Maurice BUCKMASTER, chef de la section F du Special Operations Executive (SOE), Né le 11 janvier 1902 à Ravenhill, Rugeley, Staffordshire, Angleterre.Décédé le 17 avril 1992 à Forest Row, East Sussex, Angleterre.
Fils d’Henry James Buckmaster, directeur de brasserie, et d’Eva Matilda Nason, Maurice BUCKMASTER étudie au prestigieux Eton College. Il obtient une bourse pour étudier les lettres classiques à Oxford, mais doit renoncer à cause de la faillite de son père.
Il devient alors enseignant, puis s’installe en France où il travaille comme journaliste pour le quotidien Le Matin. Il poursuit sa carrière dans la finance, puis devient directeur général de la branche française de Ford Motor Company de 1932 à 1936.
Son séjour en France lui permet de maîtriser parfaitement le français et d’acquérir une connaissance approfondie du pays.
Engagement dans la Résistance
En 1938, il rejoint l’armée de réserve britannique et suit une formation au renseignement à Minley Manor. Mobilisé en 1939, il est envoyé en France avec le British Expeditionary Force.
Il participe aux combats en Belgique et à Dunkerque, d’où il est évacué le 2 juin 1940. De retour en Angleterre, il est affecté aux services d’information du ministère de la Guerre.
En septembre 1940, il participe à l’expédition de Dakar en tant qu’officier de liaison entre les forces britanniques et la France libre.
En mars 1941, il est nommé officier d’information de la section F du SOE, chargée des opérations en France.
En septembre 1941, il en devient le chef, poste qu’il occupe jusqu’en juillet 1945.
Sous sa direction, la section F envoie 366 agents en France, établit près de 50 réseaux et effectue environ 4 000 parachutages de matériel.
Il travaille en étroite collaboration avec son adjointe Vera ATKINS, responsable du recrutement et du suivi des agents.
En 1944, il est promu colonel et mène la mission Judex en France, visant à soutenir les maquis et à évaluer l’efficacité des réseaux.
Camarades de combat
Il collabore étroitement avec Vera ATKINS, son adjointe et responsable du renseignement de la section F. Parmi les agents qu’il supervise figurent Violette SZABO, Odette SANSON, Francis SUTTILL et Claude DE BAISSAC.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il retourne chez Ford Motor Company en tant que directeur des affaires publiques à Dagenham. Il publie deux ouvrages sur ses expériences : Specially Employed (1952) et They Fought Alone (1958). Il apparaît également dans le film Odette (1950), où il joue son propre rôle.
En 1991, il assiste à l’inauguration du mémorial de Valençay, dédié aux agents de la section F morts en mission.
Décorations
- Officier de l’Ordre de l’Empire britannique (OBE) – 3 janvier 1945.
- Croix de Guerre 1939-1945 (France).
- Médaille de la Résistance (France). sur Wikipésia
- Légion d’honneur (France).
- Legion of Merit (Officier) – États-Unis, 23 mai 1947.Wikipédia+1Wikipedia+1Wikipedia+2Wikipedia+2Wikipédia+2
Rues ou lieux de mémoire
- Montargis : rue du colonel Buckmaster.
- Compiègne : allée du réseau Jean-Marie Buckmaster.
- Ashford, Kent : Maurice Buckmaster Lane, sur le site de l’ancienne école de renseignement militaire.Wikipédia+1resistancefrancaise.blogspot.com+1Wikipedia
Références bibliographiques
- Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d’Action (SOE) en France 1940-1944, par Michael R. D. Foot, annoté par Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008. Cet ouvrage retrace l’histoire de la section F du SOE, ses missions, ses agents et son impact sur la Résistance française.Wikipédia
- La Guerre secrète. Les Réseaux Buckmaster, par Marcel Ruby, Éditions France-Empire, 1985. Ce livre détaille les opérations des réseaux Buckmaster en France, leur organisation, leurs succès et les sacrifices consentis.Wikipédia+1Wikipédia+1
Références internet
- Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Buckmaster
Article détaillé sur la vie et les actions de Maurice BUCKMASTER, incluant ses missions pendant la guerre, ses publications et ses distinctions. - Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/SOE_en_France
Présentation de la section F du SOE, ses réseaux, ses agents et son rôle dans la Résistance française.