La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CLOSTERMANN Pierre-Henri

Pierre-Henri CLOSTERMANN, né le 28 février 1921 à Curitiba (Brésil), mort le 22 mars 2006 à Montesquieu-des-Albères (Pyrénées-Orientales), Français, ingénieur aéronautique, pilote de chasse des Forces aériennes françaises libres et de la Royal Air Force, officier de l’armée de l’Air, as de l’aviation alliée, député, industriel et écrivain, Compagnon de la Libération par décret du 21 janvier 1946 selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération.

Jeunesse et environnement familial

Pierre-Henri Clostermann naît le 28 février 1921 à Curitiba, au Brésil, où son père exerce des fonctions diplomatiques et dirige des sociétés.

Son enfance se déroule entre le Brésil et la France.

Il poursuit ses études secondaires à l’école Notre-Dame de Boulogne-sur-Seine.

Très jeune, il manifeste un intérêt prononcé pour l’aviation.

Cette passion détermine son orientation professionnelle.

Après le baccalauréat, il part aux États-Unis pour suivre une formation aéronautique.

Il obtient un diplôme d’ingénieur aéronautique à la Ryan School.

Cette formation technique lui apporte une connaissance approfondie des appareils, de leurs performances et des principes du pilotage.

Elle constitue une préparation particulièrement utile à son engagement ultérieur dans l’aviation de chasse.

Juin 1940 — Le refus de la défaite

Lorsque la France subit la défaite de juin 1940, Pierre Clostermann se trouve aux États-Unis.

Il prend connaissance de l’appel du général de Gaulle par la presse américaine.

Il décide de rejoindre les Français qui poursuivent la guerre aux côtés des Britanniques.

Cette décision le distingue de nombreux jeunes Français de sa génération, pour lesquels les possibilités de rejoindre les forces combattantes françaises sont alors extrêmement limitées.

Son engagement n’est cependant pas immédiat.

Il doit d’abord gagner la Grande-Bretagne et satisfaire aux conditions nécessaires à son incorporation.

L’Ordre de la Libération situe son engagement officiel dans les Forces aériennes françaises libres au 18 mars 1942.

18 mars 1942 — Engagement dans les FAFL

Pierre-Henri Clostermann rejoint la Grande-Bretagne et s’engage dans les Forces aériennes françaises libres le 18 mars 1942.

Il souhaite devenir pilote de chasse.

Les FAFL constituent alors une composante essentielle de la France libre.

Leurs pilotes servent dans des unités françaises ou dans des escadrilles britanniques intégrées à la Royal Air Force.

Ces unités participent à la défense du territoire britannique, aux interceptions aériennes et aux opérations offensives au-dessus de l’Europe occupée.

Clostermann entreprend sa formation dans les écoles de pilotage britanniques.

Avril 1942 — Formation à Sywell

À la fin du mois d’avril 1942, Pierre Clostermann commence son entraînement à l’Elementary Flying Training School n° 6, située à Sywell.

Il y obtient son brevet de pilote.

La formation comporte l’apprentissage des techniques fondamentales du vol, de la navigation et des procédures militaires.

Les élèves doivent ensuite poursuivre une formation plus spécialisée avant de pouvoir participer aux missions de chasse.

Clostermann se distingue par ses aptitudes au pilotage.

Sa connaissance technique des avions facilite son adaptation aux méthodes britanniques.

Novembre 1942 — Entraînement opérationnel

En novembre 1942, il rejoint l’Operational Training Unit n° 61.

Cette formation prépare les pilotes à leur affectation dans les unités opérationnelles.

Elle porte notamment sur le combat aérien, le vol en formation, les interceptions et les procédures de la Royal Air Force.

Le passage dans une unité d’entraînement opérationnel constitue une étape importante.

Les élèves pilotes doivent désormais être capables de mettre en œuvre un avion de chasse dans des conditions proches de celles du combat.

Clostermann achève cette période de formation avant de rejoindre une unité de chasse française.

22 janvier 1943 — Groupe de chasse Alsace

Le 22 janvier 1943, Pierre Clostermann est affecté au groupe de chasse Alsace.

Ce groupe appartient aux Forces aériennes françaises libres.

Il opère dans le cadre de la Royal Air Force et participe aux missions aériennes alliées.

Clostermann vole sur Spitfire.

Cet appareil britannique constitue l’un des chasseurs les plus célèbres de la Seconde Guerre mondiale.

Rapide et maniable, il est particulièrement adapté au combat aérien.

Le jeune pilote commence à acquérir son expérience opérationnelle dans le cadre des missions effectuées au-dessus de la Manche et des territoires occupés.

