La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La forme archivistique principale retenue est « Réseau Phratrie ». Le Service historique de la Défense emploie explicitement cette appellation dans ses instruments de recherche, notamment sous les cotes GR 17 P 192 pour les archives des réseaux des Forces françaises combattantes et GR 28 P 3 116 pour le dossier général du réseau.

L’appellation « centrale Phratrie » est également employée pour rendre compte de la fonction de coordination exercée progressivement par Phratrie sur plusieurs réseaux ou sous-réseaux de renseignement. Aucun autre nom officiel ou alias général de Phratrie n’apparaît dans l’instrument de recherche GR 17 P, contrairement à d’autres organisations auxquelles sont associés plusieurs noms.

Phratrie doit être classé principalement comme réseau de renseignement des Forces françaises combattantes dépendant du Bureau central de renseignements et d’action, BCRA.

À mesure de son développement, sa structure prend également le caractère d’une centrale regroupant ou coordonnant plusieurs réseaux de renseignement. Cette double désignation, « réseau Phratrie » et « centrale Phratrie », reflète donc une évolution organisationnelle et non l’existence de deux organisations distinctes. L’Ordre de la Libération qualifie sans ambiguïté Phratrie de réseau de renseignements dépendant du BCRA.

Un risque de confusion existe avec l’appellation « Phratrie Brick ». Brick est un réseau propre, ultérieurement homologué comme sous-réseau de Phratrie ; il ne doit pas être confondu avec l’ensemble Phratrie. La Fondation de la Résistance établit explicitement que Brick, dirigé par Alain Armengaud, fut homologué comme sous-réseau de Phratrie.

Création du réseau

Phratrie est créé en 1942 par Jacques ROBERT, également connu dans la clandestinité sous les noms de Jacques Rewez, Denis, Jacques Cochet, Davis et Molécule. Après avoir appartenu à la Confrérie Notre-Dame et effectué une mission à Londres, Jacques Robert est parachuté en Saône-et-Loire, France, le 3 juin 1942 avec le grade de capitaine. Il trouve alors le dispositif auquel il devait se rattacher gravement atteint par les arrestations. Recherché par la Gestapo, il gagne Lyon, Rhône, France, où il met sur pied un nouveau réseau qui reçoit le nom de Phratrie.

Jean-Louis CHANCEL entre directement dans cette phase de constitution. Installé à Nice, Alpes-Maritimes, France, il devient en septembre 1942 l’adjoint de Jacques Robert, celui-ci étant chargé par Londres de constituer un réseau de renseignements militaires en zone Sud. À partir de cette date, Chancel participe à la création et au développement de Phratrie. Ces éléments permettent de situer de façon sûre la constitution opérationnelle du réseau entre juin et septembre 1942.

Une divergence chronologique doit être signalée. Quelques sources secondaires indiquent une création de Phratrie dès 1941. Cette datation n’est pas retenue ici, car les notices officielles de Jacques Robert et Jean-Louis Chancel publiées par l’Ordre de la Libération situent clairement la création du nouveau réseau après le parachutage de Robert le 3 juin 1942 et l’entrée de Chancel dans son état-major en septembre 1942. L’instrument de recherche du SHD consacré au dossier général de Phratrie porte lui-même sur la période 1942-1947.

L’objectif initial est la recherche et la transmission de renseignements militaires destinés à la France libre et aux Alliés. Phratrie s’insère directement dans le dispositif du BCRA, service de renseignement et d’action clandestine de la France combattante.

Organisation interne

À l’origine organisé autour de Jacques Robert et de ses adjoints, Phratrie connaît une expansion rapide. Jean-Louis CHANCEL est l’un des principaux organisateurs du réseau à partir de septembre 1942. Antoine MASUREL, alias « Marc » et engagé sous le nom de Jules Mouton, devient le deuxième adjoint de Jacques Robert puis, après le départ de ce dernier, le premier adjoint de Jean-Louis Chancel.

L’organisation repose sur une centrale, des liaisons, des moyens de transmission et des implantations territoriales. Le dossier général conservé au SHD comprend des états d’agents classés en catégories O, P1 et P2, des comptes rendus et télégrammes concernant l’activité du réseau et de ses sous-réseaux, des rapports sur des arrestations, des indicatifs, des notes, des schémas de fonctionnement et de la correspondance. Cette documentation démontre l’existence d’une organisation structurée et d’une coordination formalisée entre la centrale et ses composantes.

