La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

de GUILLEBON Jacques

Jacques Marie Joseph de GUILLEBON, né le 13 octobre 1909 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), mort le 25 février 1985 à Paris (5e arrondissement), français.

Jeunesse et formation

Fils d’un officier de cavalerie, Jacques de Guillebon effectua ses études dans plusieurs établissements religieux, notamment à Dole, Amiens, Lille, Neuilly et Versailles. Reçu à l’École polytechnique en 1930, il choisit à sa sortie de servir dans l’artillerie coloniale.

Nommé sous-lieutenant en 1932, il suivit l’enseignement de l’École d’application de l’artillerie à Fontainebleau en 1933 et 1934. Affecté en août 1934 au 2e régiment d’artillerie coloniale à Bastia (Corse), il fut promu lieutenant en septembre de la même année. D’octobre 1935 à octobre 1937, il servit en Côte française des Somalis, où il acquit notamment une expérience du renseignement.

Après une affectation au 12e régiment d’artillerie coloniale à Agen (Lot-et-Garonne), il rejoignit, en mai 1939, le Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad à Fort-Lamy, aujourd’hui N’Djamena.

Engagement dans la Résistance

Jacques de Guillebon se trouvait à Fort-Lamy lorsqu’il entendit l’appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle. Capitaine-adjoint du colonel Pierre Marchand, commandant les troupes du Tchad, il participa à la préparation puis à la réalisation du ralliement du territoire à la France libre, proclamé le 26 août 1940 par le gouverneur Félix Éboué.

Le document familial précise qu’il dirigeait alors les transmissions et le service de renseignements. Selon l’allocution funèbre du général Jacques Massu, il contribua, entre le 18 juin et le 26 août 1940, à préparer le ralliement tout en maintenant la cohésion des unités françaises présentes au Tchad.

Son engagement lui valut d’être condamné à mort et à la dégradation militaire par le tribunal militaire de Riom pour « atteinte à la sûreté extérieure de l’État ». Cette condamnation prononcée par les autorités de Vichy confirmait son appartenance pleine et entière à la France libre.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Jacques de Guillebon ne releva pas d’un réseau de Résistance intérieure. Son engagement s’inscrivit dans la Résistance extérieure et la France libre combattante.

Il appartint successivement :

  • au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad ;
  • aux Forces françaises libres ;
  • à la Colonne Leclerc ;
  • à la Force L ;
  • à la 2e Division française libre, devenue la 2e Division blindée le 24 août 1943 ;
  • au groupement tactique de Guillebon de la 2e Division blindée.

Son parcours est ainsi celui d’un officier de la France libre engagé sans interruption depuis le ralliement du Tchad jusqu’à la victoire de 1945.

Missions et actions

Le 3 décembre 1940, le Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad fut placé sous les ordres du colonel Philippe Leclerc de Hauteclocque. Jacques de Guillebon prit le commandement d’un groupement automobile participant à l’expédition contre Koufra.

Le 7 février 1941, lors de l’attaque de l’aérodrome du fort d’El Tag, il aborda le terrain ennemi en tête de ses véhicules, phares allumés. La citation militaire reproduite dans le document familial indique qu’il incendia un avion, tandis que la notice de l’Ordre de la Libération en mentionne deux. Il fut blessé au cours de cette opération.

Les 18 et 19 février 1941, pendant le siège de Koufra, il réorganisa sous le feu les éléments automobiles pris à partie par les armes ennemies et régla personnellement un tir de mortiers qui contraignit les forces italiennes au repli. Il se trouvait auprès de Leclerc lors de la reddition du fort, le 1er mars 1941.

En février 1942, il reçut le commandement d’un détachement de 66 hommes et 22 véhicules participant à la première campagne du Fezzan. Parti le 22 février par l’itinéraire Bardaï-Yechti-Brach, son détachement s’empara le 1er mars du poste de Tmessali. Les munitions et le matériel utilisable furent réquisitionnés, puis les installations radio et militaires détruites. Le détachement prit un deuxième poste, infligea des pertes à un troisième et détruisit deux dépôts de munitions avant de regagner Zouar.