À la mi-juin 1943, il est promu sergent-chef pilote.

27 juillet 1943 — Premières victoires aériennes

Le 27 juillet 1943, Pierre Clostermann obtient ses deux premières victoires aériennes.

Au cours d’un combat, il affronte des chasseurs allemands Focke-Wulf.

Il réussit à abattre deux appareils ennemis.

Ces victoires marquent son entrée parmi les pilotes de chasse ayant remporté des succès reconnus en combat aérien.

Un mois plus tard, il obtient une troisième victoire après avoir attaqué seul une formation ennemie.

Ces succès contribuent à établir sa réputation.

Ils témoignent de ses qualités de pilote et de sa détermination au combat.

1er octobre 1943 — Promotion au grade d’aspirant

Le 1er octobre 1943, Pierre Clostermann est nommé aspirant.

Au cours du même mois, il est muté au 602 Squadron de la Royal Air Force.

Cette affectation le conduit à servir dans une escadrille britannique particulièrement active.

Le passage dans une unité de la RAF ne signifie pas l’abandon de son engagement français.

Il demeure un aviateur de la France combattante mis à la disposition du dispositif opérationnel allié.

Cette organisation permet aux pilotes français de participer directement aux opérations de la Royal Air Force.

1943-1944 — Le 602 Squadron

Au sein du 602 Squadron, Pierre Clostermann participe à de nombreuses missions de chasse.

Les appareils décollent de Grande-Bretagne pour assurer des opérations offensives au-dessus de la France et des territoires occupés.

Les missions comprennent notamment l’escorte d’avions alliés, la reconnaissance armée et les combats contre les chasseurs allemands.

Les pilotes doivent affronter une défense aérienne importante.

La Luftwaffe dispose encore d’unités expérimentées.

Les opérations présentent des risques permanents.

Les combats aériens se déroulent souvent à grande vitesse, dans des conditions météorologiques difficiles.

La connaissance des caractéristiques de son appareil constitue un avantage important pour Clostermann.

Son expérience augmente progressivement au fil des missions.

7 janvier 1944 — Combat au-dessus d’Abbeville

Le 7 janvier 1944, Pierre Clostermann attaque seul une formation de trois Focke-Wulf 190 au-dessus d’Abbeville.

Il endommage l’un des appareils ennemis.

Cette opération illustre son engagement offensif.

Elle témoigne également des risques pris par les pilotes de chasse lorsqu’ils affrontent des formations ennemies supérieures en nombre.

Clostermann poursuit ses missions au cours des mois suivants.

La préparation du débarquement allié entraîne alors une intensification considérable des opérations aériennes.

Juin 1944 — La bataille de Normandie

Le débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, marque une étape décisive de la guerre en Europe occidentale.

La supériorité aérienne constitue l’une des conditions de réussite de l’opération.

Les chasseurs alliés doivent protéger les forces débarquées, empêcher les interventions de la Luftwaffe et attaquer les communications allemandes.

Pierre Clostermann participe aux opérations aériennes sur le front de Normandie.

Il remporte plusieurs nouvelles victoires.

Selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération, il abat entre trois et cinq appareils allemands supplémentaires en juin 1944.

Il participe également à des attaques contre des objectifs terrestres.

Au cours de ces opérations, il incendie notamment trois véhicules ennemis, dont deux camions-citernes.

Ces missions comportent des dangers particuliers.

Les attaques à basse altitude exposent les avions aux tirs des armes automatiques et de la défense antiaérienne.

La vitesse d’approche et la faible hauteur rendent les manœuvres particulièrement délicates.

Septembre 1944 — Affectation à l’état-major

Promu sous-lieutenant, Pierre Clostermann est affecté à l’état-major des Forces aériennes françaises en Grande-Bretagne à la mi-septembre 1944.

Cette affectation intervient après une période de combats particulièrement intense.

Elle pourrait marquer la fin de son engagement directement opérationnel.

Clostermann souhaite cependant retrouver les unités combattantes.

Il demeure profondément attaché au pilotage de chasse.

Au début de 1945, il reprend donc une formation et rejoint de nouvelles escadrilles de la RAF.

Février 1945 — Retour à l’entraînement

En février 1945, il est affecté à l’Operational Training Unit n° 55.

Cette nouvelle période de formation prépare son retour dans les unités opérationnelles.

La RAF utilise alors plusieurs modèles d’avions de chasse plus récents et plus puissants que les appareils employés au début de la guerre.

Clostermann doit s’adapter à leurs caractéristiques.

À la fin de février, il est affecté au 274 Squadron.

Il rejoint ensuite le 56 Squadron à la mi-mars.

