La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

COGGIA Jean

Jean COGGIA, né le 14 novembre 1916 à Tébessa (Algérie française), mort pour la France le 24 février 1943 à Thibica (Tunisie), Français, étudiant en médecine, aspirant de l’armée de l’Air, résistant en Afrique du Nord, agent de renseignements du réseau Mounier au service des Alliés, lieutenant des Forces françaises libres, agent P2 chargé de mission de deuxième classe, Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 4 mai 1944.

Jeunesse et environnement familial

Jean Coggia naît le 14 novembre 1916 à Tébessa, dans le département de Constantine, en Algérie française.

Il appartient à une famille d’origine corse installée en Afrique du Nord.

Son père exerce la profession de conducteur des Ponts-et-Chaussées.

Cette profession place la famille dans un environnement lié aux services techniques de l’administration française.

Les sources institutionnelles ne permettent pas de préciser les noms de ses parents, la composition de sa fratrie ou les circonstances exactes de son enfance.

Son origine corse est néanmoins expressément mentionnée dans les notices de l’Ordre de la Libération et du ministère des Armées.

Jean Coggia grandit en Algérie, territoire où il commence sa formation avant de poursuivre ses études supérieures en métropole.

Formation universitaire

Jean Coggia s’oriente vers la médecine.

Il s’inscrit à la faculté de médecine de Montpellier.

Il y poursuit ses études jusqu’à la déclaration de guerre de septembre 1939.

La médecine représente alors pour lui une orientation professionnelle qui sera interrompue par les événements militaires.

Sa formation médicale jouera toutefois un rôle important dans sa vie résistante.

En effet, pendant la campagne de Tunisie, il pourra exercer comme médecin auxiliaire dans un dispensaire de Bizerte.

Cette activité lui permettra à la fois de soigner les victimes des bombardements et de poursuivre clandestinement ses missions de renseignement.

Septembre 1939 — Engagement dans l’armée de l’Air

Lorsque la France entre en guerre contre l’Allemagne, Jean Coggia s’engage dans l’armée de l’Air.

Il interrompt ses études de médecine pour participer à l’effort militaire.

Il reçoit une formation et accède au grade d’aspirant.

En 1940, il se trouve en poste à Versailles.

L’offensive allemande du 10 mai 1940 bouleverse l’organisation des forces françaises.

Les armées françaises reculent progressivement.

Les établissements militaires et les unités de formation sont évacués vers des régions considérées comme moins exposées.

Jean Coggia est ainsi dirigé vers le Maroc.

Juin 1940 — Évacuation à Rabat

Avant la signature de l’armistice, Jean Coggia est évacué avec sa formation à Rabat.

Le Maroc est alors placé sous le protectorat français.

Il demeure sous l’autorité du gouvernement français après la défaite.

L’armistice du 22 juin 1940 provoque une réorganisation générale des forces militaires.

Jean Coggia est démobilisé.

Cette démobilisation ne met cependant pas fin à sa volonté de poursuivre le combat.

Il rejoint Alger et reprend ses études médicales.

1940-1941 — Retour à Alger

Après sa démobilisation, Jean Coggia s’installe à Alger.

Il reprend ses études de médecine.

La situation politique de l’Afrique du Nord est alors particulière.

Les territoires français d’Algérie, du Maroc et de Tunisie demeurent administrés par les autorités fidèles au gouvernement de Vichy.

Les mouvements favorables au général de Gaulle doivent donc agir clandestinement.

Les autorités cherchent à empêcher les départs vers les territoires contrôlés par les Britanniques.

Les personnes soupçonnées de vouloir rejoindre la France libre peuvent être arrêtées et poursuivies devant les juridictions militaires.

Jean Coggia refuse néanmoins de renoncer à la poursuite de la guerre.

Il envisage de gagner Londres pour rejoindre les Forces françaises libres.

Octobre 1941 — Projet de départ vers Gibraltar

En octobre 1941, Jean Coggia prépare un départ clandestin d’Algérie.

Il agit avec plusieurs résistants algérois partageant sa volonté de rejoindre la France libre.

Le groupe décide d’utiliser une embarcation de pêche.

Jean Coggia achète et équipe lui-même un bateau destiné à permettre la traversée.

L’objectif est de rejoindre Gibraltar.

Cette possession britannique constitue un point de passage important pour les volontaires souhaitant gagner la Grande-Bretagne.

La traversée doit être effectuée clandestinement.

Les autorités de Vichy surveillent les ports et les côtes afin d’empêcher les départs non autorisés.

L’organisation de cette tentative exige des moyens matériels et une préparation collective.

Elle montre que Jean Coggia est disposé à prendre des risques importants pour rejoindre les forces combattantes du général de Gaulle.

Octobre 1941 — Échec de la tentative d’embarquement

Le groupe doit embarquer sur la plage de Fort-de-l’Eau, près d’Alger.

