côtés des Alliés contre les forces allemandes et italiennes.

Le 11 février 1942, Pierre Château-Jobert est blessé.

La biographie de l’Ordre de la Libération ne fournit pas de précisions suffisantes sur les circonstances exactes de cette blessure.

Il ne faut donc pas lui attribuer sans vérification une participation personnelle à une opération déterminée.

En septembre 1942, il est promu capitaine.

Il sollicite alors son affectation dans les troupes parachutistes.

Cette décision entraîne une nouvelle orientation de sa carrière.

Après avoir servi dans la Légion étrangère et l’artillerie, il souhaite désormais participer à des opérations aéroportées et de commandos.

Commandement des parachutistes français libres

7 novembre 1943 — Commandement du 3e BIA

Le 7 novembre 1943, Pierre Château-Jobert prend, en Angleterre, le commandement du 3e bataillon d’infanterie de l’air (3e BIA).

Cette formation vient d’être constituée en Afrique du Nord.

Elle est destinée à intégrer les forces spéciales françaises engagées aux côtés des Britanniques.

Les parachutistes français reçoivent une formation particulièrement exigeante.

Ils doivent apprendre le parachutage, les déplacements clandestins, le sabotage, l’emploi des explosifs, la navigation terrestre et le combat en petites unités.

Leurs missions diffèrent de celles des formations conventionnelles.

Il s’agit principalement de frapper les communications ennemies, d’attaquer des objectifs ponctuels et de soutenir les organisations résistantes.

Les SAS français sont intégrés au dispositif britannique du Special Air Service.

Pierre Château-Jobert contribue à préparer son unité aux opérations prévues sur le territoire français.

1944 — Transformation en 3e RCP

À la fin du mois de juillet 1944, le 3e BIA devient le 3e régiment de chasseurs parachutistes (3e RCP).

Cette unité est également désignée, dans la terminologie opérationnelle britannique, comme le 3rd SAS.

Il convient de distinguer le nom administratif français de l’unité et sa désignation au sein des forces spéciales britanniques.

Pierre Château-Jobert en conserve le commandement.

Sous ses ordres, les parachutistes doivent participer aux opérations préparant et accompagnant la libération de la France.

Opérations SAS en France — Été 1944

Le 3e RCP intervient sur plusieurs secteurs du territoire encore occupé.

Ses détachements sont notamment engagés en Bretagne, dans le Centre et dans la région lyonnaise.

Les missions consistent principalement à harceler les forces allemandes, détruire leurs moyens de transport, interrompre les communications et appuyer les maquis.

Les parachutistes agissent par petits groupes.

Leur mobilité constitue un avantage important.

Ils peuvent être parachutés loin du front, accomplir leur mission puis se déplacer pour éviter la réaction allemande.

Ces opérations nécessitent toutefois une bonne coordination avec les organisations locales de Résistance.

Les maquis fournissent des renseignements, des guides, des hébergements et parfois une assistance directe aux commandos.

La biographie officielle de l’Ordre de la Libération attribue au 3e RCP, pendant la campagne de France :

80 embuscades, 46 sabotages et 45 coups de main.

Ces chiffres concernent l’ensemble de l’unité placée sous les ordres de Château-Jobert.

Ils ne doivent pas être présentés comme des opérations qu’il aurait toutes personnellement conduites.

Le régiment reçoit une citation à l’ordre de l’armée pour son action.

Août 1944 — Mission Harrods

La mission Harrods constitue l’un des épisodes les mieux documentés du parcours de Pierre Château-Jobert pendant la Libération.

À la mi-août 1944, il est parachuté en Saône-et-Loire avec des éléments de son régiment.

Il reçoit le commandement de cette mission.

L’objectif principal est d’attaquer les forces allemandes empruntant les routes nationales 6 et 74.

Ces axes constituent des voies importantes de circulation entre le sud-est et le nord-est de la France.

Après le débarquement de Provence du 15 août 1944, les forces allemandes doivent réorganiser leurs mouvements et entreprendre des replis.

Les opérations SAS cherchent à perturber ces déplacements.

