Henri François AMIEL, né le 17 mai 1907 à Paris, France, mort le 25 janvier 1976 à Le Havre, Seine-Maritime, France.
Henri Amiel passe par le Prytanée militaire de La Flèche avant d’entrer à Saint-Cyr en 1926, promotion « Sous-lieutenant Pol Lapeyre ». Sorti sous-lieutenant en 1928, il sert dans les troupes coloniales, d’abord au 2e régiment d’infanterie coloniale à Brest, puis en Côte d’Ivoire et au Niger dans des postes de commandement territoriaux.
Officier en Afrique au moment de l’armistice, il refuse la défaite et rallie la France libre en août 1940 au moment du ralliement de l’Oubangui-Chari, avec le commandant de Roux. Dans son cas, l’engagement s’inscrit dans la France libre combattante.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées le rattachent au Bataillon de marche n° 2, dont il commande d’abord la 5e compagnie, puis l’ensemble de l’unité à partir de septembre 1941. La fiche des Français libres confirme sa participation à la DFL et au BM 2, ainsi qu’à Bir Hakeim.
Missions et actions
En Syrie, en juin 1941, il bloque à Nebeck une contre-attaque blindée. En août, il réprime une révolte à Chamar en Djezireh. En septembre 1941, sa 5e compagnie repousse à Mayadine un ennemi supérieur en nombre.
Devenu chef de bataillon, il commande le BM 2 à Bir Hakeim, où les 9 et 10 juin 1942 sa « Jock Column » bloque une attaque allemande extrêmement puissante appuyée par l’artillerie et les Stukas, au prix de pertes très lourdes pour l’unité.
En 1945, promu lieutenant-colonel, il conduit encore son bataillon à l’attaque de la poche de Royan, les 15 et 16 avril, ce qui lui vaut une citation à l’ordre de l’Armée.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne signalent ni arrestation, ni déportation, ni évasion clandestine. Son parcours est celui d’un officier de la France libre engagé sur plusieurs théâtres d’opérations extérieurs.
Camarades de combat
Les notices consultées le placent directement sous les ordres du commandant de Roux, puis sous ceux du général de Larminat lors du siège de Royan. La notice de Robert de Roux permet également de situer précisément le passage du commandement du BM 2 à Henri Amiel en 1941.
Retour à la vie civile
Henri Amiel ne revient pas immédiatement à la vie civile après 1945. Il poursuit au contraire une longue carrière militaire à Madagascar, en Indochine, au Cambodge puis en Algérie.
Promu colonel en 1951, il devient chef de la mission militaire française au Cambodge en 1955, commande ensuite le 11e RIMa et reçoit ses étoiles de général de brigade en février 1963 avant de partir à la retraite en août de la même année.
Décorations
- Médaille de la Résistance française Décret du 11 mars 1947 JO du 27 mars 1947.
- Compagnon de la Libération Décret du 9 septembre 1942.
- Grand officier de la Légion d’honneur. Décret non retrouvé dans cette recherche.
- Grand-croix de l’ordre national du Mérite. Décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre 1939-1945, croix de guerre des TOE, croix de la valeur militaire, croix du combattant volontaire de la Résistance, médaille coloniale avec agrafes, médaille du Levant et plusieurs décorations étrangères..
Lieux de mémoire
Ses obsèques sont célébrées en l’église Sainte-Jeanne-d’Arc du Havre, où il est inhumé. Les sources consultées ne signalent pas d’autre lieu de mémoire nominatif.
Références bibliographiques
B.M. 2. Mémorial d’un Bataillon de marche de la France libre août 1940 – novembre 1945. Ouvrage explicitement cité par la notice de l’Ordre de la Libération, particulièrement utile pour replacer Henri Amiel dans l’histoire collective du BM 2 et de Bir Hakeim.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice de Compagnon très détaillée, utilisée comme source principale pour la carrière militaire, les combats, le décès et les décorations. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-amiel
Les Français Libres. Fiche prosopographique confirmant l’engagement en AEF, l’appartenance au BM 2, la bataille de Bir Hakeim et le décès au Havre. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=51369
Wikipédia. Notice détaillée exploitée ici à titre complémentaire pour confirmer la continuité de sa carrière après 1945. https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Amiel
Dossier d’homologation consulté
Cote du dossier de médaille de la Résistance : 1O742. Le dossier n’a pas été ouvert en ligne au cours de cette recherche.
Observations
La Mémoire Vive de la Résistance mentionne Henri Amiel dans un article consacré à Bir Hakeim, de type fiche ou article thématique sur un fait d’armes, mais la recherche n’a pas fait apparaître de notice nominative exacte à son nom. Aucune photographie n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées, hors image de la notice de Compagnon.
Sources consultées le 3 avril 2026
Ordre de la Libération, notice « Henri AMIEL » : biographie, campagnes, après-guerre, décorations, lieu de sépulture.
Ordre de la Libération, base des médaillés : décret de Médaille de la Résistance, JO, naissance, cote.
Les Français Libres, fiche « Henri François Amiel » : confirmation de l’engagement en AEF, du BM 2, de Bir Hakeim et du décès.
Mémoire Vive de la Résistance, article sur Bir Hakeim : mention non nominative structurée, de type article thématique.