La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BOVIS Laurent Antoine alias Boris, Larkoff,

Laurent Antoine BOVIS, alias Boris, Larkoff, né le 22 octobre 1912 à Nice (Alpes-Maritimes), mort le 19 mars 1963 à Nice, Français, mécanicien-électricien, sous-officier du Génie, combattant des Forces françaises libres puis officier de carrière, Compagnon de la Libération. Son dossier d’homologation des services de Résistance est conservé au Service historique de la Défense sous la cote GR 16 P 86177 et son dossier de Compagnon sous la cote 1 A 140. La base officielle des Médaillés de la Résistance française donne son identité complète sous la forme Laurent Antoine BOVIS.

Jeunesse et formation

Laurent BOVIS naît à Nice le 22 octobre 1912. Une anomalie existe actuellement sur la page de l’Ordre de la Libération : son bandeau supérieur affiche le 21 octobre 1912, alors que le corps de la même notice indique le 22 octobre. La base institutionnelle des Médaillés de la Résistance française donne également le 22 octobre 1912. Cette dernière date est donc retenue.

Titulaire du certificat d’études primaires, il exerce avant son service militaire le métier de mécanicien-électricien.

En mars 1932, il devance l’appel et s’engage volontairement au 7e Régiment du Génie, à Avignon. Il est libéré en septembre 1933 avec le grade de caporal de réserve du Génie.

Engagement dans la Résistance

Mobilisé en août 1939, Laurent BOVIS est affecté à un bataillon de pionniers alpins.

Il est ensuite désigné pour le Corps expéditionnaire français en Scandinavie et participe à la campagne de Norvège d’avril-mai 1940. Aux avant-postes de Khôl, dans le secteur de Namsos, il reçoit une citation pour avoir fait sauter deux ouvrages pendant le repli des forces franco-britanniques.

Après l’évacuation de Norvège, il est replié en Grande-Bretagne avec le Corps expéditionnaire.

En juin 1940, il s’engage d’abord comme volontaire dans l’armée canadienne. Il choisit ensuite de rejoindre le général de GAULLE et les Forces françaises libres. L’Ordre de la Libération lui attribue le très précoce matricule FFL n° 5.

Le dossier GR 16 P 86177, dont plusieurs pièces sont copiées dans son dossier de Compagnon, conserve son acte d’engagement dans les Forces françaises libres daté du 25 août 1940. Cette pièce archivistique permet de fixer précisément son engagement administratif dans les FFL.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Laurent BOVIS appartient à la France libre combattante et non à un réseau clandestin de Résistance intérieure.

Ses principales formations sont successivement :

la 1re section du Génie des Forces françaises libres ;

la 1re Compagnie de sapeurs-mineurs — 1re CSM ;

puis le 13e Bataillon du Génie de la 2e Division blindée.

Son parcours militaire s’étend ainsi de la Norvège à l’Afrique, au Moyen-Orient puis à la campagne de France et d’Alsace.

Missions et actions

À son engagement dans les FFL, Laurent BOVIS est affecté comme sergent à la 1re section du Génie, commandée par le lieutenant Jean DESMAISONS.

Il rejoint Glasgow puis embarque en septembre 1940 pour l’opération de Dakar. Après l’échec de cette opération, son unité rejoint le Cameroun.

Il participe ensuite à la campagne d’Érythrée et des Somalis.

À Keren, il commande une section de motocyclistes. Son comportement lui vaut une nouvelle citation et sa promotion au grade d’adjudant.

En juin 1941, il participe à la campagne de Syrie. À l’issue des opérations, sa formation prend le nom de 1re Compagnie de sapeurs-mineurs — 1re CSM.

Avec cette unité, il rejoint ensuite la Libye et combat au sein de la 1re Brigade française libre du général Pierre KŒNIG.

