Władysław Eugeniusz SIKORSKI, né le 20 mai 1881 à Tuszów Narodowy (Pologne), mort le 4 juillet 1943 à Gibraltar, Polonais.
Sikorski étudie à l’École polytechnique de Lwów et s’engage avant 1914 dans les organisations indépendantistes polonaises. Il contribue à la création du Związek Walki Czynnej puis du mouvement des fusiliers polonais.
La notion de « Résistance » doit ici être comprise au sens de poursuite du combat national polonais depuis l’exil. Après l’invasion de la Pologne en septembre 1939, Sikorski devient chef du gouvernement polonais en exil et commandant en chef des forces armées polonaises.
Sikorski dirige le gouvernement de la République de Pologne en exil et les Forces armées polonaises combattant aux côtés des Alliés.
Il travaille à reconstituer des forces polonaises en France puis au Royaume-Uni, représente la continuité de l’État polonais et entretient les relations militaires et diplomatiques avec Londres, Washington et, jusqu’en 1943, Moscou.
Après l’invasion de l’URSS par l’Allemagne, il signe en 1941 l’accord Sikorski-Maïski, permettant notamment la constitution d’une armée polonaise sur le territoire soviétique. La découverte des charniers de Katyń entraîne une grave crise avec l’URSS au printemps 1943.
Sikorski meurt le 4 juillet 1943 dans le crash du Liberator AL523 peu après son décollage de Gibraltar.
Camarades de combat
Winston Churchill, Stanisław Mikołajczyk, Władysław Anders et les principaux chefs militaires et politiques polonais de l’exil.
Décorations
- Ordre de l’Aigle blanc — Pologne, à titre posthume en 1943 ; plus haute distinction polonaise.
- Croix de commandeur de l’Ordre militaire Virtuti Militari — Pologne, 1923 ; plus haute distinction militaire polonaise. Sikorski avait auparavant reçu la Croix d’argent du même ordre en 1921.
- Grand-croix de l’Ordre Polonia Restituta — Pologne, 1923.
- Croix de la Valeur (Krzyż Walecznych) — Pologne, reçue à quatre reprises. Ces quatre grandes distinctions polonaises sont notamment confirmées par le Musée de l’Armée de l’Intérieur de Cracovie.
- Grand-croix de la Légion d’honneur — France.
- Grand-croix de l’Ordre du Lion blanc — Tchécoslovaquie.
- Grand officier de l’Ordre de Léopold — Belgique.
- Croix de guerre — Norvège, attribuée à titre posthume en 1943.
Lieux de mémoire
Tuszów Narodowy ; Gibraltar ; cathédrale du Wawel à Cracovie, où repose sa dépouille depuis son rapatriement. L’IPN y commémore régulièrement sa mémoire.
Références bibliographiques
Dziennik czynności Naczelnego Wodza gen. Władysława Sikorskiego, édition documentaire en plusieurs volumes, publiée sous l’égide de l’IPN.
Références internet
Instytut Pamięci Narodowej — Władysław Sikorski. Biographie institutionnelle. https://edukacja.ipn.gov.pl/edu/wystawy/biografie-elementarne/159256,Wladyslaw-Sikorski.html
Instytut Pamięci Narodowej — 81e anniversaire de la mort de Sikorski. Mort à Gibraltar et mémoire au Wawel. https://ipn.gov.pl/pl/aktualnosci/203228,81-rocznica-smierci-gen-Wladyslawa-Sikorskiego.html
Observations
Il est en revanche une figure majeure de la résistance politique et militaire de l’État polonais en exil contre l’Allemagne nazie.
Niveau A — excellent. L’identité de Władysław Sikorski, son état civil, sa carrière militaire et politique ainsi que son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale sont établis par une documentation institutionnelle et historiographique particulièrement abondante. Son parcours est notamment documenté par l’Instytut Pamięci Narodowej (IPN), institution publique polonaise, ainsi que par les archives et travaux consacrés au gouvernement polonais en exil et aux forces armées polonaises.
Les principaux éléments de sa trajectoire sont certains et concordants : général de l’armée polonaise, ancien président du Conseil, Sikorski devient en 1939 président du Conseil du gouvernement polonais en exil, puis commandant en chef des forces armées polonaises. Son action diplomatique et militaire aux côtés des Alliés, ses relations avec le Royaume-Uni et l’Union soviétique, la crise provoquée par la découverte des charniers de Katyń en 1943, ainsi que sa mort dans l’accident aérien de Gibraltar le 4 juillet 1943 sont abondamment documentées.
Chronologie
20 mai 1881 — Naissance à Tuszów Narodowy.
1939 — Chef du gouvernement polonais en exil et commandant en chef.
1940 — Reconstitution des forces polonaises au Royaume-Uni.
1941 — Accord Sikorski-Maïski.
1943 — Crise de Katyń.
4 juillet 1943 — Mort à Gibraltar.
Sources consultées
Instytut Pamięci Narodowej — Władysław Sikorski. Naissance, formation, carrière et fonctions pendant la guerre. https://edukacja.ipn.gov.pl/edu/wystawy/biografie-elementarne/159256,Wladyslaw-Sikorski.html
Instytut Pamięci Narodowej — 81e anniversaire de sa mort. Décès du 4 juillet 1943 et mémoire funéraire. https://ipn.gov.pl/pl/aktualnosci/203228,81-rocznica-smierci-gen-Wladyslawa-Sikorskiego.html