Les catégories administratives utilisées pour les agents des réseaux de la France combattante distinguaient les agents P1, engagés tout en conservant leur travail et leur domicile, les agents P2, permanents clandestins rétribués par le réseau, et les agents occasionnels O. Ces catégories apparaissent également dans les archives propres à Phratrie.

Le réseau s’étend progressivement de la zone Sud vers la zone Nord. Les implantations attestées au cours de son développement comprennent notamment Lyon, Rhône, France, Nice, Alpes-Maritimes, France, et Paris, France. Jean-Louis Chancel développe explicitement Phratrie aussi bien en zone Sud qu’en zone Nord après sa prise de commandement en juin 1943.

À mesure de son expansion, Phratrie coordonne plusieurs réseaux ou sous-réseaux. Hunter est explicitement qualifié par le Musée de la Résistance en ligne de plus important sous-réseau de Phratrie. Brick est officiellement homologué comme sous-réseau de Phratrie. Tartane-Masséna est également documenté comme réseau de renseignement appartenant à cette centrale. Les sources historiques associent en outre à l’ensemble Phratrie les réseaux Cotre, Goélette et Corvette.

La composition exacte de la centrale varie suivant les périodes et les conventions adoptées par les sources. L’Ordre de la Libération indique qu’en mars 1944 Phratrie est devenu suffisamment important pour être subdivisé en huit réseaux indépendants. D’autres travaux recensent un nombre plus élevé de structures ayant été, à un moment ou à un autre, rattachées ou associées à Phratrie. Il convient donc de distinguer les huit réseaux indépendants résultant de la réorganisation de 1944 de l’ensemble plus large des structures qui ont entretenu antérieurement des relations organiques avec la centrale.

Actions menées pendant la Résistance

L’activité fondamentale de Phratrie est la recherche, la centralisation et la transmission de renseignements à Londres. Les réseaux de renseignement de la France combattante avaient pour mission de fournir aux Alliés des informations concernant notamment le dispositif défensif de l’occupant, les mouvements de troupes et les installations militaires. Ces informations contribuaient à la préparation et à la conduite des opérations alliées.

La croissance de Phratrie est attestée par le volume de ses communications. Selon la notice officielle de Jacques Robert publiée par l’Ordre de la Libération, au sommet de son activité en juin 1944, le réseau transmet jusqu’à 330 messages par jour en Grande-Bretagne. Cette donnée est également reprise dans la notice d’Antoine Masurel.

La documentation relative aux structures dépendantes montre que les domaines du renseignement couvraient les informations militaires, aéronautiques, économiques et politiques. Hunter, par exemple, commence par surveiller les activités aéronautiques allemandes avant d’étendre ses recherches aux domaines militaire et économique ; Brick collecte initialement du renseignement politique avant d’étendre lui aussi son activité aux domaines militaire et économique.

Roger GÉRARD, membre de Phratrie à partir de 1942, se spécialise dans le renseignement concernant les aérodromes allemands et les industries travaillant pour l’Allemagne. Entre le 15 juin et le 25 octobre 1942, il installe à son domicile la première centrale de Phratrie et assure des liaisons tout en hébergeant des agents. À partir de février 1943, il dirige également la filière d’évasion « Margot », destinée notamment à faire passer par l’Espagne des volontaires souhaitant rejoindre les Forces françaises libres ou l’armée d’Afrique.

Jeannette GUYOT rejoint Jacques Robert à Lyon après avoir travaillé pour la Confrérie Notre-Dame. Les sources mémorielles lui attribuent, au sein de Phratrie, des missions de collecte et de liaison de renseignements ainsi qu’une participation à l’aide apportée à des aviateurs alliés. Elle quitte ensuite clandestinement la France pour le Royaume-Uni en 1943.

