Marie-Charles Maximin Lucien Gabriel ARNOULD, né le 29 novembre 1901 à Toul, Meurthe-et-Moselle, France, mort le 24 octobre 1987 à Paris, France.
Saint-Cyrien, issu d’une famille militaire, Marie-Charles Maximin Lucien Gabriel Arnould perd son père, officier, tué au combat le 5 octobre 1914.
Affecté dans l’arme blindée, il commande en 1940 la 2e compagnie du 17e bataillon de chars de combat, puis devient en juillet 1940 chef d’état-major du colonel commandant le 1er régiment de cuirassiers motorisés. Il est alors déjà trois fois cité et chevalier de la Légion d’honneur pour faits de guerre.
Dès septembre 1940, alors qu’il est instructeur aux écoles militaires d’infanterie repliées à Aix-en-Provence, il se consacre au camouflage de matériel et d’armement dans la région de Tarbes.
En 1941, il aide un officier polonais de la RAF à s’évader ; en 1942, il établit de faux papiers militaires, procure de faux états civils à des Alsaciens-Lorrains recherchés et recueille du renseignement sur les troupes ennemies.
Les sources consultées permettent d’établir son rattachement à l’organisation clandestine de sécurité militaire autour du capitaine Pauly, alias Pierson, puis aux FFI des Vosges. Elles ne permettent pas d’identifier avec certitude un mouvement national unique au sens strict.
Missions et actions
En 1943, après plusieurs tentatives infructueuses pour rejoindre l’Afrique du Nord, Arnould intensifie son action clandestine : propagande, contre-ingérence, hébergement de prisonniers évadés, organisation du renseignement dans les Vosges.
En 1944, il organise les secteurs FFI du département, surtout le groupement II zone sud ; il recrute, encadre, crée des maquis, commande celui de Grandrupt, prépare des parachutages et mène des coups de main, souvent en liaison avec les parachutistes britanniques du 2e SAS dans la région de Darney.
Selon une attestation de Gilbert Grandval citée par l’Ordre de la Libération, il devient après le Débarquement chef d’un secteur regroupant environ 5 000 hommes.
Arrestation / évasion / déportation
Le 7 septembre 1944, engagé contre des forces SS appuyées par de l’artillerie et des automitrailleuses, il est arrêté avec ses hommes après dépôt des armes destiné à éviter des représailles contre les civils.
Détenu à Épinal, transféré à Schirmeck puis en Allemagne, il est déporté à Dachau.
Au camp, il participe avec Edmond Michelet au soutien matériel et moral des malades du typhus ; il contracte lui-même la maladie.
Libéré par les Alliés le 29 avril 1945, il survit à la déportation.
Camarades de combat
Les sources nomment surtout le capitaine Pauly, alias Pierson, Gilbert Grandval et Edmond Michelet.
Retour à la vie civile
Après la Libération, il reprend sa carrière militaire, sert à la 2e DB, puis à la grande chancellerie de la Légion d’honneur comme directeur du cabinet du grand chancelier. Il quitte ensuite l’armée alors qu’il est attaché militaire à l’ambassade de France à Tunis.
Décorations
- Médaille de la Résistance française avec rosette. Décret du 31 mars 1947. JO du 29 janvier 1948.
- Chevalier de la Légion d’honneur. Mentionnée par l’Ordre de la Libération comme acquise pour faits de guerre de 1940 ; décret non retrouvé dans cette recherche.
Lieux de mémoire
Les sources ouvertes consultées dans cette recherche ne permettent pas d’identifier avec certitude un lieu de mémoire nominatif.
Références bibliographiques
Aucune référence bibliographique précise n’a été isolée dans les sources ouvertes consultées pour cette notice.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice de médaillé donnant l’identité, le pseudonyme, la cote SHD, la chronologie de l’action clandestine, la déportation et la décoration. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/marie-charles-maximin-lucien-gabriel-arnould
Le Monde. Avis de décès utile pour confirmer la date de mort du colonel Charles Arnould. https://www.lemonde.fr/archives/article/1987/10/27/nous-apprenons-le-deces-survenu-le-24-octobre-1987-a-l-hopital-militaire-du-val-de-grace-a-paris-du-colonel-er-charles-arnould-dont-les-obseques-seront-celebreees-le-29-octobre-a-8_4076821_1819218.html
Dossier d’homologation consulté
Dossier SHD non consulté directement ; cote 1O1395 signalée par l’Ordre de la Libération.
Observations
La date de décès n’apparaît pas dans la notice de l’Ordre de la Libération consultée ; elle a été complétée ici par un avis de décès de presse.
Sources consultées le 3 avril 2026
Ordre de la Libération, notice « Marie-Charles Maximin Lucien Gabriel Arnould » : identité, alias, cote, parcours résistant, déportation, décoration.
Le Monde, avis de décès : date et lieu du décès.