Ces changements d’affectation préparent son retour au combat dans une unité équipée de chasseurs Hawker Tempest.

Avril 1945 — Le Hawker Tempest

Le Hawker Tempest est un avion de chasse britannique de haute performance.

Il se distingue notamment par sa vitesse et sa puissance de feu.

Il est particulièrement efficace dans les missions d’interception et les attaques contre des objectifs terrestres.

Clostermann participe aux dernières opérations aériennes alliées contre l’Allemagne nazie à bord de cet appareil.

Le front se déplace désormais sur le territoire allemand.

La Luftwaffe conserve des avions et des pilotes capables de mener des opérations dangereuses, malgré l’effondrement progressif de ses moyens.

Les missions deviennent particulièrement intenses pendant les dernières semaines de la guerre.

8 avril 1945 — Chef d’escadrille au 3 Squadron

Le 8 avril 1945, Pierre Clostermann est affecté au 3 Squadron de la RAF.

Il vient d’être nommé lieutenant.

Il reçoit des responsabilités de chef d’escadrille.

Cette affectation constitue une reconnaissance de son expérience.

Elle lui permet de participer aux opérations offensives menées par des formations de chasseurs Tempest.

Les missions portent notamment sur les terrains d’aviation, les moyens de transport et les installations militaires allemandes.

Les pilotes doivent faire face à une défense antiaérienne encore active.

Les pertes demeurent importantes.

3 mai 1945 — Opération contre Grossembrode

Le 3 mai 1945, Pierre Clostermann participe à une importante opération contre la base aéronavale allemande de Grossembrode, dans la région de la Baltique.

Selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération, il prend part à l’opération à la tête de la 122e Escadre de la RAF.

Les avions alliés affrontent une opposition aérienne importante.

Clostermann abat personnellement un Junkers 252 venant de décoller.

Il détruit ensuite deux Dornier au-dessus du détroit de Fehmarn.

Au cours d’une nouvelle attaque, il endommage gravement plusieurs appareils allemands au sol ou au mouillage.

Les combats sont particulièrement violents.

L’Ordre de la Libération indique que quatorze chasseurs ennemis sont abattus au cours de l’action, pour la perte de dix équipiers alliés.

Ce bilan doit être compris comme celui rapporté dans la biographie institutionnelle et non comme une reconstitution indépendante à partir des archives opérationnelles britanniques.

L’opération se déroule quelques jours seulement avant la capitulation allemande.

Elle constitue l’un des épisodes les plus marquants de la fin de carrière opérationnelle de Clostermann pendant la Seconde Guerre mondiale.

4 mai 1945 — Opération contre Schleswig

Le lendemain, Pierre Clostermann participe à une attaque contre la base aéronavale de Schleswig.

L’Ordre de la Libération lui attribue personnellement la destruction de deux Dornier 18 au mouillage et de deux vedettes lance-torpilles.

Ces opérations illustrent la diversité des missions des chasseurs alliés pendant la dernière phase de la guerre.

Les pilotes ne se limitent plus aux combats aériens.

Ils participent également à la destruction des moyens de transport et des installations militaires ennemies.

Leur action contribue à désorganiser les forces allemandes.

Mai 1945 — Fin de la guerre en Europe

La capitulation allemande du 8 mai 1945 met fin aux combats en Europe.

Pierre Clostermann appartient alors aux pilotes français les plus connus de la guerre.

La notice officielle de l’Ordre de la Libération lui attribue un bilan exceptionnel :

Plus de 2 000 heures de vol.

Près de 600 heures de vol de guerre.

33 victoires aériennes homologuées.

Cinq victoires probables.

À ces résultats s’ajoutent de nombreuses destructions de matériels ennemis au sol.

L’Ordre de la Libération le présente comme le premier as des chasseurs français de la Seconde Guerre mondiale.

Cette formulation correspond au bilan institutionnel publié par l’Ordre de la Libération.

Le décompte des victoires aériennes de Clostermann a cependant fait l’objet de discussions historiographiques, notamment en raison des différences entre les systèmes d’homologation français et britanniques.

Il convient donc de distinguer les chiffres officiels présentés par l’Ordre de la Libération des résultats d’une éventuelle reconstitution opération par opération.

Octobre 1945 — Démobilisation

Pierre Clostermann est démobilisé en octobre 1945.

Il quitte le service actif après avoir participé à plusieurs campagnes aériennes majeures.

Son expérience comprend les combats au-dessus de la Manche, les opérations de Normandie et les dernières offensives aériennes contre l’Allemagne.

Il retrouve la vie civile avec une réputation de pilote exceptionnel.