La documentation consultée atteste donc principalement des missions de renseignement, de transmission, de liaison et, pour certains groupes ou agents, d’évasion et d’aide aux personnels alliés. Elle ne permet pas d’attribuer à la centrale Phratrie elle-même une campagne autonome et systématique de sabotages comparable à celle des réseaux spécialisés dans l’action. Les activités de sabotage citées dans certains parcours individuels ne sont donc pas généralisées à l’ensemble du réseau.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Phratrie relève directement du BCRA. Celui-ci est le service créé par la France libre pour organiser notamment le renseignement clandestin et l’action en territoire occupé. L’article historique de la Revue historique des armées consacré aux services spéciaux confirme que Jacques Robert, ancien membre de la Confrérie Notre-Dame, met sur pied Phratrie en zone Sud et que cette organisation devient l’un des réseaux importants du BCRA.

La relation avec la Confrérie Notre-Dame est particulièrement importante dans la genèse de Phratrie : Jacques Robert et Jeannette Guyot en sont issus avant leur engagement dans la nouvelle organisation. Il ne s’agit toutefois pas d’une simple continuation administrative de la Confrérie Notre-Dame, Phratrie étant constitué comme nouveau réseau du BCRA.

Des relations opérationnelles existent également avec Ajax. L’évasion de Jacques Robert à Nice en mai 1943 est rendue possible grâce à des complicités policières mobilisées notamment par Achille PERETTI et Louis DUBOIS. Le Musée de la Résistance en ligne identifie explicitement Jacques Robert comme fondateur de Phratrie et rappelle le rôle de ces responsables de la police résistante dans son évasion.

Le réseau Marco-Polo entretient également des contacts avec Phratrie, selon le Musée de la Résistance en ligne. Ces relations s’inscrivent dans les échanges entre réseaux de renseignement relevant de la France combattante.

Chefs et figures marquantes

Jacques ROBERT, alias Jacques Rewez, Denis, Jacques Cochet, Davis et Molécule, est le fondateur et premier chef de Phratrie. Parachuté en France le 3 juin 1942, il crée le réseau à Lyon et en dirige l’expansion. Arrêté à Nice, Alpes-Maritimes, France, le 29 avril 1943 par la police de Vichy, il réussit à s’évader quatre jours plus tard. Devenu trop exposé pour poursuivre son activité en France, il gagne l’Angleterre par opération aérienne le 13 juin 1943 après avoir confié la direction de Phratrie à Jean-Louis Chancel. Il poursuit la guerre au BCRA, notamment dans la formation des équipes françaises Jedburgh. Il survit à la guerre et est nommé Compagnon de la Libération par décret du 6 avril 1945.

Jean-Louis CHANCEL, alias notamment « Chavagnac », rejoint Jacques Robert en septembre 1942 et devient son adjoint. Arrêté à Nice en avril 1943 en même temps que Robert, il est relâché et participe à l’organisation de l’évasion de son chef. Après une liaison avec Londres, il remplace Jacques Robert à la direction de Phratrie en juin 1943 et développe le réseau en zones Sud et Nord. Traqué par la Gestapo, il gagne l’Angleterre en mars 1944 après avoir confié Phratrie à Antoine Masurel. Il prend ensuite le commandement de la section R, Renseignements, du BCRA et survit à la guerre.

Antoine MASUREL, alias « Marc », engagé sous le nom de Jules Mouton, est d’abord deuxième adjoint de Jacques Robert puis premier adjoint de Jean-Louis Chancel. Après un stage à Londres en août 1943, il revient à Lyon au début de septembre. Il prend la direction de Phratrie en février 1944. En avril 1944, il transfère avec la centrale une partie du dispositif de Lyon vers Paris et dirige la réorganisation de Phratrie en réseaux indépendants. Arrêté le 19 mai 1944 à Renescure, Nord, France, lors d’une mission de liaison avec Londres, il est emprisonné à Gand, Fresnes puis Bruxelles. Condamné à mort et menacé de déportation, il survit à la guerre et poursuit ensuite des missions pour les services spéciaux français.

Roger GÉRARD rejoint Phratrie en 1942. Spécialisé dans le renseignement concernant les aérodromes allemands et les industries travaillant pour l’Allemagne, il accueille entre juin et octobre 1942 la première centrale du réseau à son domicile et assure les liaisons. Il dirige ensuite la filière d’évasion Margot. Il gagne Londres en octobre 1943 et survit à la guerre.