Les sabotages et les embuscades doivent empêcher l’occupant de déplacer rapidement ses unités et son matériel.

La mission Harrods intervient dans ce contexte stratégique.

Les parachutistes français disposent d’une connaissance limitée du terrain.

Ils doivent donc établir rapidement des relations avec les responsables de la Résistance locale.

Coopération avec André Jarrot

Pierre Château-Jobert prend contact avec la Résistance de Saône-et-Loire par l’intermédiaire d’André JARROT, alias « Goujon ».

André Jarrot exerce des responsabilités dans l’organisation des opérations clandestines du département.

Il participe notamment à la mission Cannelle, relevant du dispositif de coordination avec Londres.

La coopération entre Château-Jobert et Jarrot permet d’articuler l’action des parachutistes SAS avec celle des FFI.

Elle contribue à la coordination des opérations de harcèlement contre les forces allemandes.

La région reçoit également des équipes interalliées Jedburgh.

L’équipe Alan, parachutée en août 1944, a notamment pour mission d’établir des relations avec les responsables locaux et les unités SAS.

Ces différentes organisations ne relèvent pas nécessairement du même commandement.

Elles poursuivent néanmoins des objectifs complémentaires.

Les parachutistes SAS apportent leurs compétences dans les opérations de commandos.

Les FFI connaissent le terrain et disposent de leurs propres formations.

Les équipes Jedburgh facilitent les relations avec le commandement allié.

Cette coopération constitue une caractéristique importante des opérations de la Libération.

Combat de La Chapelle-sur-Laives

Pendant les opérations en Saône-et-Loire, Pierre Château-Jobert se distingue à La Chapelle-sur-Laives.

Un de ses officiers est mortellement blessé au cours d’un engagement avec les Allemands.

Malgré le feu ennemi, Château-Jobert part à sa recherche.

Il parvient à ramener son camarade.

Cet épisode est expressément mentionné dans la biographie de l’Ordre de la Libération.

Il témoigne de son engagement personnel dans les opérations conduites par son régiment.

L’identité de l’officier blessé et les circonstances détaillées du combat nécessiteraient la consultation des journaux d’opérations et des témoignages des parachutistes concernés.

Décembre 1944 — Fin du commandement du 3e RCP

En décembre 1944, Pierre Château-Jobert est promu chef de bataillon.

Il remet le commandement du 3e RCP au lieutenant-colonel Jacques Pâris de Bollardière, également Compagnon de la Libération.

Cette transmission intervient après les opérations de l’été et de l’automne 1944.

Pierre Château-Jobert poursuit néanmoins sa carrière dans les forces parachutistes.

Formation des parachutistes — 1945-1946

Le 1er avril 1945, il crée le Centre-école de parachutisme militaire de Lannion, dans les Côtes-du-Nord.

Cette initiative répond aux besoins de formation des unités aéroportées françaises.

Le parachutisme militaire devient une spécialité appelée à se développer considérablement après la guerre.

Les unités doivent disposer d’établissements permanents capables de former les personnels aux techniques de saut et aux opérations aéroportées.

En mars 1946, Pierre Château-Jobert crée le Centre-école de parachutisme militaire de Pau-Idron.

Son action contribue ainsi à l’organisation de la formation parachutiste de l’armée française.

28 mai 1945 — Compagnon de la Libération

Pierre Château-Jobert est nommé Compagnon de la Libération par décret du 28 mai 1945.

Cette distinction reconnaît son ralliement précoce à la France libre, ses campagnes militaires et son rôle dans le commandement des parachutistes français engagés dans la Libération.

L’inventaire de son dossier individuel indique qu’une ampliation du décret est datée du 29 mai 1945.

Le dossier de Compagnon porte la cote 1 A 201.

Il contient notamment un rapport justificatif et une proposition de citation du 21 novembre 1944.

Ces deux documents constituent des sources primaires particulièrement importantes pour préciser les motifs de sa nomination.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

154e régiment d’artillerie — Affectation d’avant-guerre comme officier de réserve.

Forces françaises libres — Engagement le 1er juillet 1940 à Liverpool, sous le nom de Conan.