Promu chef d’escadron le 5 avril 1942, Jacques de Guillebon commanda l’artillerie du Tchad à partir d’avril. En novembre 1942, il devint chef d’état-major de la Colonne Leclerc, fonction dans laquelle il participa à la seconde campagne du Fezzan, en décembre 1942 et janvier 1943, puis à la campagne de Tripolitaine.

Chef d’état-major de la Force L à partir de février 1943, il prit part à la campagne de Tunisie. Le 24 avril 1943, il fut blessé par un éclat d’obus.

Après la transformation de la Force L en 2e Division française libre, puis en 2e Division blindée, Jacques de Guillebon en devint sous-chef d’état-major. Rapatrié en Grande-Bretagne avec la division en avril 1944, il débarqua en Normandie le 1er août 1944.

Il commanda d’abord le groupement tactique Warabiot, puis le groupement tactique qui prit son nom. Lors de la Libération de Paris, il fut l’un des premiers officiers de la 2e Division blindée à entrer dans la capitale. Le Musée de la Résistance en ligne le signale également parmi les officiers présents à la préfecture de police lors de la reddition du général allemand Dietrich von Choltitz, le 25 août 1944.

Promu lieutenant-colonel le 1er septembre 1944, il conduisit son groupement pendant les campagnes de Champagne, de Lorraine et des Vosges. Le 19 septembre, il prit Fontenay et Glonville-sur-Meurthe. Les 31 octobre et 1er novembre, son groupement libéra neuf villages, captura ou détruisit plus de 300 soldats ennemis, huit canons antichars, six chars et un important matériel.

Le 16 novembre 1944, il força le passage de Badonviller et combattit à Bréménil. Le lendemain, ses unités s’emparèrent de Petitmont et de Val-et-Châtillon. Le 21 novembre, elles rompirent la position allemande à Cirey-sur-Vezouze. Le 23 novembre, Jacques de Guillebon participa aux combats autour du pont de Kehl et entra dans Strasbourg avec un bataillon américain par les ponts de l’Ill, avant d’obtenir la reddition des blockhaus voisins.

En janvier 1945, son groupement tactique fut engagé dans les combats particulièrement difficiles de la poche de Colmar. Le 28 janvier, renforcé par un bataillon d’infanterie, il enleva Grussenheim au terme d’un combat meurtrier. Du 30 janvier au 2 février, il participa au nettoyage de dix localités et atteignit les environs de Neuf-Brisach.

Après avoir pris part à la campagne d’Allemagne, Jacques de Guillebon termina la guerre à Berchtesgaden, où sa citation au grade de commandeur de la Légion d’honneur lui attribue « l’honneur et la joie de faire flotter le drapeau français ».

Arrestation / évasion / déportation

Jacques de Guillebon ne fut ni arrêté, ni interné, ni déporté. La condamnation à mort et à la dégradation prononcée contre lui par le tribunal militaire de Riom fut rendue en son absence, en raison de son engagement dans la France libre.

Il fut blessé à deux reprises pendant la guerre : le 7 février 1941 au cours de l’attaque de l’aérodrome du fort d’El Tag, puis le 24 avril 1943 pendant la campagne de Tunisie.

Camarades de combat

Son parcours fut étroitement lié à celui du général Philippe Leclerc de Hauteclocque, auprès duquel il exerça successivement les fonctions de commandant de groupement, chef d’état-major et commandant de groupement tactique.

Il combattit notamment aux côtés de Louis Dio, Jacques Massu, Raymond Dronne, Pierre Billotte, Paul Repiton-Preneuf et des cadres du Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, de la Colonne Leclerc, de la Force L et de la 2e Division blindée.

Le général Massu le décrivit comme un conseiller, un confident et un ami de Leclerc, soulignant son intelligence, sa force de caractère, son aptitude au commandement et son courage personnel.

Retour à la vie civile

Promu colonel en juin 1945, Jacques de Guillebon fut nommé chef d’état-major du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient le 25 novembre 1945. Il participa à sa mise sur pied puis à l’organisation des opérations en Indochine, jusqu’au 31 août 1946.