Il participe notamment à la bataille de Bir Hakeim, en mai-juin 1942. Les tâches du Génie y sont essentielles : organisation des positions, champs de mines, travaux défensifs, ouvertures de passages et maintien des itinéraires. La participation personnelle de BOVIS à Bir Hakeim est explicitement attestée par l’Ordre de la Libération et par l’agrafe « Bir-Hakeim » de sa Médaille coloniale.

Il poursuit les opérations en Libye, puis participe à la campagne de Tunisie, achevée en mai 1943.

13e Bataillon du Génie — 2e Division blindée

Après la Tunisie, Laurent BOVIS est affecté au 13e Bataillon du Génie de la 2e Division blindée.

Cette affectation marque le passage de son parcours depuis les formations de la France libre d’Afrique et du Moyen-Orient vers la future campagne de libération de la France.

Avec la 2e DB, il est transféré en Grande-Bretagne en avril 1944.

Il débarque en Normandie le 1er août 1944.

L’Ordre de la Libération précise qu’il participe ensuite à toutes les grandes campagnes de son unité :

Normandie ;

libération de Paris ;

Vosges ;

Alsace.

Il termine la guerre avec le grade d’adjudant-chef.

Arrestation / évasion / déportation

Laurent BOVIS n’a été ni arrêté, ni interné, ni déporté.

Son itinéraire de Résistance est celui d’un combattant régulier de la France libre, engagé dès l’été 1940 et servant successivement sur plusieurs théâtres d’opérations.

La situation de juin 1940 constitue néanmoins un épisode singulier : arrivé en Grande-Bretagne après la campagne de Norvège, il s’engage d’abord dans l’armée canadienne avant de rejoindre les Forces françaises libres, où son acte d’engagement est daté du 25 août 1940.

Camarades de combat

Jean DESMAISONS — lieutenant commandant la 1re section du Génie des FFL dans laquelle Laurent BOVIS sert comme sergent après son engagement dans la France libre. DESMAISONS est lui-même Compagnon de la Libération.

Pierre KŒNIG — commandant de la 1re Brigade française libre pendant les combats de Libye et de Bir Hakeim. BOVIS sert alors comme adjudant dans le Génie de la brigade.

Son parcours doit également être rapproché de celui des Compagnons du Génie de la France libre, notamment André GRAVIER, Marcel GAYANT, Raymond LASSERRE, Paul NEUVILLE et Jean DESMAISONS. La documentation de la 1re DFL recense BOVIS comme adjudant-chef du Génie parmi ses Compagnons.

Retour à la vie civile

Laurent BOVIS ne quitte pas l’armée à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Il demeure dans le Génie et poursuit une carrière militaire.

En 1947, il est nommé sous-lieutenant.

Il est promu capitaine en 1954.

Il sert ensuite en Indochine, puis en Algérie. La notice publique de l’Ordre de la Libération ne précise pas les unités, les dates exactes ni les opérations auxquelles il participe sur ces deux théâtres ; il serait donc imprudent d’en fournir davantage sans ses états de services complets.

À partir de février 1957, il est affecté au 10e Régiment du Génie, stationné en Allemagne, où il exerce les fonctions de commandant de compagnie.

Son dossier de Compagnon conserve une copie d’un extrait de son état de services daté de 1959, qui constitue une source potentielle particulièrement importante pour détailler cette carrière militaire d’après-guerre, mais cet état de services n’est pas reproduit intégralement dans l’inventaire public.

En 1962, Laurent BOVIS est placé en congé de longue maladie.

Il meurt le 19 mars 1963 à Nice, à cinquante ans. Il est inhumé dans sa ville natale.

Une source consacrée aux cimetières niçois situe sa tombe au carré 3 ; cette source comporte toutefois des dates de naissance et de décès erronées dans son texte biographique et ne peut donc être utilisée pour l’état civil. Seule la localisation matérielle de la sépulture peut être retenue avec prudence.

