Jacques Augustin André BARATTE, alias Jacquet, est né à Paris le 2 février 1898, fils de Paul Baratte (inspecteur général des ponts et chaussées originaire de Lorraine, directeur du service des eaux de Paris) et de Madeleine Tenting.
Il grandit à Paris aux abords du Lycée Janson-de-Sailly, obtient un baccalauréat en sciences et lettres puis suit des classes préparatoires en mathématiques spéciales, interrompues par la mobilisation en 1917
Mobilisé en avril 1917 à l’École militaire de Fontainebleau, il en sort aspirant en décembre et combat comme officier d’artillerie en 1918 (Champagne, Oise). Blessé et amputé d’un doigt, il reçoit la Croix de guerre 1914‑1918 avec deux citations
Après une carrière civile fructueuse (ingénieur‑chef, cofondateur d’une entreprise de caoutchouc à Puteaux), BARATTE est mobilisé à nouveau en 1939 comme capitaine au 13e régiment d’artillerie (RAD). Fait prisonnier en 1940, interné à Montereau, il est libéré pour raison médicale en août 1941
Dès 1941, il fonde avec d’anciens camarades le Groupement Résistance du 13e RAD, orienté vers l’aide aux évadés, faux-papiers, hébergement clandestin, camouflage, imprimerie, financements. Il rejoint l’OCM (Organisation civile et militaire) et les FFI.
Motivé par le sens du devoir, la protection laïque des réfractaires et son expérience militaire, il engage ses compétences au service de la France libre.
Missions et actions
– 1941-44 : hébergement, faux-papiers, aides financières, impression clandestine, passage en zone libre.
– Août 1944, libération de Paris : combat à Neuilly-sur-Seine avec son groupe, prise de ~600 prisonniers allemands aux côtés de la 2e DB
– Septembre–novembre 1944 : promu chef de bataillon FFI, participe à la libération de Metz (21 novembre 1944)
– Début 1945 : forme et commande un groupe d’artillerie FFI constitué de maquisards de Dordogne (régiment Z), engagé dans la réduction des poches atlantiques (Ferrières, Royan, île d’Oléron – passage Seudre)
Camarades de combat
– Collaborateurs du 13e RAD (anciens camarades d’école centrale)
– Son associé Roger Pincet, arrêté en 1941 et mort en déportation
– Membres du groupe d’artillerie FFI « régiment Z », liés aux maquis de Dordogne
Retour à la vie civile
Après la guerre, il réoriente son entreprise (Pincet‑Baratte) vers le caoutchouc industriel.
Il est promu colonel de réserve (1955), colonel honoraire (1960), commandeur de la Légion d’honneur (1961), et occupe des responsabilités dans le syndicat professionnel du caoutchouc. Il dirige le SNCP (1964‑66) et siège aux conseils d’administration d’établissements industriels.
Décorations
- Légion d’honneur : chevalier (1939), officier (juin 1945), commandeur (janv. 1961)
- Croix de guerre 1914‑1918 (2 citations)
- Croix de guerre 1939‑1945 (6 citations dont 2 à l’ordre de l’armée)
- Médaille de la résistance française par décret du 11 Mars 1947 JO 27 Mars 1947 source ordre de la libération
- Croix des services militaires volontaires,
- Médaille de la blessure (une blessure),
- Silver Star (USA)
- Côte du dossier : 1O2609
Bibliographie
– La thèse Martin Patrick, La Résistance dans la Drôme (2002) – contexte réseau OCM, Groupement RAD – source mentionne Baratte indirectement.
– Ouvrages collectifs sur l’OCM ou les FFI du 13e RAD (non identifiés précisément).
Références internet
– Wikipedia – Jacques Baratte : notice biographique complète ; détail sur fonctions et décorations museedelaresistanceenligne.org+1fr.wikipedia.org+1.
– Genially – Travail sur un Résistant (Foucault‑Huet) : synthèse de sa carrière, engagement et famille view.genially.com.
– Wikipedia – Liste de résistants en France : mention de ses décorations, Groupement et OCM historycollection.com+6fr.wikipedia.org+6fr.wikipedia.org+6.