Son parcours militaire demeure néanmoins étroitement associé à la Royal Air Force.

Il a combattu dans plusieurs escadrilles britanniques tout en conservant son appartenance à la France libre.

Cette double dimension française et britannique explique notamment l’importance de ses décorations étrangères.

21 janvier 1946 — Compagnon de la Libération

La notice officielle de l’Ordre de la Libération indique que Pierre-Henri Clostermann est nommé Compagnon de la Libération par décret du 21 janvier 1946.

L’attribution est effectuée de son vivant.

Cependant, l’inventaire archivistique du dossier individuel 1 A 225 mentionne une ampliation de décret datée du 19 novembre 1945.

Les deux indications ne concordent pas.

L’inventaire signale également plusieurs mémoires de proposition et des procès-verbaux de délibération du Conseil de l’Ordre datant de 1946.

Cette documentation est particulièrement intéressante pour comprendre les circonstances administratives de sa nomination.

Il faut donc conserver provisoirement la date institutionnelle du 21 janvier 1946, tout en signalant expressément la divergence.

La résolution définitive nécessite la consultation des pièces originales et de la publication officielle correspondante.

1946 — Retour à la vie civile et carrière politique

Après sa démobilisation, Pierre Clostermann exerce son métier d’ingénieur à Paris.

Il entame également une carrière politique.

En 1946, il est élu député du Bas-Rhin.

Cette élection marque le début d’une longue participation à la vie parlementaire française.

Il appartient à la génération des anciens combattants et résistants qui entrent dans les institutions républicaines après la Libération.

Son expérience militaire nourrit notamment son intérêt pour les questions de défense nationale et d’aéronautique.

1948 — Publication du Grand Cirque

En 1948, Pierre Clostermann publie Le Grand Cirque, récit de son expérience comme pilote de chasse dans la Royal Air Force.

L’ouvrage rencontre un important succès.

Il contribue à faire connaître au grand public la vie quotidienne des pilotes de chasse alliés.

Clostermann y décrit les missions, les combats aériens, les pertes et les relations entre les aviateurs.

Le livre accorde une place importante à la dimension humaine de la guerre aérienne.

Il présente également les difficultés psychologiques auxquelles sont confrontés les pilotes.

L’ouvrage devient l’un des témoignages français les plus célèbres sur l’aviation de chasse pendant la Seconde Guerre mondiale.

Son intérêt historique est considérable.

Il doit néanmoins être utilisé comme un récit personnel, dont certains détails doivent être confrontés aux archives opérationnelles.

1951 — Député de la Marne

En 1951, Pierre Clostermann est élu député de la Marne.

Il poursuit son activité parlementaire.

Parallèlement, il conserve des liens étroits avec l’industrie aéronautique.

Il participe à la vie économique et industrielle française.

Ses compétences techniques lui permettent d’intervenir dans les débats concernant les matériels militaires et l’évolution de l’aviation.

1956-1957 — Service en Algérie

Pendant la guerre d’Algérie, Pierre Clostermann reprend temporairement du service.

Il sert dans l’aviation militaire française.

L’Ordre de la Libération indique qu’il est affecté à l’escadrille de liaisons et d’observation n° 4/45, à Oran, entre 1956 et 1957.

Il participe ainsi à des opérations aériennes dans un contexte très différent de celui de la Seconde Guerre mondiale.

Ces missions relèvent principalement de l’observation et de la liaison.

Son expérience de pilote demeure particulièrement importante.

Il obtient plusieurs distinctions en relation avec son service militaire.

Les dates et les circonstances exactes des citations correspondantes restent cependant à établir par les documents officiels.

1956-1958 — Député de la Seine

Pierre Clostermann est élu député de la Seine en 1956.

Il conserve un intérêt particulier pour les questions militaires et aéronautiques.

Sa carrière parlementaire se poursuit pendant les transformations institutionnelles de la IVe République.

Il appartient alors aux personnalités associant une forte notoriété militaire à une activité politique nationale.

1962-1969 — Derniers mandats parlementaires

En 1962, Pierre Clostermann est élu député de Seine-et-Oise.

Après la réorganisation administrative de la région parisienne, il devient député des Yvelines.

Il exerce ce mandat jusqu’en 1969.

Entre 1963 et 1969, il est vice-président de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée nationale.

Cette responsabilité correspond directement à son expérience militaire et professionnelle.

Il participe aux travaux parlementaires concernant la défense et les forces armées.

Responsabilités dans l’industrie aéronautique

Pierre Clostermann poursuit parallèlement une carrière industrielle.

En 1962, il devient directeur adjoint de la société Reims-Aviation.

À partir de 1970, il en exerce la présidence-direction générale.