L’opération échoue.

Selon l’Ordre de la Libération, cet échec résulte vraisemblablement d’une dénonciation.

Les participants sont arrêtés par la police de Vichy.

Cette première arrestation empêche Jean Coggia de rejoindre Gibraltar.

Elle ne provoque cependant pas son abandon de la lutte.

Libéré sur parole, il quitte Alger et gagne Tunis.

Cette décision marque une nouvelle étape de son engagement.

Il cherche toujours à poursuivre le combat, malgré la surveillance exercée par les autorités françaises.

1942 — Nouvelle arrestation à Tunis

Jean Coggia arrive en Tunisie.

Il est de nouveau arrêté.

Les motifs précis et les circonstances de cette arrestation ne sont pas détaillés dans les sources institutionnelles consultées.

Il est cependant poursuivi devant une juridiction militaire.

Son dossier est examiné par le tribunal militaire maritime de Bizerte.

7 mai 1942 — Condamnation à deux ans de prison

Le 7 mai 1942, Jean Coggia comparaît devant le tribunal militaire maritime de Bizerte.

Il est condamné à deux années d’emprisonnement.

Cette condamnation sanctionne ses activités contraires aux décisions des autorités de Vichy.

Il est incarcéré à la prison civile de Tunis.

Son emprisonnement démontre les risques encourus par les Français d’Afrique du Nord qui refusent la politique du gouvernement de Vichy et cherchent à poursuivre la guerre aux côtés des Alliés.

Jean Coggia demeure déterminé à retrouver sa liberté.

Pendant sa détention, il prépare une évasion.

Les sources institutionnelles ne précisent pas les moyens qu’il envisage d’employer.

Son projet ne sera cependant pas exécuté.

L’évolution de la situation militaire en Afrique du Nord provoque sa libération.

Novembre 1942 — Le débarquement allié en Afrique du Nord

Le 8 novembre 1942, les forces britanniques et américaines débarquent en Afrique du Nord dans le cadre de l’opération Torch.

Les débarquements concernent notamment le Maroc et l’Algérie.

La Tunisie devient alors un enjeu stratégique majeur.

Les forces allemandes et italiennes cherchent à conserver le contrôle de ce territoire pour empêcher la progression alliée vers l’est.

Des troupes de l’Axe arrivent rapidement à Tunis et à Bizerte.

L’évolution militaire de novembre 1942 modifie profondément les conditions dans lesquelles les résistants tunisiens doivent agir.

Les organisations clandestines doivent désormais faire face directement aux forces allemandes.

Novembre 1942 — Libération de prison

Après l’arrivée des Allemands en Tunisie, l’amiral Jean-Pierre Esteva prend une mesure de libération concernant les prisonniers politiques gaullistes.

Jean Coggia bénéficie de cette décision.

Il quitte la prison civile de Tunis.

Cette libération lui permet de reprendre immédiatement ses activités clandestines.

Il rejoint une organisation de renseignements travaillant pour les Britanniques.

Son engagement entre ainsi dans une phase directement opérationnelle.

Novembre 1942 — Entrée dans le réseau Mounier

Jean Coggia rejoint le réseau de renseignements Mounier.

Cette organisation a été créée par André MOUNIER, avocat français établi en Tunisie.

Elle travaille au profit des services de renseignements britanniques.

Son activité concerne principalement la collecte et la transmission d’informations militaires.

La position géographique de la Tunisie rend ce renseignement particulièrement important.

Les forces allemandes et italiennes y disposent de ports, de bases aériennes et de voies de communication essentielles.

Les Alliés ont besoin de connaître les débarquements de troupes, les mouvements des unités et l’activité des installations militaires.

Ces informations peuvent contribuer à orienter les opérations aériennes et navales.

Jean Coggia participe à cette activité dans des circonstances particulièrement dangereuses.

Selon la chronologie publiée par les chercheurs du réseau Mounier, il est intégré aux activités du réseau à partir du 15 novembre 1942.

Cette indication complète la chronologie générale de l’Ordre de la Libération.

Novembre 1942-janvier 1943 — Agent de renseignements

Jean Coggia reçoit des missions de renseignement au profit des Alliés.

Son action porte notamment sur les installations allemandes et italiennes de la région de Bizerte.

Il doit observer les débarquements de troupes.

Il suit les mouvements des unités militaires.

Il recueille également des informations concernant les activités portuaires et aéronavales.

Ces renseignements sont destinés à être transmis aux services britanniques.

L’Ordre de la Libération mentionne notamment la surveillance de la base maritime de Sidi Ahmed.

Cette installation représente un objectif militaire important.

La région de Bizerte constitue en effet un point d’appui essentiel des forces de l’Axe en Tunisie.

Le dispensaire de Bizerte

Parallèlement à ses activités clandestines, Jean Coggia s’installe à Bizerte.

