La forme principale retenue est « maquis de Méollion ». Les sources locales présentent plusieurs variantes : « Méollion », « Méollions », « Méoullion » ou « Méoullions ».
Il s’agit de l’un des principaux camps composant les maquis de Champoléon, Hautes-Alpes, France. Il ne constitue donc pas un mouvement distinct du dispositif de Champoléon.
Création
Le camp apparaît dans le cadre de l’installation des premiers groupes résistants de Champoléon, principalement à partir de 1942-1943. Les officiers démobilisés, réfractaires au STO, Alsaciens refusant l’incorporation allemande, Juifs réfugiés et autres clandestins constituent une population diverse.
Organisation interne
Paul-Marie RADIUS et Jean-Bernard ROUXEL sont les deux cadres militaires le plus directement associés au camp des Méollions. Tous deux sont de jeunes officiers issus de Saint-Cyr et participent à la formation militaire des recrues.
Henri BAUDEL conserve une responsabilité supérieure sur l’ensemble des camps de Champoléon.
Le ravitaillement et le stockage de matériel sont largement centralisés aux Borels autour de Jean-Gabriel ROBIN et d’autres relais locaux.
Actions menées pendant la Résistance
La fonction centrale de Méollion est la formation militaire. Les jeunes apprennent le maniement des armes, participent à leur récupération et à leur transport et sont préparés à devenir des combattants actifs.
Des groupes de jeunes hébergés à Saint-Jean-Saint-Nicolas rejoignent régulièrement Méollion et les autres camps de Champoléon pour leur entraînement.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Méollion dépend du dispositif ORA puis AS de Champoléon. Il coopère avec les camps des Tourronds et des Garnauds et avec les groupes de Saint-Jean-Saint-Nicolas.
Chefs et figures marquantes
Paul-Marie RADIUS exerce le commandement ou une responsabilité majeure à Méollion. Après l’évacuation de Champoléon, il poursuit la réorganisation de ses hommes et participe à d’autres implantations résistantes.
Jean-Bernard ROUXEL commande avec lui et joue ensuite un rôle dans la structuration d’autres groupes, notamment autour de Chorges et Bréziers.
Victimes et morts
L’attaque allemande des 12-13 novembre 1943 ne fait pas de victime parmi les hommes de Méollion : prévenus à temps, ils quittent leurs positions avant l’arrivée des troupes.
La répression frappe toutefois ultérieurement plusieurs anciens des groupes de Champoléon.
Survivants identifiés
Paul-Marie RADIUS et une grande partie des hommes réussissent à échapper à l’opération allemande. Les anciens se retrouvent progressivement dans d’autres formations haut-alpines.
Fin du maquis
Le camp prend fin comme implantation permanente lors de l’opération allemande du 13 novembre 1943. Les installations sont détruites après leur évacuation. Une inscription laissée sur la porte du camp aurait signifié aux Allemands qu’ils arrivaient trop tard ; ce détail est rapporté par la mémoire locale mais n’est pas utilisé ici comme élément essentiel de la chronologie.
Après une courte période de dispersion, les hommes sont réorganisés et certains rejoignent La Bégüe en décembre 1943.
Conséquences et mémoire
Méollion est aujourd’hui considéré comme l’un des principaux camps du maquis de Champoléon. Son histoire est étroitement associée à celles de Paul-Marie RADIUS et de Jean-Bernard ROUXEL et à la formation des premiers résistants militaires du Champsaur.
Fiabilité A — excellente pour l’existence, les responsables, la fonction de formation et l’évacuation de novembre 1943.
Références bibliographiques
Maquisards et Gestapo Joseph RICHARD, dit Richard DUCHAMBLO. L’ouvrage comprend explicitement des développements intitulés « Les maquis de Champoléon en 1943 » et « Le camp de Méouillon ».
La déportation au cœur d’une vie Louis POUTRAIN, témoignage utile pour l’environnement humain et résistant de Saint-Jean-Saint-Nicolas et Champoléon.
Références internet
Mémoire du Champsaur étude consacrée à Paul-Marie Radius, au maquis de Champoléon et au camp des Méollions. https://champsaur.net/paul-marie-radius-2/
Mémoire du Champsaur étude consacrée à Pierre Poutrain et aux camps des Méollions, Tourronds et Garnauds. https://champsaur.net/pierre-poutrain/
Sources consultées —
MVR ; Maitron ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica/BnF ; SHD ; Mémoire du Champsaur ; AJPN ; fonds et publications historiques consacrés aux Hautes-Alpes.