La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CLOUËT DES PESRUCHES Jean-François alias Galilée,

Jean-François CLOUËT DES PESRUCHES, alias Galilée, Orbite, né le 31 mars 1918 à Paris (VIIe arrondissement), mort le 11 décembre 1957 à Vaulandry (Maine-et-Loire), Français, officier de l’armée de l’Air, agent des services spéciaux de la France libre, responsable régional du Bureau des opérations aériennes, délégué militaire régional, commandant des Forces françaises de l’intérieur, Compagnon de la Libération par décret du 24 mars 1945.

Jeunesse et environnement familial

Jean-François Clouët des Pesruches naît le 31 mars 1918 à Paris, dans le VIIe arrondissement.

Il appartient à une famille de tradition militaire. Son père et son grand-père ont exercé la profession d’officier.

Cette tradition familiale influence son orientation.

Il choisit très jeune une carrière militaire.

En 1938, il est admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

La France connaît alors une situation internationale de plus en plus préoccupante. Les ambitions territoriales de l’Allemagne nazie font peser une menace croissante sur la paix européenne.

À la fin de sa première année à Saint-Cyr, Jean-François Clouët des Pesruches choisit l’aviation.

Il entreprend sa formation de pilote militaire.

1939-1940 — Formation dans l’armée de l’Air

La déclaration de guerre de septembre 1939 intervient alors que Jean-François Clouët des Pesruches poursuit sa formation.

Les stages nécessaires à l’obtention des qualifications de pilote sont longs.

Il n’a pas achevé son instruction lorsque les armées allemandes lancent leur offensive contre la France, le 10 mai 1940.

Malgré sa volonté de combattre, il ne peut participer aux opérations aériennes.

Pendant la retraite de juin 1940, il se replie à Royan avec une partie des éléments de l’école de pilotage n° 101.

Il est ensuite affecté à Toulouse, où il participe à l’instruction des jeunes recrues de l’armée de l’Air.

Cette situation le place dans une position particulière : officier de carrière en formation, il n’a pas pu prendre part aux combats décisifs de mai-juin 1940.

La défaite française et l’armistice ne mettent cependant pas fin à sa volonté de poursuivre la guerre.

Octobre 1940 — Rencontre avec Maurice Duclos

En octobre 1940, Jean-François Clouët des Pesruches rencontre à Cannes Maurice DUCLOS, alias Saint-Jacques.

Maurice Duclos appartient aux premiers agents des services spéciaux de la France libre envoyés en France.

Il travaille à l’établissement de réseaux clandestins destinés à recueillir des renseignements et à préparer l’action contre l’occupant.

Cette rencontre joue un rôle déterminant.

Jean-François Clouët des Pesruches signe son engagement officiel dans les Forces françaises libres.

Il appartient ainsi aux Français qui choisissent très tôt de poursuivre le combat sous l’autorité du général de Gaulle.

Ne pouvant immédiatement gagner l’Angleterre, il demeure en France.

Il cherche à se rendre utile aux organisations clandestines.

1940-1942 — Premières activités résistantes

Dans la région de Toulouse, Jean-François Clouët des Pesruches entre en relation avec un réseau de Résistance.

Il lui communique des renseignements militaires.

Son activité clandestine se développe alors qu’il appartient encore à l’armée de l’Air.

Cette double situation lui impose une grande prudence.

Il doit maintenir ses fonctions militaires officielles tout en participant secrètement à la lutte contre l’occupant.

Son engagement auprès des services de la France libre est antérieur à son départ pour Londres.

Il ne faut donc pas faire commencer son activité résistante en 1943.

Dès octobre 1940, il a décidé de rejoindre le combat clandestin.

Décembre 1942 — Démobilisation

En novembre 1942, les troupes allemandes occupent la zone sud de la France.

Cette occupation intervient après le débarquement allié en Afrique du Nord.

L’armée d’armistice est progressivement dissoute.

Jean-François Clouët des Pesruches, alors lieutenant d’active, est démobilisé en décembre 1942.

Il ne peut plus poursuivre une carrière militaire normale dans les structures de l’État français.

Cette nouvelle situation renforce sa détermination à rejoindre les forces du général de Gaulle.

Il prépare son départ vers l’Espagne.

Avril 1943 — Organisation d’une filière d’évasion

En avril 1943, Jean-François Clouët des Pesruches entre en relation avec un agent d’une filière de passage vers l’Espagne.

Il organise le départ d’une dizaine de volontaires souhaitant rejoindre les forces françaises combattantes.

La traversée clandestine des Pyrénées comporte de nombreux dangers.

Les frontières sont surveillées.

Les fugitifs doivent éviter les patrouilles allemandes et les forces espagnoles chargées du contrôle des passages.

L’opération nécessite de préparer les itinéraires, de coordonner les déplacements et de réunir les personnes décidées à quitter la France.

Jean-François Clouët des Pesruches participe personnellement à cette entreprise.

28 avril 1943 — Franchissement des Pyrénées

Dans la nuit du 28 avril 1943, le groupe franchit la frontière espagnole.

Les fugitifs sont cependant arrêtés par les carabiniers espagnols.

Ils sont conduits à la prison de Lérida.

Jean-François Clouët des Pesruches se trouve notamment avec Jacques GUÉRIN, qui poursuivra lui aussi son engagement dans les services de la France libre.

Les deux hommes cherchent un moyen d’obtenir leur libération.

Ils se présentent comme des pilotes canadiens.

Cette identité leur permet de solliciter l’intervention des autorités consulaires britanniques.

Le consul britannique intervient rapidement en leur faveur.

Le 5 mai 1943, ils sont remis en liberté.

L’épisode illustre les difficultés rencontrées par les volontaires français qui cherchent à rejoindre Londres.

