André AMAR, né le 10 février 1908 à Salonique, Grèce, mort le 8 avril 1990 à Rueil-Malmaison, Hauts-de-Seine, France.
Issu d’une famille de banquiers, André Amar naît à Salonique. Son père transfère la banque familiale à Paris en 1919. André Amar entre alors au lycée Condorcet, est naturalisé français par décret du 14 mars 1928, puis, après la khâgne au lycée Henri-IV où il suit l’enseignement du philosophe Alain, intègre l’École normale supérieure en 1929. Il devient professeur de philosophie tout en exerçant comme fondé de pouvoir de la banque familiale.
Mobilisé en 1939 au 13e bataillon de chasseurs alpins, cité à l’ordre du régiment, il obtient la croix de guerre 1939-1940. Après l’exode, sa famille se réfugie successivement à Grenoble, Toulouse, Aix-les-Bains puis Marseille.
C’est à Marseille qu’André Amar et son épouse participent à la création de la revue sioniste Shem. Il entre dans la Résistance à la fin de 1942 au sein d’un groupe gaulliste d’Aix-les-Bains.
Appartenance à un réseau ou mouvement
La notice de l’Ordre de la Libération, établit ensuite son rôle dans l’Organisation juive de combat, nouvelle appellation de l’Armée juive.
À partir de décembre 1943, il reçoit la mission d’implanter l’organisation en zone Nord et d’en prendre la direction. En avril 1944, il crée avec Maurice Brener la section parisienne de l’OJC, structurée autour d’un service de faux papiers, d’un service de renseignement et d’un groupe franc.
Missions et actions
Selon l’attestation d’Henry Pohorylès citée par l’Ordre de la Libération, André Amar occupe la fonction de chef d’état-major de l’OJC pour la zone Nord, chargé de mettre sur pied et d’organiser les groupes armés d’action immédiate.
Arrestation / évasion / déportation
Le 18 juillet 1944, il est arrêté dans le guet-apens de la rue Erlanger avec plusieurs responsables de la section parisienne de l’OJC. Interrogé par la Gestapo de la rue de la Pompe, détenu à Fresnes puis interné à Drancy le 11 août, il est déporté le 17 août 1944 dans le « convoi des 51 otages » à destination de Buchenwald. Le 21 août, il parvient à s’évader du train près de Saint-Quentin, puis regagne Paris le 25 août avec César Chamay.
Camarades de combat
Les sources consultées nomment explicitement Maurice Brener, Henry Pohorylès, César Chamay, Jacques Lazarus et Arnold Mandel parmi ses proches dans l’action clandestine ou dans les suites de la déportation. Cette documentation est particulièrement solide grâce à la notice détaillée de l’Ordre de la Libération et à la page Wikipédia, qui convergent sur les principaux noms.
Retour à la vie civile
Après la Libération, André Amar fonde avec son épouse et plusieurs anciens de l’OJC le Service central des déportés israélites, destiné à centraliser les informations sur les déportés et leurs familles.
Les bureaux de la banque Amar, boulevard Haussmann, servent de lieu d’accueil aux déportés juifs. Il enseigne ensuite l’histoire des idées aux Instituts d’études politiques de Paris et de Grenoble entre 1945 et 1973.
En novembre 1952, il compte parmi les principaux témoins de l’OJC au procès de la Gestapo de la rue de la Pompe. Il est aussi membre du Comité central de l’Alliance israélite universelle et président de l’Institut d’études hébraïques.
Décorations
- Médaille de la Résistance française Décret du 25 avril 1946 JO du 17 mai 1946.
- Croix de guerre 1939-1940. Mentionnée dans la notice de l’Ordre de la Libération ; le décret n’a pas été retrouvé dans cette recherche.
Titre d’interné résistant Décision du 17 juin 1957. Cette qualité est explicitement mentionnée par la notice de l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne signalent pas de rue, plaque ou établissement portant son nom. En revanche, son action mémorielle et documentaire après guerre apparaît dans l’histoire du SCDI et dans les travaux sur la Résistance juive.
Références bibliographiques
Parcours d’écriture – deux figures du judaïsme français d’après-guerre. Ouvrage collectif signalé par Wikipédia autour d’André Amar et Jacqueline Mesnil-Amar, utile pour prolonger l’étude de leur trajectoire intellectuelle et mémorielle après 1945.
Le dernier wagon. Le livre de Jean-François Chaigneau, signalé par Wikipédia, éclaire le contexte du « convoi des 51 otages » et l’évasion du train d’août 1944.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice biographique détaillée utilisée comme source principale pour l’état civil, le parcours résistant, l’arrestation, la déportation, l’évasion, les activités après guerre et le décès. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/andre-amar
Wikipédia. Notice détaillée exploitée de manière complémentaire et recoupée lorsque c’était possible ; elle apporte des précisions sur le cadre familial, intellectuel et sur l’itinéraire d’après-guerre. https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Amar
Dossier d’homologation consulté
Cote du dossier de médaille de la Résistance : 1O698. Le dossier n’a pas été ouvert en ligne au cours de cette recherche.
Observations
Aucune notice nominative exacte n’a été retrouvée sur la Mémoire Vive de la Résistance pour ce nom. Une page complète d’information existe sur Wikipédia. Aucune photographie n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées, hors vignette de la notice institutionnelle.
Sources consultées le 3 avril 2026
Ordre de la Libération, notice « André AMAR » : état civil, OJC, arrestation, déportation, évasion, activités après guerre, décès, médaille.
Wikipédia, page « André Amar » : biographie détaillée, bibliographie complémentaire, confirmation du contexte familial et intellectuel.