La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

L’expression « maquis de la vallée du Guil » désigne plusieurs groupes résistants actifs dans le secteur de Guillestre et du Queyras, Hautes-Alpes, France. Les sources consultées ne permettent pas de considérer cette appellation comme celle d’un maquis unique possédant un commandement, un effectif et un organigramme permanents. La forme historiquement la plus prudente est donc « maquis de la vallée du Guil » au pluriel.

Une notice consacrée à l’ORA dans les Basses-Alpes mentionne explicitement les « Maquis de la vallée du Guil » sollicités en juin 1944 pour harceler une colonne allemande progressant vers le col de Vars.

Création

Les formations résistantes du secteur se développent progressivement en 1943 et 1944 dans le cadre général de la Résistance haut-alpine. Dans le département, les maquis proviennent principalement de trois ensembles : les Mouvements unis de la Résistance et l’Armée secrète, l’Organisation de résistance de l’armée et les Francs-tireurs et partisans. Les militaires démobilisés après novembre 1942 jouent un rôle notable dans l’établissement des maquis de l’Embrunais et du Briançonnais.

La documentation actuellement accessible ne permet pas de fixer une date unique de création pour les seuls maquis de la vallée du Guil.

Organisation interne

Au printemps et à l’été 1944, les groupes de Guillestre s’inscrivent dans le dispositif résistant des Hautes-Alpes. Leur armement demeure limité. Une source MVR relative aux opérations de juin 1944 précise que les groupes de Guillestre, faute d’armes, n’auraient pu engager efficacement la colonne allemande progressant vers le col de Vars.

L’existence de plusieurs groupes plutôt que d’un maquis unique interdit de leur attribuer un organigramme commun non attesté.

Actions menées pendant la Résistance

Au mois de juin 1944, l’avancée d’une colonne allemande vers le col de Vars inquiète le commandement résistant de l’Ubaye. LÉCUYER envoie GRANIER en direction de Guillestre afin de demander aux maquis de la vallée du Guil de harceler l’ennemi. La mission n’atteint pas son objectif, mais permet de transmettre des informations sur la progression allemande.

L’action effectivement menée par les groupes du Guil lors de cet épisode reste limitée par leur manque d’armement.

René EYMIN, venant du maquis des Orres, tente pour sa part un harcèlement, mais arrive après le franchissement du col par la colonne allemande.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Les groupes du Guil s’insèrent dans l’organisation FFI des Hautes-Alpes et entretiennent des relations opérationnelles avec les responsables ORA de l’Embrunais, du Briançonnais et de la vallée de l’Ubaye.

La présence du réseau Jockey du SOE dans l’environnement régional est également attestée, mais aucune source ne permet de rattacher organiquement tous les maquis du Guil à ce réseau.

Chefs et figures marquantes

La documentation consultée ne permet pas d’attribuer avec certitude un chef unique aux « maquis de la vallée du Guil ».

René EYMIN appartient au dispositif de l’Embrunais et intervient dans le contexte de l’avance allemande vers le col de Vars ; il ne doit toutefois pas être présenté comme chef de tous les maquis du Guil.

Victimes et morts

Aucune liste nominative propre à l’ensemble désigné comme « maquis de la vallée du Guil » n’a été retrouvée.

Survivants identifiés

Une liste autonome n’a pas pu être établie avec le niveau de preuve exigé.

Les groupes résistants du secteur cessent progressivement d’être clandestins avec la Libération des Hautes-Alpes en août 1944.

La zone frontalière du Queyras reste néanmoins militairement disputée jusqu’en 1945, les forces allemandes et fascistes italiennes tenant encore certains cols et secteurs frontaliers.

Conséquences et mémoire

L’histoire des maquis du Guil est intégrée à celle de la Résistance de l’Embrunais, du Briançonnais et du Queyras. Elle souffre d’une documentation publique en ligne moins individualisée que celle de certains maquis voisins.

Fiabilité B — bonne pour l’existence des groupes et leur rôle en juin 1944 ; fiabilité C pour leur organisation interne, qui ne peut actuellement être reconstruite avec précision.

Références bibliographiques

Maquisards et Gestapo Joseph RICHARD, dit Richard DUCHAMBLO, ensemble de cahiers consacrés à la Résistance dans les Hautes-Alpes et aux principaux maquis du département.

La Résistance dans les Hautes-Alpes les travaux régionaux consacrés à l’ORA, aux MUR et aux FFI constituent le cadre indispensable pour l’étude détaillée des groupes du Guil.

Références internet

Mémoire Vive de la Résistance étude sur l’ORA dans les Basses-Alpes, comportant une mention explicite des maquis de la vallée du Guil lors des opérations de juin 1944. https://mvr.asso.fr/lora-dans-les-basses-alpes-par-boris-de-gueyer/

Sources consultées —

Mémoire Vive de la Résistance ; Maitron Résistance ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica/BnF ; Service historique de la Défense ; documentation historique des Hautes-Alpes et du Queyras.

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