La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CARRÉ de LUSANÇAY François de Sales Yves Marie alias Yves de la Hautière,

François de Sales Yves Marie CARRÉ de LUSANÇAY, alias Yves de la Hautière, né le 12 août 1909 à Saint-Germain-sur-Moine (Maine-et-Loire), mort le 30 avril 1957 à Angers (Maine-et-Loire), français, officier de la Légion étrangère, chef de bataillon, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

François Carré de Lusançay naît le 12 août 1909 à Saint-Germain-sur-Moine, commune du Maine-et-Loire, aujourd’hui intégrée à Sèvremoine.

Il est le fils d’un officier de cavalerie. Son milieu familial est donc directement lié à l’institution militaire.

Une source biographique secondaire identifie ses parents comme Gustave Ernest Frédéric Carré de Lusançay et Anne-Marie Jeanne Gautret de La Moricière. Cette filiation demeure à confirmer par la consultation de son acte de naissance.

Il choisit très jeune la carrière des armes.

En 1929, il entre à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, dans la promotion Général Mangin, qui rassemble les élèves-officiers formés entre 1929 et 1931.

Cette promotion porte le nom du général Charles Mangin, figure importante de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale.

La formation dispensée à Saint-Cyr prépare les futurs officiers au commandement des unités de l’armée de Terre.

Elle associe l’instruction militaire, l’apprentissage tactique et la formation aux responsabilités d’encadrement.

À sa sortie de l’École, en 1931, François Carré de Lusançay est nommé sous-lieutenant.

Il est affecté au 23e régiment d’infanterie.

Il poursuit ensuite sa carrière sur la ligne Maginot, où il sert avec le grade de lieutenant.

Cette affectation lui permet de se familiariser avec les dispositifs défensifs et les méthodes d’organisation des positions fortifiées.

En octobre 1935, il rejoint le 6e régiment de tirailleurs algériens (6e RTA) au Levant.

Cette nouvelle affectation marque le début d’une carrière militaire qui va le conduire durablement hors de France métropolitaine.

En mars 1938, il est muté au 1er régiment étranger.

Il sert avec cette formation en Algérie et en Tunisie.

Son passage à la Légion étrangère constitue une étape décisive de sa carrière.

Cette unité, composée de volontaires de nombreuses nationalités et commandée par des officiers français, possède une tradition d’engagement dans les opérations extérieures.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale commence en septembre 1939, François Carré de Lusançay se trouve en Syrie, où il sert au 6e régiment étranger d’infanterie (6e REI).

Il possède alors environ huit années d’expérience comme officier et connaît plusieurs territoires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Engagement dans la France libre

1940 — Service au Levant

Au moment de l’armistice franco-allemand de juin 1940, François Carré de Lusançay sert dans les forces françaises stationnées au Levant.

La Syrie et le Liban se trouvent alors sous mandat français.

Les autorités militaires françaises doivent appliquer les décisions du gouvernement de Vichy, tandis que certains officiers cherchent à poursuivre la guerre aux côtés des Alliés.

La situation est particulièrement délicate pour les militaires du Levant.

Les unités françaises demeurent organisées et armées, mais leur fidélité au gouvernement de Vichy les place progressivement en opposition avec les forces britanniques et celles du général de Gaulle.

En août 1940, François Carré de Lusançay est victime d’une fracture de l’humérus au cours d’un service commandé.

Cette blessure nécessite plusieurs séjours dans des établissements hospitaliers.

Son hospitalisation se prolonge jusqu’en janvier 1941.

Cette période explique qu’il ne participe pas immédiatement aux premières campagnes des Forces françaises libres.

Mai 1941 — Ralliement aux Forces françaises libres

Au mois de mai 1941, François Carré de Lusançay décide de quitter les forces françaises demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.

Il rejoint la Palestine avec les escadrons tcherkesses commandés par le colonel Philibert Collet.

Les Tcherkesses constituent des formations militaires recrutées parmi les populations circassiennes établies au Levant.

Le colonel Collet appartient aux officiers qui décident de rejoindre la France libre à la veille de la campagne de Syrie.

Le ralliement de François Carré de Lusançay intervient donc dans un contexte militaire particulièrement tendu.

Il doit choisir entre la fidélité aux autorités françaises du Levant et la poursuite de la guerre contre l’Allemagne aux côtés du général de Gaulle.

Il choisit la seconde voie.

Il s’engage dans les Forces françaises libres sous le nom d’Yves de la Hautière.

Ce pseudonyme restera associé à son engagement pendant la guerre.

Son ralliement lui permet de reprendre immédiatement du service dans les unités combattantes.

En juillet 1941, il est promu capitaine.

Il rejoint la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE), formation qui va constituer le cadre principal de son engagement pendant la Seconde Guerre mondiale.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

Forces françaises libres (FFL)

François Carré de Lusançay rejoint les FFL en mai 1941, après avoir quitté les forces françaises du Levant.