Décorations

Chevalier de la Légion d’honneur — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Wikipédia donne un décret du 9 décembre 1955, mais ce décret n’a pas été retrouvé dans une source primaire directement accessible lors des présentes recherches. Source institutionnelle pour la décoration : Ordre de la Libération ; date du décret uniquement signalée par Wikipédia.

Compagnon de la Libération — Croix de la Libération — décret du 17 novembre 1945 — ampliation datée du 19 novembre 1945 conservée dans le dossier 1 A 140 — carte de Compagnon n° 874. Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre 1939-1945 — trois citations — nombre de citations confirmé par l’Ordre de la Libération. Source : Ordre de la Libération.

Médaille de la Résistance française — décret du 24 avril 1946 — Journal officiel du 17 mai 1946 — cote du dossier 1O8685. La base officielle précise l’identité complète Laurent Antoine BOVIS, alias Boris, Larkoff. Source : Ordre de la Libération, base officielle des Médaillés de la Résistance française.

Médaille coloniale avec agrafes « Érythrée », « Bir-Hakeim », « Libye », « Tripolitaine » — confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille du sauvetage — confirmée par l’Ordre de la Libération ; les circonstances et la date d’attribution n’ont pas été retrouvées dans les sources accessibles.

Croix de guerre norvégienne — distinction étrangère confirmée dans la liste institutionnelle de l’Ordre de la Libération. La décision norvégienne nominative n’a pas été retrouvée lors des présentes recherches.

Presidential Unit Citation — États-Unis — distinction américaine mentionnée par l’Ordre de la Libération. Il s’agit d’une citation collective d’unité et non nécessairement d’une décoration individuelle attribuée nominativement par décret à BOVIS ; cette distinction doit donc être présentée comme telle.

Lieux de mémoire

Laurent BOVIS meurt et est inhumé à Nice. L’Ordre de la Libération confirme explicitement l’inhumation dans sa ville natale.

Sa mémoire est également attachée aux unités du Génie des Forces françaises libres, à Bir Hakeim, puis au 13e Bataillon du Génie de la 2e DB.

Son parcours figure enfin dans les travaux consacrés aux Compagnons de la Libération des Alpes-Maritimes et de Monaco, dont un extrait est conservé dans son dossier 1 A 140.

Références bibliographiques

1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence sur les Compagnons permettant de replacer Laurent BOVIS parmi les premiers volontaires de la France libre et les combattants du Génie.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, nouvelle édition augmentée, 2023, 1 600 p. Référence biographique générale pour l’état civil, les unités, les campagnes et les distinctions.

Les Compagnons de l’Aube — Guillaume PIKETTY — Paris, Textuel, 2014, 442 p. Ouvrage collectif permettant de replacer les engagements précoces comme celui de Laurent BOVIS dans l’histoire sociale et militaire des Compagnons.

Mémorial des Compagnons de la Libération — ouvrage collectif — Paris, 1961. Référence mémorielle générale sur les Compagnons de la Libération.

Les Compagnons de la Libération des Alpes-Maritimes et de Monaco — étude régionale, auteur et date non précisés dans l’inventaire public de l’Ordre de la Libération. Un exemplaire ou extrait concernant Laurent BOVIS est conservé dans son dossier 1 A 140.

Références internet

Ordre de la Libération — Laurent BOVIS. Source institutionnelle principale pour la formation, la campagne de Norvège, l’engagement FFL, Dakar, l’Érythrée, Keren, la Syrie, Bir Hakeim, la Tunisie, le 13e Bataillon du Génie, la 2e DB, la carrière après-guerre, le décès et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/laurent-bovis

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirme le dossier 1 A 140, l’ampliation du décret du 19 novembre 1945, la carte de Compagnon n° 874, le dossier GR 16 P 86177, l’acte d’engagement FFL du 25 août 1940 et plusieurs états de services.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française. Confirme Laurent Antoine BOVIS, alias Boris, Larkoff, né le 22 octobre 1912 à Nice, Médaillé de la Résistance française par décret du 24 avril 1946, Journal officiel du 17 mai 1946, dossier 1O8685.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies

SAMLHOC — Liste des titulaires de l’Ordre de la Libération. Confirme Laurent Antoine BOVIS parmi les Compagnons et le décret du 17 novembre 1945.
https://www.samlhoc.fr/phaleristique/ordres-chevalerie/ordre_liberation_compagnons/

1re DFL — Les Compagnons de la Libération. Recense Laurent BOVIS parmi les Compagnons du Génie, avec le grade d’adjudant-chef et le décret du 17 novembre 1945.
https://www.1dfl-le-blog.fr/view/compagnons-2/?pagenum=3

Theatrum Belli — In memoriam Laurent BOVIS. Reprend son parcours de la Norvège à la 2e DB et sa carrière militaire postérieure ; utilisé uniquement comme source secondaire de recoupement.
https://theatrum-belli.com/in-memoriam-capitaine-laurent-bovis-compagnon-de-la-liberation-decede-le-19-mars-1963/

Wikipédia — Laurent Bovis. Notice secondaire développée consultée conformément au protocole ; utile notamment pour l’identité complète, la cote GR 16 P 86177 et la mention d’un décret de Légion d’honneur du 9 décembre 1955, non retrouvé dans une source primaire accessible.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Bovis

Dossier d’homologation consulté

SHD GR 16 P 86177 — BOVIS Laurent. La cote est confirmée par l’inventaire archivistique de l’Ordre de la Libération. Le dossier original n’a pas été directement consulté en ligne ; en revanche, plusieurs de ses pièces sont décrites et copiées dans le dossier 1 A 140.

Ces pièces comprennent :

l’acte d’engagement dans les Forces françaises libres du 25 août 1940 ;

une fiche de renseignements du 9 mars 1942 ;

une attestation de service dans les Forces françaises libres du 24 novembre 1953 ;

un extrait de l’état des services de 1959.

Ordre de la Libération — dossier 1 A 140. Le dossier comprend le mémoire de proposition de 1945, l’ampliation du décret du 19 novembre 1945, la carte de Compagnon de la Libération n° 874 du 23 novembre 1949 et le reçu du diplôme n° 658 de la Croix de la Libération du 24 février 1966.

Il contient également des fiches de renseignements et d’annuaire, dix pièces de correspondance échangées entre 1946 et 1966, une copie de l’avis de décès de 1963, les copies de documents provenant du dossier GR 16 P 86177, une notice biographique, un extrait des Compagnons de la Libération des Alpes-Maritimes et de Monaco et plusieurs pièces relatives à sa sépulture entre 1997 et 2002.

Dossier Médaille de la Résistance française — 1O8685. La base institutionnelle de l’Ordre de la Libération identifie Laurent Antoine BOVIS, alias Boris, Larkoff, comme Médaillé de la Résistance française par décret du 24 avril 1946, publié au Journal officiel du 17 mai 1946.

Observations

La divergence principale concerne la date de naissance. Le bandeau actuel de la page Compagnon de l’Ordre de la Libération affiche 21 octobre 1912, mais son propre texte biographique donne 22 octobre 1912. Surtout, la base institutionnelle distincte des Médaillés de la Résistance française donne 22 octobre 1912 pour Laurent Antoine BOVIS. Wikipédia et les principales sources secondaires reprennent également cette date. Le 22 octobre 1912 est donc retenu.

Une deuxième précision concerne ses pseudonymes. La notice des Compagnons affiche « Boris – Larkoff », tandis que la base des Médaillés enregistre « Boris Larkoff ». Il est prudent de présenter Boris et Larkoff comme les deux formes ou pseudonymes documentés, sans reconstituer un nom clandestin composé qui ne serait pas explicitement établi par les pièces consultées.

L’engagement FFL mérite également précision. La notice publique évoque son ralliement après un bref engagement dans l’armée canadienne et lui attribue le matricule n° 5. L’inventaire du dossier fournit une date archivistique beaucoup plus précise : acte d’engagement FFL du 25 août 1940.