Il révèle également leur détermination à poursuivre la lutte malgré les obstacles.

Mai-juin 1943 — De l’Espagne à Londres

Après leur libération, Jean-François Clouët des Pesruches et Jacques Guérin traversent l’Espagne.

Ils rejoignent Gibraltar.

Cette possession britannique constitue alors une étape essentielle pour les volontaires qui quittent clandestinement la France.

Les deux hommes embarquent ensuite à bord d’un convoi américain à destination de la Grande-Bretagne.

Après cinq jours de traversée, ils débarquent à Greenock, en Écosse, le 4 juin 1943.

Ils gagnent ensuite Londres.

Jean-François Clouët des Pesruches peut enfin rejoindre directement les services de la France libre.

Juin 1943 — Entrée au BCRA

À Londres, Jean-François Clouët des Pesruches souhaite retourner rapidement au combat.

Il pourrait poursuivre une carrière de pilote dans la Royal Air Force.

Toutefois, une telle orientation nécessiterait une nouvelle période d’entraînement.

Il préfère servir au Bureau central de renseignements et d’action, le BCRA.

Cet organisme dirige une partie essentielle des activités clandestines de la France combattante.

Ses missions concernent notamment le renseignement, les opérations spéciales et les liaisons avec les organisations de Résistance en territoire occupé.

Les compétences militaires de Clouët des Pesruches et son expérience de la clandestinité retiennent l’attention de ses responsables.

Il est désigné pour accomplir une mission particulièrement importante.

Été 1943 — Responsable des opérations aériennes de la région M

Jean-François Clouët des Pesruches reçoit la responsabilité des opérations aériennes clandestines de la région M.

Cette région couvre un vaste territoire comprenant notamment la Normandie, la Bretagne, l’Anjou et une partie de la Touraine.

Le Bureau des opérations aériennes, ou BOA, constitue un élément essentiel du dispositif d’action de la France combattante.

Il organise les parachutages et les atterrissages clandestins.

Ces opérations permettent d’introduire en France des agents envoyés depuis Londres, des armes, des explosifs, des équipements de transmission et d’autres matériels destinés aux organisations résistantes.

Le BOA contribue également au retour vers l’Angleterre de responsables clandestins, de personnalités recherchées et d’agents ayant achevé leur mission.

Jean-François Clouët des Pesruches doit constituer un réseau de responsables départementaux et d’équipes de réception.

Il doit également préparer les terrains et organiser les opérations dans des conditions de sécurité particulièrement difficiles.

La région M présente une importance stratégique majeure.

Elle couvre des territoires où les forces allemandes disposent d’installations militaires, de moyens de surveillance et d’importantes garnisons.

La réussite des opérations aériennes clandestines dépend donc d’une organisation rigoureuse.

Août 1943 — Préparation de la mission

Avant son départ, Jean-François Clouët des Pesruches suit plusieurs stages dans des camps britanniques.

Ces stages le préparent aux conditions particulières des opérations clandestines.

Ils concernent notamment les procédures de parachutage, les transmissions, les règles de sécurité et les techniques utilisées par les services spéciaux.

Il doit être capable de vivre sous une fausse identité, d’organiser des liaisons et d’éviter la surveillance policière.

Son pseudonyme opérationnel est Galilée.

Il sera utilisé pendant sa mission dans l’Ouest de la France.

Nuit du 16 au 17 août 1943 — Parachutage en France

Dans la nuit du 16 au 17 août 1943, Jean-François Clouët des Pesruches est parachuté en France avec deux compagnons.

Parmi les agents concernés figurent Jacques Guérin et Guy Chaumet.

Les documents consacrés aux infiltrations clandestines situent l’opération dans les environs de Poiseul-lès-Saulx, en Côte-d’Or.

Le parachutage permet de réintroduire en France des responsables préparés à Londres.

Les trois hommes reçoivent des secteurs et des missions distincts.

Jean-François Clouët des Pesruches doit développer le dispositif des opérations aériennes dans l’Ouest.

Il entreprend rapidement de reconstituer les équipes nécessaires.

Août-septembre 1943 — Constitution du réseau Galilée

Sous le pseudonyme de Galilée, Jean-François Clouët des Pesruches met en place une organisation clandestine importante.

Il recrute ou confirme des responsables départementaux.

Il développe des équipes chargées de reconnaître les terrains.

Il organise les communications permettant de demander des opérations aériennes à Londres.

Il doit également assurer la réception des agents et du matériel.

Son activité couvre progressivement un vaste ensemble territorial.

Les équipes travaillent dans plusieurs départements de l’Ouest.

Elles agissent sous la menace permanente des arrestations et des dénonciations.

Les opérations aériennes exigent une coordination très précise.

Les terrains doivent être reconnus.

Les conditions météorologiques doivent être favorables.

Les équipes de réception doivent être présentes à l’heure prévue.

Les signaux doivent permettre aux équipages de reconnaître le terrain sans attirer l’attention des forces allemandes.

Les avions doivent ensuite repartir aussi rapidement que possible.

Ces exigences expliquent l’importance des responsabilités exercées par Galilée.

Nuit du 12 au 13 septembre 1943 — Opération Bélier

L’un des principaux succès de Jean-François Clouët des Pesruches intervient dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943.

Il organise, dans la région de Tours, une importante opération aérienne clandestine.

L’opération porte le nom de code Bélier.

Trois avions Lysander doivent effectuer successivement des atterrissages.

Le Lysander est particulièrement adapté aux opérations clandestines.

Il peut utiliser des terrains relativement courts et sommairement aménagés.

Son emploi permet d’introduire ou d’exfiltrer des agents dans des zones où aucun aérodrome officiel ne peut être utilisé.