Il adopte le pseudonyme Yves de la Hautière et poursuit le combat sous l’autorité du général de Gaulle.

13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE)

Cette formation constitue son unité principale pendant les campagnes de la France libre.

Il y exerce successivement des fonctions de commandant de compagnie, d’officier de liaison et de commandement.

La 13e DBLE participe notamment aux opérations de Syrie, de Libye, de Tunisie, d’Italie, de Provence, des Vosges et d’Alsace.

1re division française libre (1re DFL)

La 13e DBLE appartient aux unités de la 1re DFL.

François Carré de Lusançay participe aux principales campagnes de cette division.

1er bataillon de la 13e DBLE

Au sein de ce bataillon, il participe notamment aux opérations de la campagne d’Italie en 1944.

Il se distingue lors de l’offensive du Garigliano et pendant les combats de Radicofani.

Bataillon de commandement de la 13e DBLE

Pendant la campagne des Vosges, il exerce des responsabilités à la tête du bataillon de commandement de la demi-brigade.

Il participe aux opérations de liaison entre les unités engagées.

Son engagement relève exclusivement de la France libre combattante. Aucune appartenance à un réseau clandestin de Résistance intérieure n’a été établie.

Missions et actions

Juin-juillet 1941 — Campagne de Syrie

Après son ralliement, François Carré de Lusançay participe à la campagne de Syrie.

Les forces britanniques et les Forces françaises libres interviennent contre les unités françaises demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.

Cette campagne présente un caractère particulièrement douloureux.

Elle oppose des militaires français servant des autorités politiques rivales.

Les combats permettent finalement le ralliement de la Syrie et du Liban au camp allié.

François Carré de Lusançay poursuit ensuite son service dans la 13e DBLE.

Sa promotion au grade de capitaine intervient en juillet 1941.

Il reçoit le commandement d’une compagnie.

1942 — Campagne de Libye

Après les opérations du Levant, la 13e DBLE participe à la guerre du désert.

Les Forces françaises libres combattent aux côtés des Britanniques contre les armées allemandes et italiennes.

Les opérations se déroulent dans des conditions géographiques particulièrement difficiles.

Les distances sont considérables, le ravitaillement complexe et les combats sont marqués par la mobilité des formations blindées et motorisées.

François Carré de Lusançay sert comme commandant de compagnie.

La notice de l’Ordre de la Libération confirme sa participation à la campagne de Libye sans détailler chacune de ses missions personnelles.

Son appartenance à la 13e DBLE le place dans une formation qui joue un rôle important dans les combats de la France libre.

Il convient cependant de ne pas lui attribuer automatiquement tous les faits d’armes accomplis par les différentes compagnies du régiment.

1942-1943 — Tripolitaine et Tunisie

François Carré de Lusançay participe ensuite aux campagnes de Tripolitaine et de Tunisie.

Ces opérations s’inscrivent dans la progression alliée vers l’ouest de l’Afrique du Nord.

Après les défaites subies en Libye, les forces de l’Axe se replient progressivement vers la Tunisie.

La 1re DFL participe aux combats aux côtés des autres formations alliées.

La campagne s’achève en mai 1943 par la capitulation des dernières forces allemandes et italiennes en Afrique du Nord.

François Carré de Lusançay poursuit son service au sein de la 13e DBLE.

1943 — Sécurité de l’Assemblée consultative à Alger

Après la campagne de Tunisie, les autorités de la France combattante entreprennent de réorganiser les institutions politiques françaises à Alger.

L’Assemblée consultative provisoire y tient ses premières séances à partir de novembre 1943.

Cette institution rassemble des représentants de la Résistance, des mouvements politiques et des territoires engagés dans la poursuite de la guerre.

François Carré de Lusançay reçoit une mission particulière.

Avec sa compagnie, il assure la sécurité des premières séances de l’Assemblée consultative.

Cette responsabilité témoigne de la confiance accordée à son unité.

Elle présente également un caractère symbolique important : des combattants de la France libre assurent la protection d’une institution destinée à représenter la France combattante et à préparer le rétablissement de la légalité républicaine.

Mai 1944 — Offensive du Garigliano

Au printemps 1944, la 1re DFL participe à la campagne d’Italie.

Les forces françaises sont engagées dans le cadre des opérations alliées destinées à rompre les positions allemandes établies au sud de Rome.

Le secteur du Garigliano constitue l’un des principaux obstacles à la progression alliée.

Les défenses allemandes s’appuient sur un terrain montagneux, des positions fortifiées et une organisation particulièrement efficace des tirs d’artillerie.

L’offensive générale commence le 11 mai 1944.

François Carré de Lusançay participe aux combats dans les rangs du 1er bataillon de la 13e DBLE.