Il exerce comme médecin auxiliaire dans un dispensaire.

Il n’a pas terminé l’ensemble de ses études médicales avant la guerre.

Sa formation lui permet néanmoins d’apporter une aide importante aux blessés et aux malades.

Pendant les bombardements alliés, il soigne les victimes.

L’Ordre de la Libération souligne son courage et son dévouement dans ces circonstances.

Son activité médicale présente donc une double dimension.

Elle constitue d’abord une mission humanitaire réelle.

Elle lui offre également une couverture pour poursuivre ses relations clandestines.

Ses déplacements et ses contacts peuvent ainsi être facilités par l’exercice de ses fonctions médicales.

Cependant, la présence de soldats allemands et italiens dans la région rend toute activité suspecte particulièrement dangereuse.

Rencontre avec le major Dick Jones

Jean Coggia entre en relation avec le major Dick JONES, responsable d’un réseau de renseignements britannique.

Dick Jones travaille pour l’Intelligence Service.

Il cherche à organiser la collecte et la transmission des informations militaires concernant les forces de l’Axe.

La collaboration entre les deux hommes devient particulièrement importante.

Jean Coggia connaît le territoire.

Il peut utiliser ses activités médicales pour observer certains mouvements.

Il bénéficie également de relations dans l’environnement local.

Dick Jones apporte pour sa part une liaison avec les services britanniques.

Leur coopération s’inscrit dans les activités du renseignement allié pendant la campagne de Tunisie.

Installation d’un poste émetteur clandestin

Jean Coggia participe à l’installation d’un poste émetteur clandestin dans la région de Bizerte.

Cette opération représente une étape importante de ses activités résistantes.

Les renseignements recueillis doivent pouvoir être transmis rapidement aux autorités alliées.

Les liaisons radio clandestines constituent alors l’un des moyens essentiels de communication.

Elles permettent de réduire les délais entre l’observation d’un mouvement ennemi et son exploitation militaire.

Leur utilisation présente cependant des risques considérables.

Les autorités allemandes disposent de moyens de détection et de localisation des émissions.

Les opérateurs clandestins peuvent être arrêtés à la suite de recherches radiogoniométriques ou de dénonciations.

L’installation et l’utilisation d’un émetteur nécessitent donc des précautions permanentes.

Jean Coggia participe à ces activités sous la menace directe des forces d’occupation.

Le renseignement sur les forces de l’Axe

Les missions attribuées à Jean Coggia portent principalement sur trois catégories d’informations.

La première concerne les débarquements de troupes allemandes et italiennes.

La deuxième porte sur les déplacements des unités ennemies à travers la Tunisie.

La troisième concerne le trafic militaire dans la région de Bizerte et sur la base maritime de Sidi Ahmed.

Ces renseignements présentent un intérêt opérationnel direct.

Ils permettent aux services alliés de mieux connaître l’organisation du dispositif adverse.

Ils peuvent également contribuer à identifier les moyens de transport et les installations utilisés pour renforcer les forces de l’Axe.

Les archives actuellement consultées ne permettent pas d’attribuer à Jean Coggia une opération aérienne ou navale particulière qui aurait directement résulté de ses messages.

Son rôle d’agent de renseignements et de participant aux transmissions clandestines est néanmoins expressément confirmé par l’Ordre de la Libération et le ministère des Armées.

20 janvier 1943 — Arrestation par les Allemands

Le 20 janvier 1943, Jean Coggia est arrêté par les autorités allemandes.

Cette arrestation résulte d’une dénonciation.

Selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération, l’auteur de cette dénonciation est un employé du dispensaire dans lequel il exerce.

Jean Coggia est ensuite remis à la police française de Tunis.

Cette arrestation représente un danger considérable.

Les autorités peuvent chercher à obtenir des renseignements sur ses contacts, sur le réseau Mounier et sur les moyens de transmission utilisés.

Sa connaissance des activités clandestines pourrait compromettre plusieurs agents.

Janvier 1943 — Évasion pendant un interrogatoire

Jean Coggia est conduit dans une villa pour y être interrogé.

Il parvient à s’évader dans des circonstances particulièrement audacieuses.

Alors qu’il a les mains entravées par des menottes, il saute du deuxième étage du bâtiment.

Il réussit à échapper à ses gardiens.

Cette évasion est confirmée par les biographies de l’Ordre de la Libération et du ministère des Armées.

Les sources ne précisent pas la hauteur exacte de sa chute, la nature de ses éventuelles blessures ou l’identité des policiers présents.

Il serait donc injustifié de reconstituer ces détails.

L’évasion lui permet cependant de reprendre sa liberté.

Il se cache quelque temps à Tunis.

Malgré les risques d’une nouvelle arrestation, il reprend contact avec Dick Jones.

Janvier-février 1943 — Reprise des activités clandestines

Après son évasion, Jean Coggia demeure recherché.