13e demi-brigade de Légion étrangère — Participation à la campagne d’Érythrée en 1941.

1er régiment d’artillerie des Forces françaises libres — Campagnes de Syrie et de Libye.

3e bataillon d’infanterie de l’air — Commandement à partir du 7 novembre 1943.

3e régiment de chasseurs parachutistes — Commandement jusqu’en décembre 1944.

Special Air Service — Intégration du 3e RCP au dispositif britannique SAS ; participation aux opérations spéciales de la Libération.

Pierre Château-Jobert ne doit pas être présenté comme un chef de maquis au sens habituel de la Résistance intérieure.

Il commande une unité militaire française libre parachutée sur le territoire occupé, qui coopère avec les organisations locales de Résistance.

Camarades de combat

André JARROT, alias « Goujon » — Responsable de la Résistance en Saône-et-Loire. Il facilite les relations entre Château-Jobert et les formations locales pendant la mission Harrods.

Jacques PÂRIS DE BOLLARDIÈRE — Officier des Forces françaises libres et Compagnon de la Libération. Il succède à Château-Jobert à la tête du 3e RCP en décembre 1944.

Pierre-Louis BOURGOIN — Officier parachutiste des Forces françaises libres, Compagnon de la Libération. Il commande l’autre grande formation française intégrée aux SAS britanniques.

Robert TOUSSAINT — Officier français de l’équipe Jedburgh Alan, engagée dans le secteur de Saône-et-Loire en août 1944.

Stanley M. CANNICOTT — Officier britannique commandant l’équipe Jedburgh Alan.

Robert CLAUSE — Membre de l’équipe Jedburgh Alan.

Les trois derniers officiers participent au dispositif interallié intervenant dans le même secteur que les parachutistes de Château-Jobert. Leur présence dans cet environnement opérationnel ne permet pas d’affirmer qu’ils ont personnellement participé à chaque action de la mission Harrods.

Arrestation, emprisonnement et déportation

Aucune arrestation ni déportation de Pierre Château-Jobert pendant la Seconde Guerre mondiale n’est mentionnée dans les sources institutionnelles consultées.

Son départ de l’hôpital de Vannes en juin 1940 constitue une fuite destinée à rejoindre la Grande-Bretagne, et non une évasion d’un établissement pénitentiaire.

Les sanctions et procédures judiciaires qu’il connaît après la guerre d’Algérie appartiennent à une période historique distincte.

Carrière militaire après la Seconde Guerre mondiale

1947-1948 — Indochine

Pierre Château-Jobert participe à la guerre d’Indochine.

Il commande la Demi-brigade coloniale de commandos parachutistes (DBCCP).

De décembre 1947 à juillet 1948, il conduit des opérations aéroportées au Cambodge, en Cochinchine et en Annam.

Cette affectation s’inscrit dans le conflit opposant les forces françaises au mouvement indépendantiste vietnamien.

Les formations parachutistes sont utilisées pour des opérations de reconnaissance, d’intervention et de combat.

1949-1950 — Vannes-Meucon

De retour en France, Pierre Château-Jobert exerce les fonctions de commandant en second de la 1re DBCCP.

Il est promu lieutenant-colonel.

1950-1952 — Deuxième séjour en Indochine

Il retourne en Indochine.

Il commande de nouveau la DBCCP et les troupes aéroportées du Sud.

Il participe à des opérations au Tonkin et dans le sud du Vietnam.

1953-1955 — Afrique du Nord

Après plusieurs affectations militaires, il rejoint l’état-major des Forces terrestres, maritimes et aériennes d’Afrique du Nord, à Alger.

Il exerce ces fonctions pendant la période qui voit commencer la guerre d’Algérie, en novembre 1954.

1956 — Expédition de Suez

Avec le grade de colonel, Pierre Château-Jobert commande le 2e régiment de parachutistes coloniaux.

Cette unité participe à l’expédition franco-britannique de Suez.

Le 5 novembre 1956, ses parachutistes sont engagés dans les opérations aéroportées de Port-Saïd et Port-Fouad.

L’expédition intervient après la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Gamal Abdel Nasser.