L’opération Bélier est exécutée avec une rapidité remarquable.

Selon l’Ordre de la Libération, seize personnes sont transportées en neuf minutes, certaines quittant la France et d’autres y étant introduites.

Cette opération constitue un succès exceptionnel pour les services clandestins.

Elle démontre l’efficacité du dispositif mis en place par Galilée.

Elle exige une préparation minutieuse et une coordination parfaite entre les pilotes et les équipes au sol.

Automne 1943 — Développement des opérations aériennes

Après le succès de l’opération Bélier, Jean-François Clouët des Pesruches poursuit l’organisation des liaisons aériennes.

De nouvelles opérations permettent d’introduire des officiers et des agents en France.

Des responsables de la Résistance peuvent également rejoindre Londres.

Les parachutages apportent des armes et des matériels indispensables à la préparation des combats de la Libération.

Les équipes de Galilée participent ainsi au renforcement des organisations militaires clandestines.

Le dispositif ne constitue pas seulement un moyen de transport.

Il représente un lien stratégique entre les autorités de la France combattante et la Résistance intérieure.

Cette fonction explique l’importance acquise par Jean-François Clouët des Pesruches au sein du BCRA.

1943-1944 — Relations avec les mouvements de Résistance

Les opérations aériennes conduites par Galilée nécessitent une collaboration avec de nombreux responsables clandestins.

Les équipes doivent répondre aux besoins des organisations de Résistance présentes dans les départements concernés.

Ces organisations réclament des armes, des explosifs et des équipements de communication.

Le BOA doit assurer la coordination entre les demandes formulées sur le terrain et les possibilités offertes par les opérations aériennes alliées.

Jean-François Clouët des Pesruches doit donc entretenir des relations avec plusieurs réseaux et mouvements.

Son rôle consiste à fournir les moyens nécessaires à leurs actions.

Il ne peut être réduit à une seule appartenance à un mouvement politique ou militaire.

Son activité relève principalement de l’organisation opérationnelle des services de la France combattante.

1944 — Projet d’évasion de Pierre Brossolette

Après l’arrestation de Pierre BROSSOLETTE en Bretagne, Jean-François Clouët des Pesruches reçoit la mission de préparer son évasion.

Pierre Brossolette appartient aux principales figures de la Résistance et des services spéciaux de la France combattante.

Son arrestation représente un danger majeur pour les organisations clandestines.

Galilée envisage une opération destinée à le faire sortir de sa prison de Rennes.

La préparation de cette évasion exige une intervention rapide.

Toutefois, Pierre Brossolette est transféré vers Paris vingt-quatre heures avant l’exécution prévue de l’opération.

Le projet devient impossible.

Cet épisode illustre les risques pris par les responsables clandestins pour tenter de libérer leurs camarades arrêtés.

Il montre également l’importance de la rapidité des décisions face à des autorités allemandes susceptibles de déplacer les prisonniers à tout moment.

Mars-avril 1944 — Arrestation de Brigitte Friang

Jean-François Clouët des Pesruches travaille notamment avec Brigitte FRIANG, qui participe à son organisation clandestine.

Elle exerce des fonctions de secrétariat et de liaison.

Le 21 mars 1944, elle est arrêtée.

Gravement blessée, elle est retenue dans un établissement hospitalier parisien.

Son arrestation constitue une menace pour le réseau.

Galilée décide de tenter de la faire évader.

Il prépare une opération armée destinée à la libérer.

Avril 1944 — Tentative d’évasion à l’hôpital de la Pitié

Jean-François Clouët des Pesruches prend personnellement la tête d’une opération organisée à l’hôpital de la Pitié, à Paris.

Le groupe cherche à libérer Brigitte Friang.

L’opération se déroule dans un environnement particulièrement dangereux.

Les autorités allemandes surveillent les prisonniers hospitalisés.

Toute intervention clandestine expose les participants à une arrestation immédiate.

L’opération échoue.

La notice de l’Ordre de la Libération attribue cet échec à un concours de circonstances défavorable.

D’autres sources permettent d’identifier parmi les participants Marcel JEULIN, qui joue un rôle actif dans la tentative du 10 avril 1944.

L’échec de l’opération place Galilée dans une situation de plus en plus dangereuse.

La surveillance policière se renforce.

Plusieurs membres de son entourage clandestin sont désormais identifiés.

Printemps 1944 — Menaces d’arrestation

À Paris, Jean-François Clouët des Pesruches échappe de justesse à plusieurs tentatives d’arrestation.

Son activité clandestine devient particulièrement difficile.

Son identité opérationnelle est compromise.

Ses supérieurs considèrent que son maintien en France représente un risque croissant.

Jacques CHABAN-DELMAS, délégué militaire national, fait partie des responsables qui lui conseillent de regagner Londres.

Le retour en Grande-Bretagne doit permettre d’éviter son arrestation et de préparer une nouvelle mission.

Nuit du 4 au 5 juin 1944 — Retour vers Londres

Dans la nuit du 4 au 5 juin 1944, Jean-François Clouët des Pesruches quitte clandestinement la France à bord d’un Lysander.

Il regagne les territoires contrôlés par les Alliés.

Son itinéraire passe par la Corse et Alger avant de rejoindre la Grande-Bretagne.

À Londres, il est reçu par le colonel PASSY, responsable du BCRA, et par le général de Gaulle.

Son retour intervient à la veille du débarquement allié en Normandie.

La préparation de nouvelles opérations clandestines devient particulièrement urgente.

Les autorités de la France combattante disposent désormais d’une perspective concrète de libération du territoire.

Les réseaux doivent être capables de soutenir les opérations militaires alliées.

Juin-juillet 1944 — Préparation d’une nouvelle mission

Jean-François Clouët des Pesruches se porte volontaire pour retourner en France.

