Pierre Nicolas Guillaume ANSIAUX, né le 4 décembre 1904 à Bruxelles (Belgique), mort le 28 avril 1986, lieu de décès non retrouvé, belge.
Jeunesse et formation
Pierre Ansiaux naquit à Bruxelles le 4 décembre 1904. Les sources ouvertes le présentent comme avocat, professeur à l’Université libre de Bruxelles et futur sénateur. Il était apparenté à une famille universitaire et juridique belge ; il ne doit toutefois pas être confondu avec l’économiste Maurice Ansiaux, né en 1869 et mort en 1943, dont les archives sont conservées à l’Université libre de Bruxelles.
Il suivit des études de droit et s’inscrivit au barreau. Les dates précises de son doctorat, de son inscription comme avocat et de sa nomination dans l’enseignement supérieur n’ont pas été retrouvées dans les sources ouvertes consultées.
Il appartenait aux milieux libéraux bruxellois et entretenait des relations professionnelles avec plusieurs juristes qui s’engagèrent ensuite dans la Résistance, notamment Andrée Grandjean et Adrien van den Branden de Reeth.
Engagement dans la Résistance
Pendant l’Occupation, Pierre Ansiaux rejoignit les juristes hostiles à la collaboration et participa aux activités clandestines liées au Front de l’Indépendance. Les sources le désignent comme un avocat libéral engagé dans l’équipe du Faux Soir.
Son activité résistante s’inscrivit dans le milieu du palais de justice et de la presse clandestine. Les archives orales du CegeSoma signalent à son nom un entretien ou un dossier relatif à la « presse clandestine », ce qui confirme que sa participation ne fut pas limitée à une mention tardive ou commémorative.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Pierre Ansiaux fut associé au Front de l’Indépendance dans le cadre de la préparation du Faux Soir. Les sources ouvertes ne permettent pas de préciser s’il en était membre formel, cadre permanent ou collaborateur ponctuel.
Il appartenait également au milieu de résistance judiciaire réuni autour d’avocats et de magistrats bruxellois. Sa proximité avec Andrée Grandjean et Adrien van den Branden de Reeth suggère une insertion dans les réseaux associés à Justice libre, mais aucune source ouverte suffisamment explicite ne permet de lui attribuer une fonction déterminée dans la rédaction de ce périodique.
Missions et actions
À l’automne 1943, Pierre Ansiaux fut choisi avec Fernand Demany et Adrien van den Branden de Reeth pour rédiger les articles du faux numéro du Soir. La préparation devait être achevée en trois semaines, entre la décision du 19 octobre et la diffusion du 9 novembre 1943.
Les sources institutionnelles identifient clairement le trio de rédacteurs, mais elles ne donnent pas une répartition certaine de tous les articles entre eux. Il serait donc imprudent d’attribuer à Pierre Ansiaux un texte particulier sans document original signé ou témoignage nominatif.
Le numéro parodiait la présentation du quotidien collaborationniste et utilisait l’ironie, la satire et le double sens pour ridiculiser l’occupant, les collaborateurs et la propagande allemande. Il fut imprimé à cinquante mille exemplaires chez Ferdinand Wellens et diffusé dans les kiosques bruxellois le 9 novembre 1943.
Les archives du CegeSoma mentionnent également un témoignage de Pierre Ansiaux relatif à la presse clandestine. Ce document constitue une piste primaire importante, mais son contenu détaillé n’était pas directement accessible dans l’interface consultée.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne signalent pas l’arrestation, la déportation ou l’emprisonnement de Pierre Ansiaux à la suite de l’enquête sur le Faux Soir. Il figure parmi les participants ayant survécu à la guerre dans la notice thématique de la Mémoire Vive de la Résistance.
Aucune évasion n’est documentée.
L’absence d’arrestation connue ne signifie pas que son activité ait été sans risque : plusieurs membres de l’équipe technique furent identifiés, condamnés et déportés, tandis que les rédacteurs durent demeurer clandestins ou dissimuler leur participation.
Camarades de combat
Pierre Ansiaux travailla directement avec Fernand Demany et Adrien van den Branden de Reeth à la rédaction du Faux Soir. Marc Aubrion avait lancé le projet et René Noël en assurait la coordination politique.