Jeannette GUYOT travaille avec Jacques Robert après son arrivée à Lyon en 1942. Elle assure des missions de renseignement et de liaison et participe à l’aide aux aviateurs alliés. Exfiltrée vers le Royaume-Uni en 1943, elle poursuit son engagement et participe ultérieurement au plan Sussex. Elle survit à la guerre.

Alain ARMENGAUD, alias « Ménard », travaille d’abord directement pour Phratrie, accomplissant des missions politiques et des liaisons. En 1943, il reçoit la responsabilité de créer Brick, qu’il dirige jusqu’à la Libération. Brick est ensuite homologué comme sous-réseau de Phratrie. Alain Armengaud survit à la guerre.

Victimes et morts

Les archives du SHD relatives à Phratrie comprennent explicitement des rapports sur les arrestations, démontrant l’importance de la répression subie par le réseau et ses composantes. En revanche, l’instrument de recherche public ne fournit pas un bilan nominatif ou numérique global des morts, fusillés et déportés de l’ensemble Phratrie.

Jean David SERRERO, alias « Serrat », est documenté comme agent des Forces françaises combattantes appartenant à Phratrie. Né le 17 novembre 1910 à Alger, Algérie, il meurt le 24 juillet 1944 à Lyon, Rhône, France. Son appartenance à Phratrie est attestée par une notice mémorielle, mais l’état actuel du recoupement ne permet pas d’établir à partir de sources officielles consultables en ligne les circonstances précises de sa mort avec le même degré de certitude que son appartenance au réseau ; elles ne sont donc pas développées ici.

La Fondation de la Résistance établit par ailleurs pour Brick seul un bilan différent : un tué et quatre déportés non rentrés.

Aucun bilan global des victimes de Phratrie n’est donc retenu dans cette fiche. Son établissement nécessiterait le dépouillement systématique des états d’agents et rapports d’arrestation conservés dans le dossier GR 28 P 3 116 ainsi que des dossiers individuels GR 28 P 4.

Survivants identifiés

Jacques ROBERT, Jean-Louis CHANCEL, Antoine MASUREL, Roger GÉRARD, Jeannette GUYOT et Alain ARMENGAUD figurent parmi les membres ou responsables de Phratrie dont la survie à la guerre est formellement attestée par les sources consultées.

Cette liste n’est pas exhaustive. La base « Titres, homologations et services pour faits de Résistance » de Mémoire des Hommes repose notamment sur les dossiers GR 16 P et GR 28 P 4 et permet une recherche par réseau, mais le ministère des Armées précise expressément que ce corpus ne constitue pas une liste exhaustive de tous les résistants. Il serait donc historiquement incorrect d’assimiler le nombre de dossiers nominatifs au nombre total d’agents de Phratrie ou de survivants.

Fin du réseau

Le départ de Jacques Robert pour Londres le 13 juin 1943 n’entraîne pas la disparition de Phratrie. Jean-Louis Chancel lui succède et développe fortement le réseau. En mars 1944, devenu lui-même trop exposé, Chancel rejoint Londres et laisse le commandement à Antoine Masurel.

En avril 1944, la centrale est déplacée de Lyon vers Paris, France, où se concentrent alors plusieurs organes de commandement de la Résistance. L’importance prise par Phratrie conduit Antoine Masurel à organiser son éclatement en huit réseaux indépendants couvrant presque toute la France. Cette réorganisation marque la transformation décisive de Phratrie : la centrale initiale cède progressivement la place à des réseaux devenus autonomes.

L’arrestation d’Antoine Masurel le 19 mai 1944 intervient alors que cette réorganisation est engagée. Malgré cette arrestation, les différentes structures de renseignement continuent leurs activités jusqu’à la Libération. Le dossier archivistique général de Phratrie couvre la période 1942-1947, les années postérieures à la Libération correspondant notamment aux opérations de liquidation, d’homologation et de reconnaissance des agents.

Conséquences et mémoire

Phratrie constitue l’un des principaux réseaux de renseignement de la France combattante.

L’Ordre de la Libération indique qu’il devient en quelques mois le plus important réseau de renseignements de France et que, lors de son apogée en juin 1944, ses transmissions atteignent 330 messages quotidiens vers la Grande-Bretagne. Cette intensité témoigne de sa place dans le dispositif de collecte du renseignement précédant et accompagnant la Libération de la France.

