La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CARCASSONNE-LEDUC Roger Paul Charles Alias Leduc,

Roger Paul Charles CARCASSONNE-LEDUC, alias Leduc, né le 12 janvier 1911 à Marnia (département d’Oran, Algérie française, aujourd’hui Maghnia), mort le 10 décembre 1991 à Paris, français, industriel, officier de réserve, organisateur de la Résistance en Oranie, chef régional de la Résistance lors de l’opération Torch, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

Roger Carcassonne naît le 12 janvier 1911 à Marnia, dans l’Ouest algérien, près de la frontière marocaine. Il appartient à une famille juive française établie en Afrique du Nord.

Son enfance se déroule dans l’Algérie coloniale, alors organisée en départements français. La région d’Oran constitue un important centre économique, commercial et agricole, marqué par la coexistence de populations de statuts juridiques différents.

Les sources biographiques disponibles ne permettent pas de reconstituer précisément sa scolarité primaire et secondaire ni les professions de ses parents.

En 1930, titulaire du baccalauréat, il décide d’accomplir son service militaire par anticipation.

Il est incorporé au 28e régiment du train, formation spécialisée dans les transports et les services logistiques de l’armée.

Cette première expérience militaire lui permet d’acquérir une connaissance du fonctionnement des unités et des procédures de commandement.

Après son service, il rejoint le monde de l’entreprise.

Il devient industriel à Oran, important port méditerranéen et centre économique de l’Algérie occidentale.

Son activité professionnelle le met en relation avec différents milieux économiques et administratifs.

Ces relations contribueront ultérieurement à faciliter ses activités clandestines.

En septembre 1939, lorsque la France entre en guerre contre l’Allemagne, Roger Carcassonne est mobilisé à Oran avec le grade de sous-lieutenant de réserve.

Il est affecté au 8e régiment du train.

Son parcours militaire se poursuit en Tunisie, où son opposition à l’armistice de juin 1940 va rapidement le placer en conflit avec les autorités militaires françaises.

Engagement dans la Résistance

Juin 1940 — Refus de l’armistice

Lorsque le maréchal Pétain annonce, le 17 juin 1940, qu’il faut cesser le combat, Roger Carcassonne refuse la défaite.

Le lendemain, le général de Gaulle lance depuis Londres son appel à poursuivre la guerre.

Roger Carcassonne fait afficher et distribuer le texte de cet appel auprès des militaires français stationnés en Tunisie.

Cette initiative intervient alors que les autorités militaires françaises sont engagées dans la mise en œuvre de l’armistice.

Elle constitue un acte public de refus de la politique défendue par le gouvernement de Vichy.

Son comportement entraîne sa comparution devant la justice militaire.

La notice de l’Ordre de la Libération confirme cette procédure, mais ne précise ni la date de comparution, ni la juridiction exacte, ni la décision rendue.

Il serait donc imprudent d’affirmer qu’une condamnation a été prononcée.

Roger Carcassonne est finalement rapatrié avec son unité à Oran.

Il est démobilisé le 28 août 1940.

Août 1940 — Tentative de rejoindre la Grande-Bretagne

Après sa démobilisation, Roger Carcassonne cherche immédiatement à reprendre le combat.

Avec son frère Pierre, il tente de rejoindre Gibraltar pour gagner ensuite la Grande-Bretagne.

Gibraltar, possession britannique située à l’entrée de la Méditerranée, constitue alors l’une des principales voies de passage possibles pour les militaires et civils souhaitant rejoindre la France libre depuis l’Afrique du Nord.

Cependant, les autorités de Vichy surveillent étroitement les départs clandestins.

Les deux frères ne parviennent pas à quitter l’Algérie.

Cet échec conduit Roger Carcassonne à choisir une autre forme d’engagement : organiser localement la Résistance contre le régime de Vichy et préparer la reprise des combats aux côtés des Alliés.

1940-1941 — Formation d’un premier groupe de Résistance à Oran

Roger Carcassonne entreprend de rassembler des personnes hostiles à l’armistice et désireuses de poursuivre la guerre.

Il agit avec son frère Pierre et plusieurs amis, notamment le capitaine Louis Jobelot.

Le groupe organise une propagande discrète et cherche à recruter des hommes susceptibles de participer à des opérations clandestines.

Cette première phase repose sur des relations personnelles, professionnelles et militaires.

La clandestinité est particulièrement nécessaire en Afrique du Nord, où les autorités de Vichy conservent leurs pouvoirs administratifs, policiers et militaires.

Les résistants doivent éviter toute activité susceptible d’attirer l’attention des services de surveillance.

Ils commencent également à recueillir des renseignements sur les installations militaires et les possibilités d’intervention contre les autorités vichystes.

Mars 1941 — Rencontre avec Henri d’Astier de la Vigerie

En mars 1941, le capitaine Jobelot présente Roger Carcassonne à Henri d’Astier de la Vigerie.

Cette rencontre constitue un tournant majeur.