Il participe également aux activités de la société américaine Cessna Aircraft Company.

L’Ordre de la Libération indique qu’il en est vice-président aux États-Unis à partir de 1970.

À partir de 1977, il siège au conseil d’administration de la société des Avions Marcel Dassault-Bréguet.

Ces responsabilités témoignent de la continuité de son engagement dans le domaine aéronautique.

Il passe ainsi du pilotage militaire à des fonctions de direction industrielle.

Activités littéraires

Pierre Clostermann poursuit une activité importante d’écrivain.

Ses ouvrages portent sur la guerre aérienne, les opérations militaires, la pêche sportive et ses expériences personnelles.

Il publie notamment Feux du ciel, en 1951, consacré aux combats aériens.

En 1960 paraît Appui-feu sur l’Oued Hallaïl, qui évoque la guerre d’Algérie.

Il publie également plusieurs ouvrages autobiographiques au cours des décennies suivantes.

Ses livres contribuent à entretenir la mémoire des aviateurs français et alliés.

Ils constituent des témoignages précieux sur les représentations de la guerre aérienne et sur les expériences personnelles de leur auteur.

Autres activités

Pierre Clostermann est également passionné par la pêche sportive en mer.

Il acquiert dans ce domaine une réputation internationale.

Il participe aux activités de l’International Game Fish Association.

Cette passion occupe une place importante dans sa vie après la guerre.

Elle donne lieu à plusieurs publications.

22 mars 2006 — Décès

Pierre-Henri Clostermann meurt le 22 mars 2006 à Montesquieu-des-Albères, dans les Pyrénées-Orientales.

Il est âgé de quatre-vingt-cinq ans.

Il est inhumé au Chesnay, dans les Yvelines.

Sa disparition suscite de nombreux hommages.

Il demeure l’une des figures les plus connues de l’aviation française pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sa mémoire est associée aux Forces aériennes françaises libres, à la Royal Air Force, aux combats aériens de 1943-1945 et à son œuvre littéraire.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

Forces aériennes françaises libres — Engagement du 18 mars 1942.

Elementary Flying Training School n° 6, Sywell — Formation initiale de pilote, avril 1942.

Operational Training Unit n° 61 — Entraînement opérationnel, novembre 1942.

Groupe de chasse Alsace — Affectation du 22 janvier 1943.

602 Squadron, Royal Air Force — Affectation en octobre 1943.

État-major des Forces aériennes françaises en Grande-Bretagne — Affectation à partir de septembre 1944.

Operational Training Unit n° 55 — Formation complémentaire, février 1945.

274 Squadron, Royal Air Force — Affectation à la fin de février 1945.

56 Squadron, Royal Air Force — Affectation à la mi-mars 1945.

3 Squadron, Royal Air Force — Affectation du 8 avril 1945 ; responsabilités de chef d’escadrille.

Escadrille de liaisons et d’observation n° 4/45 — Service en Algérie, 1956-1957.

Missions et actions

Les missions de Pierre Clostermann pendant la Seconde Guerre mondiale comprennent le combat aérien, l’interception, l’escorte, la reconnaissance armée et l’attaque d’objectifs militaires terrestres.

Il participe aux opérations aériennes conduites depuis la Grande-Bretagne.

Il combat au-dessus de la Manche et de la France occupée.

En 1944, il participe aux opérations liées à la bataille de Normandie.

En 1945, il participe aux dernières offensives aériennes contre les forces allemandes.

L’Ordre de la Libération lui attribue 33 victoires aériennes homologuées et cinq probables.

Son parcours illustre le rôle important des aviateurs français engagés dans des unités de la Royal Air Force.

Camarades de combat

René MOUCHOTTE — Pilote de chasse des Forces aériennes françaises libres, commandant du groupe de chasse Alsace, figure majeure de l’aviation française dans la RAF.

Henri de BORDAS — Pilote de chasse des Forces aériennes françaises libres, Compagnon de la Libération, ayant servi dans les unités françaises intégrées à la RAF.

Jacques ANDRIEUX — Pilote de chasse des Forces aériennes françaises libres, Compagnon de la Libération, commandant du groupe de chasse Alsace.

Ces appartenances communes sont documentées, mais elles ne doivent pas être assimilées sans preuve à une participation commune à toutes les opérations mentionnées.

Décorations

Décorations françaises

Grand-croix de la Légion d’honneur — Dignité confirmée par la notice officielle de l’Ordre de la Libération. Date du décret et publication au Journal officiel non vérifiées.