Son développement est également significatif de l’évolution générale des réseaux du BCRA : une organisation initialement concentrée en zone Sud devient une structure couvrant les deux zones puis une centrale suffisamment importante pour être divisée en réseaux indépendants. La Revue historique des armées classe Phratrie parmi les réseaux importants constitués par le BCRA et souligne le rôle croissant de ces réseaux dans l’exploitation du renseignement en 1942-1944.

La mémoire de Phratrie est aujourd’hui conservée principalement par les archives militaires et les biographies de ses responsables. Le SHD conserve un dossier général spécifique sous la cote GR 28 P 3 116, un fonds d’homologation des Forces françaises combattantes sous la cote GR 17 P 192 et un ensemble de dossiers individuels d’agents dans la sous-série GR 28 P 4.

La conservation de ces fonds permet d’établir avec certitude l’existence historique et institutionnelle de Phratrie, son statut de réseau de renseignement de la France combattante et l’existence de nombreux réseaux ou sous-réseaux rattachés. Elle permet également de distinguer Phratrie des organisations parfois confondues avec elle dans les publications mémorielles.

Divergences entre les sources

La première divergence concerne la date de création. Certaines sources secondaires indiquent 1941, tandis que les biographies officielles de Jacques Robert et Jean-Louis Chancel situent la constitution du réseau à partir de juin-septembre 1942. La datation de 1942 est retenue en raison de la convergence des sources officielles et archivistiques.

La deuxième divergence porte sur le nombre de réseaux associés. Certaines synthèses parlent de six sous-réseaux, tandis que l’Ordre de la Libération atteste une division de Phratrie en huit réseaux indépendants en 1944 et qu’un travail universitaire fondé sur le dictionnaire historique du SHD recense un ensemble plus vaste de structures liées à Phratrie. Ces chiffres correspondent à des périmètres et périodes différents et ne doivent donc pas être confondus.

La Fondation de la Résistance établit que Brick est un sous-réseau distinct de Phratrie et lui attribue un tué et quatre déportés non rentrés. La nomenclature archivistique séparant Phratrie et Brick confirme qu’il convient de traiter les deux structures séparément.

Fiabilité A — excellente. L’existence de Phratrie, son statut de réseau de renseignement des Forces françaises combattantes, son rattachement au BCRA, l’identité de ses trois principaux chefs successifs, sa création en 1942, son développement national et sa réorganisation de 1944 sont établis par des sources officielles et archivistiques croisées : Service historique de la Défense, Ordre de la Libération, Musée de la Résistance en ligne et Fondation de la Résistance. Les réserves formulées concernent uniquement le nombre exact de structures successivement rattachées à la centrale et le bilan humain global, pour lesquels les sources publiques disponibles ne permettent pas encore une synthèse exhaustive.

Références bibliographiques

Les réseaux de résistance de la France combattante : dictionnaire historique Service historique de la Défense, ouvrage rédigé sous la direction de Stéphane Longuet et Nathalie Genet-Rouffiac, préface d’Olivier Wieviorka, Service historique de la Défense–Economica, Vincennes-Paris, 2013, 1 078 p.

Les services secrets du général de Gaulle : le BCRA, 1940-1944 Sébastien Albertelli, Perrin, Paris, 2009.

Dictionnaire historique de la Résistance : Résistance intérieure et France libre François Marcot dir., avec Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé, Robert Laffont, collection « Bouquins », Paris, 2006.

Résistance civile et résistance militaire dans la région lyonnaise Marcel Ruby, L’Hermès, Lyon, 1984 ; ouvrage cité dans les travaux universitaires consacrés à Phratrie pour l’implantation et l’organisation du réseau à Lyon.

Références internet

Service historique de la Défense Instrument de recherche des dossiers généraux des missions, réseaux et mouvements de la Résistance ; la cote GR 28 P 3 116 est consacrée à Phratrie et comprend états d’agents, comptes rendus et télégrammes des réseau et sous-réseaux, rapports d’arrestations, indicatifs, notes, schémas de fonctionnement et correspondance.