Les deux hommes partagent la volonté de préparer une action organisée contre les autorités de Vichy et de favoriser la reprise de la guerre contre l’Allemagne.

Après plusieurs entretiens, ils décident de développer un mouvement destiné à regrouper les personnes favorables à la poursuite du combat.

Roger Carcassonne assume, avec son frère Pierre, des responsabilités essentielles dans cette organisation.

Il est notamment chargé du recrutement, de la constitution de groupes de choc et du contrôle des agents de renseignement.

Les groupes de choc doivent pouvoir intervenir rapidement contre certains objectifs militaires et administratifs.

Les agents de renseignement recueillent les informations nécessaires à la préparation des opérations.

Cette organisation constitue l’une des composantes de la Résistance française en Afrique du Nord.

Août 1941 — Rencontre avec José Aboulker

Au mois d’août 1941, Roger Carcassonne se rend à Alger.

Il y rencontre José Aboulker, jeune étudiant en médecine, engagé lui aussi dans la lutte contre le régime de Vichy.

Les deux hommes décident de maintenir des contacts réguliers.

Ils ne fusionnent cependant pas leurs organisations.

Cette distinction est historiquement importante.

Roger Carcassonne développe la Résistance en Oranie, principalement autour d’Oran.

José Aboulker organise de son côté des groupes clandestins dans la région d’Alger.

Les deux structures poursuivent des objectifs communs, mais conservent initialement leur autonomie.

Les activités concernent principalement la préparation d’actions armées, la collecte de renseignements et le recrutement de volontaires.

1942 — Coordination de la Résistance nord-africaine

Au cours de l’année 1942, les perspectives d’une intervention alliée en Afrique du Nord deviennent de plus en plus importantes.

Roger Carcassonne cherche à renforcer les relations entre les groupes résistants.

Il envoie son frère Pierre à Alger pour mettre directement en contact José Aboulker et Henri d’Astier de la Vigerie.

Cette démarche contribue à rapprocher les différentes organisations.

Les contacts entre Alger et Oran permettent de préparer des actions coordonnées.

Roger Carcassonne joue également un rôle financier majeur.

Selon l’Ordre de la Libération, il assume les dépenses du groupe d’Oran et contribue au financement de l’organisation résistante à l’échelle de l’Afrique du Nord.

Cet aspect de son engagement mérite d’être souligné.

Les activités clandestines nécessitent des ressources pour financer les déplacements, les communications, les moyens matériels et le fonctionnement des groupes.

L’appui financier de Roger Carcassonne permet de soutenir durablement ces préparatifs.

Sa position professionnelle et ses relations constituent ainsi des ressources importantes pour la Résistance.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Résistance française en Afrique du Nord

Roger Carcassonne appartient aux principaux organisateurs de la Résistance nord-africaine avant le débarquement allié de novembre 1942.

Son activité concerne essentiellement l’Oranie.

Il contribue également aux relations entre les différents groupes résistants d’Algérie.

Organisation clandestine d’Oran

À partir de 1940-1941, il anime avec son frère Pierre, le capitaine Louis Jobelot et d’autres résistants une organisation chargée du recrutement, de la propagande, du renseignement et de la préparation d’actions armées.

Il devient le principal responsable régional de cette organisation en Oranie.

Organisation d’Henri d’Astier de la Vigerie

Sa rencontre avec Henri d’Astier, en mars 1941, permet de développer les relations entre les groupes clandestins d’Oran et les autres organisations d’Afrique du Nord.

Les deux hommes coopèrent étroitement jusqu’au débarquement allié.

Organisation de José Aboulker

Roger Carcassonne entretient des relations avec José Aboulker à partir d’août 1941.

Les groupes d’Oran et d’Alger demeurent cependant distincts sur le plan organisationnel.

Leur coopération devient particulièrement importante pendant la préparation de l’opération Torch.

Forces françaises libres

En février 1943, Roger Carcassonne signe en Grande-Bretagne son engagement dans la France libre sous l’identité de Leduc.

Cet engagement est enregistré avec effet rétroactif au 7 mars 1941.

La date administrative d’engagement ne doit donc pas être confondue avec la date de son arrivée effective en Grande-Bretagne.

État-major d’Alger

Après son engagement dans la France libre, Roger Carcassonne est promu capitaine et affecté à l’état-major d’Alger.

Il participe à l’organisation de missions spéciales en territoire occupé.

Missions et actions

1941-1942 — Constitution des groupes de choc et du renseignement

Roger Carcassonne organise progressivement les moyens dont la Résistance d’Oran doit disposer pour intervenir au moment d’une opération alliée.

La préparation repose sur deux catégories principales de personnels.

Les groupes de choc sont destinés à neutraliser rapidement certains responsables et installations.

Les agents de renseignement doivent identifier les objectifs, observer les mouvements militaires et recueillir les informations utiles à une intervention extérieure.

Roger Carcassonne participe personnellement au recrutement et au contrôle de ces groupes.

Il veille également au financement de l’organisation.