12 mai 1944 — Première blessure de la campagne d’Italie

Le 12 mai 1944, pendant l’attaque du Garigliano, François Carré de Lusançay est blessé à la tête par un éclat de mortier.

La blessure intervient au cours d’une offensive particulièrement violente.

Les troupes françaises doivent progresser sous les tirs ennemis et réduire successivement plusieurs positions défensives.

Cette première blessure ne met pas définitivement fin à son engagement.

Il reprend sa place dans les opérations.

18 juin 1944 — Combats du château de Radicofani

Le 18 juin 1944, François Carré de Lusançay se distingue de nouveau pendant la campagne d’Italie.

À la tête du premier échelon de son bataillon, il participe à l’attaque du château de Radicofani et de la Villa Médicis.

Ces positions sont défendues par les forces allemandes.

La progression exige un combat rapproché.

François Carré de Lusançay conduit personnellement ses hommes à l’assaut.

L’affrontement se déroule notamment au corps à corps.

Son unité parvient à s’emparer des positions.

Au cours des combats, il est de nouveau blessé, cette fois au bras.

La notice officielle de l’Ordre de la Libération souligne particulièrement son comportement pendant cet engagement.

Sa présence dans le premier échelon du bataillon illustre son style de commandement.

Il ne se limite pas à diriger les opérations depuis un poste éloigné.

Il participe directement à l’attaque aux côtés de ses hommes.

Ces combats constituent l’un des épisodes majeurs de sa carrière pendant la Seconde Guerre mondiale.

Août 1944 — Débarquement de Provence

Après la campagne d’Italie, la 1re DFL est engagée dans les préparatifs du débarquement de Provence.

L’opération Dragoon commence le 15 août 1944.

Elle permet aux forces alliées de prendre pied sur les côtes méditerranéennes françaises.

François Carré de Lusançay débarque en Provence au cours du mois d’août avec la 13e DBLE.

Il participe ensuite à la libération du territoire.

La progression des armées alliées conduit les unités françaises vers la vallée du Rhône, puis vers l’est de la France.

Octobre 1944 — Campagne des Vosges

À l’automne 1944, la progression alliée se heurte aux positions allemandes établies dans les Vosges.

Le terrain montagneux, les mauvaises conditions météorologiques et la résistance ennemie rendent les opérations particulièrement difficiles.

François Carré de Lusançay sert alors à la tête du bataillon de commandement de la 13e DBLE.

Il participe aux combats dans le secteur de Fresse.

En octobre 1944, son comportement est particulièrement remarqué.

Malgré la violence des combats et les difficultés rencontrées par les unités, il conserve son calme et continue à assurer ses responsabilités.

Le commandement de la 13e DBLE souligne cette qualité, qui contribue au maintien de la cohésion des formations engagées.

Novembre 1944 – janvier 1945 — Missions de liaison

Pendant les dernières semaines de 1944 et au début de 1945, François Carré de Lusançay accomplit de nombreuses missions de liaison.

Ces missions présentent des risques importants.

Les déplacements s’effectuent parfois à proximité immédiate des positions ennemies, sous la menace des tirs d’artillerie et des armes automatiques.

Les communications entre les unités combattantes sont pourtant indispensables à la conduite des opérations.

Elles permettent de transmettre les ordres, de signaler les difficultés rencontrées et de coordonner les mouvements.

François Carré de Lusançay assure personnellement plusieurs de ces missions.

Les témoignages institutionnels soulignent sa détermination et son mépris du danger.

Son rôle illustre l’importance des officiers de liaison dans le fonctionnement des grandes unités engagées sur un front particulièrement difficile.

11-12 janvier 1945 — Contre-attaque de Benfeld

Au début de janvier 1945, la situation militaire en Alsace demeure critique.

Les forces allemandes entreprennent plusieurs contre-offensives destinées à réduire les positions alliées.

Dans le secteur de Benfeld, les unités françaises doivent faire face à une pression importante.

Les garnisons de Rossfeld et d’Herbsheim se trouvent encerclées.

Dans la nuit du 11 au 12 janvier 1945, François Carré de Lusançay prend la tête de la 3e compagnie de la 13e DBLE.

Il dirige une contre-attaque dans le secteur de Benfeld.

L’opération permet de faciliter le repli des garnisons encerclées.

Cet engagement constitue l’un de ses faits d’armes les plus significatifs pendant la campagne de France.

Il exige une intervention rapide dans une situation tactique défavorable.

La contre-attaque permet aux forces françaises de dégager des unités menacées d’encerclement et de limiter les conséquences de la pression allemande.

L’action de François Carré de Lusançay est expressément retenue par l’Ordre de la Libération parmi les services ayant marqué son parcours.

Elle constitue l’un des derniers épisodes majeurs de son engagement pendant la Seconde Guerre mondiale.

