La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

ARON Claude François Simon Alexandre

Claude François Simon Alexandre ARON, Alias : Clément né le 21 Février 1917 à Paris (16e), mort à Auschwitz (Pologne) après sa déportation par le convoi n° 71 parti de Drancy le 13 avril 1944.

Claude Marcel Aron naît à Paris dans une famille juive ; il fait des études de pharmacie et exerce cette profession au début de la guerre.

Au fil des persécutions antijuives, Claude Aron entre en clandestinité et rejoint la Résistance. Les sources mémorielles convergentes situent son passage dans un maquis après une première évasion, avant d’être de nouveau arrêté. Cette trajectoire – engagement, évasion puis reprise – est résumée par le Comité français pour Yad Vashem. Comité Français pour Yad Vashem

Les bases consultées ne documentent pas l’appartenance formelle de Claude Aron à un mouvement ou à un réseau spécifié (Combat, FTP-MOI, AJ, etc.). Les mentions disponibles l’indiquent « au maquis » puis repris. En l’absence d’une source officielle nominative, aucune affiliation précise n’est retenue ici.

Au début de 1944, Claude Aron fait partie d’un groupe de fugitifs secourus dans la région de Vaucouleurs (Meuse) par le boulanger résistant Alfred Pinck et sa famille, qui les cachent et les aident à se soustraire aux recherches. Ce secours est établi par le dossier de reconnaissance « Juste parmi les Nations » concernant la famille Pinck, qui cite explicitement Claude Aron parmi les personnes aidées. AJPN

Arrestation / déportation

Arrêté de nouveau en 1944, Claude Aron est ramené à Drancy puis déporté « sans retour » à Auschwitz par le convoi n° 71 le 13 avril 1944. L’Association AJPN (Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie) donne son identité complète et la référence au convoi ; le Musée de la Résistance en ligne corrobore l’état civil. Les bases indiquent son décès à Auschwitz (date exacte non déterminée). AJPN Musée de la Résistance en Ligne

Camarades de combat

Les récits croisés font apparaître Claude Aron aux côtés d’un autre fugitif, Roger Schandalow, également secouru par la famille Pinck avant de survivre à la guerre.

Décorations

  • Médaille de la résistance par décret du 16 juin 1945

Aucune autre décoration officielle n’a été trouvée à son nom dans les bases nominatives consultées (Légion d’honneur, autres décorations).

Lieux de mémoire

Le nom « Claude ARON » figure sur des monuments et listes mémorielles, notamment au Mémorial des victimes de la Shoah à Lyon 7e selon le relevé du Mémorial GenWeb. Aucune voie publique spécifique à son nom n’a été identifiée lors de cette recherche.

Références bibliographiques

  • Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, Serge Klarsfeld, Paris, 1978 (rééd.). Ouvrage de référence listant, convoi par convoi, les personnes déportées de France vers les centres de mise à mort, avec dates, numéros de convoi et mentions d’éventuelles sources d’état civil.
  • À l’intérieur du camp de Drancy, Michel Laffitte et Annette Wieviorka, Perrin, 2012. Étude historique sur Drancy et la mécanique des convois, utile pour situer le contexte des arrestations et déportations de 1943-1944.
  • Déporter. Politiques de déportation et répression en France occupée 1940-1944, Thomas Fontaine, thèse, Paris-1, 2013. Analyse de la politique de déportation depuis la France, permettant d’éclairer la place du convoi n° 71 dans la séquence répressive de 1944. Fondation de la Résistance

Références internet

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