La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

ALLEGRET Eric Louis

Eric Louis ALLEGRET, né le 27 février 1896 à Paris, France, mort le 20 décembre 1971 à Nancy, Meurthe-et-Moselle, France.

Éric Louis Allégret est le fils d’un pasteur, précepteur d’André Gide. Officier pendant la Première Guerre mondiale, il sert comme sous-lieutenant au 24e régiment d’infanterie, se distingue à Verdun puis au Chemin des Dames, et termine la guerre avec le grade de lieutenant et deux citations.

Installé en Afrique occidentale à partir de 1929, où il exploite une bananeraie, il sert également comme lieutenant de réserve au bataillon de tirailleurs sénégalais n° 4 en Guinée.

Rappelé lors de la mobilisation générale de septembre 1939, il commande de novembre 1939 à août 1940 la subdivision de la région forestière en Guinée.

À la fin août 1940, il quitte la Guinée avec ses compagnons pour rejoindre Freetown, en Sierra Leone, après un parcours de près de mille kilomètres ; il s’engage alors dans les Forces françaises libres le 5 septembre 1940.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Il devient chef de mission des FFL à Freetown, puis affecté à Londres au cabinet du commissaire national à la Guerre, avant de rejoindre le cabinet militaire du général de Gaulle à Alger puis à Paris.

Missions et actions

À Freetown, il organise dès le 28 octobre 1940 un comité gaulliste comme délégué du général de Gaulle. Sa médaille de la Résistance est justifiée, dans la notice de l’Ordre de la Libération, par le motif suivant : il a été « chef de mission à Freetown » et s’est « évadé de Guinée en emmenant sa compagnie ».

Appelé à Londres en mars 1942, il signe officiellement son engagement dans les FFL le 18 mars 1942, avec prise d’effet rétroactive au 5 septembre 1940.

Promu lieutenant-colonel de réserve le 25 mars 1944, il devient chef adjoint du cabinet militaire du général de Gaulle.

Arrestation / évasion / déportation

Il est condamné à mort par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand le 12 septembre 1941 pour ralliement aux FFL, puis déchu de la nationalité française par le régime de Vichy le 27 janvier 1942.

Camarades de combat

Les sources accessibles en ligne ne permettent pas d’identifier avec précision ses compagnons immédiats lors de son départ de Guinée vers Freetown. Elles établissent toutefois son insertion dans l’appareil de la France libre autour du général de Gaulle.

Retour à la vie civile

Après-guerre, il reprend son exploitation en Guinée. Il préside l’Assemblée territoriale de Guinée française de 1953 à 1957 et dirige aussi plusieurs organismes liés à la production fruitière, notamment la Fédération bananière de Guinée française. Revenu en France après l’indépendance de la Guinée en 1960, il s’installe à Charmes-la-Grande, dont il devient maire en 1965.

Décorations

  • Médaille de la Résistance française avec rosette Décret du 24 avril 1946 JO du 17 mai 1946. La notice de l’Ordre de la Libération précise que la médaille avait d’abord été attribuée par décret du 29 mai 1943, avant transformation en rosette en 1946.
  • Chevalier de la Légion d’honneur Décret du 7 novembre 1945. La date de publication au Journal officiel n’a pas été retrouvée dans cette recherche.

Les sources consultées mentionnent également ses deux citations de la Première Guerre mondiale, sans fournir ici les références réglementaires détaillées.

Lieux de mémoire

Les sources consultées ne signalent pas de lieu de mémoire nominatif directement consacré à Éric Allégret. En revanche, son mandat de maire de Charmes-la-Grande est attesté par la liste des maires de la commune.

Références bibliographiques

Aucun ouvrage biographique nominatif n’a été directement consulté au cours de cette recherche. Une étude de Pierre Goaillard sur « la tribu Allégret » est toutefois signalée par JSTOR et comporte des éléments sur son parcours familial et militaire.

Références internet

Ordre de la Libération. Notice biographique de médaillé de la Résistance donnant le parcours de guerre, la condamnation par Vichy, les fonctions auprès de la France libre, les responsabilités en Guinée après guerre et le décès. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/eric-louis-allegret

Les Français Libres. Fiche prosopographique confirmant la naissance, l’engagement à Londres, le grade atteint, le décès et l’existence d’un dossier administratif de résistant au SHD. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=51108

Wikipédia – Charmes-la-Grande. Source secondaire utilisée uniquement pour confirmer son mandat municipal à partir de 1965. https://fr.wikipedia.org/wiki/Charmes-la-Grande

Dossier d’homologation consulté

Cote du dossier de médaille de la Résistance : 1O582. La fiche des Français libres mentionne aussi un dossier administratif de résistant : GR 16 P 8826. Le dossier lui-même n’a pas été ouvert dans cette recherche.

Observations

Aucune notice nominative exacte n’a été retrouvée sur la Mémoire Vive de la Résistance pour ce nom. Aucune photographie n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées, hors vignette de la notice de l’Ordre de la Libération.

Sources consultées le 3 avril 2026

Ordre de la Libération, notice « Eric Louis ALLEGRET » : état civil, biographie, décret, motif de décoration, fonctions auprès de de Gaulle, carrière après-guerre, décès.

Les Français Libres, fiche « Eric Louis Allégret » : confirmation de l’engagement, du grade, du décès et du dossier SHD.

Wikipédia, page « Charmes-la-Grande » : confirmation de son mandat de maire à partir de 1965.

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