7 août 1945 — Attribution de la croix de la Libération

François Carré de Lusançay est nommé Compagnon de la Libération par décret du 7 août 1945.

L’attribution intervient après la capitulation allemande.

Elle récompense son engagement dans les Forces françaises libres et les services accomplis au cours des campagnes de Syrie, d’Afrique du Nord, d’Italie et de France.

Le dossier individuel de l’Ordre de la Libération conserve un mémoire de proposition établi en 1945.

Il contient également une ampliation du décret datée du 8 août 1945.

La cote du dossier est 1 A 178.

Cette documentation permet de confirmer précisément la date de l’attribution.

Arrestation, évasion et déportation

François Carré de Lusançay n’a pas été identifié comme prisonnier de guerre, interné ou déporté.

Son passage des forces françaises du Levant à la France libre, en mai 1941, constitue un ralliement volontaire effectué dans des circonstances militaires délicates.

Il rejoint la Palestine avec les escadrons tcherkesses du colonel Collet.

Cette opération permet son intégration aux Forces françaises libres.

La Médaille des évadés figure parmi ses décorations officielles.

Son attribution est confirmée par l’Ordre de la Libération.

Cependant, les renseignements accessibles ne permettent pas de préciser les circonstances administratives exactes ayant justifié cette décoration.

Il serait donc imprudent d’affirmer qu’il s’est évadé d’un camp de prisonniers.

Aucune déportation ni arrestation par les autorités allemandes n’a été établie.

Camarades de combat

Philibert COLLET — Colonel commandant les escadrons tcherkesses du Levant. En mai 1941, François Carré de Lusançay rejoint avec ses hommes la Palestine afin de rallier les Forces françaises libres. Le rôle du colonel Collet est déterminant dans cette décision collective.

Gabriel BRUNET de SAIRIGNÉ — Officier de la Légion étrangère, Compagnon de la Libération. Il sert dans la 13e DBLE et participe aux campagnes de la France libre. Une photographie conservée au musée de l’Ordre de la Libération représente les deux officiers ensemble en Afrique entre juillet 1941 et 1943.

Charles VIGNES — Officier de la 13e DBLE, Compagnon de la Libération. Il apparaît aux côtés de François Carré de Lusançay et de Gabriel Brunet de Sairigné sur une photographie conservée par le musée de l’Ordre de la Libération.

Pierre KOENIG — Général de la France libre, il commande notamment les forces françaises à Bir Hakeim et exerce ensuite d’importantes responsabilités militaires. François Carré de Lusançay sert dans les unités de la 1re DFL, dont les campagnes s’inscrivent dans l’histoire du commandement de Koenig.

Dimitri AMILAKVARI — Officier de la Légion étrangère et Compagnon de la Libération. Il commande la 13e DBLE pendant une partie de la campagne d’Afrique du Nord et meurt au combat à El Alamein en octobre 1942.

Pierre GARBAY — Officier supérieur des Forces françaises libres, il exerce des responsabilités importantes dans la 1re DFL et participe aux campagnes de libération du territoire.

Alfred CAZAUD — Officier de la Légion étrangère, Compagnon de la Libération. Il appartient à la 13e DBLE et participe aux principales campagnes des Forces françaises libres.

La photographie réunissant François Carré de Lusançay, Gabriel Brunet de Sairigné et Charles Vignes constitue une preuve documentaire directe de leur présence commune au sein de la 13e DBLE. Elle est conservée au musée de l’Ordre de la Libération sous la référence 001147.

Retour à la vie civile

1945 — Départ pour l’Indochine

Après la capitulation allemande du 8 mai 1945, François Carré de Lusançay ne quitte pas immédiatement l’armée.

Il poursuit sa carrière dans la Légion étrangère.

Il rejoint l’Indochine avec la 13e DBLE.

La situation politique et militaire dans cette région est alors profondément bouleversée par la défaite japonaise et par les mouvements indépendantistes.

Les forces françaises cherchent à rétablir leur présence militaire.

La 13e DBLE participe aux opérations conduites dans ce contexte.

François Carré de Lusançay y accomplit de nouveaux services militaires.

Son comportement lui vaut une citation à l’ordre du corps d’armée.

Cette citation est associée à la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs.

Les circonstances précises de l’action récompensée n’ont pas été établies à partir des documents directement accessibles.

Promotion au grade de chef de bataillon

Pendant son service d’après-guerre, François Carré de Lusançay est promu chef de bataillon.

Cette promotion marque l’aboutissement d’une carrière commencée en 1929 à Saint-Cyr.

Il a exercé des fonctions d’officier d’infanterie, servi au Levant, en Afrique du Nord et dans la Légion étrangère, puis participé aux principales campagnes de la France libre.

Sa progression est notamment liée à son expérience du commandement au combat.

1948 — Affectation au Maroc

En 1948, François Carré de Lusançay rejoint le Maroc.

