La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BROUSSET Amédée Emmanuel Alexandre

Amédée Emmanuel Alexandre BROUSSET, né le 5 juin 1905 à Angers (Maine-et-Loire), mort le 13 août 1972 à Paris, français. Administrateur colonial, officier des Forces françaises libres, lieutenant-colonel de l’Arme blindée et cavalerie, homme politique, Compagnon de la Libération. Le répertoire SHD GR 16 P confirme l’identité complète Amédée Emmanuel Alexandre BROUSSET, la naissance le 5 juin 1905 à Angers et la cote GR 16 P 93223, avec homologation FFL.

Jeunesse et formation

Amédée BROUSSET effectue ses études secondaires à Angers, puis fréquente l’École de commerce et de représentation de Paris. Il accomplit son service militaire comme élève officier de réserve à l’École de cavalerie de Saumur en 1926-1927. Une source secondaire développée indique également qu’il suit des cours comme élève-auditeur à l’École nationale de la France d’outre-mer.

Il entre dans l’administration coloniale en 1928 comme commis des services civils au Soudan français, où il sert jusqu’en 1930. De 1931 à 1933, il est adjoint au commandant du cercle de Bobo-Dioulasso, en Haute-Volta. En 1936, il est affecté au cabinet du gouverneur général de l’Afrique-Équatoriale française, puis devient en 1937 chef de la subdivision de Kinkala, au Congo.

Engagement dans la Résistance

Lorsque survient l’armistice de juin 1940, Amédée BROUSSET se trouve en Afrique-Équatoriale française. Il prend une part active au ralliement de l’AEF au général DE GAULLE, lors des journées des 26, 28 et 29 août 1940. Son engagement relève ainsi de la Résistance extérieure et de la France libre.

Il organise une compagnie de soldats africains qui est intégrée au 1er Bataillon de marche — BM 1. Il en prend le commandement et participe avec cette unité aux opérations du Gabon à l’automne 1940.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Amédée BROUSSET n’appartient pas à un réseau clandestin de la Résistance intérieure. Son engagement relève des Forces françaises libres.

Son unité initiale est le 1er Bataillon de marche, constitué en Afrique équatoriale française et engagé dans les opérations de ralliement et de combat de la France libre. L’Ordre de la Libération le rattache officiellement au BM 1.

Il poursuit ensuite la guerre dans les états-majors et formations de la 1re Division française libre, notamment comme officier de renseignement.

Missions et actions

À la tête de sa compagnie du BM 1, Amédée BROUSSET participe aux opérations du Gabon en 1940. Il est ensuite engagé au Moyen-Orient.

Le 15 juin 1941, pendant la campagne de Syrie, il est grièvement blessé lors de l’attaque du Djebel el Kelb. Malgré cette blessure, il reprend le commandement de sa compagnie avant complète guérison. Cet épisode est expressément souligné par l’Ordre de la Libération comme caractéristique de son comportement au combat.

Après sa convalescence, il poursuit son service dans les Forces françaises libres. Capitaine à l’état-major des Forces françaises libres du Western Desert, il participe ensuite à la campagne de Tunisie. En 1943, il dirige le 2e Bureau de l’état-major de la 1re Division française libre, chargé du renseignement.

Il prend part ensuite aux campagnes d’Italie puis de France. L’Assemblée nationale confirme qu’il combat en Italie puis en France pendant la Libération. Il termine la guerre avec le grade de lieutenant-colonel de l’Arme blindée et cavalerie.

Arrestation / évasion / déportation

Amédée BROUSSET n’a pas été arrêté ni déporté.

En revanche, son ralliement à la France libre entraîne une répression administrative et judiciaire de la part du régime de Vichy. Le 19 septembre 1942, le tribunal de Riom prononce contre lui la déchéance de la nationalité française et sa révocation pour haute trahison. L’Assemblée nationale confirme également qu’il est déchu de sa nationalité et révoqué de ses grades et fonctions en raison de son engagement gaulliste.

Camarades de combat

Amédée BROUSSET appartient au premier groupe de cadres militaires et administratifs ayant participé au ralliement de l’Afrique-Équatoriale française au général DE GAULLE.