Après une affectation à l’Inspection des forces en Afrique du Nord, il fut attaché militaire et de l’Air auprès de l’ambassade de France à Berne, du 1er janvier 1948 à mai 1951. Il suivit ensuite les enseignements du Centre des hautes études militaires.

Le 6 septembre 1952, il prit le commandement de la subdivision de Gabès et des territoires du Sud tunisien. Promu général de brigade le 1er mai 1955, il dirigea plusieurs opérations de maintien de l’ordre en Tunisie, notamment dans les régions de Gafsa et des Matmata.

De mai 1957 à octobre 1959, il commanda l’École polytechnique. En 1958, il fut nommé membre du Conseil de l’Ordre de la Libération. Promu général de division le 10 mars 1959, il fut placé par anticipation dans le cadre de réserve le 21 janvier 1960.

Rappelé à l’activité le 15 septembre 1961, il commanda la 5e région militaire à Toulouse jusqu’en novembre 1965. Il fut promu général de corps d’armée le 1er juillet 1962. De janvier 1966 au 13 octobre 1969, il dirigea l’Institut des hautes études de défense nationale et le Centre des hautes études militaires.

Le document transmis par la famille indique qu’il épousa civilement, le 9 janvier 1947 à Paris, Angela Précilda Fechheimer, née en 1916 et morte en 1998 ; le mariage religieux fut célébré le lendemain en l’église Saint-Honoré-d’Eylau. Il eut deux enfants, un fils et une fille. Par cette union, il devint également le beau-père de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, future artiste connue pour son œuvre commune avec Christo.

La source familiale le mentionne enfin comme administrateur puis président d’honneur de la société Sofremas. Cette fonction n’a pas été retrouvée dans les sources institutionnelles consultées.

Jacques de Guillebon mourut le 25 février 1985 à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris. Il fut inhumé à Essertaux (Somme).

Décorations

  • Grand officier de la Légion d’honneur. Le document familial mentionne notamment sa nomination comme officier par décret du 9 décembre 1944, avec prise de rang au 26 septembre 1944, puis sa promotion au grade de commandeur par décret du 1er octobre 1945, avec prise de rang au 19 mai 1945. Il fut élevé à la dignité de grand officier le 24 août 1957.
  • Compagnon de la Libération — décret du 14 juillet 1941 — dossier de l’Ordre de la Libération, cote 1 A 446.
  • Grand-croix de l’Ordre national du Mérite.
  • Croix de guerre 1939-1945 — dix citations selon l’Ordre de la Libération. Le document familial détaille six palmes, deux étoiles de vermeil et une étoile d’argent, soit neuf citations explicitement identifiables.
  • Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs — deux citations, dont une citation à l’ordre du corps d’armée pour son action comme chef d’état-major du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient.
  • Croix de la Valeur militaire — citations liées aux opérations conduites en Tunisie.
  • Médaille coloniale, devenue ultérieurement médaille d’Outre-mer, avec les agrafes « Côte des Somalis », « Koufra », « Fezzan » et « Fezzan-Tripolitaine ».
  • Médaille des blessés.
  • Commandeur de l’ordre du Nichan-Iftikhar de Tunisie.
  • Grand officier de l’Ordre royal du Cambodge.
  • Grand officier de l’ordre de l’Étoile d’Anjouan.

La liste institutionnelle de ces distinctions est publiée par l’Ordre de la Libération.

Lieux de mémoire

Jacques de Guillebon est inhumé à Essertaux, dans la Somme. Une rue de la commune porte le nom de rue du Général-de-Guillebon. Un monument à sa mémoire y fut inauguré le 17 septembre 1988.

À Paris, l’allée du Chef-d’Escadron-de-Guillebon, située sur la dalle Montparnasse, près du musée du Général-Leclerc-de-Hauteclocque et de la Libération de Paris – musée Jean-Moulin, reçut cette dénomination le 3 août 1994.

Une plaque commémorative apposée près de l’ancienne gare Montparnasse rappelle la reddition allemande et le rôle des officiers de la 2e Division blindée.

