Alain Auguste ARMENGAUD, alias « Ménard », né le 12 mars 1905 à Paris (8e arrondissement), mort le 18 avril 2000 à Paris (16e arrondissement), Français. Son dossier administratif de résistant est conservé au Service historique de la Défense sous la cote GR 16 P 17 253.
Les sources institutionnelles consultées renseignent davantage sa formation militaire que ses études civiles. Appelé sous les drapeaux en mai 1925, Alain Armengaud sert dans différentes sections de commis et ouvriers militaires d’administration. Il participe à la campagne de Syrie de 1925-1926. Mobilisé de nouveau en septembre 1939, il rejoint le 8e COA et reste sous les drapeaux jusqu’à sa démobilisation, le 17 juillet 1940 à Cusset, dans l’Allier.
Son état civil est solidement établi : Alain Auguste Armengaud est né le 12 mars 1905 dans le 8e arrondissement de Paris et meurt à quatre-vingt-quinze ans, le 18 avril 2000, dans le 16e arrondissement.
Engagement dans la Résistance
La défaite de 1940 provoque chez Armengaud un refus immédiat de l’Occupation. Après avoir recherché les moyens de participer à la lutte clandestine, il signe le 1er août 1942 un contrat d’engagement au titre des Forces françaises combattantes. Il devient agent permanent et entre dans la clandestinité.
Son activité se déroule d’abord dans le cadre du réseau Phratrie, réseau de renseignements lié aux services de la France combattante. Il y assure des missions à caractère politique et de nombreuses liaisons. Cette expérience constitue la matrice de la structure qu’il crée l’année suivante.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Alain Armengaud appartient successivement ou conjointement aux réseaux Phratrie et Brick. En 1943, sous le pseudonyme de « Ménard », il reçoit la mission de constituer Brick et en conserve la direction jusqu’à la Libération. La Fondation de la Résistance le présente explicitement comme le fondateur et chef de ce réseau.
Brick est ensuite homologué comme sous-réseau de Phratrie. L’homologation intervient le 16 novembre 1946 ; le réseau est reconnu comme unité combattante pour la période allant du 1er mars 1943 au 30 septembre 1944.
Missions et actions
À l’origine, Brick est principalement destiné à recueillir du renseignement politique. Armengaud en élargit toutefois rapidement le champ d’action aux renseignements militaires et économiques, faisant de cette organisation une structure de renseignement plus complète.
Sous sa direction, le réseau atteint 123 agents. Son implantation couvre le Sud-Est de la France, la vallée du Rhône, Lyon et Paris. Cette distribution géographique permet la centralisation d’informations provenant de secteurs industriels, administratifs et militaires variés.
Le rôle de Brick dans le renseignement économique est également éclairé par l’engagement d’André Armengaud, frère d’Alain, qui utilise notamment ses relations dans les milieux industriels pour transmettre à Londres des renseignements économiques et industriels.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, incarcération ou déportation d’Alain Armengaud n’est signalée dans la biographie institutionnelle établie à partir de son dossier personnel du SHD. Il réussit à poursuivre la direction de Brick jusqu’à la Libération.
Les pertes du réseau sont en revanche réelles : lors de son homologation, Brick est crédité d’un tué et de quatre déportés non rentrés.
Camarades de combat
Les sources disponibles placent Armengaud dans l’environnement de Phratrie et de Brick. Son frère André Armengaud participe lui aussi à Brick et fournit des renseignements industriels et économiques à Londres.
La documentation relative au réseau fait également apparaître Pierre Choisy parmi ses responsables, notamment comme liquidateur pour la zone Sud puis comme adjoint au chef de Brick dans la région parisienne. Les parcours des deux hommes appartiennent ainsi à la même structure résistante, même si les sources accessibles ne permettent pas de reconstituer précisément toutes leurs relations opérationnelles quotidiennes.
Retour à la vie civile
À la fin de la guerre, Alain Armengaud est nommé, à titre temporaire, sous-lieutenant de réserve d’artillerie par décret du 26 mai 1945. Il est démobilisé le 4 septembre suivant.
Son rôle dans Brick se prolonge sur le terrain administratif et mémoriel : il devient liquidateur national du réseau, fonction essentielle pour établir les services des agents, constituer les dossiers d’homologation et faire reconnaître officiellement l’activité de l’organisation. Brick est finalement homologué le 16 novembre 1946.
Alain Armengaud meurt à Paris le 18 avril 2000.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur — distinction attestée par la Fondation de la Résistance à partir du dossier personnel d’Alain Armengaud conservé au SHD. La date du décret de nomination n’a pas été retrouvée dans les sources directement consultées.
Médaille de la Résistance française — décret du 6 septembre 1945 — source : Fondation de la Résistance, biographie établie à partir du dossier SHD GR 16 P 17 253.