Elle s’achève sous de fortes pressions diplomatiques internationales.

1957-1958 — Commandement à Bayonne

Pierre Château-Jobert commande la Brigade de parachutistes coloniaux de Bayonne.

Cette formation devient, en décembre 1958, la Brigade parachutiste d’outre-mer.

Pendant cette période, il prend position en faveur du maintien de la souveraineté française sur l’Algérie.

1961 — Opposition à la politique algérienne du général de Gaulle

En avril 1961, Pierre Château-Jobert soutient les positions des militaires favorables au maintien de l’Algérie française.

Lors du putsch d’Alger du 22 avril 1961, il manifeste son opposition à l’évolution de la politique gouvernementale.

Il est condamné à plusieurs mois d’arrêts de forteresse.

Il reçoit ensuite une nouvelle affectation à Cherbourg.

1962 — Engagement dans l’OAS

En janvier 1962, Pierre Château-Jobert quitte clandestinement son affectation et rejoint l’Algérie.

Il prend le commandement de l’Organisation armée secrète (OAS) dans l’Est algérien.

L’OAS est une organisation clandestine opposée à l’indépendance de l’Algérie, qui recourt notamment aux attentats et à la violence armée.

Cet engagement constitue une rupture majeure avec l’autorité de l’État français.

Après l’indépendance de l’Algérie, Pierre Château-Jobert demeure clandestin pendant plusieurs années.

En 1965, la Cour de sûreté de l’État le condamne à mort par contumace.

Il bénéficie ensuite de l’amnistie de 1968 et rentre en France.

Il importe de distinguer ces faits de son engagement dans la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils appartiennent à un autre conflit et relèvent d’un contexte politique et judiciaire différent.

Activités intellectuelles et publications

Après son retour en France, Pierre Château-Jobert publie plusieurs ouvrages politiques et autobiographiques.

Ses textes abordent notamment les questions militaires, l’organisation politique et ses convictions contre-révolutionnaires.

En 1978, il publie ses mémoires sous le titre Feux et lumières sur ma trace. Faits de guerre et de paix.

Cet ouvrage constitue une source autobiographique importante.

Il doit cependant être utilisé avec les précautions propres à tout témoignage rétrospectif, particulièrement pour les périodes politiquement controversées de sa carrière.

Décès

Pierre Château-Jobert meurt le 29 décembre 2005 à Caumont-l’Éventé, dans le Calvados.

Il est âgé de quatre-vingt-treize ans.

Il est inhumé à Morlaix, sa ville natale.

Décorations

Commandeur de la Légion d’honneur — Grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Les dates des décrets de nomination et de promotion ainsi que leurs publications au Journal officiel restent à établir.

Compagnon de la Libération — Décret du 28 mai 1945 — Attribution du vivant de l’intéressé — Ampliation du 29 mai 1945 — Dossier individuel 1 A 201 — Source : Ordre de la Libération. La date de publication au Journal officiel n’a pas été directement vérifiée.

Croix de guerre 1939-1945 — Onze citations — Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Nombre de citations à contrôler.

Médaille de l’Aéronautique — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille des services volontaires dans la France libre — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille d’or de l’Éducation physique — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Distinguished Service Order — Royaume-Uni — Décoration britannique confirmée par l’Ordre de la Libération. Date d’attribution et publication dans la London Gazette non directement vérifiées.

Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative n’a été établie dans les sources directement consultées. Elle ne doit pas être ajoutée sans confirmation dans les registres officiels.

Lieux de mémoire

Morlaix — Finistère. Ville natale de Pierre Château-Jobert, le 3 février 1912, et lieu de son inhumation.

Fontainebleau — Seine-et-Marne. École d’application de l’artillerie où il reçoit sa formation d’officier.

Tournoux — Alpes-de-Haute-Provence. Lieu de son affectation au 154e régiment d’artillerie.

Dinard — Ille-et-Vilaine. École d’observateurs en avion.

Vannes — Morbihan. Ville de son hospitalisation en juin 1940.