Enfin, les distinctions étrangères demandent de la prudence. La Croix de guerre norvégienne et la Presidential Unit Citation américaine figurent bien dans la liste institutionnelle de l’Ordre de la Libération ; toutefois, les décisions nominatives ou collectives étrangères correspondantes n’ont pas été retrouvées. La Presidential Unit Citation doit notamment être comprise comme une citation d’unité, et non transformée en décoration individuelle américaine sans pièce justificative.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité Laurent Antoine BOVIS, la naissance le 22 octobre 1912 à Nice, le service au 7e Régiment du Génie, la campagne de Norvège, l’engagement FFL du 25 août 1940, le matricule FFL n° 5, la 1re section du Génie, Dakar, l’Érythrée et Keren, la Syrie, la 1re CSM, Bir Hakeim, la Tunisie, le 13e Bataillon du Génie de la 2e DB, les campagnes de 1944-1945, le dossier GR 16 P 86177, le dossier 1 A 140, le décret de la Croix de la Libération du 17 novembre 1945, la Médaille de la Résistance française et sa cote 1O8685, ainsi que la carrière militaire d’après-guerre sont établis par plusieurs sources institutionnelles et archivistiques concordantes. La principale divergence, relative à la date de naissance, est résolue en faveur du 22 octobre 1912 par la base officielle des Médaillés de la Résistance et le texte biographique institutionnel.

Chronologie

DateÉvénement
22 octobre 1912Naissance à Nice.
Avant 1932Certificat d’études primaires ; mécanicien-électricien.
Mars 1932Engagement volontaire par devancement d’appel au 7e Régiment du Génie à Avignon.
Septembre 1933Libéré comme caporal de réserve du Génie.
Août 1939Mobilisé ; rejoint un bataillon de pionniers alpins.
Avril-mai 1940Campagne de Norvège ; cité pour la destruction de deux ouvrages à Khôl, secteur de Namsos.
Juin 1940Repli en Grande-Bretagne ; engagement temporaire dans l’armée canadienne.
25 août 1940Acte d’engagement dans les Forces françaises libres.
1940Sergent à la 1re section du Génie des FFL ; matricule FFL n° 5.
Septembre 1940Embarque depuis Glasgow pour l’opération de Dakar.
Fin 1940Rejoint le Cameroun.
1941Campagne d’Érythrée et des Somalis ; combats de Keren à la tête d’une section motocycliste ; nouvelle citation et promotion au grade d’adjudant.
Juin 1941Campagne de Syrie.
1941Son unité devient la 1re Compagnie de sapeurs-mineurs.
Mai-juin 1942Bataille de Bir Hakeim.
9 mars 1942Fiche de renseignements conservée dans le dossier GR 16 P 86177.
1942-1943Opérations de Libye et de Tripolitaine.
Mai 1943Fin des opérations de Tunisie.
1943Affecté au 13e Bataillon du Génie de la 2e DB.
Avril 1944Rapatrié en Grande-Bretagne avec la 2e DB.
1er août 1944Débarque en Normandie.
Août 1944Campagne de Normandie puis libération de Paris.
Automne-hiver 1944Campagnes des Vosges et d’Alsace.
1945Termine la guerre comme adjudant-chef.
17 novembre 1945Décret d’attribution de la Croix de la Libération.
19 novembre 1945Ampliation du décret conservée dans le dossier 1 A 140.
24 avril 1946Décret attribuant la Médaille de la Résistance française.
17 mai 1946Publication au Journal officiel.
1947Nommé sous-lieutenant.
1954Promu capitaine ; sert ensuite en Indochine et en Algérie.
24 novembre 1953Attestation de services dans les FFL conservée au dossier.
Février 1957Commandant de compagnie au 10e Régiment du Génie en Allemagne.
1959État des services dont copie est conservée dans le dossier 1 A 140.
1962Placé en congé de longue maladie.
19 mars 1963Décès à Nice.
Après le décèsInhumation à Nice.

