Pierre ARAINTY, né le 17 août 1907 à Licq-Athérey (Basses-Pyrénées, aujourd’hui Pyrénées-Atlantiques), mort le 9 mai 1982 à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), Français, militaire de carrière, officier des spahis et des Forces françaises libres, Compagnon de la Libération par décret du 18 janvier 1946.
Jeunesse et formation
Pierre Arainty naît dans une famille d’agriculteurs de Licq-Athérey, en Soule. Les sources institutionnelles consultées ne donnent pas de renseignements suffisamment précis sur sa scolarité. Il choisit très jeune la carrière militaire et s’engage dans l’armée en 1927.
Il sert ensuite pendant dix ans au Maroc. À la déclaration de guerre de septembre 1939, il est adjudant au 1er Escadron du 1er Régiment de spahis marocains, stationné en Syrie.
Engagement dans la Résistance
Après avoir entendu l’appel du général de Gaulle, Pierre Arainty choisit immédiatement de poursuivre la guerre. Le 30 juin 1940, sous l’impulsion du capitaine Paul Jourdier, il franchit avec les volontaires de son escadron la frontière entre la Syrie et la Palestine britannique.
Son rôle dans ce ralliement est particulièrement concret : l’Ordre de la Libération indique qu’il entraîne avec lui 38 spahis ainsi que le convoi de l’escadron transportant 40 000 cartouches. Il appartient ainsi au noyau initial de ce qui devient l’Escadron Jourdier, première formation de cavalerie de la France libre constituée au Moyen-Orient.
Son engagement relève donc de la Résistance extérieure et de la France libre, et non d’un réseau clandestin de Résistance intérieure.
Appartenance à un réseau ou mouvement
L’Ordre de la Libération rattache successivement Pierre Arainty aux formations suivantes : 1er Escadron de spahis, GRCA, Colonne volante, 1er Régiment de marche de spahis marocains (1er RMSM) et Groupement tcherkess.
Le fichier des Français libres confirme son engagement au Moyen-Orient et son appartenance initiale aux spahis de l’Escadron Jourdier.
Aucun pseudonyme ou alias de Résistance attribuable avec certitude à Pierre Arainty n’a été retrouvé dans les sources consultées.
Missions et actions
Avec l’Escadron Jourdier, Pierre Arainty participe d’abord aux opérations en Érythrée comme chef de peloton. Le 2 janvier 1941, à Umbrega, il conduit son peloton dans une charge à cheval et met en fuite une cinquantaine de soldats italiens. Cet engagement appartient aux toutes premières opérations terrestres menées par les forces de la France libre contre l’Axe.
De retour d’Érythrée en avril 1941, il participe à la campagne de Syrie. Le 16 juin 1941, alors qu’il mène son peloton à l’attaque, il est blessé par balle. Malgré cette blessure, il continue à combattre pendant environ trois heures avant d’accepter son évacuation.
Promu sous-lieutenant, il participe ensuite aux campagnes de Libye et de Tripolitaine avec son unité, devenue la Colonne volante des Forces françaises libres.
Lors de la campagne de Tunisie, la Colonne volante est placée sous le commandement du général Leclerc, au sein de la Force L. Le 6 mars 1943, au combat de l’Oued Gragour, Arainty assure avec sang-froid la mission de couverture qui lui est confiée.
Il se distingue de nouveau les 8 et 9 avril 1943 dans la région de Mezzouna, puis le 14 avril au Djebel Fadloum, où il déloge l’adversaire de sa position et fait seize prisonniers. La source locale consacrée aux résistants et combattants des Pyrénées-Atlantiques confirme les dates des 8 et 9 avril ; la notice en ligne de l’Ordre comporte manifestement une répétition typographique « 8 et 8 avril ».
Promu lieutenant, Pierre Arainty sert au 1er RMSM, intégré à la 2e Division blindée du général Leclerc. Mais les séquelles de la blessure reçue en Syrie le rendent inapte à l’arme blindée. Il ne poursuit donc pas avec le régiment la campagne de libération de la France. En septembre 1943, il est affecté au Groupement tcherkess, au Levant.
À la tête de l’escadron hors rang du Groupement tcherkess, il demeure en Syrie. Il participe encore, en mai 1946, aux opérations contre la police syrienne, épisode qui relève de sa carrière militaire d’après-guerre et non de la Résistance proprement dite.
Arrestation / évasion / déportation
Pierre Arainty n’est ni arrêté ni déporté.
Son passage en Palestine britannique le 30 juin 1940 constitue en revanche un acte de rupture avec l’armée placée sous l’autorité du gouvernement français issu de l’armistice. Il franchit volontairement la frontière avec Paul Jourdier et les spahis désireux de poursuivre la guerre.