Saint-Jean-de-Luz — Pyrénées-Atlantiques. Port d’où il embarque pour l’Angleterre le 21 juin 1940.

Liverpool — Royaume-Uni. Lieu de son engagement dans la France libre le 1er juillet 1940.

Keren — Érythrée. Secteur des opérations militaires de mars 1941.

Libye. Théâtre de sa campagne avec le 1er régiment d’artillerie FFL.

La Chapelle-sur-Laives — Saône-et-Loire. Lieu d’une action remarquable pendant la mission Harrods.

Sennecey-le-Grand — Saône-et-Loire. Mémorial international du SAS, consacré notamment aux opérations des parachutistes français de 1944.

Lannion — Côtes-d’Armor. Centre-école de parachutisme militaire créé en avril 1945.

Pau-Idron — Pyrénées-Atlantiques. Centre-école de parachutisme militaire créé en mars 1946.

Vannes-Meucon — Morbihan. Base de ses commandements parachutistes après la guerre.

Port-Saïd et Port-Fouad — Égypte. Théâtres des opérations de novembre 1956.

Bayonne — Pyrénées-Atlantiques. Lieu du commandement de la Brigade de parachutistes coloniaux.

Caumont-l’Éventé — Calvados. Lieu de son décès, le 29 décembre 2005.

Paris — Musée de l’Ordre de la Libération. Conservation du dossier individuel 1 A 201.

Références bibliographiques

Conan. Pierre Château-Jobert (1912-2005), Michel Vial, Indo-Éditions, 2020, pagination non vérifiée. — Biographie consacrée à l’ensemble de la carrière de Pierre Château-Jobert, de son engagement dans la France libre à ses activités après la guerre.

Feux et lumières sur ma trace. Faits de guerre et de paix, Pierre Château-Jobert, Presses de la Cité, Paris, 1978, pagination non vérifiée. — Mémoires de l’intéressé, utiles pour étudier son parcours, mais à confronter aux archives et aux témoignages indépendants.

Doctrine d’action contre-révolutionnaire, Pierre Château-Jobert, Diffusion de la pensée française, 1972, pagination non vérifiée. — Ouvrage exprimant les conceptions politiques et doctrinales de l’auteur après son retour en France.

Manifeste politique et social, Pierre Château-Jobert, Diffusion de la pensée française, 1973, pagination non vérifiée. — Présentation de ses convictions politiques.

La Confrontation Révolution-contre-révolution, Pierre Château-Jobert, Diffusion de la pensée française, 1976, pagination non vérifiée. — Ouvrage consacré à ses conceptions idéologiques.

La Voix du pays réel, Pierre Château-Jobert, Nouvelles Éditions latines, Paris, 1981, pagination non vérifiée. — Publication politique postérieure à sa carrière militaire.

SOE in France, M. R. D. Foot, HMSO, Londres, 1966 ; rééditions ultérieures, pagination particulière non vérifiée. — Étude historique sur les organisations clandestines britanniques en France ; utile pour replacer les opérations interalliées dans leur contexte, sans constituer à elle seule une source nominative sur toutes les actions de Château-Jobert.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage général de référence sur les Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, éditions de 2010 et 2023, pagination de la notice non vérifiée. — Répertoire biographique des titulaires de la croix de la Libération.

Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, p. 26-27. — Inventaire archivistique décrivant le dossier individuel de Pierre Château-Jobert, cote 1 A 201.

Références internet

Ordre de la Libération — Pierre CHATEAU-JOBERT — Biographie officielle présentant ses engagements, ses opérations militaires, ses commandements, ses décorations et sa carrière après 1945 — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-chateau-jobert

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Description du dossier individuel 1 A 201 et identification du dossier SHD GR 16 P 123310 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf

Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C — Répertoire nominatif contenant le dossier CHATEAU JOBERT Pierre, cote GR 16 P 123310 — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf

Mémoire Vive de la Résistance — Mission Harrods — Présentation des opérations SAS de Pierre Château-Jobert en Saône-et-Loire pendant l’été 1944 — https://mvr.asso.fr/mission-harrods/

Mémoire Vive de la Résistance — Mission Cannelle — Présentation de la mission d’André Jarrot et de sa coopération avec les SAS et les équipes Jedburgh — https://mvr.asso.fr/mission-cannelle/

Mémoire Vive de la Résistance — Stanley M. Cannicott — Notice du chef de l’équipe Jedburgh Alan, engagée en liaison avec les opérations SAS et la Résistance locale — https://mvr.asso.fr/cannicott/

Dossier d’homologation

Service historique de la Défense — GR 16 P 123310

L’inventaire de l’Ordre de la Libération identifie expressément :

CHATEAU JOBERT Pierre — GR 16 P 123310.

