Benjamin APTAKER, alias « Alaric »,né le 4 avril 1916 à Londres, au Royaume-Uni. Il est décédé le 3 novembre 2005 à Claremont, dans l’État du Queensland, en Australie, à l’âge de 89 ans
Instructeur en sabotage du réseau Firmin-GARDENER.
Fils d’émigrés juifs russes originaires d’Odessa et de Kiev, Benjamin APTAKER grandit au Royaume-Uni, puis en Belgique. Il poursuit sa scolarité en Suisse au début de la Seconde Guerre mondiale. À 17 ans, il s’engage dans la marine marchande britannique. Un an plus tard, il est appelé sous les drapeaux, devient officier et reçoit en 1942 une commission dans l’Intelligence Corps britannique
Engagement dans la Résistance
En 1943, APTAKER est transféré à la section F du Special Operations Executive (SOE), une organisation britannique chargée de soutenir les mouvements de résistance en Europe occupée.
Le 24 mars 1944, il est parachuté près de Figeac, dans le Lot, avec pour mission d’opérer à Marseille et ses environs en tant qu’instructeur en sabotage du réseau GARDENER, dirigé par Robert Boiteux, alias « Firmin ».
Après son parachutage, APTAKER reste deux semaines dans le Lot avec Gaston Cohen, également parachuté, pour aider le réseau FOOTMAN dirigé par George Hiller à organiser le maquis Cyprès. Ils rejoignent ensuite Marseille, où ils découvrent que Charles Skepper, chef du réseau MONK qu’ils devaient assister, a été arrêté le 25 mars.
Robert Boiteux prend alors la direction des opérations. APTAKER donne des cours de sabotage aux résistants dans une pièce voisine de la fosse aux lions du parc zoologique de Marseille. Il participe également à la réception d’armes et de matériel.
En août 1944, il contribue à l’accueil des forces alliées débarquées en Provence.
Camarades de combat
Parmi ses camarades de combat figurent Robert Boiteux (« Firmin »), chef du réseau GARDENER, Gaston Cohen, parachuté avec lui, et George Hiller, chef du réseau FOOTMAN
Retour à la vie civile
Après la Libération, APTAKER est affecté à Dachau pour organiser la prise en charge des déportés libérés. Il reste ensuite deux ans en zone américaine, travaillant dans les services d’investigation des crimes de guerre. Il quitte l’armée avec le grade de major.
Redevenu civil, il se lance dans l’hôtellerie, dirigeant de grands établissements dans le sud de la France, puis en Grande-Bretagne. En 1948, il épouse Jean Dorothy Forster et adopte son patronyme. Devenu veuf, il se remarie avec Doreen Stephens en 1980. Le couple émigre en Australie, où APTAKER acquiert la nationalité australienne en 2006.
Décorations
- Croix de guerre 1939-1945 (France)
- Mentioned in Despatches (Royaume-Uni)
Références bibliographiques
- Michael R. D. Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d’Action (SOE) en France 1940-1944, annoté par Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008.
- Lt. Col. E.G. Boxshall, Chronology of SOE operations with the resistance in France during World War II, 1960, document dactylographié.
- Libre Résistance, bulletin d’information et de liaison des anciens des Réseaux de la Section F du SOE, numéro 35, 2013, page 6.Wikipédia, l’encyclopédie libre
Références internet
- Wikipédia : Article sur Benjamin Aptaker.
Special Forces Roll of Honor : Fiche avec photographies.