Il est grièvement marqué par sa blessure par balle du 16 juin 1941 en Syrie. Les séquelles de cette blessure conduisent ultérieurement à son classement comme inapte à l’arme blindée et expliquent son départ du 1er RMSM pour le Groupement tcherkess en septembre 1943.
Camarades de combat
La relation militaire la mieux documentée est celle de Pierre Arainty avec le capitaine Paul Jourdier, chef du 1er Escadron. Arainty le suit lors du passage en Palestine du 30 juin 1940 et devient l’un des cadres de l’Escadron Jourdier. Une photographie légendée du 1er Escadron à Beyrouth en 1940 identifie notamment Jourdier et l’adjudant Arainty.
Son parcours le place ensuite sous le commandement du général Philippe Leclerc lors des opérations de Tunisie, la Colonne volante étant intégrée à la Force L.
Le 1er RMSM compte plusieurs autres Compagnons de la Libération. Cette appartenance commune à l’unité est documentée, mais elle ne suffit pas à démontrer une relation personnelle avec chacun d’entre eux ; aucune proximité individuelle supplémentaire n’est donc affirmée sans document spécifique.
Retour à la vie civile
Pierre Arainty ne retourne pas immédiatement à la vie civile après la victoire. Il demeure militaire et sert notamment au Levant en 1946. Il poursuit ensuite sa carrière dans la Légion étrangère, en Indochine puis en Afrique du Nord.
Il quitte finalement l’armée avec le grade de capitaine. Une source régionale indique qu’il prend sa retraite à Montory, puis à Mauléon-Licharre.
Pierre Arainty meurt le 9 mai 1982 à Mauléon, à l’âge de soixante-quatorze ans. L’Ordre de la Libération indique qu’il y est également inhumé.
Décorations
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur. Source : Ordre de la Libération. La décoration est attestée par la notice institutionnelle. La date du décret de nomination n’a pas été établie avec suffisamment de certitude dans les sources numériques consultées.
Compagnon de la Libération. Source : Ordre de la Libération. Nommé Compagnon de la Libération par décret du 18 janvier 1946. Le fonds individuel 1 A 27 conserve notamment un mémoire de proposition daté du 7 mai 1945 et le décret d’attribution.
Médaille militaire. Source : Ordre de la Libération. La décoration est attestée par la notice institutionnelle. La date d’attribution n’a pas été établie avec suffisamment de certitude dans les sources numériques consultées.
Croix de guerre 1939-1945 avec trois citations. Source : Ordre de la Libération. La notice institutionnelle atteste la Croix de guerre 1939-1945 et précise l’existence de trois citations.
Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs avec deux citations. Source : Ordre de la Libération. La décoration est attestée avec deux citations.
Croix du combattant volontaire 1939-1945. Source : Ordre de la Libération. La décoration figure dans la liste institutionnelle des distinctions de Pierre Arainty.
Médaille coloniale avec agrafe « Maroc ». Source : Ordre de la Libération. La notice institutionnelle précise explicitement l’agrafe « Maroc ».
Médaille des Blessés. Source : Ordre de la Libération. La décoration est expressément recensée dans la notice institutionnelle. Elle est retenue sur cette attestation et non déduite de sa blessure reçue en Syrie.
Médaille des Services volontaires dans la France libre. Source : Ordre de la Libération. La décoration figure dans la liste institutionnelle de ses distinctions.
Médaille commémorative de la guerre 1939-1945. Source : Ordre de la Libération. La décoration est attestée par la notice institutionnelle.
Médaille commémorative du Levant. Source : Ordre de la Libération. La décoration est attestée par la notice institutionnelle.
Chevalier du Ouissam Alaouite (Maroc). Source : Ordre de la Libération. Cette décoration étrangère est expressément recensée dans la notice institutionnelle. La date de nomination n’a pas été établie avec suffisamment de certitude dans les sources numériques consultées.
Lieux de mémoire
Pierre Arainty est inhumé à Mauléon, dans les Pyrénées-Atlantiques, selon la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération.
Sa mémoire est également conservée au musée de l’Ordre de la Libération, dans son dossier individuel 1 A 27. Ce fonds contient notamment les documents relatifs à l’attribution de la Croix de la Libération, des fiches de renseignements, cinq pièces de correspondance avec l’Ordre, une copie de son acte de naissance, une copie de son état des services provenant du SHD et plusieurs documents relatifs à sa sépulture.
La mémoire locale du Compagnon est également entretenue en Soule, sa région natale, où des travaux historiques locaux lui ont été consacrés.
Références bibliographiques
Calots rouges et croix de Lorraine : les Spahis de la France Libre, Paul Oddo et Paul Willing, Paris, La Sabretache, 1988. — Ouvrage consacré aux spahis de la France libre, particulièrement pertinent pour replacer Arainty dans l’Escadron Jourdier et le 1er RMSM.
