La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BETBÈZE Antonin Alexis Jean Servin alias Alexis Domingot,

Antonin Alexis Jean Servin BETBÈZE, alias Alexis Domingot, né le 6 septembre 1910 à Juillan (Hautes-Pyrénées), mort le 2 février 1993 à Nice (Alpes-Maritimes), Français, officier des troupes coloniales puis des Forces françaises libres, évadé de captivité, parachutiste du 2e RCP/SAS, capitaine à la fin de la guerre puis colonel de l’armée de l’Air, Compagnon de la Libération par décret du 26 septembre 1945. Une anomalie affecte toutefois la notice actuelle de l’Ordre : son cartouche affiche le 5 septembre 1910, tandis que le corps de la biographie, la base institutionnelle de la Médaille de la Résistance et la documentation communale fondée sur l’état civil donnent le 6 septembre 1910, date retenue ici.

Jeunesse et formation

Issu d’une famille de cultivateurs de Juillan, Antonin Betbèze obtient le baccalauréat et envisage d’abord une carrière dans la marine marchande. Après son service militaire accompli entre 1931 et 1933, il choisit cependant la carrière des armes et s’engage en avril 1934 au 6e Régiment de tirailleurs sénégalais. Il sert trois ans au Maroc, successivement comme caporal puis sergent.

Admis en 1938 à l’École des élèves officiers de Saint-Maixent, il devient officier. Le 28 août 1939, à la veille de la guerre, il est affecté au 6e Régiment d’infanterie coloniale et combat dès le 3 septembre dans le secteur de la Warndt.

Engagement dans la Résistance

En mai-juin 1940, le sous-lieutenant Betbèze participe à la campagne de France. Le 12 juin, dans l’Aisne, sa section encerclée et très éprouvée résiste plusieurs heures aux attaques allemandes. Il poursuit le combat jusqu’au corps à corps afin de favoriser le décrochage de son bataillon, avant d’être capturé.

Prisonnier à l’Oflag II-D, il tente à plusieurs reprises de s’évader. L’Ordre de la Libération comptabilise six tentatives avant l’évasion réussie, en août 1942, d’un camp de représailles situé en Haute-Silésie. Revenu clandestinement en France, il prend contact avec des organisations de Résistance.

Arrêté par la Gestapo le 11 mars 1943, après une dénonciation, il parvient dès le lendemain à s’évader à Toulouse au cours de son transfert vers Compiègne. Il gagne ensuite les Pyrénées et l’Espagne, où il est de nouveau emprisonné en avril 1943.

Appartenance à un réseau ou mouvement

La documentation consultée ne permet pas d’attribuer avec suffisamment de précision à Antonin Betbèze une appartenance durable à un mouvement déterminé de la Résistance intérieure pendant les quelques mois séparant son retour d’Allemagne de son passage en Espagne. L’Ordre de la Libération indique seulement qu’il se met en rapport avec des « groupements de Résistance ». Il serait donc imprudent de lui attribuer un réseau précis sans pièce supplémentaire.

Après son évasion d’Espagne, il rejoint Alger le 4 novembre 1943 puis est affecté au BCRA sous l’identité d’Alexis Domingot. Il arrive en Grande-Bretagne en janvier 1944 et se porte volontaire pour les parachutistes. Son unité combattante principale devient le 2e Régiment de chasseurs parachutistes, formation française SAS.

Missions et actions

L’itinéraire de Betbèze est d’abord marqué par les évasions. Après sa sortie de captivité allemande, sa nouvelle arrestation par la Gestapo et son évasion à Toulouse, il franchit les Pyrénées. Emprisonné en Espagne, il parvient finalement à s’en évader le 1er novembre 1943 ; trois jours plus tard, il rejoint Alger. Les archives signalées par le Mémorial des parachutistes conservent notamment son engagement FFL sous son identité clandestine.

Son entraînement parachutiste en Grande-Bretagne manque de lui être fatal : le 4 mars 1944, pendant un saut de nuit, son parachute fonctionne mal et il se fracture la colonne vertébrale. Encore insuffisamment rétabli, il fait retirer son plâtre et rejoint le 2e RCP en Bretagne le 5 août 1944, en profitant d’un convoyage aérien de jeeps.

En Bretagne, il commande neuf hommes utilisant trois jeeps de combat et attaque le poste allemand de DCA de Saint-Symphorien, dans le Morbihan. Il mène ensuite plusieurs patrouilles offensives, notamment dans le secteur de Ploërmel.

