Jeannette CRAS, résistante française active à Quimper (Finistère) en 1943-1944 ; date et lieu de naissance et date et lieu de décès non établis avec suffisamment de certitude dans les sources consultées. Les sources ouvertes consultées ne permettent pas de reconstituer avec certitude sa jeunesse, sa formation ni son état civil complet.
Engagement dans la Résistance
Jeannette Cras est employée à la Direction départementale du Service du travail obligatoire de Quimper. Elle utilise cette position pour saboter de l’intérieur le fonctionnement du service chargé de la réquisition des travailleurs.
Avec Louis Kernéis et Antoine Le Bris, elle falsifie les dossiers et contribue à fournir de faux documents permettant à des jeunes requis d’échapper au départ en Allemagne. La documentation mémorielle locale lui attribue même le commencement du sabotage interne avant l’opération collective de janvier 1944.
Appartenance à un réseau ou mouvement
La documentation de l’ANACR du Finistère la présente comme membre de Libération-Nord.
Missions et actions
Le 14 janvier 1944, elle participe à la préparation du « coup du STO » de Quimper.
L’opération vise à faire disparaître les dossiers détenus par la Direction départementale du STO. Quelque 44 000 dossiers sont évacués des bureaux du boulevard de Kerguelen puis brûlés durant la nuit dans le four de la boulangerie de François Balès, à Ergué-Gabéric. La Ville de Quimper confirme le rôle de Jeanne/Jeannette Cras, Louis Kerneis et Antoine Le Bris dans le sabotage préalable puis dans la décision de détruire les dossiers lorsque les falsifications risquent d’être découvertes.
Le Musée de la Résistance en ligne confirme que l’équipe de Quimper est dirigée opérationnellement par Antoine Le Bris avec Jeannette Cras et Louis Kernéis.
Arrestation / évasion / déportation
Jeannette Cras est arrêtée après l’opération. Contrairement à plusieurs de ses camarades, elle n’est finalement pas déportée : elle est libérée le 29 avril 1944, faute de preuves suffisantes, puis reprend son activité de sabotage au sein du STO.
Camarades de combat
Ses principaux camarades identifiés dans l’opération sont Antoine Le Bris, Louis Kernéis, Laurent Jacq, Jean Le Bris, Jean Le Corre, René Fauvel, Hervé Bénéat et François Balès, ainsi que les autres membres de l’équipe ayant assuré l’évacuation et la destruction des dossiers.
Retour à la vie civile
Les sources consultées ne permettent pas d’établir de façon suffisamment documentée son parcours après la Libération.
Décorations
Aucune décoration individuelle n’a été retrouvée avec une confirmation institutionnelle suffisante au cours des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Une stèle boulevard de Kerguelen à Quimper rappelle le sabotage du STO et l’action des résistants qui détruisirent les dossiers. La Ville de Quimper cite Jeanne Cras parmi les trois rédacteurs infiltrés dans le service.
Références bibliographiques
La documentation consultée renvoie principalement aux témoignages des survivants du groupe et aux travaux mémoriels consacrés au « coup du STO » de Quimper ; aucune monographie biographique spécifique de Jeannette Cras n’a été identifiée avec des références éditoriales suffisamment complètes.
Références internet
Ville de Quimper. Le livret historique Quimper 39-45 confirme l’activité de Jeanne Cras, Louis Kerneis et Antoine Le Bris dans le service départemental du STO, les falsifications de dossiers et la destruction de 44 000 dossiers le 14 janvier 1944. Ville de Quimper — Quimper 39-45 https://www.quimper.bzh/cms_viewFile.php?idtf=53110&path=Livret-Quimper-39-45.pdf&utm
Musée de la Résistance en ligne. La documentation consacrée au square Antoine-Le-Bris décrit en détail la préparation et le déroulement du sabotage et situe Jeannette Cras dans l’équipe interne du STO. Musée de la Résistance en ligne — coup du STO de Quimper https://museedelaresistanceenligne.org/media6831-Square-Antoine-Le-Bris-Quimper?utm
ANACR du Finistère / Pôle Jean Moulin. La documentation mémorielle consacrée au 14 janvier 1944 indique son appartenance à Libération-Nord, son arrestation puis sa libération et la reprise de son activité clandestine. ANACR du Finistère — 14 janvier 1944 https://polejeanmoulin.com/page362/page361/?utm
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote individuelle certaine n’a été retrouvée.
Observations
Les sources emploient alternativement les prénoms Jeannette et Jeanne Cras. En l’absence de consultation directe d’un acte d’état civil ou d’un dossier individuel d’homologation, la forme « Jeannette Cras », employée dans l’objet de recherche et dans plusieurs sources mémorielles, est conservée.
Indice de fiabilité de la notice
Niveau B — Fiabilité bonne. Son engagement résistant, son activité clandestine au sein du STO, sa participation à l’opération du 14 janvier 1944, son arrestation et sa libération sont établis par plusieurs sources concordantes. L’état civil et le parcours postérieur restent en revanche insuffisamment documentés.
Chronologie
| Date | Événement |
| 1943 | Sabotage interne du service du STO de Quimper |
| 14 janvier 1944 | Participation au « coup du STO » et destruction de 44 000 dossiers |
| 1944 | Arrestation |
| 29 avril 1944 | Libération faute de preuves |
| 1944 | Reprise de l’activité de sabotage selon la documentation mémorielle |
Sources consultées
Ville de Quimper. Livret Quimper 39-45. Il documente le rôle de Jeanne Cras parmi les employés résistants du STO et confirme la destruction de 44 000 dossiers le 14 janvier 1944. Ville de Quimper — livret historique
Musée de la Résistance en ligne. « Square Antoine Le Bris, Quimper ». La ressource apporte une reconstitution détaillée du groupe, du sabotage préalable et du déroulement de l’opération. Musée de la Résistance en ligne — Square Antoine-Le-Bris
ANACR du Finistère / Pôle Jean Moulin. Documentation sur le « coup du STO » du 14 janvier 1944, utilisée pour l’appartenance à Libération-Nord, l’arrestation et la libération de Jeannette Cras. Pôle Jean Moulin — coup du STO