L’Odyssée d’un gaulliste, François Rivet, Paris, Éditions La Bruyère, 1986, 244 p.
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Paris, Perrin, 2000, 822 p.
Les Compagnons de l’Aube, Guillaume Piketty, Paris, Textuel, 2014, 442 p.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Paris, Éditions Elytis, 2023, 1 600 p.
Références internet
- Ordre de la Libération — « Pierre ARAINTY » — Source institutionnelle principale pour la naissance, la carrière militaire, le ralliement du 30 juin 1940, l’Érythrée, la Syrie, les campagnes de Libye et de Tunisie, le 1er RMSM, le Groupement tcherkess, la carrière après-guerre, le décès, la sépulture et les décorations. Notice biographique de Pierre ARAINTY — Ordre de la Libération
- Ordre de la Libération — instrument de recherche des archives des Compagnons, lettre A — Source archivistique permettant de contrôler le fonds personnel 1 A 27, son mémoire de proposition pour la Croix de la Libération et, surtout, l’identification du dossier d’homologation SHD GR 16 P 15881. Instrument de recherche des archives des Compagnons — lettre A (PDF)
- Musée de la Résistance en ligne / Service historique de la Défense — inventaire GR 16 P, lettre A — Confirme l’existence du dossier GR 16 P 15881, son attribution à Pierre Arainty et la mention « Homologué » ; présente toutefois une date de naissance divergente qui doit être signalée. Inventaire SHD GR 16 P — lettre A (PDF)
- Ordre de la Libération — 1er Régiment de marche de spahis marocains — Permet de vérifier l’appartenance de Pierre Arainty au 1er RMSM et de replacer son nom parmi les Compagnons issus de cette unité. 1er RMSM — Ordre de la Libération
- Les Français Libres — fiche Pierre Arainty — Source complémentaire confirmant sa naissance le 17 août 1907, son engagement depuis le Moyen-Orient, l’Escadron Jourdier, son grade de lieutenant et le dossier administratif GR 16 P 15881. Pierre Arainty — Les Français Libres
- BPSGM — « Pierre Arainty, un Souletin, Compagnon de la Libération » — Étude régionale complémentaire utile pour les opérations de l’Escadron Jourdier, Umbrega, la campagne de Syrie, les combats de Tunisie et la retraite de Pierre Arainty en Soule. Pierre Arainty, un Souletin, Compagnon de la Libération
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense, Vincennes — GR 16 P 15881, dossier de Pierre ARAINTY.
L’identification de cette cote est certaine. L’instrument de recherche de l’Ordre de la Libération donne explicitement « GR 16 P 15881, dossier de Pierre Arainty » parmi les dossiers d’homologation des services de la Résistance.
L’inventaire nominatif GR 16 P diffusé par le Musée de la Résistance en ligne confirme également GR 16 P 15881 — ARAINTY, Pierre, avec la mention « Homologué ».
Le dossier original GR 16 P 15881 n’a pas été consulté matériellement pièce par pièce pour la présente notice. Sa cote et son attribution ont été vérifiées dans les instruments archivistiques publiés. Il ne faut donc pas confondre la vérification de l’instrument de recherche avec une consultation physique du dossier.
Le musée de l’Ordre de la Libération conserve parallèlement le dossier personnel du Compagnon sous la cote 1 A 27.
Observations
La principale divergence concerne la date de naissance. La notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération donne 17 août 1907 à Licq-Athérey. Le fichier des Français libres donne également 17 août 1907 et la biographie régionale consacrée à Arainty reprend cette même date.
L’inventaire GR 16 P diffusé par le MVR indique au contraire 15 août 1908. Cette donnée isolée n’est pas retenue. L’instrument de recherche du fonds 1 A 27 signale en outre une copie de l’acte de naissance, mais la date reproduite dans le PDF apparaît sous la forme matériellement incohérente « 20/18/1907 », ce qui ressemble à une erreur de saisie dans l’instrument et ne permet pas de résoudre directement la question à partir de sa transcription.
Une seconde anomalie, mineure, concerne les combats de Mezzouna : la notice actuelle de l’Ordre porte « les 8 et 8 avril », alors que la source régionale donne les 8 et 9 avril 1943. Cette dernière lecture, cohérente chronologiquement, est retenue tout en conservant la trace de l’anomalie de transcription.
Indice de fiabilité de la notice
Niveau A — Fiabilité excellente.
L’essentiel du parcours est établi par la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération, son instrument archivistique et le dossier d’homologation GR 16 P 15881, complétés par des sources concordantes sur son appartenance aux Français libres et aux spahis.