Le fonctionnement clandestin repose sur la discrétion des contacts et la capacité à préserver le secret des préparatifs.

1942 — Préparation de l’opération Torch

L’opération Torch correspond au débarquement anglo-américain organisé en Afrique du Nord dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942.

Les forces alliées cherchent à prendre pied au Maroc et en Algérie afin d’ouvrir un nouveau front contre les puissances de l’Axe.

Le succès de l’opération dépend notamment de la réaction des forces françaises demeurées sous l’autorité de Vichy.

Dans cette perspective, les responsables de la Résistance nord-africaine préparent des actions destinées à faciliter l’arrivée des troupes alliées.

Roger Carcassonne assume la direction régionale de la Résistance en Oranie.

Il reçoit la responsabilité d’organiser les interventions de ses groupes en liaison avec les plans alliés.

Les objectifs opérationnels en Oranie

Les missions confiées aux groupes comprennent la neutralisation des transmissions des autorités de Vichy, l’arrestation du préfet, l’établissement de communications radio avec la flotte alliée et la préparation de zones destinées au parachutage de troupes.

Il est également prévu d’envoyer des guides à la rencontre des unités alliées et d’empêcher le sabotage des installations portuaires.

Ces objectifs illustrent le caractère militaire des préparatifs.

Il ne s’agit plus seulement d’une activité de propagande ou de renseignement.

La Résistance doit être capable d’intervenir directement dans le déroulement d’une opération militaire alliée.

Nuit du 7 au 8 novembre 1942 — Intervention à Oran

Au moment du débarquement, Roger Carcassonne déclenche les opérations prévues.

Cependant, les événements ne se déroulent pas conformément au plan initial.

L’Ordre de la Libération attribue une partie des difficultés à l’imprudence d’un officier ayant compromis le secret des préparatifs.

Les autorités de Vichy sont ainsi en mesure de réagir, ce qui empêche l’exécution complète du programme d’action.

Il convient de distinguer cette situation de celle d’Alger.

À Alger, les résistants parviennent à neutraliser temporairement une grande partie des centres de commandement.

À Oran, les groupes clandestins ne réussissent qu’une partie des opérations projetées.

Roger Carcassonne demeure néanmoins actif pendant les combats.

Dans la nuit du 7 au 8 novembre, il établit sous le feu des liaisons avec les postes de commandement des forces alliées.

Ces communications permettent de transmettre des informations et contribuent à la coordination des opérations.

La notice officielle de l’Ordre de la Libération souligne l’importance de son intervention dans le succès final des opérations.

Son action illustre la contribution de la Résistance intérieure nord-africaine au débarquement allié.

Elle montre également les limites rencontrées par les organisations clandestines lorsqu’elles doivent intervenir simultanément contre des autorités disposant encore de moyens militaires importants.

Novembre 1942 — Conséquences du débarquement allié

Le débarquement permet aux forces anglo-américaines de prendre progressivement le contrôle des principaux ports d’Afrique du Nord.

Cependant, le succès militaire n’entraîne pas immédiatement le ralliement politique de l’ensemble des autorités françaises au général de Gaulle.

La situation demeure complexe en raison du maintien de responsables issus du régime de Vichy et des rivalités entre les différentes autorités françaises.

Les résistants nord-africains doivent désormais déterminer leur place dans les nouvelles structures militaires et politiques.

Roger Carcassonne poursuit son engagement.

Il se rapproche de la France libre et rejoint ensuite la Grande-Bretagne.

Février 1943 — Engagement dans la France libre sous le nom de Leduc

En février 1943, Roger Carcassonne signe son engagement dans les Forces françaises libres.

Il utilise désormais le pseudonyme Leduc, qui restera associé à son nom.

L’acte d’engagement prend effet rétroactivement au 7 mars 1941.

Cette particularité administrative témoigne de la reconnaissance de ses activités résistantes antérieures.

Promu capitaine, il reçoit une affectation auprès de l’état-major d’Alger.

Il participe à l’organisation de missions spéciales en territoire occupé.

Ces opérations s’inscrivent dans le développement des activités de renseignement et d’action conduites par les services de la France combattante.

La notice institutionnelle ne précise cependant pas les missions particulières auxquelles il aurait personnellement participé.

Il ne faut donc pas lui attribuer de parachutage, d’opération de sabotage ou de mission clandestine en métropole sans document permettant de l’établir.

1943-1945 — Poursuite du service

Roger Carcassonne poursuit ses activités militaires et administratives dans les structures de la France combattante.

Son expérience de l’organisation clandestine, du recrutement et des liaisons avec les Alliés constitue un atout pour la préparation des missions spéciales.

Les renseignements disponibles ne permettent pas de reconstituer avec précision toutes ses affectations entre 1943 et 1945.

En revanche, sa participation à la Résistance nord-africaine est officiellement reconnue.

Il reçoit la Médaille de la Résistance française, puis la croix de la Libération.

5 novembre 1945 — Attribution de la croix de la Libération

Roger Carcassonne est nommé Compagnon de la Libération par décret du 5 novembre 1945.

