La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BAPST Pierre Aloise Charles Marie

Pierre BAPST, né le 10 janvier 1920 à Strasbourg (Bas-Rhin, France), mort le 3 janvier 1994 à Colmar (Haut-Rhin, France)

Pierre Bapst est encore étudiant en médecine lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Incorporé à la 11e section d’infirmiers militaires le 9 juin 1940, il est rapidement fait prisonnier. Il passe six mois en captivité avant de s’évader le 15 décembre 1940. Son profil de jeune médecin militaire volontaire est au cœur de son parcours.

Après son évasion, Pierre Bapst gagne Marseille puis Damas, où il rejoint les Forces françaises libres pendant la campagne de Syrie, avant de signer son acte d’engagement officiel le 24 juillet 1941. Dans son cas, comme pour d’autres volontaires de la France libre passés par les unités combattantes extérieures, l’engagement résistant se confond avec l’engagement militaire gaulliste dans les FFL.

La notice officielle le rattache clairement aux Forces françaises libres, puis à la 13e demi-brigade de Légion étrangère comme médecin aspirant. Je retiens donc une appartenance aux FFL, plus précisément à la 13e DBLE, sans inventer d’affiliation à un réseau intérieur qui n’est pas confirmée par les sources consultées.

Missions et actions

Affecté à la 13e DBLE à la fin d’octobre 1941, Pierre Bapst participe à la campagne de Libye. Il s’illustre pendant la bataille de Bir Hakeim, où la notice officielle indique qu’il reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze. Mémoire Vive de la Résistance le mentionne, dans un article sur Bir Hakeim, comme assistant le médecin commandant Jean Vialard-Goudou pour organiser le transbordement des blessés après la sortie du camp retranché. Cette mention contextuelle, jointe à la notice officielle, permet de souligner son rôle médical sous le feu.

Son unité prend ensuite part à la seconde bataille d’El Alamein, puis à la campagne de Tunisie, avant de quitter ce théâtre en avril 1944 pour la campagne d’Italie. Nommé médecin-lieutenant, il participe ensuite au débarquement de Provence, à la libération du territoire, puis aux combats d’Alsace. Ce parcours est entièrement porté par la notice officielle de l’Ordre de la Libération.

Arrestation / évasion / déportation

Sa captivité de guerre en 1940 puis son évasion du 15 décembre 1940 sont clairement attestées par la notice officielle.

Camarades de combat

Le nom le plus directement documenté est celui du médecin commandant Jean Vialard-Goudou, auquel Pierre Bapst est associé lors de Bir Hakeim dans l’article de Mémoire Vive de la Résistance. La notice officielle permet aussi de le replacer dans la 13e DBLE et l’environnement de la 1re DFL, mais sans détailler ici davantage ses compagnons immédiats.

Retour à la vie civile

Les sources consultées dans cette passe ne donnent pas de développement substantiel sur la carrière civile ou hospitalière de Pierre Bapst après 1945. On sait en revanche qu’il survit à la guerre, meurt à Colmar en 1994 et demeure une figure mémorielle des Français libres.

Décorations

  • Médaille de la Résistance française par décret du 31 mars 1947, JO du 13 juillet 1947. Source ordre de la Libération.
  • Légion d’honneur 10 janvier 1945.
  • Croix de guerre avec étoile de bronze est explicitement mentionnée par la notice officielle au titre de Bir Hakeim.
  •  Côte du dossier : 1O2537

Lieux de mémoire

Nous n’avons pas retrouvé, dans cette recherche, de rue, place, plaque ou établissement portant son nom avec une sécurité suffisante pour publication.

Références bibliographiques

Ouvrages sur Bir Hakeim et la 1re Division française libre, historiographie militaire, divers auteurs et éditeurs. Ces ouvrages permettent de replacer Pierre Bapst dans le contexte de la médecine de guerre des FFL, de la bataille de Bir Hakeim et des campagnes successives de la 1re DFL. Le lecteur y trouvera les conditions d’exercice du service de santé sous le feu, l’évacuation des blessés et la dureté des combats de Libye, d’Égypte, de Tunisie, d’Italie et de France. Ils sont particulièrement utiles pour restituer le cadre opérationnel de son action.

Ouvrages sur les médecins de la France libre, études mémorielles et militaires, divers auteurs et éditeurs. La figure de Pierre Bapst gagne à être comparée à celle d’autres médecins volontaires des FFL. Ces travaux permettent de comprendre la place du service de santé dans la France libre, le rôle des médecins de bataillon et la valeur militaire accordée à des actes de dévouement accomplis en première ligne. Ils donnent aussi un contexte familial intéressant, puisque le père et la mère de Pierre Bapst sont eux aussi engagés du côté de la France libre selon la notice officielle.

Références internet

L’Ordre de la Libération et son musée La notice officielle est la source principale pour l’état civil, la captivité de 1940, l’évasion, l’engagement dans les FFL, la 13e DBLE, Bir Hakeim, les campagnes successives et les décorations confirmées. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/pierre-aloise-charles-marie-bapst

Mémoire Vive de la Résistance Le site ne présente pas de fiche nominative individuelle identifiée pour Pierre Bapst dans cette recherche, mais le mentionne dans un article détaillé sur Bir Hakeim, ce qui apporte un recoupement utile sur son activité médicale pendant la sortie du camp. https://mvr.asso.fr/la-bataille-de-bir-hakeim-premiere-victoire-de-la-france-libre-par-medecin-en-chefh-bernard-francois-michel-president-de-la-mvr/

Les Français Libres Cette base apporte un recoupement utile sur la date et le lieu du décès, ainsi qu’une synthèse mémorielle de son parcours de médecin FFL. Elle complète, sans la remplacer, la notice officielle de l’Ordre de la Libération. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=53275

Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD

Oui pour le signalement du dossier. Le répertoire SHD des résistants donne GR 16 P 30619 sous la forme Pierre Charles, né le 10 janvier 1920 à Strasbourg. La notice de l’Ordre de la Libération donne la cote 1O2537 pour le dossier de médaille de la Résistance.

Observations

Le dossier est solide sur l’état civil, la captivité et l’évasion de 1940, l’engagement FFL, l’affectation à la 13e DBLE, Bir Hakeim, les campagnes ultérieures et les décorations principales. Le point qui exige prudence est la forme des prénoms dans le répertoire SHD, abrégée par rapport à la notice officielle ; compte tenu de la concordance parfaite du reste de l’état civil, j’ai retenu qu’il s’agissait bien du même homme. La contradiction principale porte sur le deuxième prénom. La notice de l’Ordre de la Libération donne Pierre Aloise Charles Marie Bapst, tandis que le répertoire SHD des résistants donne Pierre Charles, né le même jour à Strasbourg. Compte tenu de la parfaite concordance de la date et du lieu de naissance, il s’agit très probablement du même homme avec une forme abrégée dans le répertoire SHD. J’ai retenu la forme complète de la notice officielle, plus développée, en signalant la réduction des prénoms dans le répertoire SHD.

Sources consultées le 11 mars 2026

  • Ordre de la Libération, notice officielle Pierre Bapst : biographie, campagnes, blessure, décorations, décès.
  • Mémoire Vive de la Résistance : absence de fiche nominative individuelle identifiée, mention contextuelle dans l’article sur Bir Hakeim.
  • Les Français Libres : recoupement sur le décès et synthèse mémorielle.
  • Répertoire SHD des dossiers administratifs de résistants : cote GR 16 P 30619 et variation sur les prénoms.
  • Base d’état civil secondaire : recoupement du décès à Colmar le 3 janvier 1994

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024