À la fin d’août 1944, il rejoint le groupe du colonel Rémy lors de la libération de Paris. Sa mission comprend l’occupation de l’Hôtel Majestic, siège du commandement militaire allemand en France, et la récupération des archives allemandes. En septembre, il commande pour l’armée américaine des patrouilles de reconnaissance entre Autun et Chalon-sur-Saône.

Devenu adjoint au commandant du 2e RCP, il participe ensuite aux combats des Ardennes, en décembre 1944 et janvier 1945. Il y est blessé lorsqu’une mine explose au passage de sa jeep le 24 janvier 1945.

Le 7 avril 1945, pendant l’opération Amherst, il est parachuté aux Pays-Bas. Ayant appris l’existence près de Westerbork d’un poste de commandement de la Feldgendarmerie allemande chargé de la lutte contre les parachutistes, il attaque en plein jour avec une vingtaine d’hommes. Le poste et sa station radio sont détruits ; l’officier général allemand qui le commande et plusieurs membres de son état-major sont tués. Betbèze réussit ensuite à ramener son détachement et ses blessés.

Arrestation / évasion / déportation

Cette rubrique constitue un élément central de sa biographie. Fait prisonnier en juin 1940, Betbèze est détenu notamment à l’Oflag II-D. Après de multiples tentatives infructueuses, il réussit son évasion en 1942.

Revenu en France, il est arrêté par la Gestapo le 11 mars 1943 puis s’évade le lendemain pendant son transfert, à Toulouse. Il franchit ensuite les Pyrénées mais est arrêté en Espagne en avril. Après plusieurs mois de détention, il réussit finalement à retrouver la liberté le 1er novembre 1943 et rejoint Alger.

Il n’a donc pas été déporté dans un camp de concentration : son parcours relève successivement de la captivité comme prisonnier de guerre, de l’arrestation par la Gestapo, puis de l’internement en Espagne.

Camarades de combat

Au sein du 2e RCP/SAS, Betbèze appartient à une unité qui compte plusieurs autres Compagnons de la Libération, parmi lesquels Pierre-Louis Bourgoin, Michel de Camaret, Michel Legrand, René Lesecq, Louis Mairet, Pierre Puech-Samson et André Varnier. Cette appartenance commune ne permet toutefois pas, à elle seule, de conclure à une proximité personnelle avec chacun d’eux.

À Paris, son action est directement associée à Gilbert Renault, dit colonel Rémy, auprès duquel il est affecté pour les opérations concernant notamment l’Hôtel Majestic et les archives allemandes.

Retour à la vie civile

La fin des hostilités ne signifie pas pour Antonin Betbèze un retour immédiat à une vie ordinaire. Gravement éprouvé par ses blessures, il reçoit pendant environ une année des soins, puis bénéficie d’un congé de longue durée. Il publie en 1946 le récit Qui ose gagne, consacré à son expérience de guerre et d’évasion.

Il est réintégré en 1953 dans l’armée de l’Air. Commandant en 1954, il prend la tête de la base-école de Caen et exerce des responsabilités dans la formation des élèves officiers de réserve et des fusiliers de l’Air. Promu lieutenant-colonel, il commande en 1960 la base aérienne d’Alger, puis sert à l’état-major de l’Air en Algérie à partir de 1962 et à la 4e Région aérienne à Aix-en-Provence.

En 1965, il commande la base aérienne française de Lahr, en Allemagne, et achève sa carrière avec le grade de colonel. Il meurt à Nice le 2 février 1993 ; ses obsèques et son inhumation ont lieu dans son village natal de Juillan.

Décorations

Commandeur de la Légion d’honneur. Source : Ordre de la Libération. Le grade de commandeur est explicitement attesté. Le fonds 1 A 91 conserve notamment les pièces relatives à sa nomination initiale comme chevalier en 1944.

Compagnon de la Libération. Source : Ordre de la Libération. Attribution par décret du 26 septembre 1945. Le fonds 1 A 91 conserve le mémoire de proposition et le décret d’attribution.

Croix de guerre 1939-1945 avec six citations. Source : Ordre de la Libération. La décoration et le total de six citations sont explicitement attestés.

Croix de la Valeur militaire avec une citation. Source : Ordre de la Libération. Une citation est expressément indiquée.