Cette attribution reconnaît principalement son rôle dans la préparation et l’exécution des opérations ayant facilité le débarquement allié en Afrique du Nord.

Le décret original le désigne sous les prénoms Roger Paul Charles CARCASSONNE.

L’appellation CARCASSONNE-LEDUC correspond à l’association de son nom et de son pseudonyme de Résistance.

Le texte est publié au Journal officiel du 26 novembre 1945, page 7842.

L’inventaire des archives de l’Ordre de la Libération identifie une ampliation du décret datée du 1er décembre 1945, conservée dans son dossier individuel 1 A 177.

Arrestation, évasion et déportation

Roger Carcassonne comparaît devant la justice militaire française en 1940 pour avoir diffusé le texte de l’appel du général de Gaulle.

Cette procédure est confirmée par l’Ordre de la Libération.

Toutefois, les sources disponibles ne permettent pas de préciser si elle s’accompagne d’une détention ni d’identifier une éventuelle décision de condamnation.

Après sa démobilisation du 28 août 1940, il tente avec son frère Pierre de rejoindre Gibraltar afin de gagner la Grande-Bretagne.

Cette tentative échoue.

Elle ne peut donc pas être présentée comme une évasion réussie.

Aucune arrestation par les autorités allemandes, aucun internement concentrationnaire et aucune déportation n’ont été établis dans les sources biographiques consultées.

Son engagement résistant se déroule essentiellement dans la clandestinité en Afrique du Nord jusqu’au débarquement allié de novembre 1942.

Camarades de combat

Pierre CARCASSONNE — Frère de Roger Carcassonne et résistant actif en Oranie. Il participe dès 1940 à la constitution du groupe clandestin d’Oran, aux activités de propagande, au recrutement et à la préparation des opérations de novembre 1942. En 1942, Roger l’envoie à Alger pour mettre José Aboulker en relation avec Henri d’Astier de la Vigerie.

Louis JOBELOT — Capitaine de l’armée française, membre du premier groupe résistant organisé à Oran. Il présente Roger Carcassonne à Henri d’Astier de la Vigerie en mars 1941 et contribue au développement des contacts entre les militaires opposés à Vichy.

Henri d’ASTIER de LA VIGERIE — Officier et organisateur de la Résistance en Afrique du Nord. Il rencontre Roger Carcassonne en mars 1941. Les deux hommes participent à la constitution d’une organisation clandestine destinée à préparer la reprise du combat contre les puissances de l’Axe.

José ABOULKER — Étudiant en médecine et organisateur de la Résistance à Alger. Il rencontre Roger Carcassonne en août 1941. Les deux hommes entretiennent des relations suivies tout en conservant des organisations distinctes. L’Ordre de la Libération les présente également comme cousins.

Germain JOUSSE — Officier français engagé dans la préparation de l’opération Torch. Il participe aux actions de la Résistance nord-africaine destinées à faciliter le débarquement allié de novembre 1942.

Jean RIGAULT — Membre des milieux résistants impliqués dans les préparatifs du débarquement allié en Afrique du Nord. Il appartient à l’environnement clandestin dans lequel Roger Carcassonne et Henri d’Astier développent leurs contacts.

Jacques LEMAIGRE-DUBREUIL — Industriel et acteur des négociations politiques et militaires ayant précédé le débarquement allié en Afrique du Nord. Il participe aux contacts entre certains responsables français et américains.

Philippe RAGUENEAU — Résistant et Compagnon de la Libération, participant aux événements du débarquement allié de novembre 1942 en Afrique du Nord.

Félix TILLY — Officier engagé dans les préparatifs militaires du débarquement allié et Compagnon de la Libération.

La coopération entre ces personnalités doit être replacée dans le contexte général de la Résistance nord-africaine. Leur participation à une même opération ne signifie pas qu’elles aient toutes appartenu à une organisation unique ou entretenu des relations personnelles directes.

Retour à la vie civile

Juin 1946 — Démobilisation

Roger Carcassonne est démobilisé en juin 1946 avec le grade de chef d’escadrons.

Il retrouve la vie civile après plusieurs années d’engagement militaire et résistant.

Il reprend ses activités industrielles.

Sa carrière professionnelle d’après-guerre n’est cependant pas détaillée dans la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération.

Les renseignements disponibles ne permettent pas de préciser l’ensemble des entreprises qu’il a dirigées ni leurs implantations successives.

Création de l’Association du 8 novembre 1942

Après sa démobilisation, Roger Carcassonne entreprend de rassembler les anciens résistants ayant participé à la préparation du débarquement allié en Afrique du Nord.

Il organise l’Association du 8 novembre 1942, destinée à préserver le souvenir de cette action.

L’association réunit des personnes ayant appartenu aux différents groupes clandestins d’Algérie et des autres territoires nord-africains.

Elle contribue à faire reconnaître la place de la Résistance locale dans le succès de l’opération Torch.

Cette initiative présente une importance historique particulière.