Il demeure dans la Légion étrangère.

Le Maroc est alors placé sous protectorat français.

Les unités de la Légion étrangère y assurent différentes missions militaires.

La notice de l’Ordre de la Libération ne précise pas son affectation exacte ni les responsabilités particulières qu’il exerce pendant cette période.

1954 — Retraite militaire

François Carré de Lusançay prend sa retraite en 1954.

Sa carrière militaire s’étend sur environ vingt-cinq années, depuis son entrée à Saint-Cyr en 1929.

Elle comprend les campagnes de la Seconde Guerre mondiale et la première phase de la guerre d’Indochine.

Il demeure associé à la mémoire de la 13e DBLE et à celle des Compagnons de la Libération.

Les sources institutionnelles accessibles ne permettent pas de préciser ses activités professionnelles ou associatives entre 1954 et son décès.

30 avril 1957 — Décès

François Carré de Lusançay meurt le 30 avril 1957 à Angers, à l’âge de quarante-sept ans.

Il est inhumé à Montfaucon, dans le Maine-et-Loire.

La commune de Montfaucon appartient aujourd’hui à Sèvremoine.

Son décès intervient seulement trois ans après son départ de l’armée.

Le dossier individuel de l’Ordre de la Libération conserve un article de presse publié en 1957 ainsi qu’une carte commémorative religieuse.

Ces documents constituent des sources complémentaires pour l’étude des circonstances de sa disparition et de sa mémoire familiale.

Décorations

Officier de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Une notice encyclopédique secondaire situe sa promotion en 1952. Le décret original et sa publication au Journal officiel n’ont pas été directement retrouvés.

Compagnon de la Libération — Décret du 7 août 1945 — Attribution du vivant de l’intéressé — Dossier individuel 1 A 178 — Ampliation du décret datée du 8 août 1945 — Source : Ordre de la Libération. La date de publication au Journal officiel reste à établir.

Croix de guerre 1939-1945 — Quatre citations — Source : Ordre de la Libération. Les dates et les textes individuels des citations n’ont pas été directement examinés.

Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Une citation à l’ordre du corps d’armée est mentionnée pendant son service en Indochine.

Médaille de la Résistance française — Décret du 24 avril 1946 — Journal officiel du 17 mai 1946 — Attribution du vivant de l’intéressé — Dossier 1 O 56506 — Source : Ordre de la Libération, base officielle des médaillés de la Résistance française.

Médaille des évadés — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Les circonstances administratives et la date exacte de l’attribution restent à préciser.

Médaille coloniale — Avec agrafes Libye, Tunisie et Extrême-Orient — Source : Ordre de la Libération.

Officier de l’ordre du Nichan Iftikhar — Décoration tunisienne confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et décision d’attribution non retrouvées.

Observations relatives aux décorations

La Médaille de la Résistance française bénéficie d’une documentation nominative particulièrement précise.

La base officielle de l’Ordre de la Libération indique le décret du 24 avril 1946, la publication au Journal officiel du 17 mai 1946 et la cote 1 O 56506.

Elle enregistre cependant l’intéressé sous les prénoms François Yves Marie, tandis que la liste des Compagnons indique François de Sales Yves Marie.

Cette différence doit être contrôlée par l’acte de naissance ou par les pièces d’état civil conservées dans les archives militaires.

La croix de la Libération est attribuée par décret du 7 août 1945.

Le dossier individuel 1 A 178 contient une ampliation du 8 août 1945.

Les quatre citations à la croix de guerre 1939-1945 sont confirmées par l’Ordre de la Libération.

Les textes originaux des citations n’ont cependant pas été retrouvés.

La citation à l’ordre du corps d’armée obtenue en Indochine constitue un élément supplémentaire de son parcours militaire après la Seconde Guerre mondiale.

Lieux de mémoire

Saint-Germain-sur-Moine — Maine-et-Loire. Commune natale de François Carré de Lusançay, le 12 août 1909. Elle appartient aujourd’hui à la commune nouvelle de Sèvremoine.

Saint-Cyr-l’École — Yvelines. Lieu de sa formation d’officier entre 1929 et 1931.

Palestine. Territoire dans lequel il rejoint les Forces françaises libres en mai 1941.

Garigliano — Italie. Secteur de l’offensive alliée pendant laquelle il est blessé à la tête le 12 mai 1944.

Radicofani — Italie. Lieu des combats du 18 juin 1944, au cours desquels il dirige l’attaque du château et de la Villa Médicis et reçoit une nouvelle blessure.

Fresse — Haute-Saône. Secteur dans lequel il se distingue pendant la campagne des Vosges en octobre 1944.

Benfeld — Bas-Rhin. Lieu de la contre-attaque qu’il conduit dans la nuit du 11 au 12 janvier 1945.