Médaille de la Résistance française. Source : Ordre de la Libération. Attribution par décret du 26 mars 1945, publié au Journal officiel du 30 mars 1945. Dossier individuel 1O5441.

Médaille des Évadés. Source : Ordre de la Libération. La distinction est expressément attestée et correspond à un parcours comportant plusieurs évasions de captivité ou de détention.

Médaille des Blessés. Source : Ordre de la Libération. La décoration est explicitement attestée.

Médaille de l’Aéronautique. Source : Ordre de la Libération. La distinction est explicitement attestée.

Croix du combattant volontaire 1939-1945. Source : Ordre de la Libération. La décoration est explicitement attestée.

Croix du combattant volontaire de la Résistance. Source : Ordre de la Libération. La décoration est explicitement attestée.

Croix du combattant 1939-1945. Source : Ordre de la Libération. La décoration est explicitement attestée.

Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre. Source : Ordre de la Libération. La décoration est explicitement attestée.

Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord. Source : Ordre de la Libération. La distinction est explicitement attestée.

Distinguished Service Order (Royaume-Uni). Source : Ordre de la Libération. Cette décoration britannique est expressément attestée.

Medal of Freedom (États-Unis). Source : Ordre de la Libération. Cette décoration américaine est explicitement attestée ; le fonds 1 A 91 conserve une citation relative à son attribution.

Croix de guerre néerlandaise. Source : Ordre de la Libération. Une décoration néerlandaise sous cette désignation figure dans la liste institutionnelle ; le fonds 1 A 91 mentionne également une lettre de 1951 concernant l’attribution d’une « croix de bronze » de la reine Juliana. L’intitulé exact doit être contrôlé sur la pièce originale avant toute assimilation définitive.

Mérite militaire portugais. Source : Ordre de la Libération. La décoration portugaise est attestée ; le fonds 1 A 91 conserve une note de 1960 relative à son attribution.

Lieux de mémoire

Juillan, son village natal, demeure le principal lieu de mémoire d’Antonin Betbèze. Il y est inhumé dans le caveau familial. La commune lui consacre une importante présentation historique fondée notamment sur l’état civil et des archives familiales. Une place de Juillan porte son nom.

L’Oflag II-D rappelle sa captivité et ses multiples tentatives d’évasion. Les associations mémorielles consacrées au camp le comptent parmi les officiers évadés devenus Compagnons de la Libération.

La Bretagne — notamment Saint-Symphorien et Ploërmel —, Paris, les Ardennes et Westerbork aux Pays-Bas jalonnent ensuite son parcours combattant de 1944-1945.

La promotion OSC 2019 de l’École de l’air et de l’espace a également reçu le nom d’Antonin Betbèze, inscrivant sa mémoire dans la formation des officiers de l’armée de l’Air.

Références bibliographiques

Qui ose gagne, Antonin Betbèze, Éditions du C.E.P., 1946. Témoignage publié par Betbèze lui-même immédiatement après la guerre. Il constitue une source de première main particulièrement importante pour sa captivité, ses évasions et son parcours combattant, mais doit naturellement être confronté aux archives administratives et militaires.

1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence permettant de replacer Betbèze parmi les Compagnons de la Libération.

Les Compagnons de l’Aube, Guillaume Piketty, Paris, Textuel, 2014, 442 p. Ouvrage de contextualisation sur les engagements et les itinéraires des Compagnons.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Paris, Éditions Elytis, 2023. Référence biographique récente permettant de confronter le parcours de Betbèze aux fonds de l’Ordre de la Libération.

Références internet

Ordre de la Libération — Notice institutionnelle détaillée d’Antonin Betbèze, source principale pour son parcours militaire et résistant, ses évasions, le 2e RCP, les campagnes de 1944-1945, sa carrière d’après-guerre et ses décorations. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/antonin-betbeze

Ordre de la Libération — Inventaire des archives des Compagnons — Instrument identifiant le dossier 1 A 91 et le dossier SHD GR 16 P 56759, avec description des pièces conservées sur l’état civil, les décorations et les services. https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — Médaille de la Résistance française — Base institutionnelle identifiant Antonin Alexis Jean Servin Betbèze, né le 6 septembre 1910 à Juillan, médaillé par décret du 26 mars 1945 et titulaire du dossier 1O5441. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies?page=8