Le débarquement allié en Afrique du Nord est généralement étudié sous son aspect militaire et diplomatique.

La contribution des résistants français, qui ont préparé localement l’arrivée des troupes alliées, constitue pourtant une dimension essentielle des événements.

L’association contribue à préserver leurs témoignages et à transmettre leur mémoire.

Roger Carcassonne demeure attaché à cette histoire pendant plusieurs décennies.

Témoignages et travaux historiques

Roger Carcassonne participe à la transmission de l’histoire de la Résistance nord-africaine.

Le 17 octobre 1986, il accorde un entretien à Jérôme Camilly.

La retranscription de cet entretien est conservée dans son dossier individuel de Compagnon de la Libération.

Ce témoignage constitue une source importante pour l’étude de ses activités clandestines et des événements de novembre 1942.

Il participe également à la rédaction d’un ouvrage consacré au débarquement allié en Afrique du Nord.

Publié en 2000 avec Gérard Linquier, La première victoire, 8 novembre 1942 retrace les préparatifs, les opérations et les conséquences du débarquement.

Cet ouvrage présente un intérêt particulier puisqu’il associe le témoignage d’un acteur direct à une reconstitution historique.

Il permet notamment de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les groupes clandestins d’Oran et les relations entre les résistants et les autorités alliées.

Comme tout témoignage rédigé plusieurs décennies après les événements, il doit cependant être confronté aux archives contemporaines des faits.

1981 — Témoignage dans le cadre de l’affaire Maurice Papon

Une notice encyclopédique secondaire indique que Roger Carcassonne apporte en 1981 un témoignage devant le jury d’honneur constitué à la demande de Maurice Papon par le Comité d’action de la Résistance.

Ce jury examine alors certains aspects du comportement de Maurice Papon pendant l’Occupation.

Cette participation est mentionnée dans les sources secondaires, mais le contenu exact de la déposition de Roger Carcassonne n’a pas été directement vérifié.

Il ne serait donc pas justifié d’en déduire sa position sur l’ensemble des faits examinés.

10 décembre 1991 — Décès

Roger Carcassonne meurt à Paris le 10 décembre 1991, à l’âge de quatre-vingts ans.

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse.

Le 12 décembre 1991, le général d’armée Jean Simon prononce une allocution lors de ses obsèques.

Le texte de cet hommage est conservé dans le dossier individuel 1 A 177 de l’Ordre de la Libération.

Les archives comprennent également des correspondances relatives à sa sépulture et plusieurs articles de presse publiés après sa disparition.

Décorations

Commandeur de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret de promotion au grade de commandeur et sa publication au Journal officiel n’ont pas été identifiés dans les sources directement exploitées.

Compagnon de la Libération — Décret du 5 novembre 1945 — Journal officiel du 26 novembre 1945, page 7842 — Attribution du vivant de l’intéressé — Dossier individuel 1 A 177 — Source : Ordre de la Libération ; décret reproduit par la Société des amis du musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie.

Croix de guerre 1939-1945 — Deux citations — Source : Ordre de la Libération. Dates et textes des citations non directement examinés.

Médaille de la Résistance française — Décret du 30 novembre 1943, selon la référence reprise par les notices encyclopédiques secondaires — Attribution du vivant de l’intéressé — Source institutionnelle confirmant la décoration : Ordre de la Libération. La date de publication au Journal officiel et la cote du dossier individuel de la médaille n’ont pas été établies par consultation directe de la base nominative.

Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Décision individuelle d’attribution non retrouvée.

Bronze Star Medal — États-Unis — Décoration américaine confirmée par l’Ordre de la Libération. Le dossier individuel 1 A 177 conserve une copie du texte de citation relatif à cette distinction. Sa date d’attribution n’a pas été directement établie.

Officier de l’ordre du Nichan Iftikhar — Tunisie — Décoration tunisienne confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et acte d’attribution non retrouvés.

Officier de l’ordre du Ouissam alaouite — Maroc — Décoration marocaine confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et acte d’attribution non retrouvés.

Observations relatives aux décorations

L’attribution de la croix de la Libération est documentée par trois références concordantes : la notice institutionnelle, la liste officielle des Compagnons et le décret du 5 novembre 1945 publié au Journal officiel du 26 novembre suivant.

Le décret utilise le patronyme CARCASSONNE, tandis que la notice biographique officielle retient la désignation CARCASSONNE-LEDUC.

Pour la Médaille de la Résistance française, l’attribution est confirmée par l’Ordre de la Libération. La date du 30 novembre 1943 est mentionnée par une source secondaire ; elle doit être contrôlée dans la base nominative officielle avant d’être considérée comme définitivement établie.

La Bronze Star Medal bénéficie d’un intérêt archivistique particulier, puisque le dossier individuel de l’Ordre conserve une copie du texte de sa citation.

Ce document pourrait permettre de préciser les services récompensés et la date de l’attribution américaine.