Cette cote correspond au dossier individuel de Résistance conservé au Service historique de la Défense.

Elle constitue une référence certaine pour toute recherche complémentaire sur ses états de service dans les Forces françaises libres.

L’existence du dossier est établie par l’inventaire officiel.

En revanche, les pièces originales n’ont pas été directement dépouillées.

Les périodes de service reconnues, les éventuelles décisions d’homologation et les pièces justificatives devront être vérifiées dans le dossier lui-même.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 201

L’inventaire officiel de septembre 2025 décrit le dossier suivant :

CHATEAU-JOBERT Pierre — 1 A 201.

Attribution de la croix de la Libération

Rapport justificatif du 21 novembre 1944.

Proposition de citation du 21 novembre 1944.

Ampliation du décret du 28 mai 1945, datée du 29 mai 1945.

Projet de citation non daté.

Renseignements administratifs

Questionnaire adressé aux Compagnons et à leurs familles en novembre 1984.

Fiche de renseignements de la chancellerie.

Fiche annuaire.

Correspondances

Dix-neuf pièces échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1961 et 2013.

État civil

Copie d’un extrait de naissance, datée de 2014.

Deux courriers de 2013 et 2014.

Cette copie de l’acte de naissance est particulièrement importante pour établir l’identité complète de Pierre Château-Jobert.

Décorations

Copie de l’ordre du jour n° 7 du 25 juillet 1974.

Textes de citations non datés.

Conseil de l’Ordre de la Libération

Copie d’un décret du 15 juillet 1997 portant nomination au Conseil de l’Ordre.

Extrait du Journal officiel du 17 juillet 1997.

Service historique de la Défense

Copie d’un état des services non datée.

Entretiens et témoignages

Transcription d’un entretien réalisé par Jérôme Camilly le 27 mars 2000.

Deux textes biographiques non datés.

Décès

Fiche de disparition du 30 décembre 2005.

Huit courriers de 2005.

Avis de décès publié dans Le Figaro le 30 décembre 2005.

Presse

Six articles datés de 1965 à 2005.

Le dossier est décrit comme couvrant la période 1944-2014.

La consultation de l’inventaire ne doit pas être confondue avec le dépouillement des documents originaux.

Le rapport justificatif de 1944, l’état des services et l’entretien de 2000 constituent les trois ensembles à examiner prioritairement pour approfondir cette biographie.

Observations

Le parcours de Pierre Château-Jobert présente une double dimension.

Il appartient d’abord aux officiers français qui refusent l’armistice de juin 1940 et rejoignent immédiatement la France libre.

Il participe ensuite à plusieurs campagnes militaires avant d’accéder à des responsabilités importantes dans les forces parachutistes.

Son commandement du 3e RCP, intégré au dispositif SAS britannique, constitue l’épisode majeur de son engagement pendant la Libération.

Les opérations conduites pendant l’été 1944 illustrent la contribution des forces spéciales aux succès alliés.

Elles montrent également l’importance de la coopération entre les troupes parachutées et les organisations de Résistance intérieure.

La mission Harrods constitue à cet égard un exemple particulièrement intéressant.

Elle associe les parachutistes de Château-Jobert, les responsables locaux de la Résistance et des éléments du dispositif interallié.

Le rôle d’André Jarrot dans l’établissement de ces relations est directement documenté.

La carrière de Château-Jobert après 1945 présente toutefois un contraste important avec son engagement initial.

Devenu un responsable majeur des troupes parachutistes françaises, il participe aux guerres d’Indochine et d’Algérie ainsi qu’à l’expédition de Suez.