Commune de Juillan — Étude biographique locale particulièrement développée, utilisant notamment l’état civil, la documentation familiale et les souvenirs relatifs à sa captivité. https://www.juillan.fr/vie-locale/juillan-son-histoire/

Mémorial des Parachutistes FFL et SAS — Documentation sur Betbèze au 2e RCP/SAS, avec références aux documents du SHD, notamment GR 16 P 56759 et les archives relatives à son engagement FFL sous pseudonyme. https://www.parachutistesfflsas.fr/article14.html

Françaislibres.net — Fiche d’Antonin Alexis Jean Servin Betbèze, utile pour confronter les dates de passage en Espagne, de détention, d’arrivée à Alger et d’engagement dans la France libre ainsi que la cote GR 16 P 56759. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=55397

Wikipédia — Article développé consacré à Antonin Betbèze, consulté comme source secondaire conformément au protocole et confronté aux sources institutionnelles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonin_Betb%C3%A8ze

Dossier d’homologation consulté

Le Service historique de la Défense conserve le dossier GR 16 P 56759 — BETBEZE Antonin. Cette cote est explicitement donnée dans l’inventaire des archives des Compagnons de la Libération et corroborée par la documentation du Mémorial des parachutistes FFL-SAS et de Françaislibres.net.

Le fonds de l’Ordre de la Libération conserve en outre 1 A 91 — BETBÈZE Antonin. L’instrument décrit notamment le mémoire de proposition pour la Croix de la Libération, le décret, un extrait d’acte de naissance, des pièces relatives à la Légion d’honneur et aux décorations étrangères, des attestations FFL et des états de services.

Le dossier de la Médaille de la Résistance française est 1O5441 ; la base institutionnelle confirme le nom complet Antonin Alexis Jean Servin Betbèze, la naissance le 6 septembre 1910 à Juillan et le décret du 26 mars 1945.

Les dossiers physiques originaux GR 16 P 56759, 1 A 91 et 1O5441 n’ont pas été matériellement dépouillés pour la présente notice. Leurs cotes et certaines descriptions de contenu ont été vérifiées dans les instruments numériques ; il n’est donc pas prétendu ici avoir consulté directement chacune des pièces originales.

Observations

Une divergence notable affecte la date de naissance. Le cartouche actuel de l’Ordre de la Libération affiche le 5 septembre 1910, mais le corps de sa propre biographie donne le 6 septembre. La base institutionnelle de la Médaille de la Résistance donne également le 6 septembre, tout comme la documentation de la commune de Juillan fondée sur l’état civil. Le 6 septembre 1910 est donc retenu.

L’article Wikipédia affiche pour sa part le 7 septembre 1910, tandis que certaines sources de presse locale comportent encore d’autres coquilles. Ces données secondaires sont écartées devant la concordance de l’état civil local, de la base de la Médaille de la Résistance et du corps de la notice institutionnelle.

Une autre petite divergence concerne la documentation de la Croix de la Libération : la notice publique donne un décret du 26 septembre 1945, tandis que l’inventaire 1 A 91 décrit un « décret (16/09/1945) ». La date du 26 septembre est celle retenue par la base institutionnelle publique ; la pièce originale du dossier 1 A 91 devrait être examinée pour déterminer si « 16/09 » résulte d’une erreur d’inventaire ou correspond à une étape administrative distincte.

Enfin, les sources varient dans le détail des dates de sa première grande évasion : l’Ordre situe l’évasion réussie d’un camp de représailles en août 1942, tandis que certaines sources mémorielles donnent d’autres jalons. En l’absence de dépouillement direct du dossier de captivité, la formulation institutionnelle est conservée.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A : La notice repose sur plusieurs ensembles institutionnels et archivistiques concordants : biographie de l’Ordre de la Libération, dossier de Compagnon 1 A 91, dossier d’homologation SHD GR 16 P 56759, dossier de Médaille de la Résistance 1O5441 et documentation locale fondée sur l’état civil. L’identité, la captivité, les évasions, le passage en Espagne, le ralliement à la France libre, l’alias Alexis Domingot, le service au 2e RCP/SAS, les campagnes de Bretagne, Paris, Ardennes et Hollande ainsi que la carrière postérieure sont solidement établis. Les divergences résiduelles portent essentiellement sur quelques dates d’indexation ou de transcription et sont explicitement isolées.