Les divergences ponctuelles sur la naissance et la transcription d’une date de combat ont été explicitement conservées plutôt que silencieusement corrigées.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 17 août 1907 | Naissance à Licq-Athérey, dans les Basses-Pyrénées. |
| 1927 | S’engage dans l’armée. |
| 1927-1930s | Sert pendant dix ans au Maroc. |
| Septembre 1939 | Adjudant au 1er Escadron du 1er Régiment de spahis marocains en Syrie. |
| 30 juin 1940 | Franchit la frontière syro-palestinienne avec Paul Jourdier et les spahis ralliés à la France libre. |
| 2 janvier 1941 | Se distingue à Umbrega, en Érythrée, à la tête de son peloton. |
| Avril 1941 | Retour d’Érythrée. |
| 16 juin 1941 | Blessé par balle pendant la campagne de Syrie ; poursuit le combat pendant environ trois heures. |
| Après juillet 1941 | Promu sous-lieutenant. |
| 1941-1942 | Campagnes de Libye et de Tripolitaine avec la Colonne volante des FFL. |
| 24 septembre 1942 | Période d’engagement au sein du 1er RMSM signalée par les sources complémentaires. |
| 6 mars 1943 | Combat de l’Oued Gragour en Tunisie. |
| 8-9 avril 1943 | Combats dans la région de Mezzouna. |
| 14 avril 1943 | Combat du Djebel Fadloum ; déloge l’adversaire et fait seize prisonniers. |
| 1943 | Promu lieutenant. |
| Septembre 1943 | Déclaré inapte à l’arme blindée en raison de sa blessure ; affecté au Groupement tcherkess. |
| 7 mai 1945 | Mémoire de proposition pour la Croix de la Libération conservé dans le fonds 1 A 27. |
| 18 janvier 1946 | Nommé Compagnon de la Libération par décret. |
| Mai 1946 | Participe avec le Groupement tcherkess aux opérations contre la police syrienne. |
| Après 1946 | Sert dans la Légion étrangère en Indochine puis en Afrique du Nord. |
| Fin de carrière | Quitte l’armée avec le grade de capitaine. |
| 9 mai 1982 | Décès à Mauléon ; il y est inhumé. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément | Source | Donnée | Appréciation |
|---|---|---|---|
| Date de naissance | Ordre de la Libération | 17 août 1907 | Retenue : source institutionnelle principale. |
| Date de naissance | Les Français Libres | 17 août 1907 | Concorde avec l’Ordre. |
| Date de naissance | BPSGM | 17 août 1907 | Concorde avec les deux précédentes. |
| Date de naissance | Inventaire SHD GR 16 P diffusé par le MVR | 15 août 1908 | Divergence isolée ; non retenue. |
| Copie de l’acte de naissance | Instrument du fonds 1 A 27 | « 20/18/1907 » | Transcription matériellement incohérente dans l’instrument ; ne permet pas de corriger l’état civil. |
| Combats de Mezzouna | Notice ODL | « 8 et 8 avril » | Répétition typographique apparente. |
| Combats de Mezzouna | BPSGM | 8 et 9 avril 1943 | Forme chronologique retenue. |
Sources consultées le 19 septembre 2026
- Ordre de la Libération — Pierre ARAINTY — Source institutionnelle principale utilisée pour l’identité, le ralliement, les opérations militaires, les grades, le Groupement tcherkess, la carrière d’après-guerre, le décès et les décorations. Consulter la notice Pierre ARAINTY
- Ordre de la Libération — instrument de recherche des dossiers des Compagnons, lettre A — Vérification du fonds 1 A 27, des pièces relatives à la Croix de la Libération et de la cote d’homologation GR 16 P 15881. Consulter l’instrument de recherche de l’Ordre de la Libération (PDF)
- Musée de la Résistance en ligne / SHD — inventaire GR 16 P, lettre A — Vérification indépendante du dossier GR 16 P 15881, de son homologation et de la divergence portant sur la date de naissance. Consulter l’inventaire GR 16 P — lettre A (PDF)
- Ordre de la Libération — 1er RMSM — Vérification de l’appartenance de Pierre Arainty au 1er Régiment de marche de spahis marocains. Consulter la page du 1er RMSM
- Les Français Libres — Pierre Arainty — Contrôle complémentaire de l’état civil, de l’engagement dans la France libre, de l’Escadron Jourdier et de la cote GR 16 P. Consulter la fiche Pierre Arainty — Les Français Libres
- BPSGM — Pierre Arainty, un Souletin, Compagnon de la Libération — Source historique régionale utilisée notamment pour contrôler la chronologie d’Umbrega, de la Syrie, de Mezzouna et du Djebel Fadloum ainsi que son retour en Soule. Consulter l’étude consacrée à Pierre Arainty