À Amiens, une stèle consacrée aux frères Jacques et François de Guillebon fut inaugurée au square Saint-Denis le 2 septembre 2018. Une autre stèle à la mémoire de Jacques de Guillebon fut inaugurée place René-Goblet le 25 mars 2023. Centre de mémoire d’Amiens

Références bibliographiques

Leclerc le Victorieux, 1902-1947, Jacques de Guillebon, Tours, Mame, 1954. Ouvrage rédigé par Jacques de Guillebon sur son ancien chef, auquel il fut étroitement associé du Tchad à l’Indochine. Il constitue à la fois un témoignage de compagnon de combat et une contribution précoce à la mémoire du général Leclerc.

« Allocution prononcée aux obsèques du général Jacques de Guillebon », général Jacques Massu, Espoir, no 51, juin 1985. Éloge funèbre prononcé le 1er mars 1985, retraçant le rôle de Jacques de Guillebon auprès de Leclerc et son parcours du Tchad à l’après-guerre.

La Jaune et la Rouge, no 407, 1985. Numéro de la revue des anciens élèves de l’École polytechnique utilisé par la bibliothèque de l’École pour retracer son parcours d’élève, de combattant et de directeur général.

Histoire et prospective de l’École polytechnique, Jean-Pierre Callot, Michel Camus, Bernard Esambert et Jacques Bouttes, Paris-Limoges, Charles-Lavauzelle, 1993. L’ouvrage documente notamment la période pendant laquelle Jacques de Guillebon dirigea l’École polytechnique.

Document familial « Jacques Marie Joseph de Guillebon, 1909-1985, officier d’artillerie coloniale », établi par Grégoire de Guillebon, 2026. Dossier biographique transmis par la famille, comprenant les états de service, les affectations, les campagnes, les blessures, les citations militaires, les décorations, l’éloge funèbre du général Massu et les lieux de mémoire.

Références internet

Ordre de la Libération. La notice institutionnelle fournit l’état civil, les principales étapes de la carrière, le ralliement du Tchad, les campagnes de Koufra, du Fezzan, de Tunisie et de France, ainsi que la liste des décorations. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-guillebon-de

Archives de l’Ordre de la Libération. L’instrument de recherche des dossiers des Compagnons identifie le dossier Jacques de Guillebon sous la cote 1 A 446 et décrit les documents qu’il contient : décret, citations, renseignements, correspondances, état des services, témoignage, documents funéraires et commémoratifs. https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_G_version_chercheurs_20250925_0.pdf

Musée de la Résistance en ligne. La fiche individuelle confirme son état civil, son engagement dans la France libre, ses campagnes au sein de la 2e Division blindée et sa promotion au grade de général de corps d’armée. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=21574

Bibliothèque de l’École polytechnique. La page consacrée aux anciens directeurs confirme son appartenance à la promotion X1930, son commandement de l’École entre 1957 et 1959 et les principales étapes de sa carrière. https://www.polytechnique.edu/bibliotheque/actualites/1957-guillebon-jacques-de-luneville-1909-1985

Centre de mémoire d’Amiens. Cette ressource documente les hommages rendus aux frères Jacques et François de Guillebon et les monuments commémoratifs élevés à Amiens. https://www.centre-memoire-amiens-citadelle.fr/hommage-a-jacques-et-francois-de-guillebon/

La 2e Division blindée – historique de Leclerc. Le site reproduit l’allocution prononcée par le général Massu aux obsèques de Jacques de Guillebon et publiée dans la revue Espoir en juin 1985. https://2db.free.fr/bio_deguillebon.html

Christo and Jeanne-Claude. Le site officiel des artistes confirme le mariage de Jacques de Guillebon avec Précilda en 1947, son rôle de beau-père de Jeanne-Claude et les séjours familiaux en Suisse puis en Tunisie. https://christojeanneclaude.net/life-and-work/

Dossier d’homologation consulté

Aucun dossier individuel d’homologation conservé au Service historique de la Défense n’a été matériellement consulté et aucune cote de la série GR 16 P n’a pu être confirmée.