Ordre de la Libération Notice officielle de Jacques ROBERT, fondateur de Phratrie, documentant son parachutage le 3 juin 1942, la création du réseau à Lyon, son arrestation et son départ pour Londres ainsi que le volume de transmissions atteint en juin 1944. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-robert

Ordre de la Libération Notice officielle de Jean-Louis CHANCEL, documentant son entrée dans l’état-major de Phratrie en septembre 1942, sa succession à Jacques Robert en juin 1943 et la subdivision ultérieure du réseau en huit structures indépendantes. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-louis-chancel

Ordre de la Libération Notice officielle d’Antoine MASUREL, documentant sa fonction d’adjoint puis de chef de Phratrie, le déplacement de la centrale vers Paris, la réorganisation de 1944 et son arrestation le 19 mai 1944. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/antoine-masurel

Musée de la Résistance en ligne Exposition du Service historique de la Défense consacrée aux réseaux de la France combattante et documentation sur les réseaux rattachés à Phratrie, notamment Hunter, ainsi que sur l’évasion de Jacques Robert à Nice. https://www.museedelaresistanceenligne.org

Sources consultées —

Maitron Résistance : recherche sur « Phratrie », « Jacques Robert », « Jean-Louis Chancel », « Antoine Masurel » et plusieurs agents ou réseaux associés ; aucune notice institutionnelle de réseau directement exploitée pour établir la chronologie centrale de Phratrie.

Fondation de la Résistance : recherche « Phratrie », « Jacques Robert », « Alain Armengaud » et « Brick » ; notice Alain Armengaud utilisée pour confirmer que Brick est homologué comme sous-réseau de Phratrie. https://www.fondationresistance.org/recherche-et-documentation/ressources/portrait/alain-armengaud/

Musée de la Résistance en ligne : recherche « Phratrie », « Jacques Robert », « Hunter » et réseaux de renseignement ; ressources utilisées pour le contexte du renseignement, Hunter et l’évasion de Jacques Robert. https://www.museedelaresistanceenligne.org

Mémoire des Hommes : recherche sur Phratrie et sur les ressources d’homologation ; la base « Titres, homologations et services pour faits de Résistance » est consultée comme outil nominatif et est fondée notamment sur les fonds GR 16 P et GR 28 P 4 du SHD. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Ordre de la Libération : notices Jacques ROBERT, Jean-Louis CHANCEL, Antoine MASUREL et Roger GÉRARD consultées et exploitées comme sources biographiques officielles. https://www.ordredelaliberation.fr

Gallica, Bibliothèque nationale de France : recherches « Phratrie », « réseau Phratrie », « Jacques Robert-Rewez » et responsables du réseau ; aucun document directement exploité pour ajouter un fait qui ne soit mieux établi par les archives et notices officielles. https://gallica.bnf.fr

Service historique de la Défense : instruments de recherche GR 17 P, GR 28 P 3 et GR 28 P 4 consultés. Phratrie est individualisé comme réseau sous GR 17 P 192 ; le dossier général est conservé sous GR 28 P 3 116 et des dossiers nominatifs d’agents figurent dans GR 28 P 4. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

Bibliothèque nationale de France, Catalogue général : notice bibliographique du dictionnaire historique du SHD consultée pour vérifier l’édition de l’ouvrage de Stéphane Longuet et Nathalie Genet-Rouffiac. https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43607891z

OpenEdition, Revue historique des armées : étude sur l’histoire des services de renseignement de la France libre consultée ; elle confirme que Jacques Robert, ancien membre de la Confrérie Notre-Dame, crée Phratrie en zone Sud et que celui-ci devient l’un des réseaux importants du BCRA. https://journals.openedition.org/rha/

Sites mémoriels locaux : recherches effectuées pour Lyon, Nice et la zone Sud ; le Musée de la Résistance en ligne et les travaux de Jean-Louis Panicacci ont été privilégiés pour les faits concernant l’évasion de Jacques Robert à Nice.

Wikipédia : articles « Réseau Phratrie », « Jacques Robert-Rewez » et réseaux affiliés consultés uniquement comme outils d’orientation. Les données retenues dans la présente fiche ont été confirmées par des sources archivistiques, officielles ou historiographiques reconnues lorsqu’elles sont présentées comme établies.

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