Son opposition à l’indépendance de l’Algérie le conduit finalement à rejoindre l’OAS.

Cette organisation recourt à la violence clandestine et s’oppose aux autorités de la République.

Sa condamnation à mort par contumace en 1965, puis son amnistie en 1968, appartiennent pleinement à son parcours historique.

Une notice biographique complète doit présenter ces faits sans les confondre avec son engagement de 1940-1945.

Enfin, l’existence des dossiers 1 A 201 et GR 16 P 123310 offre des possibilités importantes de vérification.

La copie de l’acte de naissance conservée au dossier de Compagnon permettrait notamment de résoudre l’incertitude concernant ses prénoms.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — La naissance de Pierre Château-Jobert le 3 février 1912 à Morlaix, son décès le 29 décembre 2005 à Caumont-l’Éventé, son engagement dans la France libre le 1er juillet 1940, ses affectations à la 13e DBLE et au 1er RAC, son commandement du 3e BIA puis du 3e RCP, sa participation à la mission Harrods, sa nomination comme Compagnon de la Libération par décret du 28 mai 1945 et les principales étapes de sa carrière après la guerre sont établis par l’Ordre de la Libération. Les cotes 1 A 201 et GR 16 P 123310 sont confirmées par un inventaire institutionnel. Les principales réserves portent sur les prénoms complets, les références administratives détaillées des décorations et certaines opérations individuelles qui nécessitent la consultation des archives militaires originales.

Chronologie

DateÉvénement
3 février 1912Naissance à Morlaix, Finistère.
1915Mort de son père au combat ; devient pupille de la Nation.
1934-1935Service militaire et formation d’officier de réserve.
Avant 1939Formation à l’École d’application de l’artillerie de Fontainebleau.
Avant 1939Affectation au 154e régiment d’artillerie à Tournoux.
1939-1940Formation à l’École d’observateurs en avion de Dinard.
13 juin 1940Blessé pendant le repli de l’école.
Juin 1940Hospitalisation à Vannes, puis départ clandestin de l’hôpital.
21 juin 1940Embarquement à Saint-Jean-de-Luz pour l’Angleterre.
1er juillet 1940Engagement dans les Forces françaises libres à Liverpool sous le nom de Conan.
Mars 1941Campagne d’Érythrée avec la 13e DBLE ; ravitaillement en munitions à Keren.
1941Campagne de Syrie avec le 1er RAC.
1941-1942Campagne de Libye.
11 février 1942Blessé pendant les opérations en Libye.
Septembre 1942Promotion au grade de capitaine.
1942-1943Demande d’affectation dans les parachutistes.
7 novembre 1943Prend le commandement du 3e BIA en Angleterre.
Fin juillet 1944Le 3e BIA devient le 3e RCP.
Été 1944Opérations SAS en Bretagne, dans le Centre et en région lyonnaise.
Mi-août 1944Parachutage en Saône-et-Loire ; commandement de la mission Harrods.
Août 1944Coopération avec André Jarrot et les résistants locaux.
1944Action remarquable à La Chapelle-sur-Laives.
21 novembre 1944Rapport justificatif et proposition de citation conservés dans le dossier 1 A 201.
Décembre 1944Promotion au grade de chef de bataillon.
Décembre 1944Remet le commandement du 3e RCP à Jacques Pâris de Bollardière.
1er avril 1945Création du Centre-école de parachutisme militaire de Lannion.
28 mai 1945Décret de nomination comme Compagnon de la Libération.
29 mai 1945Ampliation du décret de nomination.
Mars 1946Création du Centre-école de parachutisme militaire de Pau-Idron.
Décembre 1947-juillet 1948Premier commandement en Indochine.
1949-1950Commandant en second de la 1re DBCCP à Vannes-Meucon.
1950-1952Deuxième séjour en Indochine.
1953-1955Affectation à l’état-major des forces françaises d’Afrique du Nord.
5 novembre 1956Participation à l’expédition de Suez avec le 2e régiment de parachutistes coloniaux.
1957Commandement de la Brigade de parachutistes coloniaux à Bayonne.
Mai 1958Soutient le mouvement favorable au maintien de l’Algérie française.
1959-1960Formation au Centre des hautes études militaires et à l’IHEDN.
Avril 1961Soutien aux positions des militaires favorables au putsch d’Alger.
Janvier 1962Départ clandestin pour l’Algérie ; commandement de l’OAS dans l’Est algérien.
1965Condamnation à mort par contumace.
1968Bénéficie de l’amnistie et rentre en France.
1978Publication de Feux et lumières sur ma trace.
15 juillet 1997Décret de nomination au Conseil de l’Ordre de la Libération.
27 mars 2000Entretien avec Jérôme Camilly.
29 décembre 2005Décès à Caumont-l’Éventé.
Après décembre 2005Inhumation à Morlaix.

