Louis ARAGON, né le 3 octobre 1897, probablement à Paris ou Neuilly-sur-Seine. mort le 24 décembre 1982 à Paris.
Poète, romancier, journaliste et résistant français.
Louis ARAGON est le fils naturel de Louis Andrieux, préfet de police et député, et de Marguerite Toucas-Massillon. Pour préserver les apparences, il est élevé en pensant que sa mère est sa sœur et sa grand-mère sa mère adoptive.
Il effectue ses études secondaires au lycée Carnot à Paris, obtenant des diplômes en latin et en philosophie. En 1917, il s’inscrit à la Faculté de médecine de Paris, où il rencontre André Breton.
Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il sert comme médecin auxiliaire sur le front des Ardennes, où son courage lui vaut la Croix de Guerre.
Engagement dans la Résistance
Dès l’occupation allemande, ARAGON s’engage activement dans la Résistance. Avec son épouse Elsa Triolet, il rejoint le Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, mouvement fondé par le Parti communiste français. Il utilise sa plume pour combattre l’occupant, notamment à travers des publications clandestines comme Les Lettres françaises.
- Évasion audacieuse : En 1940, capturé par les Allemands lors de la bataille de France, ARAGON parvient à s’évader avec 36 compagnons, exploit qui lui vaut une seconde Croix de Guerre.
- Activités clandestines : Il cofonde le Comité national des écrivains, réseau de résistance intellectuelle, et contribue à des publications clandestines.
- Œuvres engagées : Il publie des poèmes dénonçant le nazisme, tels que Les Yeux d’Elsa (1942) et L’Affiche rouge (1955), ce dernier rendant hommage au groupe Manouchian. The Art StoryWikipedia, la enciclopedia libre+2Wikipédia, l’encyclopédie libre+2The Art Story+2
Camarades de combat
- Elsa Triolet : Épouse et compagne de lutte, elle joue un rôle clé dans la Résistance littéraire.
- Paul Éluard, Jean Prévost, Robert Desnos : Poètes et résistants avec lesquels ARAGON collabore dans le cadre du Comité national des écrivains.
Retour à la vie civile
Après la guerre, ARAGON devient une figure majeure de la littérature française. Il dirige Les Lettres françaises de 1953 à 1972 et est élu à l’Académie Goncourt en 1967, poste dont il démissionne l’année suivante. Il continue d’écrire, explorant des thèmes variés, et reste un fervent défenseur du Parti communiste français jusqu’à sa mort.
Décorations
- Croix de Guerre 1914-1918 : Pour son courage en tant que médecin auxiliaire.
- Croix de Guerre 1939-1945 : Pour son évasion et ses actions pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Prix Lénine de la paix (1956) : Récompensant son engagement en faveur de la paix et du communisme. The Art Story
Rues ou lieux de mémoire
- Moulin de Villeneuve à Saint-Arnoult-en-Yvelines : Ancienne résidence d’ARAGON et Elsa Triolet, transformée en musée et lieu de mémoire.
- Noms de rues et établissements : De nombreuses villes françaises ont honoré ARAGON en nommant des rues, lycées ou collèges en son nom.
Références bibliographiques
- “Aragon, un destin français (1939-1982)” par Pierre Juquin, Éditions La Martinière, 2013. Une biographie détaillée couvrant la période de la Seconde Guerre mondiale à la mort d’ARAGON.
- “Le Roman inachevé” par Louis ARAGON, Gallimard, 1956. Autobiographie poétique où il évoque sa jeunesse, ses engagements et son amour pour Elsa Triolet. Wikipédia, l’encyclopédie libre
- “Les Communistes” par Louis ARAGON, Gallimard, 1949-1951. Roman en six volumes décrivant la vie des militants communistes pendant la guerre.
Références internet
- Encyclopædia Universalis : Article détaillé sur la vie et l’œuvre d’ARAGON.
- The Art Story : Analyse de son influence dans les mouvements Dada, Surréalisme et Réalisme socialiste. The Art Story
- Poetry Foundation : Présentation de sa carrière poétique et de son impact sur la littérature française. The Poetry Foundation