Il est désigné pour exercer les fonctions de délégué militaire régional dans un secteur comprenant les Pays de la Loire, l’Anjou et la Normandie.

Cette nouvelle mission présente des responsabilités différentes de celles qu’il exerçait au BOA.

Il ne s’agit plus seulement d’organiser les opérations aériennes clandestines.

Il doit également participer à la coordination des formations militaires résistantes.

Le délégué militaire régional représente les autorités de la France combattante auprès des organisations clandestines de son secteur.

Il contribue à l’organisation des Forces françaises de l’intérieur.

Il doit favoriser la coordination de leurs opérations avec les armées alliées.

Cette fonction prend une importance considérable à mesure que les troupes américaines et britanniques progressent en France.

Nuit du 16 au 17 juillet 1944 — Nouveau parachutage

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1944, Jean-François Clouët des Pesruches est parachuté dans la Sarthe.

Il utilise désormais le pseudonyme Orbite.

Il rejoint les responsables locaux de la Résistance.

Sa mission consiste à organiser les forces disponibles et à préparer leur participation aux opérations de libération.

La région connaît alors une situation militaire particulièrement évolutive.

Les forces alliées progressent depuis la Normandie.

Les organisations résistantes cherchent à désorganiser les communications allemandes.

Les groupes armés effectuent des sabotages, des reconnaissances et des attaques contre les forces ennemies.

Orbite participe directement à ces opérations.

Il ne se limite plus à des responsabilités d’organisation.

L’Ordre de la Libération indique qu’il prend part aux combats des maquis les armes à la main.

Juillet 1944 — Installation du poste de commandement à Turbilly

Jean-François Clouët des Pesruches établit son poste de commandement au château familial de Turbilly, dans le Maine-et-Loire.

Son père apporte son aide à la Résistance locale.

Le château devient ainsi un point d’appui pour l’organisation des opérations.

Cette implantation permet à Orbite de disposer d’un centre de coordination dans une région qu’il connaît.

Il peut y recevoir des renseignements et organiser les déplacements de ses hommes.

Il participe également aux relations entre les différents groupes résistants.

Les responsabilités qui lui sont confiées sont considérables.

Il doit préparer les actions militaires tout en veillant à la sécurité de ses collaborateurs.

Été 1944 — Commandement de 2 500 FFI

Au cours de l’été 1944, Jean-François Clouët des Pesruches contribue à l’organisation et à l’armement d’importantes formations FFI.

Les parachutages récemment effectués permettent de renforcer leurs moyens.

L’Ordre de la Libération indique qu’il dispose d’environ 2 500 FFI armés.

Ces hommes jouent un rôle important dans la progression des forces alliées.

Les unités américaines avancent rapidement vers l’intérieur du territoire.

Les formations résistantes doivent contribuer à protéger les flancs de leurs armées.

Elles effectuent des missions de reconnaissance et des opérations contre les forces allemandes.

Elles cherchent notamment à empêcher les mouvements ennemis susceptibles de menacer les colonnes alliées.

Le commandant Orbite participe directement à cette coordination.

Son expérience du BCRA et des opérations clandestines lui permet de travailler avec les organisations résistantes tout en tenant compte des exigences du commandement militaire.

10 août 1944 — Libération de La Flèche

Le 10 août 1944, Jean-François Clouët des Pesruches contribue directement à la libération de La Flèche, dans la Sarthe.

L’Ordre de la Libération lui attribue le commandement de cette opération.

Il agit avec les formations FFI de son secteur.

La libération de cette ville constitue un succès important pour la Résistance locale.

Elle intervient dans le contexte de l’avance américaine et de la désorganisation des forces allemandes.

L’action d’Orbite témoigne de la transformation des réseaux clandestins en formations directement engagées dans les combats de la Libération.

Jean-François Clouët des Pesruches, initialement responsable des opérations aériennes du BCRA, exerce désormais un commandement militaire sur le terrain.

Août-septembre 1944 — Fin des combats dans l’Ouest

Après la libération de La Flèche, Jean-François Clouët des Pesruches poursuit son action dans le cadre des forces françaises engagées aux côtés des Alliés.

L’évolution de la situation militaire modifie progressivement les responsabilités des FFI.

À mesure que les villes sont libérées, la question de l’intégration des formations résistantes dans l’armée régulière devient essentielle.

De nombreux volontaires souhaitent poursuivre les combats.

D’autres aspirent à reprendre leur vie civile.

Les autorités françaises doivent déterminer les modalités de reconnaissance des services et d’incorporation des combattants.

L’expérience de Clouët des Pesruches le désigne pour participer à cette tâche.

Octobre 1944 — Cabinet du ministre de la Guerre

En octobre 1944, Jean-François Clouët des Pesruches est nommé au cabinet d’André DIETHELM, ministre de la Guerre.

Il reçoit des responsabilités concernant l’intégration des FFI dans l’armée régulière.

Cette mission présente une importance administrative et militaire majeure.

Les FFI ont participé aux combats de la Libération dans des structures très diverses.

Leurs unités ne possèdent pas toutes la même organisation.

Les grades et les services accomplis doivent être examinés.

Les autorités cherchent à constituer une armée française réorganisée, capable de poursuivre les opérations contre l’Allemagne.

Jean-François Clouët des Pesruches participe à cet effort.

Ses responsabilités au ministère prolongent directement son action militaire clandestine.

24 mars 1945 — Compagnon de la Libération

Jean-François Clouët des Pesruches est nommé Compagnon de la Libération par décret du 24 mars 1945.

Cette distinction reconnaît l’ensemble de ses services.

Elle récompense notamment son engagement précoce, ses missions clandestines, son rôle au sein du BOA et son action militaire pendant la Libération.