Son parcours le rapproche notamment des chefs et officiers des Forces françaises libres servant au sein du BM 1 et de la 1re DFL. Comme chef du 2e Bureau de la division en 1943, il travaille au contact direct de son commandement et des unités engagées dans les campagnes de Tunisie, d’Italie puis de France.

Les sources consultées ne permettent pas d’établir avec précision une liste restreinte de « camarades de combat » personnels sans risquer de transformer une simple proximité d’unité en relation individuelle certaine ; aucune liste plus développée n’est donc ajoutée.

Retour à la vie civile

En octobre 1945, Amédée BROUSSET reprend sa carrière administrative comme administrateur en chef de la France d’outre-mer à Agboville.

Il s’engage également dans la vie politique. De 1947 à 1953, il est conseiller municipal et conseiller général de Paris. Il exerce la fonction de vice-président du Conseil municipal de Paris en 1951-1952.

Il reprend ensuite une activité administrative outre-mer, notamment au Sénégal puis en Côte-d’Ivoire. Les sources donnent des bornes légèrement différentes : l’Ordre de la Libération indique administrateur en chef au Sénégal de 1954 à 1958 puis en Côte-d’Ivoire de 1958 à 1962, tandis que l’Assemblée nationale résume cette période de 1953 à 1961. La chronologie détaillée de l’Ordre est retenue.

Sur le plan parlementaire, Amédée BROUSSET devient député UNR de la Seine de 1963 à 1967, succédant à Jean SAINTENY lorsque celui-ci entre au gouvernement. L’Assemblée nationale confirme qu’il siège jusqu’à la fin de la législature et ne se représente pas en 1967.

De 1967 à 1970, il est conseiller de la République gabonaise, puis, de 1970 à 1972, conseiller du président de l’Organisation commune africaine, malgache et mauricienne. Il meurt à Paris le 13 août 1972 et est inhumé à Nantes.

Décorations

Officier de la Légion d’honneur — décoration confirmée par l’Ordre de la Libération. Une source secondaire développée date la promotion de 1969 ; le décret primaire n’a pas été directement retrouvé lors des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération ; Wikipédia pour l’année 1969.

Compagnon de la Libération — décret du 4 juillet 1944 — dossier 1 A 156. L’inventaire conserve l’ampliation du décret datée du 13 décembre 1944, un courrier du 18 juillet 1944, la citation portant attribution et le reçu du diplôme n° 83.
Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre 1939-1945 — cinq citations.
Source : Ordre de la Libération.

Médaille de la Résistance française — décret du 31 mars 1947 — publication au Journal officiel du 29 janvier 1948 — cote du dossier 1O9499.
Source : Ordre de la Libération.

Croix du combattant — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Croix du combattant volontaire — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Croix du combattant volontaire de la Résistance — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Médaille coloniale — agrafes « AFL », « Libye », « Tunisie ».
Source : Ordre de la Libération.

Médaille des blessés — confirmée par l’Ordre de la Libération, en cohérence avec sa grave blessure du 15 juin 1941 en Syrie.
Source : Ordre de la Libération.

Médaille du Levant — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Commandeur de l’ordre de l’Étoile noire — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Commandeur de l’ordre du Nichan Iftikhar — Tunisie — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Grand officier de l’ordre de l’Étoile de la Grande Comore — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Commandeur de l’ordre du Mérite syrien — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Chevalier de l’ordre du Mérite libanais — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Lieux de mémoire

Amédée BROUSSET est inhumé à Nantes. Une source secondaire précise le cimetière Saint-Donatien ; cette localisation est compatible avec la mention plus générale de l’Ordre de la Libération.

Son souvenir est également attaché à Brazzaville, au ralliement de l’Afrique-Équatoriale française, au BM 1, au Djebel el Kelb, à la 1re DFL et aux campagnes de Tunisie, d’Italie et de France.

Références bibliographiques

1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence sur les Compagnons.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; édition augmentée, Elytis, 2023. Référence biographique générale.

Dictionnaire biographique des anciens élèves de l’École nationale de la France d’outre-mer — ouvrage cité dans le dossier 1 A 156 ; utile pour la carrière administrative de BROUSSET.