Chronologie

DateÉvénement
6 septembre 1910Naissance à Juillan ; date retenue après confrontation des sources.
1931-1933Service militaire.
Avril 1934Engagement au 6e Régiment de tirailleurs sénégalais.
1934-1937Service au Maroc ; caporal puis sergent.
1938Admission à l’École des élèves officiers de Saint-Maixent.
28 août 1939Affectation au 6e RIC.
3 septembre 1939Premiers combats dans la Warndt.
12 juin 1940Combat dans l’Aisne ; capturé après la destruction de sa section.
1940-1942Captivité, notamment à l’Oflag II-D ; tentatives répétées d’évasion.
Août 1942Évasion réussie d’un camp de représailles en Haute-Silésie selon l’Ordre de la Libération.
11 mars 1943Arrestation par la Gestapo.
12 mars 1943Évasion à Toulouse pendant son transfert vers Compiègne.
Avril 1943Passage en Espagne puis emprisonnement.
1er novembre 1943Évasion de détention en Espagne.
4 novembre 1943Arrivée à Alger.
Novembre 1943Affectation au BCRA sous le nom d’Alexis Domingot.
Janvier 1944Arrivée en Grande-Bretagne ; volontaire pour les parachutistes.
4 mars 1944Grave accident lors d’un saut de nuit ; fracture de la colonne vertébrale.
5 août 1944Rejoint le 2e RCP en Bretagne malgré une convalescence inachevée.
Août 1944Opérations à Saint-Symphorien et Ploërmel.
Fin août 1944Participe à la Libération de Paris et à l’occupation de l’Hôtel Majestic.
Septembre 1944Patrouilles de reconnaissance entre Autun et Chalon-sur-Saône pour l’armée américaine.
Décembre 1944-janvier 1945Combats des Ardennes.
24 janvier 1945Blessé par l’explosion d’une mine sous sa jeep.
26 mars 1945Médaille de la Résistance française.
7 avril 1945Parachuté aux Pays-Bas lors de l’opération Amherst ; attaque du PC allemand près de Westerbork.
26 septembre 1945Nommé Compagnon de la Libération.
1946Publication de Qui ose gagne.
1953Réintégration dans l’armée de l’Air.
1954Commande la base-école de Caen.
1960Commande la base aérienne d’Alger.
1962Affectation à l’état-major de l’Air en Algérie puis à la 4e Région aérienne.
1965Commande la base aérienne de Lahr ; termine sa carrière colonel.
2 février 1993Décès à Nice ; obsèques et inhumation à Juillan.

Tableau des divergences entre sources

ÉlémentSourceDonnéeAppréciation
NaissanceCartouche Ordre de la Libération5 septembre 1910Contradiction interne avec le corps de la notice.
NaissanceCorps de la notice Ordre6 septembre 1910Concorde avec d’autres sources institutionnelles.
NaissanceBase Médaille de la Résistance6 septembre 1910Donnée institutionnelle retenue.
NaissanceCommune de Juillan / état civil6 septembre 1910Confirme la date retenue.
NaissanceWikipédia7 septembre 1910Écartée devant les sources institutionnelles et d’état civil.
Croix de la LibérationNotice publique de l’Ordre26 septembre 1945Date retenue.
Croix de la LibérationInventaire 1 A 9116 septembre 1945Divergence d’inventaire à contrôler sur le décret original.
Évasion de captivité allemandeOrdre de la LibérationAoût 1942Donnée retenue faute de consultation directe du dossier de captivité.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Notice institutionnelle d’Antonin Betbèze. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/antonin-betbeze

Ordre de la Libération — Inventaire des archives des Compagnons — Dossier 1 A 91 et référence complémentaire SHD GR 16 P 56759. https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — Médaille de la Résistance française — Identification du dossier 1O5441 et du décret du 26 mars 1945. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies?page=8

Commune de Juillan — Documentation historique locale sur Antonin Betbèze, comprenant notamment les données d’état civil et son parcours de captivité. https://www.juillan.fr/vie-locale/juillan-son-histoire/

Mémorial des Parachutistes FFL et SAS — Documentation consacrée à son parcours au 2e RCP/SAS et références aux fonds du SHD. https://www.parachutistesfflsas.fr/article14.html

Françaislibres.net — Fiche Antonin Alexis Jean Servin Betbèze et références archivistiques. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=55397

Wikipédia — Article développé « Antonin Betbèze », consulté comme source secondaire et confronté aux sources institutionnelles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonin_Betb%C3%A8ze

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