Les décorations tunisienne et marocaine témoignent de la reconnaissance de son parcours en Afrique du Nord. Leurs décisions d’attribution n’ont cependant pas été directement retrouvées.

Lieux de mémoire

Maghnia, anciennement Marnia, Algérie. Ville natale de Roger Carcassonne, le 12 janvier 1911.

Oran, Algérie. Principal centre de ses activités clandestines entre 1940 et 1942. Il y organise les groupes de Résistance et prépare les opérations destinées à faciliter le débarquement allié.

Alger, Algérie. Ville dans laquelle il rencontre José Aboulker en août 1941. Les organisations d’Oran et d’Alger coopèrent ensuite dans les préparatifs de l’opération Torch.

Gibraltar. Destination envisagée en 1940 par Roger Carcassonne et son frère Pierre pour rejoindre la Grande-Bretagne.

Londres, Royaume-Uni. Lieu de son engagement officiel dans la France libre en février 1943, sous le pseudonyme Leduc.

Paris. Ville de son décès, le 10 décembre 1991.

Cimetière du Montparnasse, Paris. Lieu de son inhumation. Sa tombe se trouve dans la 12e division, selon les indications mémorielles disponibles.

Musée de l’Ordre de la Libération, Paris. Institution conservant son dossier individuel de Compagnon de la Libération sous la cote 1 A 177.

Références bibliographiques

La première victoire, 8 novembre 1942, Roger Carcassonne-Leduc et Gérard Linquier, Éditions Louis Pariente, 2000, 277 p., ISBN 2-84059-053-0. — Témoignage et étude historique consacrés à la préparation et à l’exécution de l’opération Torch. L’ouvrage présente notamment les actions de la Résistance nord-africaine et les difficultés rencontrées à Oran. Les références commerciales mentionnent également MédiQualis comme éditeur.

La victoire du 8 novembre 1942. La Résistance et le débarquement des Alliés à Alger, José Aboulker, Éditions du Félin, 2012, pagination non vérifiée. — Témoignage d’un acteur majeur de la Résistance algéroise, utile pour comprendre les relations entre les groupes d’Alger et d’Oran.

Un diplomate parmi les guerriers, Robert Murphy, Robert Laffont, 1965, pagination non vérifiée. — Mémoires du diplomate américain impliqué dans les préparatifs de l’opération Torch.

Les Français, ouvrage collectif signalé dans le dossier individuel de Roger Carcassonne-Leduc, auteur, éditeur et pagination non identifiés. — Extrait conservé dans le dossier 1 A 177, dont le contenu n’a pas été directement examiné.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage général consacré aux parcours des Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, 2010, pagination de l’édition non vérifiée. — Dictionnaire biographique de référence consacré aux titulaires de la croix de la Libération.

Références internet

Ordre de la Libération — Roger CARCASSONNE-LEDUC — Notice biographique institutionnelle présentant sa formation, ses activités clandestines, son rôle dans le débarquement allié et ses décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/roger-carcassonne-leduc

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Répertoire numérique de Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, identifiant le dossier individuel 1 A 177 et la cote SHD GR 16 P 106049 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf

Ordre de la Libération — Liste alphabétique des Compagnons — Document officiel confirmant les prénoms Roger Paul Charles et le décret du 5 novembre 1945 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf

Ordre de la Libération — Lettre d’information de novembre 2022 — Présentation des Compagnons ayant participé aux événements du 8 novembre 1942 et rappel des relations entre Roger Carcassonne-Leduc, José Aboulker et Henri d’Astier de la Vigerie — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-novembre-2022

Société des amis du musée de la Légion d’honneur — Décret du 5 novembre 1945 — Reproduction du texte d’attribution de la croix de la Libération, publié au Journal officiel du 26 novembre 1945, page 7842 — https://www.samlhoc.fr/phaleristique/ordres-chevalerie/ordre_liberation_compagnons/

Compagnons du 8 novembre 1942 — Liste des résistants — Répertoire mémoriel mentionnant Roger Carcassonne-Leduc parmi les participants aux événements d’Afrique du Nord — https://compagnons8nov1942.org/resistants/

Wikipédia — Roger Carcassonne, résistant — Notice encyclopédique secondaire comportant notamment des références bibliographiques et la distinction avec l’homonyme parlementaire — https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Carcassonne_(résistant)

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense — GR 16 P 106049 — CARCASSONNE-LEDUC Roger

La cote GR 16 P 106049 figure dans l’inventaire officiel des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre C.

Elle est expressément attribuée à Roger Carcassonne-Leduc dans la liste des dossiers d’homologation des services de la Résistance conservés au Service historique de la Défense.

L’identification archivistique est donc confirmée par une source institutionnelle.

Toutefois, le contenu intégral du dossier n’a pas été directement examiné.

La cote ne permet pas, à elle seule, de déterminer la nature exacte des services homologués, les éventuels grades reconnus ou les décisions administratives particulières.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 177

L’inventaire officiel du 24 septembre 2025 présente les principaux documents conservés dans le dossier personnel de Roger Carcassonne-Leduc.