Andrée Grandjean, qu’il connaissait dans les milieux juridiques libéraux, procura le financement par l’intermédiaire d’Alfred Fourcroy. Ferdinand Wellens assura l’impression, tandis que Théo Mullier et d’autres participants fournirent des informations ou apportèrent leur concours à la fabrication et à la diffusion.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Pierre Ansiaux reprit sa carrière d’avocat. Il enseigna à l’Université libre de Bruxelles et exerça des responsabilités politiques comme sénateur belge. Les sources ouvertes consultées le présentent également comme futur bâtonnier, mais la date et le barreau concernés n’ont pas été établis avec une source institutionnelle suffisamment précise.
Les dates détaillées de ses mandats parlementaires, de ses fonctions universitaires et de sa carrière ordinale n’ont pas été retrouvées dans les résultats institutionnels ouverts. Elles ne sont donc pas reconstituées par déduction.
Il mourut le 28 avril 1986. Le lieu du décès n’a pas été retrouvé lors des présentes recherches.
Décorations
Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Pierre Ansiaux n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.
Aucun arrêté du Moniteur belge, dossier de reconnaissance de la presse clandestine ou source institutionnelle détaillant ses distinctions n’a été identifié dans les interfaces ouvertes.
Lieux de mémoire
La mémoire de Pierre Ansiaux demeure principalement liée au Faux Soir du 9 novembre 1943, conservé dans les collections et bases patrimoniales belges.
Le 35 rue de Ruysbroeck à Bruxelles, où le numéro fut imprimé, constitue le principal lieu de mémoire matériel de l’opération.
L’Université libre de Bruxelles est associée à son parcours professionnel d’enseignant. Les archives du CegeSoma conservent par ailleurs un entretien ou témoignage relatif à son activité dans la presse clandestine.
Aucune photographie nominativement identifiée de Pierre Ansiaux n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.
Références bibliographiques
Marie Istas, Le « faux » Soir. 9 novembre 1943, Bruxelles, Collet, 1987. Cette monographie permet de replacer Pierre Ansiaux dans le trio de rédacteurs et de comprendre la préparation collective du pastiche.
Histoire du faux « Soir » du 9 novembre 1943, publiée à l’occasion du cinquantième anniversaire du Faux Soir, Bruxelles, Louis Hamelrijck. La publication réunit les souvenirs et données disponibles sur l’équipe clandestine, la fabrication et la répression.
Catherine Wiot, Dossier : L’histoire vraie du faux « Soir », 1981. Ce travail documentaire est consacré aux acteurs de l’opération et à ses conditions matérielles.
José Gotovitch et Jules Gérard-Libois, L’An 40. La Belgique occupée, Bruxelles, CRISP. L’ouvrage replace la résistance des milieux juridiques et la presse clandestine dans le cadre général de l’Occupation.
Pieter Lagrou, Mémoires patriotiques et occupation nazie, Bruxelles, Complexe, 2003. Cette étude permet de comprendre la construction après-guerre de la mémoire des résistants et prisonniers politiques belges.
Références internet
Belgium WWII – CegeSoma / Archives de l’État. L’article « Le faux Soir » identifie Pierre Ansiaux comme avocat libéral et membre du trio chargé de la rédaction du numéro clandestin.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/le-faux-soir.html
Mémoire Vive de la Résistance. La notice thématique « Le Faux Soir, Bruxelles » confirme sa participation à la rédaction et sa survie à la guerre. Elle ne constitue pas une notice individuelle.
https://mvr.asso.fr/le-faux-soir-bruxelles/
Circuit Marolles-Midi. La page consacrée au Faux Soir rappelle que Pierre Ansiaux, Fernand Demany et Adrien van den Branden de Reeth rédigèrent les articles durant les quelques semaines de préparation.
https://marolles-jewishmemories.net/le-faux-soir/
CegeSoma – Inventaire des interviews de chercheurs et de témoins. L’inventaire mentionne Pierre Ansiaux dans une enquête consacrée à la presse clandestine, constituant la trace d’une source orale nominative conservée par l’institution.