Il doit éviter les autorités allemandes et les services français susceptibles de procéder à son arrestation.

La situation militaire de la Tunisie reste particulièrement dangereuse.

Les combats se poursuivent entre les forces de l’Axe et les armées alliées.

Les communications sont surveillées.

Les déplacements clandestins deviennent difficiles.

Jean Coggia parvient néanmoins à retrouver Dick Jones.

Les deux hommes décident finalement de tenter de rejoindre les forces françaises engagées contre l’Axe.

Cette décision entraîne leur départ de Tunis.

23 février 1943 — Départ vers les lignes françaises

Le 23 février 1943, Jean Coggia quitte Tunis en compagnie du major Dick Jones.

Les deux hommes cherchent à rejoindre les troupes françaises.

Pour cela, ils doivent franchir les lignes allemandes et italiennes.

Leur itinéraire les conduit vers un secteur situé à environ quatre-vingts kilomètres au sud-ouest de Tunis.

L’opération présente des difficultés importantes.

Les déplacements doivent être effectués dans une région où les forces ennemies contrôlent les principaux axes.

Les deux hommes doivent éviter les postes de surveillance.

Ils cherchent à rejoindre les positions tenues par les forces alliées.

Leur tentative échoue le lendemain.

24 février 1943 — Combat de Thibica

Le 24 février 1943, Jean Coggia et Dick Jones sont surpris par des militaires allemands à la station de Thibica.

Les circonstances exactes de leur découverte ne sont pas détaillées dans les sources institutionnelles.

Un combat s’engage.

Jean Coggia résiste avec détermination.

Selon l’Ordre de la Libération et la documentation du ministère des Armées, il abat trois soldats allemands.

Il est ensuite blessé.

Les militaires ennemis l’achèvent sur place.

Il meurt à l’âge de vingt-six ans.

Dick Jones est également blessé.

Il est transporté à Tunis.

La mort de Jean Coggia met fin à un engagement commencé par son refus de l’armistice et poursuivi à travers plusieurs tentatives de rejoindre la France libre, des arrestations et une activité clandestine de renseignement.

Les circonstances de sa mort témoignent de sa volonté de résister jusqu’au bout.

25 février 1943 — Première inhumation

Le lendemain de sa mort, Jean Coggia est inhumé à Pont-du-Fahs, en Tunisie.

Cette localité se trouve à quelques kilomètres de Thibica.

La proximité du lieu de décès explique cette première sépulture.

La Tunisie demeure alors un théâtre d’opérations.

Les forces allemandes et italiennes occupent encore une partie importante du territoire.

La situation militaire ne permet pas immédiatement le rapatriement de son corps.

Mai-juin 1943 — Libération de la Tunisie et transfert de sa dépouille

La campagne de Tunisie s’achève en mai 1943 par la capitulation des forces de l’Axe.

Après la libération du territoire, les autorités françaises peuvent procéder au transfert de certaines dépouilles.

En juin 1943, le corps de Jean Coggia est transféré à Bône, en Algérie.

Ce transfert constitue la deuxième étape de son parcours funéraire.

Il sera ultérieurement réinhumé en France.

Les sources du ministère des Armées indiquent que sa sépulture définitive se trouve à Toulouse.

La date exacte de ce dernier transfert n’a pas été établie.

4 mai 1944 — Compagnon de la Libération à titre posthume

Jean Coggia est nommé Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 4 mai 1944.

Cette nomination intervient environ quatorze mois après sa mort.

Elle reconnaît son engagement dans les services de renseignements alliés et les circonstances particulièrement courageuses de sa disparition.

L’Ordre de la Libération conserve son dossier individuel sous la cote 1 A 227.

L’inventaire officiel identifie une ampliation du décret datée du 6 mai 1944.

Les deux dates doivent être distinguées.

Le 4 mai 1944 correspond à la date du décret.

Le 6 mai 1944 correspond à la date de l’ampliation conservée dans les archives de l’Ordre.

La nomination est donc solidement établie par la concordance de la notice biographique et de l’inventaire archivistique.

La référence exacte de publication du décret au Journal officiel demeure à préciser.

Reconnaissance militaire

Les services de Jean Coggia sont reconnus par les Forces françaises libres.

Il est homologué au grade de lieutenant.

Il possède la qualité d’agent P2, chargé de mission de deuxième classe.

Cette homologation reconnaît le caractère permanent de son engagement clandestin.

Elle confirme également son rattachement aux services de la France combattante.

Le répertoire du Service historique de la Défense identifie son dossier sous la cote GR 16 P 135424.

Un second dossier est signalé dans les archives des réseaux de Résistance sous la cote GR 28 P 4 362/12.

Ces deux références constituent des pistes documentaires particulièrement importantes pour préciser la durée de ses services et les circonstances de leur reconnaissance administrative.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

Armée de l’Air — Engagement en septembre 1939 ; formation militaire et grade d’aspirant.