Who’s Who in France 1971 — notice Amédée BROUSSET, p. 344 ; utilisée par plusieurs sources secondaires pour l’état civil, la famille et la carrière d’après-guerre.

Références internet

Ordre de la Libération — Amédée BROUSSET — notice institutionnelle principale : formation, administration coloniale, ralliement de l’AEF, BM 1, Gabon, Syrie, Tunisie, 1re DFL, carrière d’après-guerre et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/amedee-brousset

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B — dossier 1 A 156, décret du 4 juillet 1944, correspondances, Légion d’honneur, décorations et sépulture.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923_0.pdf

Ordre de la Libération — Base des médaillés de la Résistance française — Amédée Emmanuel BROUSSET, décret du 31 mars 1947, Journal officiel du 29 janvier 1948, cote 1O9499.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies/B?page=9

Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P — BROUSSET Amédée Emmanuel Alexandre, né le 5 juin 1905 à Angers, dossier GR 16 P 93223, avec homologation FFL.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf

Assemblée nationale — Amédée BROUSSET — notice institutionnelle pour les campagnes militaires, la répression de Vichy, le mandat parisien et le mandat parlementaire de 1963 à 1967.
https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche?num_dept=1263

Wikipédia — Amédée BROUSSET — notice développée consultée comme source secondaire obligatoire, notamment pour l’identité complète, la famille, la promotion dans la Légion d’honneur et la localisation précise de la sépulture.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9d%C3%A9e_Brousset

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense — GR 16 P 93223, BROUSSET Amédée Emmanuel Alexandre, né le 5 juin 1905 à Angers. Le répertoire indique une homologation FFL. L’identification est sans ambiguïté. Le dossier physique original n’a pas été dépouillé pièce par pièce.

Ordre de la Libération — 1 A 156. L’inventaire détaillé a été consulté. Il contient notamment l’ampliation du décret du 4 juillet 1944, une citation portant attribution de la Croix de la Libération, le reçu du diplôme n° 83, quarante-cinq pièces de correspondance, une fiche provenant de la Grande chancellerie de la Légion d’honneur, une note de service du 21 novembre 1942, des listes de décorations, plusieurs textes biographiques, des documents relatifs au décès et treize courriers concernant la sépulture. Le dossier physique n’a pas été ouvert pièce par pièce.

Observations

La première divergence concerne la date de naissance. L’en-tête informatique actuel de la notice de l’Ordre de la Libération affiche 4 juin 1905, alors que le corps de la notice donne 5 juin 1905. Le répertoire SHD GR 16 P et la base de la Médaille de la Résistance donnent également 5 juin 1905. Cette dernière date est donc retenue.

L’identité complète est Amédée Emmanuel Alexandre BROUSSET dans le répertoire SHD, tandis que la base de la Médaille de la Résistance utilise Amédée Emmanuel BROUSSET et l’Ordre la forme courte « Amédée BROUSSET ». L’identité la plus complète du SHD est retenue.

Le contrôle d’homonymie est nécessaire : le même répertoire GR 16 P contient notamment Dominique Élie BROUSSET, né en 1909 à Saint-Loube, et Georges Charles BROUSSET, né en 1900 à Grosrouvres. Ces dossiers sont distincts du Compagnon né à Angers en 1905.

Une divergence mineure concerne la carrière administrative d’après-guerre : l’Ordre donne Sénégal 1954-1958 puis Côte-d’Ivoire 1958-1962, tandis que l’Assemblée nationale résume l’ensemble sur la période 1953-1961. La chronologie plus détaillée de l’Ordre a été retenue.

La carrière politique est établie avec certitude : conseiller municipal et général de Paris de 1947 à 1953, vice-président du Conseil municipal en 1951-1952, puis député UNR de la Seine de 1963 à 1967, à la suite de la nomination de Jean SAINTENY au gouvernement.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — identité complète, naissance, carrière administrative avant-guerre, rôle dans le ralliement de l’AEF, commandement au BM 1, opérations du Gabon, blessure du Djebel el Kelb, condamnation par Vichy, fonctions au 2e Bureau de la 1re DFL, grade final, carrière administrative et politique d’après-guerre, cote GR 16 P 93223, homologation FFL, dossier 1 A 156, décret de la Croix de la Libération et Médaille de la Résistance sont établis par plusieurs sources institutionnelles concordantes. Les divergences sont limitées à une erreur d’un jour dans l’en-tête de l’Ordre et à quelques différences de périodisation pour sa carrière administrative d’après-guerre.

