Marcel BALLON, né le 4 novembre 1896 à Paris 5e arrondissement (France), mort le 25 avril 1945 lors d’un transfert sur le Danube près de Linz, en Autriche
Marcel Ballon naît à Paris le 4 novembre 1896. La notice officielle de l’Ordre de la Libération et le Musée de la Résistance en ligne concordent sur son service militaire pendant la Première Guerre mondiale : il sert au 164e régiment d’infanterie à partir du 12 août 1916 et combat sur le front d’Orient de mars à novembre 1918. Après la guerre, il devient instituteur à Tours, plus précisément à l’école Velpeau selon le Musée de la Résistance en ligne.
Instituteur à Tours, membre du Syndicat national des instituteurs d’Indre-et-Loire reconstitué clandestinement après sa dissolution par Vichy, Marcel Ballon entre en Résistance à l’été 1942. La notice officielle précise qu’il rejoint le réseau CND-Castille en juillet 1942 sous le pseudonyme Icare. Le Musée de la Résistance en ligne ajoute qu’il est agent P2 et donne le matricule 95602 dans les FFL. Ces éléments convergent sur une entrée réelle et organisée dans la Résistance, même si la qualification administrative exacte de son rattachement FFL demanderait, pour une édition critique, une vérification directe du dossier d’homologation.
Appartenance à un réseau ou mouvement
L’appartenance au réseau CND-Castille est confirmée par l’Ordre de la Libération. Le Musée de la Résistance en ligne ajoute son inscription à Libération-Nord pour l’Indre-et-Loire. La mention de Marcel Ballon dans une page de Mémoire Vive de la Résistance sur les premiers groupes de Résistance en Touraine concorde avec cet ancrage tourangeau et avec les milieux enseignants et syndicaux.
Missions et actions
La notice officielle indique que Marcel Ballon fournit de nombreux renseignements sur les cantonnements allemands de la région tourangelle, les déplacements des unités ennemies, ainsi que les emplacements de DCA et des postes d’observation.
Elle précise aussi qu’il participe activement à la formation des groupes d’action de Libération-Nord en Indre-et-Loire. Le Musée de la Résistance en ligne confirme cette activité de renseignement en territoire occupé et souligne qu’après une première arrestation il reprend presque aussitôt son travail clandestin. Son profil est donc celui d’un résistant de terrain, à la fois informateur, organisateur local et militant syndical engagé dans la structuration des groupes d’action.
Arrestation / évasion / déportation
Marcel Ballon est arrêté une première fois à Tours le 2 février 1943. L’Ordre de la Libération indique qu’il est libéré en juillet 1943 ; le Musée de la Résistance en ligne parle de quatre mois de prison, ce qui n’est pas incompatible à quelques semaines près mais reste moins précis.
Il est ensuite de nouveau arrêté, puis déporté à Mauthausen. La notice officielle ajoute qu’au camp il s’efforce de maintenir le moral de ses camarades. La date de sa mort n’est pas précisément déterminée.
Camarades de combat
Aucun cercle nominatif précis de camarades de combat n’est donné dans la notice officielle de l’Ordre de la Libération. En revanche, la page de Mémoire Vive de la Résistance consacrée à Pierre Archambault cite Marcel Ballon dans le premier noyau résistant tourangeau aux côtés de Jean Meunier, Mme Mencau, Mlle Pradeau et Pierre Verdier. Je retiens ces noms comme entourage résistant local documenté, sans les présenter comme une liste exhaustive de compagnons d’action.
Retour à la vie civile
Marcel Ballon meurt en déportation avant la Libération complète.
Décorations
Médaille de la Résistance française à titre posthume par décret du 3 août 1946, JO du 13 octobre 1946. Source ordre de la libération
Côte du dossier : 1O2428
Le Musée de la Résistance en ligne reproduit en outre le texte d’une citation à la Croix de guerre à l’ordre du corps d’armée, mais je n’ai pas retrouvé dans cette passe de recherche le décret ou l’arrêté primaire correspondant dans les bases officielles. Je l’indique donc comme mentionnée par source institutionnelle secondaire, non confirmée ici par texte réglementaire retrouvé.