Compagnon de la Libération — Décret du 21 janvier 1946 selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération ; une ampliation de décret datée du 19 novembre 1945 est signalée dans l’inventaire du dossier 1 A 225. Cette divergence doit être résolue par examen des textes originaux. Attribution non posthume.

Médaille militaire — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération et par le Musée de la Résistance en ligne. Date du décret non vérifiée.

Croix de guerre 1939-1945 — Dix-sept citations selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération. Le Musée de la Résistance en ligne mentionne par ailleurs une croix de guerre comportant vingt-sept palmes. Les différences entre ces indications nécessitent un examen de l’historique individuel des citations.

Croix de la Valeur militaire avec palme — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Décret ou décision d’attribution non retrouvé.

Médaille de la Résistance française avec rosette — Attribution confirmée par la notice officielle de l’Ordre de la Libération. Décret nominatif et publication au Journal officiel non retrouvés.

Médaille de l’aéronautique — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille des blessés — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille de la France libérée — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Royaume-Uni

Distinguished Flying Cross and Bar — Décoration britannique confirmée par l’Ordre de la Libération.

1939-1945 Star — Médaille de campagne britannique confirmée par l’Ordre de la Libération.

France and Germany Star — Médaille de campagne britannique confirmée par l’Ordre de la Libération.

États-Unis

Distinguished Service Cross — Décoration américaine confirmée par l’Ordre de la Libération.

Silver Star — Décoration américaine confirmée par l’Ordre de la Libération.

Distinguished Flying Cross — Décoration américaine confirmée par l’Ordre de la Libération.

Air Medal — Décoration américaine confirmée par l’Ordre de la Libération.

Belgique

Chevalier de l’ordre de Léopold avec palme — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Croix de guerre belge — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Danemark

Chevalier de l’ordre de Dannebrog — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Brésil

Officier de l’ordre national de la Croix du Sud — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Mérite aéronautique avec rosette — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Portugal

Commandeur du Mérite militaire — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Ordre du Christ — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Grade non précisé dans la notice consultée.

Maroc

Commandeur de l’ordre du Ouissam alaouite — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

République fédérale d’Allemagne

Chevalier de l’ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Chevalier de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.

La rubrique reproduit les distinctions identifiées dans la source institutionnelle. Les dates exactes d’attribution et les références des publications officielles étrangères devront être précisées par les archives nationales des États concernés.

Lieux de mémoire

Curitiba — Brésil — Lieu de naissance de Pierre-Henri Clostermann.

Boulogne-sur-Seine — Hauts-de-Seine — Lieu de ses études secondaires.

États-Unis — Formation aéronautique avant son engagement.

Grande-Bretagne — Engagement dans les FAFL et service dans les unités de la RAF.

Sywell — Royaume-Uni — Formation de pilote en 1942.

Abbeville — Somme — Secteur d’un combat aérien du 7 janvier 1944.

Normandie — Théâtre de ses opérations aériennes de juin 1944.

Grossembrode — Allemagne — Secteur de l’opération aéronavale du 3 mai 1945.

Schleswig — Allemagne — Secteur de l’opération du 4 mai 1945.

Oran — Algérie — Affectation militaire en 1956-1957.

Montesquieu-des-Albères — Pyrénées-Orientales — Lieu de décès.

Le Chesnay — Yvelines — Lieu d’inhumation.

Musée de l’Ordre de la Libération — Paris — Conservation et présentation de documents relatifs à son parcours.

Dossier d’homologation

Service historique de la Défense — GR 16 P 134295

Cette cote est confirmée par l’inventaire des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre C.

Elle identifie le dossier individuel de Pierre Clostermann dans la sous-série GR 16 P.

Le dossier original n’a pas été directement dépouillé.

Il ne serait donc pas justifié de lui attribuer des dates d’homologation ou des mentions administratives précises sans examen des documents.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 225

L’inventaire officiel du 24 septembre 2025 confirme la conservation d’un dossier individuel sous la cote 1 A 225.

Ce dossier comprend notamment :

Un mémoire de proposition de 1945.

Une ampliation de décret datée du 19 novembre 1945.

Deux autres mémoires de proposition datant de 1945.

Une note destinée au capitaine Guy, datée du 22 juin 1946.

Des extraits de procès-verbaux de délibération du Conseil de l’Ordre en 1946.

Le procès-verbal d’une réunion du 30 septembre 1946.

Un extrait de procès-verbal du Conseil de l’Ordre du 29 novembre 1946.

Dix-sept courriers échangés entre 1946 et 1958.

Un décret du 25 février 1963.

Un questionnaire de 1984.

Une fiche annuaire de la chancellerie.

Trente éléments de correspondance échangés entre 1963 et 2017.