Forces françaises libres — Services reconnus après son engagement dans le renseignement allié ; homologation au grade de lieutenant.

Réseau Mounier — Réseau de renseignements de la Résistance tunisienne travaillant au profit de l’Intelligence Service britannique.

Services de renseignements britanniques — Collaboration avec le major Dick Jones ; collecte et transmission de renseignements militaires.

Résistance tunisienne — Participation à l’organisation clandestine de renseignements dans la région de Tunis et de Bizerte.

Agent P2 — Qualité reconnue par homologation.

Missions et actions

L’engagement résistant de Jean Coggia comprend plusieurs activités complémentaires.

Il cherche d’abord à rejoindre les Forces françaises libres depuis l’Afrique du Nord.

Après l’échec de sa tentative de départ par Gibraltar et son emprisonnement, il rejoint le réseau Mounier.

Ses principales missions concernent le renseignement militaire.

Il surveille les mouvements des forces allemandes et italiennes.

Il recueille des informations sur les débarquements de troupes.

Il participe à l’observation des activités militaires de la base de Sidi Ahmed.

Il contribue également à l’installation d’un poste émetteur clandestin.

Parallèlement, il exerce comme médecin auxiliaire dans un dispensaire de Bizerte.

Il soigne les victimes des bombardements et poursuit ses activités clandestines.

Après son arrestation du 20 janvier 1943, il réussit une évasion particulièrement audacieuse.

Enfin, le 24 février 1943, il trouve la mort au combat alors qu’il tente de rejoindre les forces françaises avec Dick Jones.

Camarades de combat et collaborateurs

André MOUNIER — Avocat, fondateur du réseau de renseignements Mounier en Tunisie, travaillant au profit des services britanniques.

Dick JONES — Major britannique, responsable d’un réseau de renseignements de l’Intelligence Service, collaborateur direct de Jean Coggia et compagnon de sa dernière mission en février 1943.

Alec LE VERNOY — Résistant de Tunisie, membre du réseau Mounier à la même période que Jean Coggia, auteur d’un témoignage consacré à la Résistance tunisienne.

Les autres agents du réseau ne peuvent être présentés comme des collaborateurs directs de Jean Coggia sans confirmation de relations opérationnelles personnelles.

Arrestations, emprisonnements et évasion

Octobre 1941 — Arrestation en Algérie. Jean Coggia est arrêté par la police de Vichy après l’échec de la tentative de départ clandestin pour Gibraltar.

1942 — Arrestation à Tunis. Il est de nouveau arrêté et traduit devant le tribunal militaire maritime de Bizerte.

7 mai 1942 — Condamnation. Il est condamné à deux années de prison et incarcéré à la prison civile de Tunis.

Novembre 1942 — Libération. Il bénéficie de la mesure de libération des prisonniers politiques gaullistes prise par l’amiral Esteva.

20 janvier 1943 — Arrestation par les Allemands. Dénoncé par un employé du dispensaire, il est arrêté puis remis aux autorités policières françaises.

Janvier 1943 — Évasion. Pendant un interrogatoire, il s’échappe en sautant du deuxième étage d’une villa, malgré les menottes qui lui entravent les mains.

Aucune déportation le concernant n’a été identifiée.

Décorations

Chevalier de la Légion d’honneur — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération et le ministère des Armées. Décret nominatif et publication au Journal officiel non retrouvés lors des présentes recherches.

Compagnon de la Libération — Décret du 4 mai 1944 — Attribution à titre posthume — Ampliation du 6 mai 1944 — Dossier individuel 1 A 227 — Source : Ordre de la Libération. La référence exacte de publication au Journal officiel reste à établir.

Croix de guerre 1939-1945 avec palme — Citation à l’ordre de l’armée confirmée par l’Ordre de la Libération et le ministère des Armées. Date et texte de la citation non retrouvés lors des présentes recherches.

Mention in Despatches for Distinguished Service — Royaume-Uni — Distinction britannique confirmée par l’Ordre de la Libération et le ministère des Armées. Date et référence de publication dans la London Gazette non retrouvées.

La Mention in Despatches constitue une distinction britannique accordée à un militaire ou à une personne dont les services ont été officiellement signalés pour leur mérite.

Elle doit être distinguée des ordres et médailles britanniques proprement dits.

Aucune attribution de la Médaille de la Résistance française n’a été confirmée nominativement dans les sources institutionnelles consultées.

Il ne serait donc pas justifié de l’ajouter à la liste des décorations de Jean Coggia.

Lieux de mémoire

Tébessa — Algérie — Ville de naissance de Jean Coggia, le 14 novembre 1916.

Montpellier — Hérault — Ville de ses études médicales jusqu’en 1939.

Versailles — Yvelines — Lieu de son affectation militaire comme aspirant de l’armée de l’Air.