L’instrument de recherche des archives de l’Ordre de la Libération a en revanche été consulté. Il identifie le dossier nominatif de Jacques de Guillebon sous la cote 1 A 446. Ce dossier, non consulté pièce par pièce, contient notamment le décret du 14 juillet 1941, le reçu du diplôme de la Croix de la Libération no 250 du 10 juin 1965, les textes de citations, des fiches de renseignements, 24 pièces de correspondance, une copie de son état des services provenant du Service historique de la Défense, un discours, une transcription d’entretien, des documents relatifs à ses obsèques et à sa sépulture ainsi que des dossiers d’hommages et de commémorations.

Observations

Le prénom complet « Jacques Marie Joseph » provient du document familial et d’indexations généalogiques concordantes ; la notice de l’Ordre de la Libération emploie seulement « Jacques ».

Le document familial écrit « Feichheimer », tandis que plusieurs indexations généalogiques donnent « Fechheimer ». L’acte de mariage n’ayant pas été directement consulté, la graphie « Fechheimer » doit encore être vérifiée sur l’acte d’état civil parisien.

La notice de l’Ordre de la Libération indique que Jacques de Guillebon incendia deux avions à El Tag le 7 février 1941. La citation militaire reproduite par la famille mentionne un avion. Le texte de la citation, plus proche de l’événement, a été retenu, tout en signalant la divergence.

L’inventaire du dossier 1 A 446 comporte deux coquilles manifestes : « 14/07/2941 » au lieu de 14 juillet 1941 pour le décret de la Croix de la Libération et « 27/02/1984 » au lieu de 27 février 1985 pour l’avis de décès.

L’Ordre de la Libération attribue à la Croix de guerre 1939-1945 dix citations. Le document familial en détaille neuf par leurs insignes — six palmes, deux étoiles de vermeil et une étoile d’argent — sans permettre d’identifier avec certitude la dixième.

Indice de fiabilité de la notice — Niveau A — L’identité, l’engagement dans la France libre, les campagnes, les fonctions militaires et les principales décorations de Jacques de Guillebon sont établis par plusieurs sources institutionnelles concordantes, en particulier l’Ordre de la Libération, son inventaire d’archives, le Musée de la Résistance en ligne et l’École polytechnique. Le dossier familial apporte des états de service et des citations détaillés ; les quelques divergences relevées sont explicitement signalées.

Chronologie

DateÉvénement
13 octobre 1909Naissance à Lunéville (Meurthe-et-Moselle).
1930Entrée à l’École polytechnique.
1932Nomination comme sous-lieutenant.
Août 1934Affectation au 2e régiment d’artillerie coloniale.
Septembre 1934Promotion au grade de lieutenant.
Octobre 1935-octobre 1937Service en Côte française des Somalis.
Mai 1939Affectation au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad.
26 août 1940Participation au ralliement du Tchad à la France libre.
7 février 1941Attaque de l’aérodrome d’El Tag ; première blessure.
1er mars 1941Reddition de Koufra.
14 juillet 1941Nomination comme Compagnon de la Libération.
Février-mars 1942Première campagne du Fezzan ; prise de Tmessali.
5 avril 1942Promotion au grade de chef d’escadron.
Novembre 1942Chef d’état-major de la Colonne Leclerc.
Décembre 1942-janvier 1943Seconde campagne du Fezzan.
24 avril 1943Blessure par éclat d’obus en Tunisie.
1er août 1944Débarquement en Normandie.
Août 1944Libération de Paris.
1er septembre 1944Promotion au grade de lieutenant-colonel.
19 septembre 1944Prise de Fontenay et de Glonville-sur-Meurthe.
16-23 novembre 1944Badonviller, Bréménil, Cirey et libération de Strasbourg.
Janvier-février 1945Combats de Grussenheim et de la poche de Colmar.
4 mai 1945Arrivée à Berchtesgaden.
Juin 1945Promotion au grade de colonel.
25 novembre 1945-31 août 1946Chef d’état-major du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient.
9 janvier 1947Mariage civil avec Précilda Fechheimer à Paris.
1948-1951Attaché militaire et de l’Air à Berne.
1952-1957Commandement à Gabès et dans le Sud tunisien.
1er mai 1955Promotion au grade de général de brigade.
1957-1959Commandant de l’École polytechnique.
1958Nomination au Conseil de l’Ordre de la Libération.
10 mars 1959Promotion au grade de général de division.
15 septembre 1961Rappel à l’activité ; commandement de la 5e région militaire.
1er juillet 1962Promotion au grade de général de corps d’armée.
Janvier 1966-octobre 1969Direction de l’Institut des hautes études de défense nationale et du Centre des hautes études militaires.
25 février 1985Décès à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris.