L’attribution intervient de son vivant.

L’inventaire des archives de l’Ordre de la Libération confirme l’existence d’un mémoire de proposition de 1945.

Il identifie également une ampliation du décret du 24 mars 1945, datée du 28 mars 1945.

La concordance entre la notice biographique officielle, la liste des Compagnons et l’inventaire archivistique permet de considérer la date du décret comme établie.

La référence précise de publication au Journal officiel n’a pas été retrouvée dans les sources directement vérifiées.

18 juin 1945 — Remise de la croix de la Libération

Le 18 juin 1945, Jean-François Clouët des Pesruches reçoit la croix de la Libération des mains du général de Gaulle.

La cérémonie se déroule place de la Concorde, à Paris.

Cette date possède une forte valeur symbolique.

Cinq années se sont écoulées depuis l’appel du 18 juin 1940.

Jean-François Clouët des Pesruches avait rejoint les services de la France libre quelques mois après cet appel.

Sa décoration publique constitue donc la reconnaissance d’un engagement commencé dès l’automne 1940.

Elle récompense également les risques considérables qu’il a pris pendant ses missions clandestines.

1945-1947 — Dernières années de service militaire

Après la Libération, Jean-François Clouët des Pesruches poursuit sa carrière militaire.

Il conserve des responsabilités dans le cadre de la réorganisation des forces françaises.

La documentation institutionnelle consultée ne fournit cependant pas un état complet de ses affectations entre 1945 et 1947.

Il convient donc de ne pas reconstituer artificiellement cette période.

L’Ordre de la Libération indique qu’il quitte l’armée à la fin de l’année 1947.

Cette date marque la fin de sa carrière militaire active.

Retour à la vie civile

Après avoir quitté l’armée, Jean-François Clouët des Pesruches retourne à la vie civile.

Les sources institutionnelles consultées ne permettent pas de reconstituer de manière suffisamment précise ses activités professionnelles pendant la décennie suivante.

Aucune profession particulière ne peut donc lui être attribuée pour cette période sans document complémentaire.

Son parcours demeure associé à son engagement dans les services spéciaux de la France libre et à ses responsabilités pendant la Libération.

11 décembre 1957 — Décès

Jean-François Clouët des Pesruches meurt le 11 décembre 1957 à Vaulandry, dans le Maine-et-Loire.

Il est âgé de trente-neuf ans.

L’Ordre de la Libération confirme cette date et ce lieu de décès.

Les circonstances médicales ou accidentelles de sa mort ne sont pas précisées dans la biographie officielle.

Il serait donc injustifié d’affirmer qu’il est mort dans un accident d’avion.

Jean-François Clouët des Pesruches est inhumé à Vaulandry.

Son décès prématuré met fin à la vie d’un officier ayant joué un rôle important dans la liaison entre la France libre et la Résistance intérieure.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

École spéciale militaire de Saint-Cyr — Élève officier à partir de 1938.

Armée de l’Air — Formation de pilote militaire, puis fonctions d’instruction.

Forces françaises libres — Engagement officiel en octobre 1940 auprès de Maurice Duclos.

Bureau central de renseignements et d’action — BCRA — Agent des services spéciaux de la France combattante.

Bureau des opérations aériennes — BOA — Responsable des opérations aériennes clandestines de la région M.

Réseau Galilée — Organisation clandestine d’opérations aériennes et de réception d’agents et de matériel dans l’Ouest.

Délégation militaire régionale — DMR — Délégué militaire régional à partir de juillet 1944.

Forces françaises de l’intérieur — FFI — Commandement de formations engagées dans les combats de la Libération.

Ministère de la Guerre — Cabinet d’André Diethelm, à partir d’octobre 1944.

Missions et actions

L’activité résistante de Jean-François Clouët des Pesruches comporte quatre grandes périodes.

1940-1942 — Renseignement militaire. Après son engagement auprès des services de la France libre, il transmet des renseignements à une organisation clandestine de la région de Toulouse.

1943 — Évasion et formation au BCRA. Il organise le passage vers l’Espagne d’un groupe de volontaires, rejoint Londres et reçoit une formation pour les opérations spéciales.

1943-1944 — Organisation des opérations aériennes clandestines. Sous le pseudonyme Galilée, il développe un vaste dispositif de parachutages, d’atterrissages et de liaisons entre la France occupée et Londres.

1944 — Commandement militaire dans l’Ouest. Sous le pseudonyme Orbite, il organise des formations FFI, participe personnellement aux combats et contribue à la libération de La Flèche.

Ces missions témoignent de la diversité de son engagement.

Il passe du renseignement à l’organisation clandestine, puis au commandement de formations combattantes.

Camarades de combat et collaborateurs

Maurice DUCLOS, alias Saint-Jacques — Agent des services spéciaux de la France libre, rencontré en octobre 1940 à Cannes, à l’origine de son engagement dans les FFL.

Jacques GUÉRIN, alias Ampère, Ginesty — Agent du BCRA, compagnon de l’évasion vers l’Espagne en avril 1943, puis participant aux opérations clandestines aériennes.

Guy CHAUMET, alias Mariotte — Officier des services spéciaux, parachuté en France dans le cadre des missions d’août 1943.

Brigitte FRIANG — Agent de liaison et collaboratrice de Galilée, arrêtée en mars 1944, dont il tente d’organiser l’évasion.

Marcel JEULIN — Résistant, Compagnon de la Libération, participant à la tentative de libération de Brigitte Friang à l’hôpital de la Pitié.

Pierre BROSSOLETTE — Résistant, Compagnon de la Libération, dont Galilée reçoit la mission d’organiser l’évasion après son arrestation en Bretagne.

Jacques CHABAN-DELMAS — Délégué militaire national, qui contribue à organiser le retour de Galilée à Londres en juin 1944.