Rossfeld et Herbsheim — Bas-Rhin. Localités dont les garnisons encerclées peuvent se replier grâce à la contre-attaque de Benfeld.

Angers — Maine-et-Loire. Ville de son décès, le 30 avril 1957.

Montfaucon — Maine-et-Loire. Lieu de son inhumation, aujourd’hui intégré à Sèvremoine.

Musée de l’Ordre de la Libération — Paris. Institution conservant son dossier individuel 1 A 178 et une photographie le représentant avec Gabriel Brunet de Sairigné et Charles Vignes.

Références bibliographiques

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage de référence consacré aux parcours des Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, 2010, pagination non vérifiée. — Dictionnaire biographique de référence permettant de replacer François Carré de Lusançay dans l’histoire de la France libre.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, édition actualisée de 2023. — Publication de référence pour la vérification et la contextualisation des biographies des Compagnons.

Les Compagnons de l’Aube, Guillaume Piketty, Textuel, 2014, 442 p. — Étude consacrée aux engagements des premiers Compagnons de la Libération.

La 13e demi-brigade de Légion étrangère dans la Seconde Guerre mondiale, documentation historique et mémorielle relative aux campagnes de la 13e DBLE. — Référence thématique à préciser par l’identification d’une édition et d’un auteur déterminés.

Références internet

Ordre de la Libération — François CARRÉ de LUSANÇAY — Notice biographique institutionnelle présentant son engagement dans les Forces françaises libres, les campagnes de la 13e DBLE, ses blessures, ses promotions et ses décorations — François CARRÉ de LUSANÇAY

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Répertoire établi par Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, identifiant le dossier individuel 1 A 178 et la cote SHD GR 16 P 108412 — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C

Ordre de la Libération — Base des médaillés de la Résistance française — Fiche François Yves Marie CARRE DE LUSANCAY, confirmant le décret du 24 avril 1946, le Journal officiel du 17 mai 1946 et la cote 1 O 56506 — Base des médaillés de la Résistance française

Ordre de la Libération — Liste alphabétique officielle des Compagnons — Document institutionnel confirmant les prénoms François de Sales Yves Marie et le décret du 7 août 1945 — Liste alphabétique des Compagnons

Ordre de la Libération — Capitaine Brunet de Sairigné, chef de bataillon Vignes et capitaine Carré de Lusançay — Photographie prise en Afrique entre juillet 1941 et 1943, référence 001147 — Photographie de trois officiers de la 13e DBLE

Theatrum Belli — In memoriam, chef de bataillon François CARRÉ de LUSANÇAIS — Publication mémorielle consacrée au parcours de l’officier dans la France libre, les campagnes d’Italie et les combats d’Alsace — In memoriam, François Carré de Lusançay

Souvenir français — Les 100 de 1941 — Publication mémorielle présentant les premiers engagements et les campagnes de François Carré de Lusançay — Les 100 de 1941

Wikipédia — François Carré de Lusançay — Notice encyclopédique secondaire apportant notamment des renseignements familiaux et une indication relative à la promotion dans la Légion d’honneur — François Carré de Lusançay, Wikipédia

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense — GR 16 P 108412 — CARRÉ de LUSANÇAY François

L’inventaire officiel des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre C, identifie un dossier individuel du bureau Résistance conservé au Service historique de la Défense sous la cote GR 16 P 108412.

Cette cote est attribuée à François Carré de Lusançay.

L’identification du dossier est confirmée par le répertoire institutionnel.

Le contenu intégral du dossier n’a cependant pas été directement examiné.

Il n’est donc pas possible de préciser les éventuels grades d’homologation, les dates administratives de reconnaissance des services ou les décisions particulières qui y figureraient.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 178

L’inventaire officiel du 24 septembre 2025 décrit le dossier personnel de François Carré de Lusançay.

Il comprend les documents suivants.

Attribution de la croix de la Libération

Mémoire de proposition établi en 1945.

Ampliation du décret du 7 août 1945, datée du 8 août 1945.

Renseignements administratifs

Bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération du 7 octobre 1948.

Fiche de renseignements de la chancellerie de l’Ordre du 27 janvier 1959.

Fiche annuaire de la chancellerie, sans date.

Questionnaire adressé aux Compagnons et à leurs familles, sans date.

Correspondances

Sept pièces de correspondance échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1999 et 2010.

Ces correspondances sont donc postérieures au décès de François Carré de Lusançay et concernent vraisemblablement des échanges avec sa famille ou d’autres correspondants.

Leur contenu n’ayant pas été directement consulté, leur objet précis demeure inconnu.

Service historique de la Défense

Courrier daté de 2010.

Copie d’un état signalétique et des services, sans date indiquée.

Ce dernier document présente un intérêt important pour vérifier les affectations, les promotions et les blessures.

Hommages et commémorations

Carte commémorative religieuse In memoriam, sans date.