Rabat — Maroc — Ville où il est évacué avec sa formation en juin 1940.

Alger — Algérie — Ville où il reprend ses études médicales et prépare son départ clandestin pour Gibraltar.

Fort-de-l’Eau — Algérie — Plage où échoue la tentative d’embarquement d’octobre 1941.

Tunis — Tunisie — Ville de sa détention, de ses activités clandestines et de son évasion de janvier 1943.

Bizerte — Tunisie — Ville où il exerce comme médecin auxiliaire et participe aux activités de renseignements.

Base de Sidi Ahmed — Tunisie — Installation militaire dont il surveille les activités pour les Alliés.

Thibica — Tunisie — Lieu de son dernier combat et de sa mort, le 24 février 1943.

Pont-du-Fahs — Tunisie — Lieu de sa première inhumation, le 25 février 1943.

Bône, aujourd’hui Annaba — Algérie — Ville où sa dépouille est transférée en juin 1943.

Toulouse — Haute-Garonne — Ville où se trouve sa sépulture définitive.

Dossier d’homologation

Service historique de la Défense — GR 16 P 135424

Cette cote est confirmée par l’inventaire officiel des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre C.

Elle correspond à Jean Coggia.

L’existence du dossier est établie.

Les pièces originales n’ont pas été directement dépouillées.

Service historique de la Défense — GR 28 P 4 362/12

Le répertoire des dossiers individuels des agents de réseaux de Résistance identifie également Jean Coggia sous cette référence.

Les documents sont datés de la période 1943-1945.

Le rapprochement avec la cote GR 16 P 135424 est explicitement indiqué dans le répertoire archivistique.

Cette seconde référence présente un intérêt particulier pour approfondir l’étude de ses activités de renseignement.

Service historique de la Défense, Division des archives des victimes des conflits contemporains — AC 21 P 46 762

Cette cote est indiquée dans la documentation biographique du ministère des Armées.

Elle correspond au dossier relatif à son décès.

Elle constitue une source prioritaire pour vérifier les circonstances administratives de sa reconnaissance comme mort pour la France.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 227

L’inventaire officiel établi par Roxane Ritter, dans sa version du 24 septembre 2025, identifie :

COGGIA Jean — 1 A 227

Le dossier comprend plusieurs ensembles documentaires.

Attribution de la croix de la Libération

Ampliation datée du 6 mai 1944 du décret du 4 mai 1944.

Trois cartes de Compagnon de la Libération datées du 23 novembre 1949.

Renseignements administratifs

Fiche annuaire de la chancellerie de l’Ordre de la Libération, non datée.

Correspondances

Trois pièces échangées avec l’Ordre de la Libération en 2005 et 2006.

État civil

Copie d’un extrait d’acte de naissance de 1916.

Deux courriers de 2007.

Service historique de la Défense

Un courrier de 2005.

Travaux de recherche et publications

Un extrait de l’ouvrage Alec le Vernoy sans tambours ni trompettes, publié en 1989.

Un dossier de recherche d’Ange Léonforte datant de 2008.

Sépulture

Un courrier de 2017.

Les dates extrêmes des documents conservés sont 1916-2017.

L’inventaire confirme l’existence de ces pièces ; leur contenu intégral n’a pas été directement consulté.

Références bibliographiques

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage général consacré aux Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, 2010 ; nouvelle édition de 2023, 1 600 p. — Répertoire biographique des Compagnons.

Mémorial des Compagnons de la Libération, 1940-1945, ouvrage collectif, Imprimerie nationale, Paris, 1961. — Publication mémorielle consacrée aux Compagnons morts pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François Marcot, Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 2006. — Ouvrage de synthèse sur la Résistance française et ses organisations.

Alec le Vernoy sans tambours ni trompettes, Alec Le Vernoy, 1989, éditeur et pagination à vérifier. — Témoignage sur la Résistance tunisienne ; un extrait figure dans le dossier 1 A 227.

Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, p. 38, dossier 1 A 227. — Inventaire officiel du dossier de Jean Coggia.

Références internet

Ordre de la Libération — Jean COGGIA — Biographie officielle, formation, tentatives de départ pour la France libre, arrestations, activités dans le réseau Mounier, évasion et mort au combat — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-coggia

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Dossier 1 A 227, décret du 4 mai 1944, ampliation du 6 mai 1944, état civil et documents historiques —

Ministère des Armées — Mémoire des hommes, Jean COGGIA — Notice biographique élaborée à partir des archives militaires, précisant les services de renseignement, le décès et les transferts de sépulture — https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fichier/1054/13826725

Musée de la Résistance en ligne — Répertoire GR 28 P 4 des agents de réseaux — Identification du dossier individuel de Jean Coggia, cote GR 28 P 4 362/12, avec renvoi à GR 16 P 135424 —