André DEWAVRIN, alias Passy — Responsable du BCRA, qui reçoit Jean-François Clouët des Pesruches lors de son retour à Londres.

Charles DE GAULLE — Chef de la France libre, qui reçoit Galilée à Londres en juin 1944 et lui remet la croix de la Libération le 18 juin 1945.

André DIETHELM — Ministre de la Guerre, au cabinet duquel Clouët des Pesruches est nommé en octobre 1944.

Arrestation, emprisonnement et évasions

28 avril 1943 — Arrestation en Espagne. Après avoir franchi clandestinement les Pyrénées, Jean-François Clouët des Pesruches est arrêté par les carabiniers espagnols.

Avril-mai 1943 — Détention à Lérida. Il est emprisonné avec Jacques Guérin.

5 mai 1943 — Libération. Les deux hommes obtiennent leur libération grâce à l’intervention du consul britannique.

Pendant ses missions clandestines en France, Jean-François Clouët des Pesruches échappe ensuite à plusieurs tentatives d’arrestation.

Aucune déportation le concernant n’a été identifiée.

Décorations

Officier de la Légion d’honneur — Grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Décret nominatif et publication au Journal officiel non retrouvés lors des présentes recherches.

Compagnon de la Libération — Décret du 24 mars 1945 — Ampliation du 28 mars 1945 — Attribution non posthume — Dossier individuel 1 A 226 — Source : Ordre de la Libération. Référence précise du Journal officiel à établir.

Croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Les palmes correspondent à des citations à l’ordre de l’armée. Dates des citations non retrouvées.

Médaille de la Résistance française avec rosette — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Décret nominatif, publication au Journal officiel et cote de dossier de médaille non retrouvés lors des présentes recherches.

Médaille des Évadés — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Décorations britanniques

Distinguished Service Order — Royaume-Uni — Décoration britannique confirmée par l’Ordre de la Libération. Date d’attribution et référence à la London Gazette non retrouvées.

Military Cross — Royaume-Uni — Décoration britannique confirmée par l’Ordre de la Libération. Date d’attribution et référence à la London Gazette non retrouvées.

Décorations belges

Officier de l’ordre de Léopold — Belgique — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Date d’attribution et publication au Moniteur belge non retrouvées.

Croix de guerre 1939-1945 — Belgique — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et décision d’attribution à préciser.

Les décorations étrangères témoignent de la reconnaissance internationale de ses services.

Elles sont particulièrement significatives pour un officier ayant participé aux opérations clandestines organisées en liaison avec les forces britanniques.

Lieux de mémoire

Paris, VIIe arrondissement — Lieu de naissance, le 31 mars 1918.

Saint-Cyr-l’École — Yvelines — Formation militaire initiale.

Royan — Charente-Maritime — Repli d’une partie de son école de pilotage en juin 1940.

Toulouse — Haute-Garonne — Affectation militaire et premières activités de renseignement.

Cannes — Alpes-Maritimes — Rencontre avec Maurice Duclos en octobre 1940.

Pyrénées franco-espagnoles — Franchissement clandestin de la frontière le 28 avril 1943.

Lérida — Espagne — Lieu de détention en avril-mai 1943.

Gibraltar — Étape de son voyage vers la Grande-Bretagne.

Greenock — Écosse — Port de débarquement le 4 juin 1943.

Londres — Royaume-Uni — Formation au BCRA et préparation des missions clandestines.

Région de Tours — Indre-et-Loire — Secteur de l’opération Bélier, dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943.

Paris — Hôpital de la Pitié — Lieu de la tentative de libération de Brigitte Friang en avril 1944.

Sarthe — Région de son parachutage dans la nuit du 16 au 17 juillet 1944.

Château de Turbilly — Maine-et-Loire — Poste de commandement du délégué militaire régional Orbite pendant l’été 1944.

La Flèche — Sarthe — Ville libérée le 10 août 1944 avec les formations FFI placées sous son commandement.

Place de la Concorde — Paris — Remise de la croix de la Libération par le général de Gaulle le 18 juin 1945.

Vaulandry — Maine-et-Loire — Lieu de décès et d’inhumation, le 11 décembre 1957.

Dossier d’homologation

Service historique de la Défense — GR 16 P 134369

Cette cote figure dans l’inventaire officiel des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre C.

Elle correspond à Jean-François Clouët des Pesruches.

Elle permet d’identifier le dossier individuel relatif à ses services dans la Résistance.

L’original n’a pas été directement dépouillé.

Les dates d’homologation, les éventuelles décisions de reconnaissance de grade et les périodes administrativement retenues devront donc être vérifiées dans les pièces du dossier.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 226

L’inventaire officiel établi par Roxane Ritter, dans sa version du 24 septembre 2025, identifie le dossier 1 A 226.

Il comprend notamment les ensembles documentaires suivants.

Attribution de la croix de la Libération

Mémoire de proposition datant de 1945.

Ampliation du 28 mars 1945 du décret du 24 mars 1945.

Renseignements administratifs

Fiche annuaire de la chancellerie de l’Ordre de la Libération, non datée.

Correspondances

Neuf pièces échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1957 et 2009.

Travaux de recherche et publications

Communication de Patrick Veyret à l’Académie d’Angers, 1995.

Bulletin de l’Académie des Belles-Lettres d’Angers, 1996.

Extrait de Nous atterrissions de nuit…, 1997.

Extrait d’un ouvrage non identifié.

Notes biographiques

Deux biographies, dont l’une datée de 2006.

Presse

Deux articles signalés dans l’inventaire.

Le dossier couvre la période 1945-2015.

Son contenu apporte des éléments essentiels pour compléter l’étude du rôle de Jean-François Clouët des Pesruches dans les services spéciaux de la France combattante.