Presse

Un article publié en 1957.

L’ensemble documentaire couvre la période 1945-2010.

Les pièces sont identifiées par l’inventaire officiel, mais n’ont pas été directement dépouillées.

Ordre de la Libération — Dossier de Médaille de la Résistance française 1 O 56506

La base officielle des médaillés de la Résistance française identifie un dossier nominatif établi au nom de François Yves Marie CARRE DE LUSANCAY.

Elle indique :

Médaille de la Résistance française sans mention de rosette.

Décret du 24 avril 1946.

Journal officiel du 17 mai 1946.

Date de naissance : 12 août 1909.

Lieu de naissance enregistré : Saint-Germain-de-Grave, Maine-et-Loire.

Cote du dossier : 1 O 56506.

La concordance de la date de naissance, du nom et de la qualité de Compagnon de la Libération permet d’identifier le même militaire.

Cependant, la différence relative au lieu de naissance nécessite une vérification d’état civil.

La notice biographique officielle indique en effet Saint-Germain-sur-Moine.

Cette divergence est signalée dans le tableau des divergences.

Observations

François Carré de Lusançay appartient aux officiers de carrière qui décident de rejoindre les Forces françaises libres après l’armistice de juin 1940.

Son engagement présente plusieurs particularités importantes.

La première concerne les circonstances de son ralliement.

Il se trouve au Levant, dans une région où les forces françaises demeurées fidèles au gouvernement de Vichy sont opposées aux Britanniques et à la France libre.

Son passage en Palestine avec les escadrons tcherkesses du colonel Collet constitue un choix politique et militaire décisif.

La deuxième particularité est la continuité de son engagement au sein de la 13e demi-brigade de Légion étrangère.

Il participe à une grande partie des campagnes de la 1re DFL, de la Syrie à l’Alsace.

Son parcours ne se limite pas aux opérations de commandement d’une compagnie.

Il exerce également des responsabilités de liaison particulièrement exposées.

La troisième caractéristique réside dans ses blessures.

Il est atteint à la tête le 12 mai 1944 pendant l’offensive du Garigliano.

Il est de nouveau blessé au bras le 18 juin lors de l’attaque du château de Radicofani et de la Villa Médicis.

Ces blessures témoignent de sa participation directe aux combats d’infanterie.

La quatrième particularité concerne la contre-attaque de Benfeld.

Dans la nuit du 11 au 12 janvier 1945, son intervention facilite le repli des garnisons françaises encerclées de Rossfeld et d’Herbsheim.

Cet épisode constitue un fait d’armes important de la campagne d’Alsace.

Enfin, son parcours militaire se poursuit après la capitulation allemande.

Il sert en Indochine, reçoit une citation à l’ordre du corps d’armée, puis rejoint le Maroc avant de prendre sa retraite en 1954.

Deux difficultés documentaires méritent cependant une attention particulière.

La première concerne ses prénoms complets, qui ne sont pas exactement les mêmes dans la liste des Compagnons et dans la base des médaillés de la Résistance française.

La seconde concerne le lieu de naissance, enregistré différemment dans les deux bases institutionnelles.

Ces divergences ne remettent pas en cause l’identification du Compagnon, mais justifient la consultation de l’acte de naissance.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité générale, les dates de naissance et de décès, le ralliement aux Forces françaises libres en mai 1941, le pseudonyme Yves de la Hautière, l’appartenance à la 13e DBLE, les principales campagnes, les blessures de mai et juin 1944, la contre-attaque de Benfeld, les affectations d’après-guerre et la qualité de Compagnon de la Libération sont établis par l’Ordre de la Libération. Le décret du 7 août 1945, le dossier individuel 1 A 178 et la cote SHD GR 16 P 108412 sont confirmés par un inventaire institutionnel. La Médaille de la Résistance française est vérifiée dans la base officielle avec son décret, sa publication au Journal officiel et sa cote individuelle. Les divergences relatives aux prénoms complets et au lieu de naissance restent à résoudre par une pièce d’état civil primaire.