Le Réseau Mounier — Novembre 1942 — Chronologie de la Résistance tunisienne, mentionnant l’intégration de Jean Coggia et d’Alec Le Vernoy au réseau — https://reseaumounier.com/novembre-1942/

Le Réseau Mounier — Janvier 1943 — Chronologie des arrestations et des activités clandestines en Tunisie, avec mention d’un mandat d’arrêt concernant Jean Coggia — https://reseaumounier.com/janvier-1943/

Le Réseau Mounier — Post-scriptum — Présentation de l’activité du renseignement allié en Tunisie et de la reprise des activités après la mort d’André Mounier — https://reseaumounier.com/poscriptum/

Observations

Jean Coggia appartient aux résistants français d’Afrique du Nord qui refusent la défaite et cherchent à poursuivre la guerre contre l’Allemagne nazie.

Son parcours présente plusieurs particularités.

Il commence par un engagement dans l’armée de l’Air en septembre 1939.

Après l’armistice, il tente de rejoindre les Forces françaises libres.

Son projet de départ clandestin vers Gibraltar échoue et entraîne son arrestation.

Il est ensuite condamné à deux années d’emprisonnement par les autorités de Vichy.

La libération des prisonniers politiques gaullistes, en novembre 1942, lui permet de reprendre la lutte.

Il rejoint alors le réseau Mounier.

Ses activités se concentrent dans la région de Bizerte, où les forces allemandes et italiennes disposent d’installations militaires importantes.

Jean Coggia utilise sa formation médicale pour exercer dans un dispensaire.

Il soigne les victimes des bombardements tout en participant à la collecte et à la transmission de renseignements militaires.

Cette double activité, humanitaire et clandestine, constitue l’un des aspects les plus remarquables de son engagement.

Sa collaboration avec le major Dick Jones témoigne de l’importance des relations entre la Résistance française de Tunisie et les services de renseignements britanniques.

Son arrestation du 20 janvier 1943 ne met pas fin à son action.

Il réussit une évasion particulièrement audacieuse, malgré ses menottes.

Quelques semaines plus tard, il tente de rejoindre les forces alliées.

Il est surpris par les Allemands à Thibica le 24 février 1943.

Après avoir opposé une résistance armée et abattu trois soldats ennemis, il est blessé puis achevé.

Il meurt à vingt-six ans.

Sa nomination à titre posthume comme Compagnon de la Libération, par décret du 4 mai 1944, reconnaît son courage et les services rendus aux Alliés.

Son parcours illustre la place essentielle de la Résistance nord-africaine dans la guerre de renseignement menée contre les forces de l’Axe en Méditerranée.

Point particulier concernant son identité

La documentation du ministère des Armées présente parfois Jean Coggia sous la désignation Jean-François COGGIA.

La notice officielle de l’Ordre de la Libération et l’inventaire de son dossier utilisent Jean COGGIA.

Cette différence ne permet pas, en l’état des éléments directement vérifiés, de déterminer si Jean-François constitue l’ensemble de ses prénoms d’état civil ou une variante de désignation utilisée dans certaines publications.

La copie de son acte de naissance, conservée dans le dossier 1 A 227, devrait permettre de résoudre définitivement ce point.

La présente notice retient donc la dénomination officielle Jean COGGIA, sans exclure l’existence d’un second prénom.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — La naissance le 14 novembre 1916 à Tébessa, les études de médecine, l’engagement dans l’armée de l’Air, les tentatives de rejoindre la France libre, la condamnation du 7 mai 1942, l’appartenance au réseau Mounier, les activités de renseignement dans la région de Bizerte, l’arrestation du 20 janvier 1943, l’évasion, le décès au combat à Thibica le 24 février 1943 et le décret de nomination posthume du 4 mai 1944 sont établis par l’Ordre de la Libération et le ministère des Armées. Les dossiers 1 A 227, GR 16 P 135424, GR 28 P 4 362/12 et AC 21 P 46 762 sont identifiés dans des répertoires ou des publications institutionnelles. Les réserves concernent les prénoms complets, le détail des renseignements transmis, les références administratives des décorations et la date du transfert définitif de sa sépulture à Toulouse.