Références bibliographiques

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage général consacré aux Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, 2023, 1 600 p. — Répertoire biographique des titulaires de la croix de la Libération.

Les Compagnons de l’Aube, Guillaume Piketty, Textuel, Paris, 2014, 442 p. — Étude historique consacrée aux engagements dans la France libre et la Résistance.

Regarde-toi qui meurs, Brigitte Friang, éditions du Félin, réédition de 1998, pagination des passages concernant Galilée à vérifier. — Témoignage d’une résistante ayant travaillé dans son entourage clandestin.

Les Forces spéciales de la France combattante dans l’Ouest : le réseau action M du BCRA (1943-1944), Patrick Veyret, 39/45 Magazine, n° 119, mai 1996. — Étude consacrée à l’organisation des services spéciaux dans l’Ouest.

Le commandant Jean-François Clouët des Pesruches. Son rôle dans l’Ouest au service de la Résistance et à la Libération, Patrick Veyret, communication à l’Académie des Belles-Lettres d’Angers, 1996. — Étude biographique spécialisée.

La participation du Bureau des opérations aériennes à l’armement clandestin dans l’Ouest de la France (mars 1943-septembre 1944), Patrick Veyret, Guerres mondiales et conflits contemporains, référence de numéro et pagination à confirmer. — Étude du rôle du BOA dans l’armement de la Résistance.

Histoire du réseau Galilée (printemps 1943-été 1944), étude de Patrick Veyret conservée à l’Humathèque Condorcet, manuscrit dactylographié établi entre 1994 et 1996, 453 pages avec documents associés. — Recherche historique approfondie consacrée au réseau.

Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, p. 39, dossier 1 A 226. — Inventaire archivistique officiel.

Références internet

Ordre de la Libération — Jean-François CLOUËT DES PESRUCHES — Biographie officielle, engagement dans la France libre, missions au BCRA, organisation des opérations aériennes, combats de la Libération et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-francois-clouet-des-pesruches

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Dossier individuel 1 A 226, mémoire de proposition, décret du 24 mars 1945 et références bibliographiques —

Ordre de la Libération — Liste alphabétique des Compagnons — Confirmation du décret du 24 mars 1945 —

Ordre de la Libération — Marcel JEULIN — Biographie officielle permettant de documenter la tentative d’évasion de Brigitte Friang en avril 1944 et les relations avec Galilée — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/marcel-jeulin

Humathèque Condorcet — Archives relatives au réseau Galilée — Présentation d’une étude de 453 pages consacrée aux activités du BOA dans quatorze départements de l’Ouest, accompagnée de publications de Patrick Veyret — https://archives.humatheque-condorcet.fr/archive/fonds/FRCC_119266/inventaire?RECH_eadid=FRCC_119266&RECH_index=1238451&type=basic

Résistance brestoise — Historique des infiltrations et exfiltrations en France de 1940 à 1945 — Tableau documentaire des opérations clandestines, notamment le parachutage d’août 1943, avec références aux archives françaises et britanniques —

Observations

Jean-François Clouët des Pesruches appartient aux officiers français qui s’engagent très tôt dans la Résistance après la défaite de juin 1940.

Son parcours se distingue par la diversité des missions exercées.

Il commence par des activités de renseignement dans la région de Toulouse.

En 1943, il rejoint clandestinement Londres après avoir traversé les Pyrénées et connu l’emprisonnement en Espagne.

Il intègre ensuite le BCRA.

Sa principale contribution à la Résistance réside dans l’organisation des opérations aériennes clandestines dans l’Ouest de la France.

Sous le pseudonyme Galilée, il développe un réseau permettant l’arrivée d’agents, d’armes et de matériels depuis la Grande-Bretagne.

L’opération Bélier, dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943, illustre particulièrement son efficacité.

L’organisation de trois atterrissages de Lysander et du transport de seize personnes en neuf minutes constitue un exemple remarquable de coordination clandestine.

Son action comporte également une dimension humaine importante.

Il tente d’organiser l’évasion de Pierre Brossolette, puis celle de sa collaboratrice Brigitte Friang.

Ces opérations échouent, mais témoignent de sa volonté de secourir les résistants arrêtés.

En 1944, il devient délégué militaire régional sous le pseudonyme Orbite.

Il contribue à l’organisation de formations FFI dans l’Ouest et participe directement aux combats.

Son rôle dans la libération de La Flèche, le 10 août 1944, représente l’aboutissement militaire de son engagement.

Il passe ainsi des services spéciaux au commandement d’hommes engagés dans les opérations de Libération.

Sa nomination comme Compagnon de la Libération, par décret du 24 mars 1945, reconnaît ce parcours exceptionnel.

Sa carrière s’achève prématurément en 1957.

Son action mérite une place particulière dans l’histoire des opérations aériennes clandestines et de la coordination entre la France libre et la Résistance intérieure.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, l’engagement dans les Forces françaises libres en octobre 1940, les principales missions du BCRA, les opérations aériennes clandestines, la participation à la Libération de La Flèche, le décret du 24 mars 1945 et les décorations françaises et étrangères sont établis par la notice officielle de l’Ordre de la Libération. La cote du dossier de Compagnon 1 A 226 et la cote SHD GR 16 P 134369 sont identifiées dans l’inventaire institutionnel. Les réserves concernent principalement le détail administratif des décorations, les références de publication au Journal officiel et la reconstitution de certaines activités professionnelles après 1947.