Chronologie

DateÉvénement
12 août 1909Naissance à Saint-Germain-sur-Moine, Maine-et-Loire, selon la notice biographique officielle.
1929Entrée à Saint-Cyr, promotion Général Mangin.
1931Sortie de Saint-Cyr ; affectation au 23e régiment d’infanterie.
Avant 1935Service comme lieutenant sur la ligne Maginot.
Octobre 1935Affectation au 6e régiment de tirailleurs algériens au Levant.
Mars 1938Mutation au 1er régiment étranger ; service en Algérie et en Tunisie.
Septembre 1939Affectation au 6e régiment étranger en Syrie.
Août 1940Fracture de l’humérus en service commandé.
Août 1940 – janvier 1941Plusieurs séjours hospitaliers.
Mai 1941Ralliement aux Forces françaises libres en Palestine avec les escadrons tcherkesses du colonel Collet.
Juillet 1941Promotion au grade de capitaine.
1941Participation à la campagne de Syrie avec la 13e DBLE.
1942Participation à la campagne de Libye.
1942-1943Participation aux campagnes de Tripolitaine et de Tunisie.
Novembre 1943Assure avec sa compagnie la sécurité des premières séances de l’Assemblée consultative à Alger.
12 mai 1944Blessé à la tête par éclat de mortier pendant l’offensive du Garigliano.
18 juin 1944Conduit l’attaque du château de Radicofani et de la Villa Médicis ; blessé au bras.
Août 1944Débarquement en Provence avec la 13e DBLE.
Octobre 1944Combats de Fresse pendant la campagne des Vosges.
Novembre 1944 – janvier 1945Multiples missions de liaison particulièrement exposées.
Nuit du 11 au 12 janvier 1945Contre-attaque de Benfeld permettant le repli des garnisons encerclées de Rossfeld et d’Herbsheim.
7 août 1945Attribution de la croix de la Libération.
Après mai 1945Service en Indochine avec la 13e DBLE.
24 avril 1946Décret d’attribution de la Médaille de la Résistance française.
17 mai 1946Publication au Journal officiel de l’attribution de la Médaille de la Résistance française.
1948Affectation au Maroc.
1954Retraite militaire avec le grade de chef de bataillon.
30 avril 1957Décès à Angers.
Après avril 1957Inhumation à Montfaucon, Maine-et-Loire.

Tableau des divergences entre sources

Point examinéSourcesAppréciation
Prénoms completsListe officielle des Compagnons : François de Sales Yves Marie. Base officielle des médaillés de la Résistance française : François Yves Marie.Les deux fiches concernent le même militaire. L’existence du prénom de Sales doit être confirmée par l’acte de naissance.
Lieu de naissanceNotice biographique de l’Ordre : Saint-Germain-sur-Moine. Base des médaillés de la Résistance : Saint-Germain-de-Grave.Divergence entre deux bases de la même institution. Saint-Germain-sur-Moine est retenu provisoirement, mais l’acte de naissance est nécessaire.
Orthographe du patronymeNotice et liste officielles : CARRÉ de LUSANÇAY. Inventaire des archives : CARRÉ DE LUNSANÇAY. Publication mémorielle : CARRÉ DE LUSANÇAIS.Variantes ou erreurs de transcription. La graphie de la notice biographique officielle est retenue.
Date de la croix de la LibérationNotice institutionnelle : décret du 7 août 1945. Inventaire : ampliation du 8 août 1945.Deux dates administratives distinctes, sans contradiction.
Médaille de la Résistance françaiseBase officielle : décret du 24 avril 1946, JO du 17 mai 1946, cote 1 O 56506.Attribution entièrement documentée.
Légion d’honneurOrdre de la Libération : officier. Wikipédia : promotion en 1952.Le grade est confirmé ; la date de promotion nécessite la vérification du décret.
Campagnes militairesOrdre de la Libération : Syrie, Libye, Tripolitaine, Tunisie, Italie, France, puis Indochine.Chronologie générale concordante. Les engagements personnels dans chaque opération nécessiteraient l’examen des états de services et des journaux de marche.

Sources consultées

Ordre de la Libération — François CARRÉ de LUSANÇAY — Notice biographique institutionnelle, état civil, engagement dans la France libre, campagnes militaires et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/francois-carre-de-lusancay ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, version du 24 septembre 2025, dossier 1 A 178 et référence SHD GR 16 P 108412 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf ; Ordre de la Libération — Base des médaillés de la Résistance française, fiche François Yves Marie CARRE DE LUSANCAY, décret du 24 avril 1946, Journal officiel du 17 mai 1946 et cote 1 O 56506 — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies?page=15 ; Ordre de la Libération — Liste alphabétique officielle des Compagnons, confirmation des prénoms François de Sales Yves Marie et du décret du 7 août 1945 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf ; Ordre de la Libération — Collection photographique, capitaine Brunet de Sairigné, chef de bataillon Vignes et capitaine Carré de Lusançay, référence 001147 — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/collection/630f162c18d4961067e3e11e ; Theatrum Belli — In memoriam, chef de bataillon François Carré de Lusançay, publication mémorielle — https://theatrum-belli.com/in-memoriam-chef-de-bataillon-francois-carre-de-lusancais-compagnon-de-la-liberation-decede-le-30-avril-1957/ ; Souvenir français — Les 100 de 1941, publication consacrée aux Compagnons de la Libération — https://souvenir74.fr/img/les-100-de-1941-hors-serie-souvenir-francais.pdf ; Wikipédia — François Carré de Lusançay, notice encyclopédique secondaire — https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Carré_de_Lusançay

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