Tableau des divergences et points de vérification

Point examinéSourcesAppréciation
Identité complèteMVR : Pierre Yvon Alexandre Jean ; Ordre de la Libération : Pierre ; autre fiche biographique : prénoms différents.Identité complète à contrôler dans l’acte de naissance conservé au dossier 1 A 201.
NaissanceOrdre de la Libération et MVR : 3 février 1912, Morlaix.Concordance.
Nom de guerreOrdre de la Libération : Yvon Conan ; MVR : Ivon Conan.« Conan » est certain ; graphie du prénom de couverture à préciser.
Départ de FranceOrdre de la Libération et MVR : 21 juin 1940, Saint-Jean-de-Luz.Concordance.
Engagement FFLOrdre de la Libération : 1er juillet 1940, Liverpool.Date confirmée.
Commandement du 3e BIAOrdre de la Libération : 7 novembre 1943.Date confirmée.
Transformation en 3e RCPOrdre de la Libération : fin juillet 1944.Chronologie retenue.
Résultats des opérations SASOrdre de la Libération : 80 embuscades, 46 sabotages, 45 coups de main.Chiffres concernant l’ensemble du régiment.
Mission HarrodsOrdre de la Libération : mi-août 1944, Saône-et-Loire.Mission confirmée.
Croix de la LibérationDécret du 28 mai 1945 ; ampliation du 29 mai 1945.Deux dates compatibles correspondant à des actes distincts.
Engagement dans l’OASOrdre de la Libération : janvier 1962.Fait établi, distinct de l’engagement dans la Résistance.
CondamnationOrdre de la Libération : condamnation à mort par contumace en 1965.Date retenue ; décision judiciaire originale à consulter.
AmnistieOrdre de la Libération : 1968.Date retenue.
DécèsOrdre de la Libération et MVR : 29 décembre 2005, Caumont-l’Éventé.Concordance.
Dossier de CompagnonOrdre de la Libération : 1 A 201.Cote confirmée.
Dossier SHDInventaire de l’Ordre de la Libération : GR 16 P 123310.Cote confirmée.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Pierre CHATEAU-JOBERT — Biographie officielle, engagement dans les Forces françaises libres, campagnes militaires, opérations SAS, mission Harrods, carrière après 1945, décorations et décès — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-chateau-jobert ; Ordre de la Libération — Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, inventaire de Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, dossier individuel 1 A 201 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf ; Service historique de la Défense — Répertoire des dossiers GR 16 P, lettre C, référence GR 16 P 123310 — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf ; Mémoire Vive de la Résistance — Mission Harrods, présentation de la mission SAS commandée par Pierre Château-Jobert en août 1944 — https://mvr.asso.fr/mission-harrods/ ; Mémoire Vive de la Résistance — Mission Cannelle, coopération des FFI de Saône-et-Loire avec les parachutistes SAS et les équipes Jedburgh — https://mvr.asso.fr/mission-cannelle/ ; Mémoire Vive de la Résistance — Stanley M. Cannicott, chef de l’équipe Jedburgh Alan — https://mvr.asso.fr/cannicott/ ; Mémoire Vive de la Résistance — Pierre Château-Jobert, notice existante utilisée exclusivement pour l’appréciation critique préalable — https://mvr.asso.fr/chateau-jobert/

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