Attribution de la croix de la Libération

Mémoire de proposition établi en 1945.

Cinq courriers relatifs à l’attribution, datés de 1944 et 1945.

Ampliation du décret du 5 novembre 1945, établie le 1er décembre 1945.

Carte de Compagnon de la Libération du 23 novembre 1949.

Reçu du diplôme de la croix de la Libération du 7 mai 1965.

Renseignements administratifs

Fiche annuaire de la chancellerie de l’Ordre de la Libération, datée de 1945.

Correspondances

Treize pièces échangées avec l’Ordre de la Libération.

L’inventaire présente une anomalie dans la transcription de la période correspondante, reproduite sous la forme 195-2009.

Archives familiales et documents de Résistance

Attestation de vaccination de 1944.

Billet portant une mention manuscrite datée du 22 octobre 1945 et faisant référence à une société dénommée The Ancient and Honorable Society of Oued Messelmoun.

Copie du texte de citation de la Bronze Medal américaine, sans date indiquée.

Correspondance d’après-guerre de 1947.

Témoignages

Retranscription de l’entretien réalisé par Jérôme Camilly le 17 octobre 1986.

Publications

Extrait d’un ouvrage intitulé Les Français, sans date.

Extrait d’un autre ouvrage non identifié.

Sépulture

Quatre courriers datés de 2004.

Hommages et commémorations

Allocution prononcée par le général d’armée Jean Simon le 12 décembre 1991, à l’occasion des obsèques.

Presse

Deux articles publiés entre 1991 et 2001.

Une revue datant de 1943.

L’ensemble documentaire est présenté comme couvrant la période 1944-2009.

L’existence et la description de ces pièces ont été vérifiées dans l’inventaire officiel. Leur contenu intégral n’a pas été directement consulté.

Observations

Roger Carcassonne-Leduc appartient aux principaux organisateurs de la Résistance française en Afrique du Nord avant le débarquement allié de novembre 1942.

Son engagement présente plusieurs caractéristiques importantes.

La première est sa précocité. Dès juin 1940, alors qu’il sert comme officier de réserve en Tunisie, il fait diffuser l’appel du général de Gaulle et s’expose à des poursuites militaires.

La deuxième est son rôle dans la constitution de la Résistance en Oranie. À partir de sa démobilisation, il entreprend avec son frère Pierre et plusieurs amis de recruter des volontaires, de développer le renseignement et de préparer des actions clandestines.

La troisième est sa coopération avec Henri d’Astier de la Vigerie et José Aboulker.

Ces relations contribuent à rapprocher les différentes organisations résistantes d’Afrique du Nord.

La quatrième est son rôle financier. Roger Carcassonne contribue au fonctionnement matériel du groupe d’Oran et au financement d’autres activités clandestines nord-africaines.

Enfin, sa participation à l’opération Torch constitue l’aboutissement de son engagement.

L’action des résistants d’Oran ne rencontre pas le même succès immédiat que celle des groupes d’Alger.

Le plan initial est partiellement compromis et les forces de Vichy opposent une résistance importante.

Cependant, les liaisons établies sous le feu par Roger Carcassonne avec les postes de commandement alliés contribuent aux opérations militaires.

Ces circonstances illustrent la diversité des situations rencontrées par les résistants nord-africains pendant la nuit du 7 au 8 novembre 1942.

Une particularité historiographique importante concerne le rôle de Roger Carcassonne dans les événements d’Oran. Les témoignages postérieurs mettent l’accent sur les responsabilités individuelles et les circonstances de l’échec partiel du plan initial. Leur confrontation avec les archives alliées et françaises demeure nécessaire pour établir précisément les responsabilités de chacun.

Son ouvrage publié en 2000, ainsi que son entretien de 1986, constituent des sources importantes pour cette étude.

Ils doivent cependant être confrontés aux documents contemporains des événements, notamment aux rapports militaires et aux témoignages des autres participants.

Enfin, la distinction entre Roger Carcassonne-Leduc et son homonyme Roger Carcassonne, ancien sénateur des Bouches-du-Rhône, doit être maintenue dans toutes les recherches biographiques et archivistiques.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité, les trois prénoms, les dates et lieux de naissance et de décès, le service militaire, la diffusion de l’appel du 18 juin, la démobilisation du 28 août 1940, l’organisation de la Résistance en Oranie, les relations avec Henri d’Astier de la Vigerie et José Aboulker, les opérations de novembre 1942, l’engagement dans la France libre et la qualité de Compagnon de la Libération sont établis par l’Ordre de la Libération. Le décret du 5 novembre 1945 et sa publication au Journal officiel du 26 novembre 1945 sont identifiés. Le dossier individuel 1 A 177 et la cote SHD GR 16 P 106049 sont confirmés par l’inventaire officiel. Des réserves subsistent sur les détails de certaines opérations, les dates de plusieurs décorations et les circonstances exactes des missions spéciales auxquelles Roger Carcassonne a participé après février 1943.