Chronologie

DateÉvénement
14 novembre 1916Naissance à Tébessa, en Algérie française.
Avant 1939Études de médecine à Montpellier.
Septembre 1939Engagement dans l’armée de l’Air.
1940Affectation comme aspirant à Versailles.
Juin 1940Évacuation à Rabat avant l’armistice.
1940Démobilisation et retour à Alger.
1940-1941Reprise des études médicales.
Octobre 1941Préparation d’un départ clandestin pour Gibraltar.
Octobre 1941Échec de l’embarquement à Fort-de-l’Eau et arrestation par la police de Vichy.
1942Nouvelle arrestation en Tunisie.
7 mai 1942Condamnation à deux ans de prison par le tribunal militaire maritime de Bizerte.
Mai-novembre 1942Détention à la prison civile de Tunis.
Novembre 1942Libération après l’arrivée des forces allemandes en Tunisie.
15 novembre 1942Entrée dans les activités du réseau Mounier, selon sa chronologie historique.
Fin 1942Installation à Bizerte comme médecin auxiliaire.
Fin 1942-début 1943Activités de renseignement au profit des Alliés.
Fin 1942-début 1943Installation et utilisation d’un poste émetteur clandestin.
20 janvier 1943Arrestation par les Allemands à la suite d’une dénonciation.
Janvier 1943Évasion pendant un interrogatoire à Tunis.
23 février 1943Départ de Tunis avec le major Dick Jones pour rejoindre les forces françaises.
24 février 1943Combat et mort de Jean Coggia à Thibica.
25 février 1943Inhumation à Pont-du-Fahs.
Juin 1943Transfert de sa dépouille à Bône.
4 mai 1944Décret de nomination à titre posthume comme Compagnon de la Libération.
6 mai 1944Ampliation du décret, conservée au dossier 1 A 227.
Date non établieTransfert définitif de sa sépulture à Toulouse.

Tableau des divergences entre sources

Point examinéSourcesAppréciation
PrénomsOrdre de la Libération : Jean ; certaines publications du ministère des Armées : Jean-François.Prénoms complets à vérifier sur l’acte de naissance.
NaissanceOrdre de la Libération et ministère des Armées : 14 novembre 1916, Tébessa.Concordance.
Origine familialeOrdre et ministère des Armées : famille corse établie en Algérie.Confirmée.
CondamnationOrdre et ministère des Armées : 7 mai 1942, deux ans de prison.Concordance.
Engagement dans le réseau MounierOrdre : après la libération de novembre 1942 ; chronologie spécialisée : 15 novembre 1942.Informations compatibles.
Arrestation de janvier 1943Ordre et ministère : 20 janvier 1943 ; chronologie du réseau : mandat d’arrêt du 26 janvier.Dates de nature différente ; chronologie administrative à approfondir.
ÉvasionOrdre et ministère : saut du deuxième étage d’une villa, menottes aux mains.Concordance.
Dernière missionOrdre et ministère : départ avec Dick Jones le 23 février 1943.Concordance.
DécèsOrdre et ministère : 24 février 1943, Thibica.Confirmé.
Circonstances du décèsOrdre et ministère : trois soldats allemands abattus, Coggia blessé puis achevé.Concordance.
Décret de la croixOrdre : 4 mai 1944 ; inventaire : ampliation du 6 mai.Aucune contradiction : décret et ampliation sont deux actes distincts.
Attribution posthumeOrdre de la Libération.Confirmée.
Légion d’honneurOrdre et ministère : chevalier.Confirmée ; décret à rechercher.
Croix de guerreOrdre et ministère : une palme.Confirmée.
Mention in DespatchesOrdre et ministère.Confirmée.
SépulturePont-du-Fahs, puis Bône, puis Toulouse.Concordance ; date du dernier transfert non retrouvée.
Dossier de CompagnonInventaire de l’Ordre : 1 A 227.Confirmé.
Dossier SHDGR 16 P 135424.Confirmé.
Dossier de réseauGR 28 P 4 362/12.Confirmé.
Dossier de décèsAC 21 P 46 762.Référence indiquée par le ministère des Armées.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Jean COGGIA — Notice biographique officielle, identité, formation, engagement militaire, tentatives de rejoindre la France libre, condamnation, réseau Mounier, activités de renseignement, arrestation, évasion, mort au combat et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-coggia ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, version du 24 septembre 2025, dossier 1 A 227, page 38, comprenant l’ampliation du 6 mai 1944 du décret du 4 mai 1944, la copie d’un extrait d’acte de naissance et des documents historiques — ; Ministère des Armées, Mémoire des hommes — Jean COGGIA, notice biographique établie à partir des archives militaires, précisant ses services dans les FFL et le réseau Mounier, les circonstances de sa mort et les transferts de sépulture — https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fichier/1054/13826725 ; Musée de la Résistance en ligne — Répertoire GR 28 P 4 des agents de réseaux, mention du dossier individuel Jean Coggia, GR 28 P 4 362/12, et de la cote GR 16 P 135424 — ; Le Réseau Mounier — Novembre 1942, chronologie de la reprise des activités clandestines et de l’intégration de Jean Coggia au réseau — https://reseaumounier.com/novembre-1942/ ; Le Réseau Mounier — Janvier 1943, informations relatives aux arrestations et aux activités de renseignement en Tunisie — https://reseaumounier.com/janvier-1943/ ; Le Réseau Mounier — Post-scriptum, bilan historique des activités du réseau et présentation du rôle de Dick Jones — https://reseaumounier.com/poscriptum/

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