Tableau des divergences entre sources

Élément biographiqueSource 1Source 2Décision retenue
Date de naissanceBandeau actuel ODL : 21 octobre 1912.Corps de la notice ODL et base officielle Médaillés : 22 octobre 1912.22 octobre 1912.
PrénomsNotice Compagnon : Laurent BOVIS.Base des Médaillés : Laurent Antoine BOVIS.Laurent Antoine BOVIS pour l’identité complète.
PseudonymesNotice Compagnon : « Boris – Larkoff ».Base Médaillés : « Boris Larkoff ».Boris, Larkoff, sans imposer une interprétation non documentée de leur articulation.
Engagement FFLNotice ODL : rejoint les FFL après juin 1940 ; matricule n° 5.Dossier GR 16 P 86177 : acte d’engagement 25 août 1940.25 août 1940 pour la date administrative d’engagement.
Légion d’honneurOrdre : chevalier, sans date publique.Wikipédia : décret du 9 décembre 1955.Chevalier certain ; date du 9 décembre 1955 laissée comme information secondaire à confirmer.
Presidential Unit CitationOrdre la mentionne parmi les distinctions.Nature même de la distinction : citation collective américaine.Mentionnée comme citation d’unité, sans la transformer en décoration individuelle nominative.
SépultureOrdre : inhumé à Nice.Site spécialisé : carré 3 mais avec état civil erroné.Nice certain ; localisation « carré 3 » seulement à vérifier.

Sources consultées le 2 octobre 2026

Ordre de la Libération. La notice « Laurent BOVIS » a fourni le parcours avant-guerre, la campagne de Norvège, l’engagement dans la France libre, le matricule FFL n° 5, Dakar, l’Érythrée, Keren, la Syrie, Bir Hakeim, la Tunisie, le 13e Bataillon du Génie, les campagnes de la 2e DB, la carrière après-guerre, le décès et les principales décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/laurent-bovis

Ordre de la Libération. L’inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B, a confirmé le dossier 1 A 140, l’ampliation du décret du 19 novembre 1945, la carte de Compagnon n° 874, le dossier GR 16 P 86177, l’acte d’engagement FFL du 25 août 1940 et plusieurs pièces de ses états de services.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française. La base a confirmé l’identité Laurent Antoine BOVIS, la naissance le 22 octobre 1912 à Nice, les alias Boris et Larkoff, le décret du 24 avril 1946, le Journal officiel du 17 mai 1946 et la cote 1O8685.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies

SAMLHOC. La liste documentée des titulaires de l’Ordre de la Libération a confirmé l’identité Laurent Antoine BOVIS et le décret du 17 novembre 1945.
https://www.samlhoc.fr/phaleristique/ordres-chevalerie/ordre_liberation_compagnons/

1re DFL — Le Blog. La liste des Compagnons de la 1re DFL a confirmé Laurent BOVIS parmi les personnels du Génie, avec le grade d’adjudant-chef et l’attribution de la Croix de la Libération.
https://www.1dfl-le-blog.fr/view/compagnons-2/?pagenum=3

Theatrum Belli. La notice commémorative publiée en mars 2026 a permis de recouper le parcours militaire de Laurent BOVIS de la Norvège à la 2e DB puis son service en Indochine, en Algérie et au 10e Régiment du Génie.
https://theatrum-belli.com/in-memoriam-capitaine-laurent-bovis-compagnon-de-la-liberation-decede-le-19-mars-1963/

Wikipédia. La notice développée « Laurent Bovis » a été consultée conformément au protocole ; elle a permis de contrôler certains éléments secondaires, notamment la date proposée pour sa nomination comme chevalier de la Légion d’honneur. Les informations non confirmées par une source institutionnelle ont été signalées comme telles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Bovis

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