Chronologie

DateÉvénement
5 juin 1905Naissance à Angers
1926-1927Élève officier de réserve à l’École de cavalerie de Saumur
1928-1930Commis des services civils au Soudan
1931-1933Adjoint au commandant du cercle de Bobo-Dioulasso
1936Affecté au cabinet du gouverneur général de l’AEF
1937Chef de la subdivision de Kinkala
Juin 1940Se trouve à Brazzaville lors de l’armistice
26-29 août 1940Participe activement au ralliement de l’AEF à la France libre
1940Forme une compagnie intégrée au BM 1
Automne 1940Campagne du Gabon
15 juin 1941Grièvement blessé au Djebel el Kelb, en Syrie
19 septembre 1942Déchu de la nationalité française et révoqué par Vichy
1943Chef du 2e Bureau de la 1re DFL pendant la campagne de Tunisie
1943-1945Campagnes d’Italie puis de France
4 juillet 1944Compagnon de la Libération
1945Termine la guerre lieutenant-colonel
Octobre 1945Administrateur en chef de la FOM à Agboville
1947-1953Conseiller municipal et conseiller général de Paris
1951-1952Vice-président du Conseil municipal de Paris
1954-1958Administrateur en chef au Sénégal
1958-1962Administrateur en chef en Côte-d’Ivoire
1963-1967Député UNR de la Seine
1967-1970Conseiller de la République gabonaise
1970-1972Conseiller du président de l’OCAM
13 août 1972Décès à Paris
Après 1972Inhumation à Nantes

Tableau des divergences entre sources

Élément biographiqueSource 1Source 2Décision retenue
Date de naissanceEn-tête Ordre : 4 juin 1905Corps Ordre + SHD + base MRF : 5 juin 19055 juin 1905
PrénomsOrdre : Amédée BROUSSETSHD : Amédée Emmanuel Alexandre BROUSSETAmédée Emmanuel Alexandre BROUSSET
Carrière FOM après-guerreOrdre : Sénégal 1954-1958, Côte-d’Ivoire 1958-1962Assemblée nationale : 1953-1961Chronologie détaillée de l’Ordre retenue
Légion d’honneurOrdre : officierWikipédia : officier en 1969Grade certain ; année 1969 conservée comme donnée secondaire
GR 16 PSHD : 93223Homonymes BROUSSET également présentsGR 16 P 93223 uniquement

Sources consultées

Ordre de la Libération — Amédée BROUSSET. Source institutionnelle principale pour la formation, la carrière administrative avant-guerre, le ralliement de l’AEF, le BM 1, le Gabon, le Djebel el Kelb, la Tunisie, la 1re DFL, la carrière d’après-guerre et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/amedee-brousset

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirmation du dossier 1 A 156, du décret du 4 juillet 1944, du diplôme n° 83, des pièces de la Grande chancellerie de la Légion d’honneur et de la documentation relative aux décorations, au décès et à la sépulture.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923_0.pdf

Ordre de la Libération — Base des médaillés de la Résistance française. Confirmation d’Amédée Emmanuel BROUSSET, médaillé par décret du 31 mars 1947, Journal officiel du 29 janvier 1948, cote 1O9499.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies/B?page=9

Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P. Confirmation de BROUSSET Amédée Emmanuel Alexandre, né le 5 juin 1905 à Angers, cote GR 16 P 93223, avec homologation FFL ; contrôle des homonymes.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf

Assemblée nationale — Amédée BROUSSET. Source institutionnelle pour le parcours militaire, la déchéance prononcée par Vichy, les mandats parisiens et le mandat de député de 1963 à 1967.
https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche?num_dept=1263

Wikipédia — Amédée BROUSSET. Notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; utilisée avec prudence pour l’identité familiale, la promotion dans la Légion d’honneur et la localisation précise de la sépulture.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9d%C3%A9e_Brousset

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