Wikipédia en néerlandais. La notice « Pierre Ansiaux » fournit ses prénoms complets, sa date et son lieu de naissance, sa date de décès et ses fonctions d’avocat, de professeur et de sénateur. Ces données n’ont pu être entièrement recoupées dans une notice institutionnelle ouverte.
https://nl.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ansiaux
Dossier d’homologation
Aucune référence nominative de dossier belge de reconnaissance comme résistant par la presse clandestine n’a été retrouvée dans les interfaces ouvertes.
Le CegeSoma conserve un entretien ou dossier sonore relatif à Pierre Ansiaux et à la presse clandestine, identifié dans son inventaire des interviews. La référence affichée comprend la mention d’enquête nominative « ANSIAUX Pierre » et une indexation « Presse clandestine », mais le document lui-même n’a pas été directement consulté.
Aucune cote française du Service historique de la Défense de type GR 16 P n’a été identifiée.
Observations
Une homonymie importante existe avec Maurice Ansiaux, économiste belge né en 1869 et mort en 1943. Les archives de Maurice Ansiaux conservées à l’Université libre de Bruxelles ne concernent pas Pierre Nicolas Guillaume Ansiaux.
Le lieu du décès de Pierre Ansiaux n’a pas été retrouvé.
La nature et les dates précises de ses fonctions universitaires, parlementaires et ordinales après la guerre demeurent insuffisamment documentées dans les sources ouvertes consultées.
Aucune notice individuelle consacrée à Pierre Ansiaux n’a été identifiée sur le site de la Mémoire Vive de la Résistance.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité générale, la profession d’avocat, la participation à la rédaction du Faux Soir et la survie à la guerre sont établies par des sources institutionnelles concordantes. Les données d’état civil complètes et la carrière après-guerre reposent partiellement sur une notice secondaire, tandis qu’aucun dossier nominatif de reconnaissance résistante n’a été directement consulté.
Chronologie
| Date | Événement |
| 4 décembre 1904 | Naissance à Bruxelles (Belgique). |
| Avant 1940 | Études de droit et entrée au barreau. |
| 1940-1943 | Engagement dans les milieux juridiques résistants et la presse clandestine. |
| Octobre-novembre 1943 | Participation avec Fernand Demany et Adrien van den Branden de Reeth à la rédaction du Faux Soir. |
| 9 novembre 1943 | Diffusion du Faux Soir à Bruxelles. |
| Après 1945 | Reprise de la profession d’avocat, enseignement à l’Université libre de Bruxelles et exercice d’un mandat de sénateur. |
| 28 avril 1986 | Décès, lieu non retrouvé. |
Sources consultées
Belgium WWII – CegeSoma / Archives de l’État. L’article « Le faux Soir » a établi la profession d’avocat libéral de Pierre Ansiaux et sa participation au trio de rédacteurs du numéro clandestin. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/le-faux-soir.html
Mémoire Vive de la Résistance. La notice thématique « Le Faux Soir, Bruxelles » a confirmé sa participation à la rédaction et sa présence parmi les survivants de l’opération. La page n’étant pas une notice individuelle, la recherche a été poursuivie. https://mvr.asso.fr/le-faux-soir-bruxelles/
Circuit Marolles-Midi. La page « Le faux Soir » a confirmé la composition du trio de rédacteurs et le calendrier très resserré de préparation du numéro. https://marolles-jewishmemories.net/le-faux-soir/
CegeSoma. L’inventaire des interviews de chercheurs et de témoins a révélé l’existence d’une enquête ou d’un témoignage nominatif « ANSIAUX Pierre » indexé sous « Presse clandestine ».
Wikipédia en néerlandais. La notice « Pierre Ansiaux » a fourni les prénoms complets, les dates de naissance et de décès, le lieu de naissance et les fonctions exercées après la guerre. https://nl.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ansiaux
Catalogue des archives de l’Université libre de Bruxelles. La notice consacrée à Maurice Ansiaux a permis d’écarter cette homonymie et d’éviter la fusion de leurs parcours. https://catalogue.archives.ulb.be/index.php/ansiaux-maurice