Croix de guerre 1939-1945 — attribution attestée par la Fondation de la Résistance ; le détail de la citation et le texte d’attribution n’ont pas été retrouvés lors des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Aucun monument ou voie publique portant spécifiquement le nom d’Alain Armengaud n’a été établi avec certitude dans les sources consultées. Sa mémoire est principalement conservée par les archives du Service historique de la Défense et par la Fondation de la Résistance, qui lui consacre un portrait biographique fondé sur son dossier personnel.
Références bibliographiques
La Lettre de la Fondation de la Résistance, n° 102, septembre 2020. Cette livraison comporte un portrait d’Alain Armengaud rédigé par Frantz Malassis à partir de son dossier personnel du Service historique de la Défense. Elle fournit les données essentielles sur sa carrière militaire, son entrée dans Phratrie, la création de Brick, l’étendue géographique du réseau, ses effectifs, son homologation et ses décorations.
Références internet
Fondation de la Résistance — « Alain ARMENGAUD ». Source institutionnelle principale de la présente notice, fondée sur le dossier personnel conservé au Service historique de la Défense sous la cote SHD GR 16 P 17 253. Elle documente notamment son parcours militaire, son engagement dans le réseau Phratrie, la création et la direction du réseau Brick, ainsi que ses décorations.
Service de consultation des actes de décès — Alain Auguste ARMENGAUD.
Cette ressource, établie à partir du fichier des personnes décédées, confirme l’état civil complet d’Alain Auguste Armengaud, né le 12 mars 1905 à Paris 8e et décédé le 18 avril 2000 à Paris 16e, à l’âge de 95 ans. L’acte est référencé sous le numéro 497.
https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-paris-16e-arrondissement-2000
Dossier d’homologation consulté
Dossier administratif de résistant identifié : SHD, GR 16 P 17 253, Alain Armengaud. La biographie de la Fondation de la Résistance a été établie directement à partir de ce dossier ; celui-ci n’a toutefois pas été dépouillé pièce par pièce dans son support archivistique original au cours des présentes recherches.
Observations
Une variante orthographique « Armangaud » apparaît ponctuellement dans la publication de la Fondation, mais l’état civil et le titre de la notice institutionnelle établissent sans ambiguïté la forme ARMENGAUD.
Le dossier documentaire permet de distinguer clairement Alain Armengaud de son frère André Armengaud, également résistant de Brick. Cette distinction écarte le risque d’une fusion entre leurs parcours respectifs.
Indice de fiabilité de la notice
Niveau A. L’identité, le parcours militaire, l’engagement dans les Forces françaises combattantes, le rôle dans Phratrie, la création et la direction de Brick, la fonction de liquidateur national, le dossier SHD et plusieurs décorations reposent sur une source institutionnelle travaillant directement à partir du dossier personnel du résistant.
Chronologie
| Date | Événement |
| 12 mars 1905 | Naissance à Paris, 8e arrondissement |
| Mai 1925 | Appelé sous les drapeaux |
| 1925-1926 | Campagne de Syrie |
| Septembre 1939 | Mobilisation au 8e COA |
| 17 juillet 1940 | Démobilisation à Cusset |
| 1er août 1942 | Engagement au titre des Forces françaises combattantes |
| 1942 | Activités clandestines pour Phratrie |
| 1943 | Fondation du réseau Brick sous le pseudonyme « Ménard » |
| 1943-1944 | Direction de Brick ; développement du renseignement politique, militaire et économique |
| 26 mai 1945 | Nommé temporairement sous-lieutenant de réserve d’artillerie |
| 4 septembre 1945 | Démobilisation |
| 6 septembre 1945 | Décret d’attribution de la Médaille de la Résistance française |
| 16 novembre 1946 | Homologation de Brick comme sous-réseau de Phratrie |
| Après-guerre | Liquidateur national de Brick |
| 18 avril 2000 | Décès à Paris, 16e arrondissement |
Sources consultées
Fondation de la Résistance — portrait « Alain ARMENGAUD ».
Notice biographique consacrée à Alain Armengaud, établie notamment à partir de son dossier personnel conservé au Service historique de la Défense sous la cote GR 16 P 17 253.
Fondation de la Résistance — La Lettre de la Fondation de la Résistance, n° 102, septembre 2020.
Numéro de La Lettre contenant le dossier « Les réseaux de résistance de la France combattante », utilisé pour le contexte historique des réseaux de renseignement et d’action.
Service de consultation des actes de décès — Alain Auguste ARMENGAUD.
Ressource utilisée pour contrôler l’état civil et le décès d’Alain Auguste Armengaud, né le 12 mars 1905 à Paris 8e et mort le 18 avril 2000 à Paris 16e.
https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-paris-16e-arrondissement-2000
Sénat — « André Armengaud (1901-1974) ». Notice biographique d’André Armengaud, utilisée uniquement pour distinguer son parcours de celui de son frère Alain et confirmer son engagement propre dans la Résistance, notamment son appartenance au réseau Brick.
https://www.senat.fr/senateur-4eme-republique/armengaud_andre0237r4.html