Chronologie

DateÉvénement
31 mars 1918Naissance à Paris VIIe.
1938Entrée à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.
1939Orientation vers l’aviation.
Juin 1940Repli à Royan, puis affectation à Toulouse.
Octobre 1940Rencontre avec Maurice Duclos à Cannes ; engagement dans les FFL.
1940-1942Transmission clandestine de renseignements militaires.
Décembre 1942Démobilisation à la suite de la dissolution de l’armée d’armistice.
Avril 1943Organisation du départ vers l’Espagne d’une dizaine de volontaires.
Nuit du 28 avril 1943Franchissement des Pyrénées et arrestation en Espagne.
5 mai 1943Libération de la prison de Lérida.
4 juin 1943Arrivée à Greenock, en Écosse.
Juin 1943Entrée au BCRA, à Londres.
Été 1943Désignation comme responsable des opérations aériennes de la région M.
Nuit du 16 au 17 août 1943Parachutage en France avec Jacques Guérin et Guy Chaumet.
Nuit du 12 au 13 septembre 1943Opération Bélier : trois Lysander, seize personnes transportées en neuf minutes.
Automne 1943Développement du réseau Galilée dans l’Ouest de la France.
1944Préparation d’une tentative d’évasion de Pierre Brossolette.
21 mars 1944Arrestation de Brigitte Friang.
10 avril 1944Tentative de libération de Brigitte Friang à l’hôpital de la Pitié.
Nuit du 4 au 5 juin 1944Départ clandestin de France par Lysander.
Juin 1944Retour à Londres et préparation d’une nouvelle mission.
Nuit du 16 au 17 juillet 1944Parachutage dans la Sarthe sous le pseudonyme Orbite.
Juillet 1944Installation du poste de commandement au château de Turbilly.
Été 1944Coordination de formations FFI représentant environ 2 500 hommes armés.
10 août 1944Libération de La Flèche.
Octobre 1944Nomination au cabinet d’André Diethelm, ministre de la Guerre.
24 mars 1945Décret de nomination comme Compagnon de la Libération.
28 mars 1945Ampliation du décret conservée au dossier 1 A 226.
18 juin 1945Remise de la croix de la Libération par le général de Gaulle, place de la Concorde.
Fin 1947Départ de l’armée.
11 décembre 1957Décès à Vaulandry, Maine-et-Loire.
1957Inhumation à Vaulandry.

Tableau des divergences entre sources

Les sources institutionnelles consultées présentent une concordance générale sur l’identité, la carrière militaire et les principales opérations clandestines de Jean-François Clouët des Pesruches. Les réserves concernent surtout la précision des fonctions exercées dans les réseaux, la délimitation géographique de la région M et les références administratives des décorations.

Point examinéSourcesAppréciation
IdentitéOrdre de la Libération : Jean-François Clouët des Pesruches.Confirmée.
NaissanceOrdre de la Libération : 31 mars 1918, Paris VIIe.Confirmée.
DécèsOrdre de la Libération : 11 décembre 1957, Vaulandry.Confirmé.
PseudonymesOrdre : Galilée et Orbite.Confirmés.
Engagement dans les FFLOrdre : octobre 1940, après rencontre avec Maurice Duclos.Confirmé.
Départ vers l’EspagneOrdre : nuit du 28 avril 1943.Confirmé.
Arrivée en Grande-BretagneOrdre : 4 juin 1943.Confirmée.
Parachutage d’août 1943Ordre et tableaux historiques des infiltrations.Concordance.
Opération BélierOrdre : nuit du 12 au 13 septembre 1943.Confirmée.
Région MOrdre et études historiques : Normandie, Bretagne, Anjou, Touraine.Concordance générale ; limites administratives variables selon les documents.
Tentative d’évasion de Brigitte FriangOrdre et notice de Marcel Jeulin.Confirmée.
Retour à LondresOrdre : nuit du 4 au 5 juin 1944.Confirmé.
Parachutage de juillet 1944Ordre : nuit du 16 au 17 juillet, dans la Sarthe.Confirmé.
Libération de La FlècheOrdre : 10 août 1944.Confirmée.
Décret de la croix de la LibérationNotice officielle et inventaire : 24 mars 1945.Confirmé.
Croix de guerreOrdre : deux palmes.Confirmée.
Médaille de la RésistanceOrdre : avec rosette.Confirmée ; décret nominatif à rechercher.
Décorations britanniquesOrdre : DSO et Military Cross.Confirmées.
Décorations belgesOrdre : ordre de Léopold et croix de guerre.Confirmées.
Dossier de CompagnonInventaire officiel : 1 A 226.Confirmé.
Dossier SHDInventaire officiel : GR 16 P 134369.Confirmé.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Jean-François CLOUËT DES PESRUCHES — Biographie officielle, engagement dans les FFL, missions du BCRA, opérations aériennes clandestines, activités militaires en 1944, décret de la croix de la Libération, décorations et décès — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-francois-clouet-des-pesruches ; Ordre de la Libération — Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, inventaire établi par Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, dossier 1 A 226, page 39, mémoire de proposition, ampliation du 28 mars 1945 du décret du 24 mars 1945 et références documentaires — ; Ordre de la Libération — Liste alphabétique des Compagnons, confirmation de la nomination par décret du 24 mars 1945 — ; Ordre de la Libération — Marcel JEULIN, biographie officielle, activité dans le BOA et tentative de libération de Brigitte Friang — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/marcel-jeulin ; Humathèque Condorcet — Archives et recherches consacrées au réseau Galilée, présentation de l’étude historique de Patrick Veyret concernant les opérations du BCRA et du BOA dans l’Ouest — https://archives.humatheque-condorcet.fr/archive/fonds/FRCC_119266/inventaire?RECH_eadid=FRCC_119266&RECH_index=1238451&type=basic ; Résistance brestoise — Historique des infiltrations et exfiltrations en France de 1940 à 1945, références documentaires sur les opérations aériennes clandestines d’août 1943 et les agents engagés —

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024