Les dates extrêmes de cet ensemble documentaire sont 1945-2017.

Ces pièces présentent un intérêt particulier pour l’histoire administrative de sa nomination.

Leur examen serait notamment nécessaire pour expliquer la coexistence des dates de novembre 1945 et de janvier 1946.

Références bibliographiques

Le Grand Cirque. Souvenirs d’un pilote de chasse français dans la RAF, Pierre Clostermann, Flammarion, Paris, 1948. — Témoignage majeur sur les opérations aériennes des pilotes français engagés dans la Royal Air Force.

Feux du ciel, Pierre Clostermann, Flammarion, Paris, 1951. — Récits consacrés aux combats aériens.

Une chasse dans le ciel, Pierre Clostermann, P. Aelberts, Liège, 1954. — Publication relative à l’aviation de chasse.

Appui-feu sur l’Oued Hallaïl, Pierre Clostermann, Club des éditeurs, Paris, 1960. — Témoignage consacré à la guerre d’Algérie.

Une sacrée guerre !, Pierre Clostermann, entretiens avec Daniel Costelle, Flammarion, Paris, 1990. — Témoignage rétrospectif sur son engagement et sa guerre.

L’histoire vécue : un demi-siècle de secrets d’État, Pierre Clostermann, Flammarion, Paris, 1998. — Souvenirs consacrés à plusieurs décennies d’activités militaires, politiques et industrielles.

Une vie pas comme les autres, Pierre Clostermann, Flammarion, Paris, 2005. — Récit autobiographique.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage de référence sur les Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, éditions de 2010 et 2023. — Répertoire biographique des Compagnons.

Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, p. 38. — Inventaire du dossier individuel 1 A 225.

Références internet

Ordre de la Libération — Pierre-Henri CLOSTERMANN — Biographie officielle, formation, affectations, opérations aériennes, bilan militaire, activités civiles et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-henri-clostermann

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Dossier individuel 1 A 225 et référence SHD GR 16 P 134295 —

Musée de la Résistance en ligne — Médaille militaire de Pierre Clostermann — Présentation de la décoration et rappel de son bilan aérien — https://museedelaresistanceenligne.org/media.php?expo=&media=8697&sens=verso

Musée de la Résistance en ligne — Croix de guerre de Pierre Clostermann — Présentation de sa croix de guerre et des décorations conservées dans les collections du musée national de la Légion d’honneur — https://museedelaresistanceenligne.org/media9227-Croix-de-guerre-de-Pierre-Clostermann

Service historique de la Défense — Numérisation des dossiers GR 16 P — Présentation du programme de numérisation des dossiers individuels de résistants — https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/numerisation-du-fonds-de-la-sous-serie-gr-16-p

Observations

Pierre-Henri Clostermann occupe une place exceptionnelle parmi les aviateurs français engagés dans la Seconde Guerre mondiale.

Son parcours commence par un refus de la défaite de juin 1940.

Il gagne la Grande-Bretagne et rejoint les Forces aériennes françaises libres en mars 1942.

Après sa formation, il participe aux opérations aériennes de la Royal Air Force.

Il sert dans plusieurs unités, notamment le groupe de chasse Alsace, le 602 Squadron et le 3 Squadron.

Son engagement s’étend de 1943 aux dernières journées de la guerre en Europe.

Il participe aux combats aériens au-dessus des territoires occupés, aux opérations de Normandie et aux offensives aériennes de 1945.

Son bilan militaire contribue à établir sa réputation de pilote de chasse exceptionnel.

Il faut cependant distinguer les bilans publiés dans les biographies institutionnelles des reconstitutions historiques fondées sur les journaux de marche et les archives opérationnelles britanniques.

Après la guerre, Clostermann mène une carrière particulièrement diversifiée.

Il est ingénieur, député, industriel et écrivain.

Son livre Le Grand Cirque contribue considérablement à la mémoire française de la guerre aérienne.

Son parcours présente également une dimension internationale importante, illustrée par ses nombreuses décorations étrangères.

Son dossier de Compagnon comporte enfin une difficulté archivistique notable : la divergence entre la date du décret indiquée dans la notice officielle et celle de l’ampliation conservée dans le dossier.

Cette divergence ne remet pas en cause sa qualité de Compagnon de la Libération, mais elle nécessite une vérification documentaire.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, l’engagement dans les FAFL, les principales affectations dans la RAF, les opérations militaires de 1943-1945, les responsabilités civiles et l’essentiel des décorations sont établis par l’Ordre de la Libération. Le dossier individuel 1 A 225 et le dossier SHD GR 16 P 134295 sont identifiés dans l’inventaire officiel. Des réserves subsistent concernant la date exacte du décret de la croix de la Libération, le détail du décompte des victoires aériennes et certaines décisions administratives relatives aux décorations.