Chronologie

DateÉvénement
12 janvier 1911Naissance à Marnia, dans le département d’Oran, en Algérie.
1930Obtention du baccalauréat ; service militaire anticipé au 28e régiment du train.
Avant 1939Activités industrielles à Oran.
Septembre 1939Mobilisation comme sous-lieutenant de réserve au 8e régiment du train.
Juin 1940Diffusion de l’appel du général de Gaulle en Tunisie ; comparution devant la justice militaire.
28 août 1940Démobilisation à Oran.
Fin 1940Tentative infructueuse de départ vers Gibraltar avec son frère Pierre.
1940-1941Constitution d’un groupe clandestin à Oran avec Pierre Carcassonne et Louis Jobelot.
Mars 1941Rencontre Henri d’Astier de la Vigerie.
Août 1941Rencontre José Aboulker à Alger.
1941-1942Recrutement des groupes de choc et des agents de renseignement ; financement des activités clandestines.
1942Envoi de Pierre Carcassonne à Alger pour établir une liaison entre Aboulker et d’Astier.
Nuit du 7 au 8 novembre 1942Coordination des activités résistantes à Oran ; liaisons établies sous le feu avec les postes de commandement alliés.
Février 1943Engagement officiel dans la France libre sous le pseudonyme Leduc, avec effet rétroactif au 7 mars 1941.
1943Promotion au grade de capitaine ; affectation à l’état-major d’Alger.
30 novembre 1943Date du décret de la Médaille de la Résistance française indiquée par une source secondaire, à confirmer.
5 novembre 1945Attribution de la croix de la Libération.
26 novembre 1945Publication du décret au Journal officiel, page 7842.
Juin 1946Démobilisation avec le grade de chef d’escadrons.
Après 1946Reprise des activités industrielles et regroupement des anciens résistants dans l’Association du 8 novembre 1942.
17 octobre 1986Entretien avec Jérôme Camilly.
10 décembre 1991Décès à Paris.
12 décembre 1991Hommage prononcé par le général Jean Simon lors des obsèques.
2000Publication de La première victoire, 8 novembre 1942, avec Gérard Linquier.

Tableau des divergences entre sources

Point examinéSourcesAppréciation
PatronymeDécret du 5 novembre 1945 : CARCASSONNE. Notice institutionnelle : CARCASSONNE-LEDUC.Leduc est le pseudonyme utilisé pendant son engagement dans la France libre. Les deux désignations concernent la même personne.
HomonymieRoger Carcassonne-Leduc, 1911-1991 ; Roger Carcassonne, 1903-1992, sénateur des Bouches-du-Rhône.Deux personnes distinctes. Leurs parcours ne doivent pas être confondus.
Date de la croix de la LibérationDécret du 5 novembre 1945 ; ampliation du 1er décembre 1945.Les deux dates correspondent à des actes administratifs distincts.
Médaille de la Résistance françaiseOrdre de la Libération : attribution confirmée. Source secondaire : décret du 30 novembre 1943.La date du décret doit être vérifiée directement dans la base nominative officielle.
Bronze Star MedalNotice institutionnelle et inventaire du dossier 1 A 177.Attribution confirmée. Une copie du texte de citation existe, mais son contenu n’a pas été directement examiné.
Résultats du débarquement à OranOrdre de la Libération : exécution partielle du plan résistant. Témoignages et travaux consacrés à l’opération Torch : difficultés liées à la compromission des préparatifs.Les sources concordent sur l’échec partiel de l’opération clandestine à Oran, mais l’attribution précise des responsabilités nécessite l’examen des rapports originaux.
Édition de La première victoireOrdre de la Libération : Éditions Louis Pariente, 2000. Catalogue commercial : MédiQualis, 15 octobre 2000, 277 pages.Les données éditoriales sont partiellement divergentes ; l’année 2000 et l’ISBN 2-84059-053-0 concordent.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Roger CARCASSONNE-LEDUC — Notice biographique institutionnelle présentant son engagement, l’organisation de la Résistance en Oranie, les opérations de novembre 1942 et ses décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/roger-carcassonne-leduc ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, version du 24 septembre 2025, dossier 1 A 177 et cote SHD GR 16 P 106049 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf ; Ordre de la Libération — Liste alphabétique officielle des Compagnons de la Libération — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf ; Ordre de la Libération — Lettre d’information de novembre 2022, présentation des Compagnons engagés dans l’opération Torch — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-novembre-2022 ; Société des amis du musée de la Légion d’honneur — Décret du 5 novembre 1945, publié au Journal officiel du 26 novembre 1945, page 7842 — https://www.samlhoc.fr/phaleristique/ordres-chevalerie/ordre_liberation_compagnons/ ; Compagnons du 8 novembre 1942 — Liste mémorielle des résistants d’Afrique du Nord — https://compagnons8nov1942.org/resistants/ ; Wikipédia — Roger Carcassonne, résistant, notice encyclopédique secondaire — https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Carcassonne_(résistant)

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