La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BARLIER Maurice Charles Émile

Émile BARLIER, né le 9 septembre 1905 à Saint-Dié (Vosges), mort le 29 août 1941 au Mont-Valérien (Suresnes, Hauts-de-Seine)

Maurice Charles Émile Barlier grandit dans les Vosges puis s’établit comme agent commercial. À la veille de la guerre, il travaille pour la conserverie Amieux à Nantes. Marié et père de quatre enfants, il met son réseau professionnel et sa mobilité au service d’activités patriotiques dès 1940.

À l’été-automne 1940, il rejoint auprès d’Honoré d’Estienne d’Orves et du Néerlandais Jan Doornik la mise en place d’un service de renseignement clandestin en liaison avec Londres, connu sous le nom de réseau « Nemrod ».

 Il assure des liaisons, des contacts et des missions d’implantation, notamment dans l’Ouest. En décembre 1940, une mission dite « Mansion-Barlier » vise l’implantation en France d’un dispositif de transmissions et de collecte d’informations au profit de la France libre.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Réseau Nemrod (France libre – BCRA), en liaison avec la Royal Navy et les services alliés ; engagement documenté par l’Ordre de la Libération et par le Musée de la Résistance en ligne.

Missions et actions

Entre fin 1940 et janvier 1941, il contribue à l’organisation des liaisons, des points de chute et du maillage d’informateurs.

Arrestation / évasion / déportation

Le 22 janvier 1941, il est arrêté à Nantes dans la vague de filatures et d’interpellations qui frappe le réseau après la trahison de l’agent double Alfred Gaessler. Incarcéré, il est déféré devant le tribunal du Grand Quartier Général allemand.

Condamné à mort par la justice militaire allemande le 13 mai 1941 pour « espionnage », il est exécuté par fusillade au Mont-Valérien le 29 août 1941, avec Honoré d’Estienne d’Orves et Jan Doornik.

Son corps est d’abord inhumé au cimetière d’Ivry, puis transféré à Saint-Dié après la Libération.

Il est reconnu « Mort pour la France ».

Camarades de combat

Honoré d’Estienne d’Orves, chef de mission ; Jan DOORNIK, agent néerlandais allié ; Jacques MANSION, officier de la France libre engagé dans les premières missions de 1940-1941 en lien avec Nemrod.

Décorations

  • Médaille de la Résistance française avec rosette, à titre posthume, par décret du 3 août 1946.
  • Chevalier de la Légion d’honneur, à titre posthume (mention confirmée par l’Ordre de la Libération ; date de décret non retrouvée au Journal officiel lors de cette vérification).

Lieux de mémoire

Nom gravé au Mémorial de la France combattante, Mont-Valérien (Suresnes). Rue « Lieutenant-Maurice-Barlier » à Nantes, baptisée en 1967.

Références bibliographiques

  • Les réseaux de résistance de la France combattante. Dictionnaire historique, Stéphane Longuet, Sébastien Albertelli, Jean-Marc Berlière, Service historique de la Défense / Economica, 2013. Ouvrage de référence présentant les réseaux de la France combattante, dont Nemrod. Les notices consacrées aux réseaux, aux agents et aux missions éclairent l’engagement de Barlier et la chronologie de la répression de 1941.
  • Histoire de la Résistance 1940-1945, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013. Synthèse récente qui replace les premiers réseaux et les missions de renseignement de 1940-1941 dans l’évolution de la Résistance intérieure et extérieure, utile pour comprendre le rôle de Nemrod et la portée symbolique des exécutions du 29 août 1941.
  • La Vie exemplaire d’Honoré d’Estienne d’Orves, Pierre de Bénouville, Plon, 1947 (rééd.). Biographie classique du chef de mission ; la narration des opérations et de l’arrestation met en contexte l’action de ses compagnons, dont Barlier et Doornik.

Références internet

  • Ordre de la Libération – Maurice Barlier. Notice biographique officielle : état civil, engagement au sein de Nemrod, arrestation, condamnation, exécution et décorations posthumes.
    URL : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/maurice-barlier
  • Musée de la Résistance en ligne – Maurice Barlier. Notice biographique illustrant le parcours professionnel à Nantes, l’entrée en Résistance, l’arrestation et la condamnation.
    URL : https://museedelaresistanceenligne.org/media10406-Maurice-Barlier
  • Maitron – Dictionnaire des fusillés – BARLIER Maurice, Émile, Charles. Notice scientifique détaillant l’arrestation, la procédure allemande, l’exécution et la mémoire locale, avec mention de la rue nantaise.
    URL : https://fusilles-40-44.maitron.fr/barlier-maurice-emile-charles/
  • Musée de la Résistance en ligne – Mission “Mansion-Barlier”, décembre 1940. Ressource contextualisant la mission et les premiers dispositifs de renseignement.
    URL : https://museedelaresistanceenligne.org/media7405-Mission-Mansion-Barlier-decembre-1940
  • Mont-Valérien – Dépliant du mémorial (liste des fusillés 1941-1944). Document de médiation mentionnant l’exécution du 29 août 1941.
    URL :
  • Dossier d’homologation cote SHD GR 16 P 33592 Avertissement homonymie : l’agent est parfois appelé « Émile Barlier » dans certaines ressources ; l’état civil complet est « Maurice Charles Émile Barlier ».

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024