Tableau des divergences entre sources

Élément biographiqueSource 1Source 2Décision retenue
Avions incendiés à El TagOrdre de la Libération : deux avionsCitation reproduite dans le document familial : un avionUn avion, avec signalement de la divergence.
Croix de guerre 1939-1945Ordre de la Libération : dix citationsDocument familial : six palmes, deux étoiles de vermeil et une étoile d’argentDix citations selon la source institutionnelle ; neuf sont détaillées par le document familial.
Nom de l’épouseDocument familial : FeichheimerIndexations généalogiques : FechheimerGraphie provisoire « Fechheimer » ; vérification de l’acte de mariage souhaitable.
Décret de la Croix de la LibérationInventaire : 14 juillet 2941Notice institutionnelle : 14 juillet 194114 juillet 1941 ; coquille manifeste dans l’inventaire.
Avis de décèsInventaire : 27 février 1984Décès officiellement établi au 25 février 198527 février 1985 ; coquille manifeste dans l’inventaire.
Médaille coloniale ou médaille d’Outre-merOrdre de la Libération : médaille colonialeDocument familial : médaille d’Outre-mer« Médaille coloniale », appellation historique au moment de l’attribution.

Sources consultées

Ordre de la Libération, notice « Jacques Guillebon (de) ». Cette source institutionnelle a confirmé l’état civil, la formation, le ralliement du Tchad, les campagnes militaires, les grades, les fonctions exercées après 1945, le décès, la sépulture et les principales décorations. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-guillebon-de

Archives de l’Ordre de la Libération, instrument de recherche des dossiers des Compagnons, lettre G. La cote 1 A 446 et la composition du dossier nominatif de Jacques de Guillebon ont été identifiées dans cet inventaire. https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_G_version_chercheurs_20250925_0.pdf

Musée de la Résistance en ligne, fiche « Jacques de Guillebon » et document relatif à la reddition allemande à la préfecture de police. Ces pages ont confirmé son appartenance à la 2e Division blindée, les principales campagnes auxquelles il participa et sa présence parmi les officiers de Leclerc lors de la reddition de von Choltitz. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=21574

Bibliothèque de l’École polytechnique, page « 1957-Guillebon, Jacques de ». Cette source a confirmé son entrée à l’École en 1930, son commandement de l’établissement de 1957 à 1959 et ses fonctions militaires ultérieures. https://www.polytechnique.edu/bibliotheque/actualites/1957-guillebon-jacques-de-luneville-1909-1985

Centre de mémoire d’Amiens, page consacrée à Jacques et François de Guillebon. Cette ressource a apporté des informations relatives aux hommages commémoratifs rendus aux deux frères à Amiens. https://www.centre-memoire-amiens-citadelle.fr/hommage-a-jacques-et-francois-de-guillebon/

La 2e Division blindée – historique de Leclerc, page « Général de Guillebon ». La transcription de l’allocution funèbre du général Massu a apporté un témoignage direct sur les relations entre Guillebon et Leclerc, son rôle au Tchad, ses qualités de commandement et sa postérité parmi les anciens de la 2e Division blindée. https://2db.free.fr/bio_deguillebon.html

Christo and Jeanne-Claude, page officielle « Life and Work ». Cette source a confirmé le mariage de Jacques de Guillebon avec Précilda en 1947, son rôle de beau-père de Jeanne-Claude et les déplacements familiaux en Suisse et en Tunisie. https://christojeanneclaude.net/life-and-work/

Document familial « Jacques Marie Joseph de Guillebon, 1909-1985, officier d’artillerie coloniale », établi par Grégoire de Guillebon et transmis par la famille. Il a apporté les affectations détaillées, les états de service, les citations, les blessures, les informations familiales, l’éloge funèbre du général Massu et la liste des hommages. Il comporte également une photographie de Jacques de Guillebon.

Jacques de GUILLEBON

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