Chronologie

DateÉvénement
28 février 1921Naissance à Curitiba, Brésil.
Avant 1940Études secondaires en France et formation aéronautique aux États-Unis.
Juin 1940Prend connaissance de l’appel du général de Gaulle.
18 mars 1942Engagement dans les Forces aériennes françaises libres.
Avril 1942Début de sa formation à Sywell.
Novembre 1942Affectation à l’Operational Training Unit n° 61.
22 janvier 1943Affectation au groupe de chasse Alsace.
Juin 1943Promotion au grade de sergent-chef.
27 juillet 1943Deux premières victoires aériennes.
Août 1943Troisième victoire aérienne.
1er octobre 1943Nomination au grade d’aspirant.
Octobre 1943Affectation au 602 Squadron.
7 janvier 1944Combat aérien au-dessus d’Abbeville.
Juin 1944Participation aux opérations aériennes de Normandie.
Septembre 1944Affectation à l’état-major des Forces aériennes françaises en Grande-Bretagne.
Février 1945Affectation à l’Operational Training Unit n° 55.
Fin février 1945Affectation au 274 Squadron.
Mars 1945Affectation au 56 Squadron.
8 avril 1945Affectation au 3 Squadron comme chef d’escadrille.
3 mai 1945Opération contre la base aéronavale de Grossembrode.
4 mai 1945Opération contre Schleswig.
8 mai 1945Fin de la guerre en Europe.
Octobre 1945Démobilisation.
19 novembre 1945Date d’une ampliation de décret conservée au dossier 1 A 225.
21 janvier 1946Date du décret de nomination comme Compagnon indiquée par la notice officielle.
1946Élection comme député du Bas-Rhin.
1948Publication du Grand Cirque.
1951Élection comme député de la Marne.
1956-1957Service dans l’aviation militaire française en Algérie.
1956-1958Député de la Seine.
1962Directeur adjoint de Reims-Aviation.
1962-1969Député de Seine-et-Oise, puis des Yvelines.
1963-1969Vice-président de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées.
1970Président-directeur général de Reims-Aviation.
1977Administrateur de Dassault-Bréguet.
22 mars 2006Décès à Montesquieu-des-Albères.
2006Inhumation au Chesnay.

Tableau des divergences entre sources

Point examinéSourcesAppréciation
NaissanceOrdre de la Libération : 28 février 1921, Curitiba.Confirmée.
Engagement FAFLOrdre de la Libération : 18 mars 1942.Confirmé.
Affectation au groupe AlsaceOrdre de la Libération : 22 janvier 1943.Confirmée.
Victoires aériennesOrdre : 33 homologuées et cinq probables ; débats historiographiques sur les méthodes de décompte.Bilan officiel retenu avec réserve.
Croix de guerreOrdre : 17 citations ; Musée de la Résistance en ligne : 27 palmes sur une croix conservée au musée.Divergence nécessitant examen des pièces originales.
Croix de la LibérationNotice officielle : décret du 21 janvier 1946 ; inventaire : ampliation datée du 19 novembre 1945.Divergence archivistique non résolue.
Dossier de CompagnonInventaire officiel : 1 A 225.Confirmé.
Dossier SHDInventaire officiel : GR 16 P 134295.Confirmé.
DécèsOrdre de la Libération : 22 mars 2006 à Montesquieu-des-Albères.Confirmé.
SépultureOrdre de la Libération : Le Chesnay.Confirmée.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Pierre-Henri CLOSTERMANN — Biographie officielle, formation, engagement dans les FAFL, missions aériennes, affectations, bilan opérationnel, responsabilités civiles, décorations et décès — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-henri-clostermann ; Ordre de la Libération — Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, inventaire établi par Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, dossier 1 A 225, page 38, avec mention de l’ampliation de décret du 19 novembre 1945 et du dossier SHD GR 16 P 134295 — ; Musée de la Résistance en ligne — Médaille militaire de Pierre Clostermann, description de la décoration et présentation du bilan aérien — https://museedelaresistanceenligne.org/media.php?expo=&media=8697&sens=verso ; Musée de la Résistance en ligne — Croix de guerre de Pierre Clostermann, présentation d’une décoration conservée au musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie — https://museedelaresistanceenligne.org/media9227-Croix-de-guerre-de-Pierre-Clostermann ; Service historique de la Défense — Numérisation du fonds GR 16 P, informations sur la conservation et l’accès aux dossiers individuels de résistants — https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/numerisation-du-fonds-de-la-sous-serie-gr-16-p

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