Lieux de mémoire
Nous n’avons pas retrouvé, dans cette passe de recherche, de rue, place, établissement scolaire ou autre lieu de mémoire portant son nom avec un niveau de sécurité suffisant pour publication.
Références bibliographiques
Le réseau CND-Castille. De la Résistance intérieure au renseignement de la France libre, travaux et études spécialisés sur la Confrérie Notre-Dame / Castille, divers auteurs et éditeurs.Ce type d’ouvrage permet de replacer Marcel Ballon dans le cadre plus large du renseignement de zone occupée, en montrant comment des agents locaux recueillaient des informations militaires utiles à Londres. On y attend surtout des éclairages sur les méthodes de renseignement, la clandestinité et la répression qui frappe les agents du réseau. Les études sur CND-Castille sont particulièrement utiles pour comprendre la nature exacte des renseignements fournis par Ballon.
Travaux sur la Résistance en Indre-et-Loire et en Touraine, ouvrages d’histoire régionale, divers auteurs et éditeurs.La mention de Marcel Ballon dans les premiers groupes résistants tourangeaux montre l’intérêt des monographies locales. Le lecteur peut y trouver la sociologie des premiers noyaux de Résistance, les liens entre milieux catholiques, enseignants, syndicalistes et élus, ainsi que le développement de Libération-Nord et du renseignement en Touraine. Ces ouvrages sont importants pour contextualiser son action locale.
Références internet
L’Ordre de la Libération et son musée La notice officielle constitue ici la source principale. Elle fixe l’état civil, l’appartenance au réseau CND-Castille, les missions de renseignement, les deux arrestations selon cette version et le décret de la médaille de la Résistance. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/marcel-ballon
Musée de la Résistance en ligne Le Musée de la Résistance en ligne apporte une fiche nominative et un média biographique plus développé. Ces documents sont très utiles pour les éléments de contexte familial, professionnel et militant, mais ils introduisent aussi des divergences de dates qui doivent être signalées. https://museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=22213
https://museedelaresistanceenligne.org/media6687-Marcel-Ballon-dit-Icare-instituteur-rsistant
Mémoire Vive de la Résistance Aucune fiche nominative individuelle identifiée pour Marcel Ballon dans cette recherche. En revanche, le site le mentionne dans un article consacré à Pierre Archambault et aux premiers groupes résistants de Touraine, ce qui confirme son insertion dans un milieu résistant local ancien. https://mvr.asso.fr/archambault/
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Oui pour le signalement du dossier. Le répertoire SHD repris par le Musée de la Résistance en ligne donne GR 16 P 29596 pour Marcel Ballon. La notice de l’Ordre de la Libération donne la cote 1O2428 pour le dossier de médaille de la Résistance.
Observations La contradiction principale concerne la seconde arrestation et la date de décès. La notice officielle de l’Ordre de la Libération indique une seconde arrestation le 3 février 1944 et un décès le 25 avril 1945 lors d’un transfert sur le Danube près de Linz. La fiche nominative du Musée de la Résistance en ligne indique au contraire une nouvelle arrestation le 11 septembre 1943 et une mort en déportation le 20 avril 1945. Un autre document du même musée ajoute encore une incertitude de lieu en écrivant qu’il décède le 25 avril 1945 à Melk ou à Linz. J’ai retenu la version de l’Ordre de la Libération pour la seconde arrestation et la mort, car c’est ici la source officielle nominative la plus solide ; la divergence du Musée de la Résistance en ligne est signalée en observation et doit être conservée comme point à revérifier en archives de déportation.
Le dossier de Marcel Ballon est solide sur l’état civil, l’engagement dans CND-Castille, l’action de renseignement et la médaille de la Résistance. Les deux points sensibles sont la date de la seconde arrestation et la date exacte du décès en déportation, avec divergence entre l’Ordre de la Libération et le Musée de la Résistance en ligne. Pour une publication très critique, il faudrait revenir aux archives de Mauthausen, aux fichiers de déportation et au dossier SHD.
Sources consultées le 11 mars 2026